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LE SERVICE DE SANTE COLONIAL AU COMBAT DE ROSSIGNOL (Belgique, 22 août 1914)… (1ère partie)

5 Avril 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux

LE SERVICE DE SANTE COLONIAL AU COMBAT DE ROSSIGNOL (Belgique, 22 août 1914)… (1ère partie)

Rossignol (22 août 1914) : Une épopée entre Gloire et Déshonneur.

Gloire pour les malheureux marsouins de la 3e division d'infanterie coloniale, chargeant au son du clairon un ennemi bien retranché qui joue superbement de sa supériorité tactique, condamnant au massacre des vagues de valeureux coloniaux conduits avec panache par des chefs aveuglés par la doctrine de l’offensive à outrance et des règles d’engagement d’une autre époque ; où la « furia », le cran et l’esprit offensif devaient faire la différence. Honte et Déshonneur pour les unités silésiennes qui gommeront de leur légende militaire cette page noircie par des exactions sans nombre au détriment des populations civiles belges.

Aujourd’hui tout cela peut paraître décalé ; l’on ne retient que la graine de folie des combattants français chargeant un ennemi à « l’efficacité » éprouvée, et l’on oublie nos amis belges, victimes civiles, fusillées par dizaines – en cachette - autour de Rossignol et d'Arlon… Une « spécialité » allemande en Belgique occupée qui se renouvellera, dont on ne parle jamais, du moins en France. Ce sera ma piqure de rappel contre l’oubli, action totalement irrévérencieuse en cette année de centenaire où l’amitié franco-allemande est une nouvelle fois mise en avant et nécessite des « gommages » inesthétiques – pardon – politiques, à la marge.

Une nouvelle fois je fais appel, à la demande des abonnés du blog, pour illustrer cette bataille de rencontre, aux témoignages du personnel sanitaire français dont les rapports sont conservés pour partie au musée du service de santé des armées au Val-de-grâce à Paris et pour l'autre au service historique de la défense de Vincennes. Ces témoignages sont inédits. Il faut dire que les témoignages de médecins… militaires n’intéressent pas les Historiens… militaires. Il ne faut y voir là aucun ostracisme, aucune hostilité à leur égard, mais une totale indifférence. Le service de santé n’a pas sa place dans l’historiographie militaire française officielle ; il ne figure pas sur la « grille » de lecture ou de décodage des opérations. Vous chercherez en vain dans les « Histoires » et autres « Historiques », des mentions de l’action des praticiens, de l’implantation des ambulances ou des hôpitaux, de la manoeuvre sanitaire, des plans d’évacuations… Que nenni ! Soyez heureux si l’on vous précise les pertes…souvent illisibles et incompréhensibles : pertes totales, pertes santé, etc. En pratique cela me permet de vous présenter, au fil des mois, tous ces acteurs oubliés.

Après cette digression, je vous laisse avec notre témoin, le médecin principal de 2e classe (lieutenant-colonel) Rigollet au cœur du massacre de Rossignol. Pour situer ce combat légendaire, vous pouvez vous référer aux nombreux blogs et sites qui abordent le sujet (sources in fine). Parmi ceux-ci, sur Rossignol, je vous invite à consulter le texte de la conférence du lieutenant Louis Garros (Rouen, 25 juin 1929), proposé par le site spécialisé http://www.rossignol.free.fr/

Et bien sur la carte du 22 août 1914 de l’incontournable : http://www.carto1418.fr/19140822.php

« RAPPORT DE CAPTIVITE du médecin principal de 2° classe Rigollet médecin divisionnaire de la 3° division coloniale sur le fonctionnement du Service de Santé au combat de Rossignol le 22 août 1914 et pendant les jours suivants

I – Marches des 21 & 22 août.

Le 21 août 1914. Le quartier général de la 3° divi­sion, parti de Chauvency–le-Château à 1 heure 30, se transporte à Thonne-la-longue (sic), l’ambulance 4 et la 1° section du groupe de brancardiers prennent leurs cantonnements à Avioth, l’ambulance 3 et la 2° section de brancardiers vien­nent à Thonnelle où le Q.G. rétrogradant de Thonne-la-longue revient à 9 Heures.

Il repart à 17 Heures pour Gérouville tandis que l’ambulance 3 et la 2° section du groupe de brancardiers joi­gnent à Avioth le groupe qui y est déjà.

22 août Le Q.G. quitte Gérouville à 4 H 30 sans que l’ordre de mouvement de la journée ait été communiqué. Arrivée à Saint-Vincent vers 7 Heures où se trouve le Q.G. du C.A. Après un court arrêt, le Général commandant la division prend les devants, pendant qu'un officier de son Etat-Major [page 2] me fait prendre note de l'ordre de mouvement. Je constate que le groupe des formations sanitaires reste en entier au train de combat ; Je fais remarquer verbalement que depuis quelques jours une ambulance marche avec l’avant-garde et je demande de faire porter en avant une formation et une section de brancardiers. Il m'est répondu qu'il n'est plus possible de modifier l'ordre de marche, tous les éléments étant engagés sur la route. Mon cycliste retourne sur l'arrière porter aux ambulances un extrait de l'ordre de mouvement et je rejoins le Général commandant la division sur la rive droite de la Semois ; à 1500 mètres en avant du bourg de Rossignol.

II – Combat du 22 août 1914 .

Le Général traversant le bourg vers 8 heures est prévenu par les habitants que la forêt est occupée par les allemands, nous entendons d'ailleurs à ce moment une fusillade assez nourrie et le Q.G. se porte à 500 mètres au nord du village, à peu près à égale distance de la lisière de la forêt. Le poste de commandement est établi à proximité et à l'ouest de la route. Le 2° régiment colonial reçoit l'ordre de se déployer de chaque côté pour soutenir le 1° Régiment engagé dans le bois. [page 3]

Vers 9 heures arrivent les premiers blessés que j’interroge et qui me confirment la vivacité du feu sur le front de combat ; le chiffre des pertes serait déjà très élevé ; J'en rends compte au commandant de la division. Je fais diriger les blessés sur l'ambulance de la Croix-Rouge belge installée au Château de Rossignol, au milieu du bourg et que j'avais remarquée en passant. Un peu plus tard de nouveaux blessés me donnent quelques précisions : les pertes s'élèveraient au moins au tiers de l'effectif du 1° régiment ; des sections entières auraient été anéanties. Je transmets ces renseignements au Général.

Vers 10 heures, ordre est donné de rétrograder, de s'établir dans le village et de le défendre. Le Q.G. revient en arrière. Sur la route, je rencontre le médecin major de 1° classe Talbot du 1° régiment qui, sur l'ordre de son colonel, se replie avec ses voitures régimentaires et je lui prescris d'installer son poste de secours à l’ambulance de la Croix-Rouge de Rossignol.

Traversant le village avec le Général qui cherche un nouveau poste de commandement, Je visite ce poste de secours qui commence à fonctionner sous la direction du Med. Major Talbot. Je constate le grand nombre de blessés et à défaut d'instructions du Commandement, je libelle l'ordre suivant daté de 11 heures : « L'ambulance 4 et la 1ère Section du groupe de brancardiers se porteront au reçu du présent ordre, sur le village de Rossignol. L'ambulance s'établira à l’hôpital de la Croix-Rouge. La section de brancardiers attendra des ordres ». A défaut de cycliste, je confie cet ordre [page 4] à mon ordonnance montée. Je ne sais s’il a pu parvenir à destination, en tout cas, il n’aurait pu être exécuté, car ainsi que je l'apprends un peu plus tard, les obus tombaient à Breuvanne sur la queue de la colonne d'artillerie pendant que la fusillade accueillait l'avant garde, et la retraite nous était coupée dès le début de l'action.

Je rejoins ensuite le Général sur une hauteur au S.E. du village et je lui rends compte des instructions que Je viens de donner.

Le Médecin-Major de 1* classe Bresson du 2° régiment [d’infanterie coloniale] qui passe à ce moment me demande des ordres, Je lui prescris de rejoindre avec son personnel et son matériel le poste de secours organisé par le Médecin Major Talbot et d'y coopérer aux soins des blessés.

Vers 12 heures 30, quelques obus arrivent sur le grou­pe formé par l'Etat-Major, Je tombe frappé d'un shrapnel qui me contusionne la poitrine après avoir traversé la face interne du bras gauche. A côté de moi, un cycliste du Q.G. a le genou traversé d'un autre shrapnel, le blessé n'a pas de paquet individuel, et Je le panse avec mon paquet personnel, peu après ne pouvant d'ailleurs me panser moi-même, je descends au poste de secours distant de 300 mètres, je visite le château et ses dépendances où sont déjà réunis plusieurs centaines de blessés.

Revenu sur le terrain vers 13 h. 30, Je n'y trouve plus de Q.G. une rafale d'obus s'y abat d'ailleurs en ce moment et je me protège à côté d'officiers (Général Rondony et d’hommes).

Vers 14 heures le Général commandant la division venant de la [page 5] direction du village, monte le chemin, à pied sans fanion, accompagné de son seul chef d'Etat-Major. Je crois qu'il revient au poste de commandement que je lui avais vu occuper précédemment et je ne bouge pas. Mais quelques minutes après, l'ayant perdu de vue, je suis le chemin der­rière lui, cherche le Général autour d'une masure où il s'é­tait également tenu, reprends le chemin qui descend vers le Sud-Est, et j'erre longtemps sur le champ de bataille sans rencontrer le Général nulle part. Je rallie alors, à la route de Breuvanne, le Commandant de l’artillerie établie sur la route même. J'y suis rejoint plus tard par le Capitaine Scheidhauer, de l'Etat-Major de la Division, qui avait de son côté inutilement cherché le général pour lui rendre compte d'une mission dont il avait été chargé.

Je reste là jusqu'à la nuit tombante, pansant les blessés qui, sur le tard, deviennent assez nom­breux, du fait de la mousqueterie.

Vers 18 heures 30 les fantassins allemands s'approchent en tiraillant du groupe de blessés qui se sont rassemblés autour de moi. Je monte sur la route au-devant d'eux. Ils reconnaissent mon brassard mais ne me permettent pas de revenir auprès des blessés. Je suis donc emmené au village de Rossignol avec les prisonniers valides et les blessés pouvant marcher.

Passant devant l'ambulance de la Croix-Rouge, j'obtiens d'entrer et de rester au poste de secours. Les blessés y affluent sans cesse et les pansements sont continués par le docteur Talbot jusqu'à 24 h30 au milieu du va et vient des soldats allemands. [page 6] Ce poste de secours du château de Rossignol fut servi par le personnel médical des 1° et 2° Rég. d'Inf. De leur côté les médecins des Groupes d'artillerie soignèrent leurs blessés soit sur le champ de bataille, soit dans une maison qui fut incendiée au cours de l'action. Je ne reviens pas sur les détails donnés dans les rapports ci-annexés des Mé­decins Chefs de Service. A aucun moment de la journée il ne fut possible même d'envisager l'évacuation des blessés légers.

III - Organisation des secours.

Les Allemands maîtres du champ de bataille, et devant assurer la relève des blessés, ne nous en apportèrent qu'un petit nombre. Je reste dans le doute sur la destination donnée aux blessés du 1° Colonial qui doivent être tombés en foule dans la forêt (Quelques habitants du village qui voulurent y pénétrer furent fusillés. L’ennemi voulait évidemment cacher les travaux qu’il y avait exécutés ou les approvisionnements qu’il y avait rassemblés.) Nous fûmes au contraire autorisés à relever les blessés de la route de Breuvanne à Rossignol et le seul attelage qui nous fut conservé y employa trois journées.

23 Août. Le personnel médical, réuni le 23 au matin au Château de Rossignol, comprend 18 Médecins :

[page 7] Médecin Principal Rigollet, des troupes coloniales

Médecin major de 1ère cl. Talbot, Bresson, des troupes coloniales

Méd. Maj. 2° cl. Philippe, Grilliat, Bongrand, des troupes coloniales

Médecins aide-major Baise, Bizollier, Alexandre, Huot, des troupes coloniales.

Méd. maj. Chavanne des troupes métropolitaines

Médecins [aide-major] de réserve De Mouzon, Ribadeau-Dumas.

Médecins auxiliaires Dormoy, Adelus, François, Le Mossu, Jaffrey.

et un nombre d’infirmiers qu’il n’est pas possible de préciser pour la raison suivante.

Le matin, vers 7 h., une alerte se produit : quelques coups de feu ayant été entendus aux alentours du bourg de Rossi­gnol, les allemands crient au franc-tireur belge (?). Ils ti­rent des salves dans toutes les directions et dans les rues mê­me du village. La façade de l’ambulance est criblée de balles dont plusieurs pénètrent par les fenêtres dans les chambres oc­cupées par les blessés, un adjudant d’artillerie blessé, qui se poste à la fenêtre de l’école transformée en ambulance, re­çoit un projectile dans l’avant-bras, à bout-portant. A la suite de cette effervescence, presque tous les infirmiers et brancardiers survivants des 2 régiments d’infanterie et de l’A. D. 3 sont rassemblés dans la cour, se voient arracher leur brassard et sont joints au convoi - en formation (des blessés légers dirigés sur le campement des prisonniers. Moi-même, qui avais pénétré dans ce convoi pour parler à quelques officiers, suis obligé de le suivre et ne puis revenir à l'ambulance que sur l'intervention d'un des officiers surveillant le campe­ment. Plus tard, 15 de nos infirmiers nous sont restitués.

[page 8] Cette journée du 23 août est d*ailleurs presque complètement perdue pour l'organisation des secours. Le dé­sordre occasionné par cet incident et par l'afflux de 1300 blessés, l'encombrement des locaux et des cours par les soldats allemands, la recherche des blessés capables de marcher annihilent à peu près les efforts de M.M. Talbot et Bresson. Quelques pansements d'extrême-urgence sont seulement refaits dans l'après-midi.

24 & 25 Août - A la faveur du beau temps, on installe sur la pelouse du château de Rossignol quatre tables d'opérations et de pansements compliqués. Les Médecins Majors Talbot et Bongrand pratiquent les premières, Bresson et Philippe prennent la charge des seconds, pendant que les petits pansements sont faits à proximité par les Aides-Majors et les Médecins auxiliaires. Ma blessure du bras ne me permettant pas de prendre une part active au traitement des blessés ; j'assure seulement la direction d'ensemble et la formation.

En ces deux journées presque tous les pansements sont revus et de nombreuses opérations pratiquées.

26 & 27 Août - La pluie vient déranger la réfection des pansements, il est en effet impossible, vu l'encombrement de tous les locaux de monter une table à l'abri. L'après-midi du 26 peut cependant être partiellement utilisée.

Le 26, 21 officiers sont évacués en autobus sur Marbehan (…) de ravitaillement.

Le 27, 428 évacuations : 315 à pied et 113 en charrettes de réquisition. L’Officier allemand qui commande l'escorte émet Ia prétention de prendre, pour convoyer ces blessés, [page 9] tous les Infirmiers qui me restent. Sur mes protestations, il consent à m'en laisser la moitié.

28 Août - Le beau temps se rétablit et les pansements peuvent être poursuivis dans des conditions d’autant meilleures que l'encombrement est moindre. 199 évacuations sont pratiquées par charrettes de réquisition.

29 Août - 48 blessés seulement restent à l’ambulance 15, dont 5 officiers sont intransportables. Tous les pansements sont refaits. Dans l'après-midi, on amène de Breuvanne 35 bles­sés qui ont été soignés jusque-là chez les habitants par des médecins venus de Rossignol où ils rentraient le soir.

30 Août - Le reste des blessés de Breuvanne (2 offi­ciers, 110 hommes) est évacué sur Rossignol. Je vois en outre passer sur la route 70 blessés (des 3° et 7° régiments) éva­cués de Saint-Vincent sur Marbehan.

31 Août - L'enlèvement des derniers blessés transportables annoncé pour ce jour, n'est pas effectué.

1° Septembre - Des autobus enlèvent 160 blessés.

Notre rôle étant terminé, les autorités allemandes nous annoncent notre départ prochain. Nous sommés dirigés le 5 sur la gare de Marbehan, laissant à Rossignol les 2 médecins auxi­liaires Dormoy et Adelus ainsi que 6 infirmiers, pour les bles­sés non transportables qui sont au nombre de 15 dont 3 officiers.

Au total 1300 à 1400 blessés français ont été soignés au poste de secours de Rossignol. Le 22 et 23 Août nous avons en outre pansé une cinquantaine de blessés allemands.

Les blessés légers, 500 environ, ont été emmenés le 1° jour au campement des prisonniers. Il nous est resté à l'ambulance 855 blessés dont 30 Officiers.

[page 10] Le nombre des décès a été de 30 dont 2 officiers (Colo­nel Gallois, Capitaine Auclin). Deux décès par tétanos (1) ont été observés. L'installation de ces blessés dans le château de Rossi­gnol ainsi que dans les granges et greniers à foin des dépendances a été réalisée dans des conditions satisfaisantes. Le personnel auxiliaire fut malheureusement très insuffisant comme quantité et aussi, je dois le dire, comme qualité : 32 infirmiers ou brancardiers nous furent laissés, cette pénurie rendit impossible la surveillance des blessés et les petits soins qu’ils réclamaient. Le service des vidanges fut notamment très défectueux et la situation n’aurait pu se prolonger sans de graves dangers.

Le personnel de l'Ambulance belge fut d’un dévouement et d’une abnégation admirables, mais il était lui-même débordé par les besoins.

L'alimentation des blessés et de tout le personnel fut as­surée, à partir du 24 au matin, par des réquisitions de viande et de pommes de terre, établies par l'autorité allemande. L’ambu­lance de la Croix-Rouge fournit Jusqu'à épuisement du café, du sucre, et du lait, le pain fit complètement défaut ainsi que le vin et la bière. L'eau, abondante et de bonne qualité, fut four­nie par deux pompes installées dans les cuisines du château.

Le matériel médical dont nous avons disposé (5 voitures de bataillon, 1 voiture de groupe de batteries, 1 petite voiture pour blessés de Régiment de cavalerie) fut suffisante pour permettre tous les pansements et les opérations, sauf les trépanations. 5 paniers de pansements grands et moyens restèrent même inemployés. Dix kilogs de coton ordinaire et du matériel à fracture, obtenu [note 1, p. 10] d'après ce qui m'a été dit par un Médecin allemand, les blessés ennemis auraient eu des cas de tétanos plus nombreux [page 11] obtenu du service de santé allemand, nous fut très utile pour l’immobilisation des membres fracturés. La teinture d'iode noué fit défaut et les allemands, malgré leurs promesses, ne purent nous en livrer.

IV – Pertes de la Division

Il est impossible d'évaluer le chiffre des tués qui a été élevé, surtout pour le 1° Régiment.

Le chiffre des blessés ne peut être lui-même indi­qué que très approximativement. D'après les renseignements fournis par les médecins allemands, il y aurait eu 1500 blessés repartis dans les villages ci-dessous désignés :

Fermes autour de Rossignol (12) ; Breuvanne (140) ; Les Fossés (10) ; St-Vincent (70) ; Bellefontaine (15) ; Lalrage (30) ; L’église (12) ; Rossignol (1200). Les rapports ci-annexés des médecins des troupes donnent quelques renseignements très incomplets sur les pertes parti­culières des corps. [page 12] En ce qui concerne l'Etat-Major de la 3° Division, le bilan de la journée est le suivant :

Général Raffenel, tué (vers Breuvanne, rive gauche de la Semois) ;

Commandant Moreau, Chef d'E.M. blessé ;

Capitaine Chevreau, blessé ;

Capitaine Laurans, blessé ;

Capitaine Scheighauer, blessé ;

Colonel Guichard-Montguers, Commandant l'artillerie blessé ;

Capitaine Charpentier, blessé ;

Sous-Lieutenant de réserve Maudres, Commandant l'es­corte, disparu,

Médecin Principal de 2° Classe Rigollet , blessé.

Seuls, le Sous-Lieutenant d'artillerie de réserve Laurent et l'officier interprête Moranta sont prisonniers sans blessures.

V – Propositions

A défaut des chefs de corps et de service, tous disparus dans la journée du 22 Août, il m'appartient de dire que les Médecins restés à Rossignol ont fait leur devoir dans des circonstances difficiles et souvent périlleuses. Victimes d’une interprétation abusive de la Convention de Genève, ils ont été retenus en Allemagne pendant que leurs camarades continuaient à supporter les fatigues et les dangers de la campa­gne [page 13]. Cette circonstance fâcheuse, dont ils ne sont pas responsables, ne saurait faire oublier leurs services.

Je ne puis me substituer aux Chefs de corps pour établir, en leur faveur, des propositions régulières. Je crois devoir cependant attirer la bienveillante attention de l’autorité militaire sur les officiers ci-dessous désignés, qui me paraissent particulièrement avoir mérité une récompense, j’ajoute que tous ont le plus vif désir de retourner aussitôt que possible sur le front pour prendre leur part des fatigues et des dangers :

Avancement en Grade : Médecin-major de 1° classe Talbot du 1° colonial : a réussi à ramener en arrière, sous un feu de mousqueterie intense, son personnel et son matériel, a organisé les secours dans l'am­bulance belge de Rossignol et, quoique, contusionné au talon, a pris la part la plus active, avec la plus grande compétence chirurgicale, au traitement des blessés.

Propositions pour la Légion d'Honneur :

1° Le Médecin Aide-major de 2° classe de réserve Ribadeau-Lumas du 3° Groupe de l'artillerie divisionnaire, entraîné hors du champ de bataille en poursuivant sa voiture médicale prise dans une panique, a réussi, par l’exemple de son énergie et de son courage à ramener avec lui, en défilant sous le feu de l’artillerie ennemie, une partie de son personnel et de son matériel, a pansé les blessés, pendant toute la journée du 22 sous le feu de l’ennemi, a été sérieusement contusionné à la poitrine par un éclat d’obus.

[page 14] 2° Le médecin major de 2° classe Philippe du 2° Groupe de l’artillerie divisionnaire : a pansé les blessés sous le feu de l’ennemi pendant toute la journée du 22 en donnant à son personnel l’exemple constamment renouvelé de son courage et de son sang-froid.

Propositions pour un témoignage officiel de satisfaction :

Le médecin major de 1° classe Bresson du 2° Colonial, le Médecin major de 2° Classe Bongrand du 1° groupe d’artillerie division­naire, le Médecin auxiliaire Dormoy du 1° colonial, ont pansé les blessés sous le feu, ont contribué, avec traitement des blessés du poste de secours de Rossignol.

Les autres propositions faites par les Médecins Chefs de Service ne me paraissent pas devoir être retenues.

Annexes

Je joins à ce rapport une copie de la protestation que j'ai remise à l'autorité allemande à la suite des violations de la Convention de Genève.

Mais j'ai à signaler des violations plus graves que j'ai Jugé imprudent de mentionner dans ma protestation :

1° Le 20 Août malgré les pavillons très apparents quelques obus allemands sont arrivés sur l’ambulance belge, deux sont tombés au milieu des blessés sans éclater, heureusement [page 15]. Ceci a pu être le résultat d’un mauvais réglage de tir, mais un feu de mousqueterie fut également dirigé sur le château à 100 mètres de distance, alors qu’un détachement al­lemand en avait déjà pris possession, et ne cessa que sur l'intervention du Commandant de ce détachement.

2° le poste de secours du 1° groupe d'artil­lerie divisionnaire installé dans une maison du village et signalé par le pavillon international a cependant été incendié par les obus et a reçu à 30 mètres, des salves de mousqueterie ; un officier blessé a été de nouveau mortellement atteint dans le corridor de la maison.

3° Le Médecin-major de 2° Classe Bongrand a été volé, par un soldat allemand, de l'argent qu'il possédait.

4° Le 23 Août au matin, ainsi que Je l'ai dit plus haut, des édifices couverts par le pavillon de Genève ont été criblés de balle et un blessé a été de nouveau grièvement blessé.

5° Le capitaine Marsaud, du 1° Régiment blessé et actuellement prisonnier de guerre, m'a déclaré avoir vu le 22 Août un soldat allemand achever un adjudant blessé désarmé et qui demandait grâce.

6° Le Sous-Lieutenant Hayaert, trésorier du 1° Régiment qui s'était dissimulé dans un tas de bois pour sauver l'argent (note 1) dont il était porteur, a déclaré avoir vu […]

(p. 15, note 1) M. Hayaert, put me remettre cet argent: 42.885 f en papier. Je me chargeai de l'or que J'ai reversé au Trésor de Besançon. Les billets furent brûlés et le procès-verbal de leur des­truction remis à l'Intendance de la Place de Besançon.

[page 16] le 23 Août, le lendemain du combat, un groupe de soldats al­lemands achever à coups de fusils une vingtaine de blessés français tombés autour de lui dans un petit bosquet. Cet officier est actuellement prisonnier de guerre.

7° Je crois intéressant de signaler enfin que la prétendue attaque des francs-tireurs belges dont J'ai parlé plus haut a été le prétexte : 1° de l'incendie du bourg de Rossignol dont plus de la moitié des maisons a été détrui­te ; l'arrestation d'une cinquantaine d'habitants, dont une femme, qui furent emmenés à Arlon et fusillés 2 ou 5 jours après, sans autre information.

Il est permis de croire que cette attaque fut volontairement simulée pour Justifier ces exécutions.

8° Le 24 Août, les allemands renouvelèrent leurs plus violentes menaces à l'encontre des habitants par­ce qu'un de leurs soldats, à moitié dévêtu et porteur d'un pansement de.la tête, avait été trouvé mort dans un jardin, avec des traces de brulures de ses effets et de son pansement Ils prétendirent que ce blessé avait été enduit de pétrole par les Belges qui l'avaient ensuite brûlé.

Je fus invité par un Médecin allemand à exami­ner ce cadavre et pus me rendre compte qu'il n'avait aucunement été imprégné de pétrole. Vraisemblablement, ce blessé du crâne (dont la blessure n'a pas été même examinée) était resté dans l'une des maisons incendiées par les allemands eux—mêmes. Il avait eu ses vêtements et ses bandes rous­sies en traversant les flammes et était allé achever de mou­rir dans le jardin de la maison.

[page 17] Après la relation de ces atrocités, c'est pour moi un devoir des plus agréables de vanter le courage, le dévouement et l’abnégation dont ont fait preuve les autorités belges et les habitants dans ces heures tragiques.

Si nos blessés ont été relevés, abrités, soignés et nourris, c'est grâce à l'activité inlassable de tous les habitants, dont le concours n'a pas été sans danger. En particulier, les dames âgées à qui appartient le château de Rossignol, les bourgmestres de Rossignol et de Breuvanne ainsi que quelques autres personnes ont consacré sans res­triction leur personne et leurs biens au sauvetage de nos blessés. Ce serait une grande justice de reconnaître et de récom­penser ces services éminents et je recommande à la bienveillance du Gouvernement français les personnes suivantes :

1° Pour la Croix de la Légion d’Honneur : Melle la Comtesse Mathilde von der Strat Ponthoz, déléguée de la Croix-Rouge belge, copropriétaire du château de Rossignol qui malgré son grand âge, a dirigé personnellement, sans presque prendre aucun repos pendant 10 jours, le personnel de l'ambulance belge, et qui a mis tout ce qu'elle possé­dait à l'entière disposition du personnel médical français.

M. X.[Gustave Hinque].. (note 1) bourgmestre de Rossignol qui, outre l'assistance donnée en qualité de magistrat communal, a recueilli chez lui et a soigné avec le plus entier dévouement des blessés français dont un officier gravement atteint.

2° Pour une médaille d’honneur en or - Melle la Comtesse Gabrielle-Jeanne von der Strat Ponthoz, copropriétaire du Château de Rossignol, qui a activement secondé sa sœur […]

(page 17, note 1) J'ai le regret de n'avoir pas pris les noms de ces 2 magistrats principaux [Hinque et Provis, secrétaire communal].

[page 18] la Comtesse [Mathilde-Marie-Isabelle von der Strat Ponthoz]. M. le Docteur Sironval, de [Jamoigne] qui a assumé, dans cette localité, les soins de 107 blessés français abandonnés par la retraite de la 2° Division coloniale. M. X• • • bourgmestre de Breuvanne en récompense du dévouement avec lequel tous les habitants de cette localité ont recueil­li, nourri et soigné pendant 10 jours 140 blessés français.

M. Adolphe Marouzé, de Rossignol, qui avait recueilli dans sa maison, le 22 août, une quinzaine de blessés. Sa maison ayant été incendiée par un obus, M. Marouzé assura l’évacua­tion de ces blessés dans un autre local où il continua de les soigner.

3° Pour une médaille d’honneur d’argent : Mme [Ducigne], de Rossignol, qui recueillit chez elle, pendant le combat et prodigua ses soins à 23 blessés français.

Mme Préval, de Rossignol, qui recueillit chez elle, pendant le combat et prodigua ses soins à 15 blessés français.

Mme Félix Provis, infirmière de la Croix-Rouge belge, qui prodigua nuit et jour ses soins éclairés aux blessés de l'am­bulance.

Mlle Augustine Collin, infirmière de la Croix-Rouge belge, sage-femme, qui assista avec le plus grand dévouement et la plus grande compétence, les médecins qui s’étaient chargés des opérations. Toulon, le 21 novembre 1914 - Docteur Rigollet. »

A SUIVRE (le combat de Rossignol, 2e partie)

En marge de la bataille, IN MEMORIAM : sur le massacre des civils belges de Rossignol qui avaient été si secourables pour les marsouins blessés - 108 habitants de 16 à 82 ans, dont une femme, ramassés à Rossignol furent fusillés sans procès à Arlon le 26 août 1914 sur le motif inique d’avoir été des « francs-tireurs »…

Les responsables de ces exécutions : Colonel Von Tessmar, commandant le corps d’occupation du Luxembourg ; Von Hademann, commandant de place d’Arlon, commandant du bataillon de Gotha ; Oberstforster Von Hoering, en charge de l’exécution des civils sur le ballast de la gare d’Arlon.

On lira le livre édifiant sur les atrocités allemandes en Belgique : Schmitz et Nieuwland, Documents pour servir à l’Histoire de l’invasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg, 7e partie (t. VIII). La bataille de la Semois et Virton, Bruxelles-Paris : Van Oest et cie, 1924, 432 p. – La liste des victimes à la page 203.

A LIRE...

http://www.rossignol.free.fr/

http://chtimiste.com/batailles1418/combats/rossignol.htm

http://1914ancien.free.fr/rossignol2.htm

http://www.sambre-marne-yser.be/article=7.php3?id_article=22

http://www.carto1418.fr/19140822.php

Sources :

Archives du service de santé des armées au Val-de-Grâce à Paris, carton n° 640

Concernant les "chiches" récompenses octroyées aux citoyens belges par la République Française : JORF, n°186,11 juillet 1919, p. 7137, 7139 (médailles de la Reconnaissance Française) - Journal des Débats, n° 102, 13 avril 1921, p. 3 (citations à l'ordre de l'armée).

LES J.M.O. DES AMBULANCES (1914-1918), AU VAL-DE-GRACE (16e au 22e C.A.)

2 Avril 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

LES J.M.O. DES AMBULANCES (1914-1918), AU VAL-DE-GRACE (16e au 22e C.A.)

SUITE

Ces JMO peuvent être consultés, sur place à Paris, sur rendez-vous : au Musée du service de santé des armées, 1 place Alphonse Laveran, 75230 Paris-cedex 05.

Classification des ambulances de la Guerre 1914-1918 :

« Les ambulances furent affectées à leur mise sur pied, à raison théoriquement d’une par division de cavalerie ; deux, par division d’infanterie ; seize, par corps d’armée…

On identifiait ces ambulances par une fraction dont le numérateur représentait un numéro d’ordre, et le dénominateur, le n° de la grande unité de rattachement. Exemple : 1/137, ambulance n°1 de la 137e DI ; 5/5, ambulance n°5 du 5e CA.

Toutefois cette belle architecture ne prévalait que pour le jour de la mobilisation, de la mise sur pied et pour les quelques jours et semaines qui suivirent. Rapidement, lors de la « bataille des frontières » et d’une manière générale lors des mouvements de la « Course à la mer », le rattachement mécanique aux grandes unités (GU) fut bouleversé. Aussi est-il illusoire – comme on peut le lire encore trop souvent – de vouloir rattacher une ambulance quelconque – à de rares exceptions – à l’épopée d’une grande unité durant la Grande Guerre. L’histoire de chaque ambulance doit être singularisée et c’est ce qui fait toute la difficulté du suivi de leurs pérégrinations sur les théâtres de guerre. Ce rattachement évolua rapidement. Il suffit de consulter quelques journaux de marches et opérations (JMO) pour s’en convaincre. Dans un premier temps l’on individualisa l’ambulance en tant que formation sanitaire, sans jamais la rattacher à un CA organique qui pouvait se situer à des centaines de kilomètres de l’ambulance déployée au sein d’un nouveau CA. L’on choisit alors de l’identifier par l’appellation générique de « groupe » en lieu et place de CA. Exemple : 10/12, ambulance n°10 du 12e groupe [initialement 12e CA] ».

(Olier F, Quénec’hdu JL, Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, III, 20-21).

Ambulances du 16e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 16e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/16 – 1 vol. (7/08/14-6/07/15) ; 1 vol. (7/07/15-27/08/16) ; 1 vol. (28/08/16-3/09/17) ; 1 vol. (4/09/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-11/11/18).

Note : dossier très complet sur l’ambulance 1/16 (mai 1915-novembre 1918) à partir de la biographie de Léon Marty, prisonnier de guerre : http://treziers.oc.free.fr/1418/1418MartyLeon.htm

Ambulance 2/16 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-1/03/19).

Ambulance 3/16 – 1 vol. (8/08/14-8/02/16) ; 1 vol. (9/02/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-25/03/19).

Ambulance 4/16 – JMO manquant.

Ambulance 5/16 – Manque avant le 8/08/15 ; 1 vol. (8/08/15-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18) ; 1 vol. (1/01/19-1/03/19).

Note : l’auteur a servi dans cette ambulance 5/16, dès juin 1915 – Virginie Auduit, Carnet de guerre d’un ambulancier 1914-1918 [Germain Balard]. Mémoire de maîtrise : Toulouse 2 : 1998, 30 cm, 196 f.

Ambulance 6/16 – manque avant le 30/10/15 ; 1 vol. (31/10/15-10/01/19).

Ambulance 7/16 – 1 vol. (2/08/14-6/05/16) ; 1 vol. (7/05/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (6/09/18 ?-28/02/19).

Ambulance 8/16 – 1 vol. (4/08/14-15/04/16) ; 1 vol. (16/04/16-31/12/16) ; manque depuis le 1/01/17.

Ambulance 9/16 – JMO manquant.

Ambulance 10/16 – 1 vol. (4/08/14-30/11/16) ; 1 vol. (4/12/16-31/12/16) ; manque depuis le 1/01/17.

Ambulance 11/16 – 1 vol. (3/08/14-28/02/17) ; 1 vol. (19/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-24/12/18).

Ambulance 12/16 – JMO manquant.

Ambulance 13/16 – 1 vol. (13/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (12/05/16-1/10/18) ; manque depuis le 2/10/18.

Note : Une minute sur feuille volante du 01/01/17 au 11/04/17.

Ambulance 14/16 – 1 vol. (3/08/14-20/03/19).

Ambulance 15/16 – JMO manquant

Ambulance 16/16 – 1 vol. (4/08/14-16/06/17) ; manque depuis le 17/06/17.

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 16e Corps d’armée : Direction (2/08/14-11/3/19), 26N 162/7 à 162/10 – Groupe de brancardiers de corps (3/08/14-14/11/18), 26N 162/11 à 162/12. Le 2e volume du GBC (26N162/12), contient en annexe, des états d’officiers, des textes de citations individuelles et des états nominatifs de pertes.

Ambulances du 17e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 17e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/17 – 1 vol. (3/08/17-15/01/19).

Ambulance 2/17 – JMO manquant

Ambulance 3/17 – 1 vol. (11/08/14-1/03/19).

Ambulance 4/17 – 1 vol. (8/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-29/12/18).

Ambulance 5/17 – 1 vol. (12/08/14-13/07/18) ; manque depuis le 14/07/18.

Ambulance 6/17 – manque avant le 29/08/15 ; 1 vol. (29/08/15-13/10/15) ; manque du 14/10/15 au 14/07/16 ; 1 vol. (15/07/16-6/04/19).

Ambulance 7/17 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18).

Ambulance 8/17 – JMO manquant.

Ambulance 9/17 – 1 vol. (13/08/14-20/01/17) ; 1 vol. (1/01/17-9/01/18) ; 1 vol. (1/01/18-10/03/19).

Ambulance 10/17 – 1 vol. (11/08/14-29/12/16) ; manque depuis le 30/12/16.

Ambulance 11/17 – 1 vol. (13/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-1/01/19).

Ambulance 12/17 – 1 vol. (6/08/14-1/01/17) ; 1 vol (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-5/02/19).

Ambulance 13/17 – 1 vol. (11/08/14-14/08/17) ; 1 vol. (15/08/17-23/02/18) ; 1 vol. (24/02/18-1/02/19).

Ambulance 14/17 – 1 vol. (13/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18).

Ambulance 15/17 – 1 vol. (13/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-29/01/19).

Ambulance 16/17 – JMO manquant.

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 17e Corps d’armée : Direction (2/08/14-5/3/19), 26N 190/12 à 190/15 – Groupe de brancardiers de corps (12/08/14-16/01/19), 26N 190/16 à 190/18.

Ambulances du 18e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 18e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/18 – JMO manquant.

Ambulance 2/18 – 1 vol. (9/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-16/03/19).

Ambulance 3/18 – 1 vol. (9/08/14-28/05/16) ; 1 vol. (28/05/16-1/05/17) ; 1 vol. (1/05/17-nov. 1918).

Ambulance 4/18 – 1 vol. (2/08/14-8/02/19).

Ambulance 5/18 – 1 vol. (10/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-28/01/19).

Ambulance 6/18 – 1 vol. (5/08/14-30/11/16) ; 1 vol. (1/12/16-30/01/19).

Ambulance 7/18 – 1 vol. (11/08/14-25/12/16) ; 1 vol. (3/02/17-23/07/18) ; 1 vol. (1/07/18-23/06/19).

Ambulance 8/18 – 1 vol. (11/08/14-1/01/17) ; 1 vol. (1/01/17-7/02/19).

Note : l’auteur a servi dans cette ambulance 8/18 – Prosper Viguier, Un chirurgien de la Grande Guerre. Toulouse : Privat, 2007, 158 p.

Ambulance 9/18 – 1 vol. (12/08/14-6/12/16) ; 1 vol. (6/12/16-26/11/18) ; 1 vol. (24/11/18-1/05/19).

Ambulance 10/18 – 1 vol. (6/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-21/05/18).

Note : Une minute sur feuille volante, du 21 mai au 12 octobre 1918.

Ambulance 11/18 – Manque avant le 1/01/17 ; 1 vol. (1/01/17-1/12/17).

Ambulance 12/18 – 1 vol. (14/08/14-14/07/18) ; manque après le 15/07/18.

Ambulance 13/18 – JMO manquant.

Ambulance 14/18 – 1 vol. (6/08/14-31/01/19).

Ambulance 15/18 – 1 vol. (6/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18).

Ambulance 16/18 – 1 vol. (14/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-11/02/19).

Note : Copie, 1 vol. (14/08/14-24/11/17).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 18e Corps d’armée : Direction (8/08/14-20/02/19), 26N 192/9 à 192/14 – Groupe de brancardiers de corps (9/08/14-21/01/19), 26N 192/15 à 192/16 – Groupe de sections d’hospitalisation (11/08/14-31/12/17), 26N 192/17 à 192/18.

Ambulances du 20e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 20e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/20 – 1 vol. (1/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-23/08/18) ; manque après le 24/08/18.

Ambulance 2/20 – 1 vol. (31/07/14-15/04/19).

Ambulance 3/20 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; manque depuis le 1/01/18.

Ambulance 4/20 – JMO manquant.

Note : Sur l’ambulance 4/20 en août 1914 à Bellange, d’après les extraits des mémoires inédits du docteur Pratbernon, voir : Didier J., Des moissons tâchées de sang. Lorraine 1914. Metz : éditions Serpenoise, 2010, 168 p.

Ambulance 5/20 – 1 vol. (6/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-7/10/18) ; manque depuis le 8/10/18.

Note : Copie, 1 vol. (2/11/15-5/05/17).

Ambulance 6/20 – 1 vol. (2/08/14-1/08/18) ; manque depuis le 2/08/18.

Ambulance 7/20 – 1 vol. (6/08/14-4/09/15) ; 1 vol. (4/09/15-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18) ; 1 vol. (1/01/19-1/03/19).

Ambulance 8/20 – JMO manquant.

Ambulance 9/20 – 1 vol. (10/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-16/03/19).

Ambulance 10/20 – 1 vol. (2/08/14-30/01/19).

Ambulance 11/20 – 1 vol. (2/08/14-31/12/18).

Ambulance 12/20 – 1 vol. (2/08/14-29/12/16) ; manque après le 30/12/16.

Ambulance 13/20 – 1 vol. (15/08/14-1/06/16) ; manque après le 2/06/16.

Ambulance 14/20 – JMO manquant.

Ambulance 15/20 – JMO manquant.

Ambulance 16/20 – 1 vol. (2/08/14-27/01/19).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 20e Corps d’armée : Direction (31/07/14-12/02/19), 26N 194/21 à 194/26 – Groupe de brancardiers de corps (2/08/14-16/01/19), 26N 194/27 à 194/28.

Sur le service de santé du 20e CA : Sieur C, Six mois de Direction du service de santé du XXe corps d’armée (28/07/14-15/02/15), dans la revue du service de santé militaire, CVI, n°3, mars 1937, p. 313-406.
Ambulances du 21e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 21e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/21 – 1 vol. (31/07/14-31/03/15) ; 1 vol. (1/04/15-28/08/15) ; 1 vol. (29/08/15-30/06/16) ; 1 vol. (30/06/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-9/01/19).

Ambulance 2/21 – 1 vol. (1/08/14-15/05/15) ; 1 vol. (16/05/15-10/10/16) ; 1 vol. (11/10/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-5/03/19).

Ambulance 3/21 – 1 vol. (3/08/14-28/02/19).

Ambulance 4/21 – JMO manquant.

Ambulance 5/21 – 1 vol. (2/08/14-12/01/16) ; 1 vol. (13/01/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-19/02/19).

Ambulance 6/21 – 1 vol. (3/08/14-1/10/15) ; 1 vol. (2/10/15-13/12/17) ; 1 vol. (14/12/17-3/01/19).

Note : l’auteur a servi dans cette ambulance 6/21 – Edouard Laval, Souvenirs d’un médecin-major, 1914-1917. Paris : Payot, 1932, 238 p.

Ambulance 7/21 – 1 vol. (6/08/14-17/02/19).

Ambulance 8/21 – 1 vol. (6/08/14-12/01/19).

Ambulance 9/21 – 1 vol. (7/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-28/02/19).

Ambulance 10/21 – 1 vol. (7/08/14-3/02/19).

Ambulance 11/21 – 1 vol. (9/08/14-11/06/15) ; 1 vol. (12/06/15-30/12/15) ; 1 vol. (31/12/15-15/07/16) ; 1 vol. (16/07/16-28/02/17) ; 1 vol. (1/03/17-13/09/17) ; 1 vol. (14/09/17-11/01/18) ; 1 vol. (9/01/18-20/01/19).

Ambulance 12/21 – 1 vol. (8/08/14-1/12/18).

Note : Le journal des marches a été reconstitué jusqu’au 4 décembre 1916 ; l’original étant tombé, le 27 mars 1918, aux mains de l’ennemi.

Ambulance 13/21 – 1 vol. (7/08/14-15/02/19).

Ambulance 14/21 – 1 vol. (7/08/14-18/01/19).

Ambulance 15/21 – 1 vol. (7/08/14-21/05/17) ; 1 vol. (22/05/17-10/01/19).

Ambulance 16/21 – 1 vol. (5/08/14-23/09/16) ; manque après le 24/09/16.

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 21e Corps d’armée : Direction (1/08/14-10/02/19), 26N 197/18 à 197/22 – Groupe de brancardiers de corps (5/08/14-16/01/19), 26N 197/24 à 197/26.

Ambulances du corps d’armée colonial (1er C.A.C.) devenues ambulances du 22e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/22 – 1 vol. (4/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18).

Ambulance 2/22 – 1 vol. (9/08/14-2/04/16) ; 1 vol. (3/04/16-31/12/16) ; 1 vol. (31/12/16-14/05/18) ; manque après le 15/05/18.

Ambulance 3/22 – 1 vol. (7/08/14-1/01/18) ; 1 vol. (3/01/18-17/12/18).

Note : Copie, 1 vol. (7/08/14-15/12/16).

Ambulance 4/22 – 1 vol. (2/08/14-5/03/19).

Ambulance 5/22 – JMO manquant.

Ambulance 6/22 – 1 vol. (3/08/14-25/02/19).

Ambulance 7/22 – JMO manquant.

Ambulance 8/22 – 1 vol. (3/08/14-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-16/03/19).

Ambulance 9/22 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-17/01/19).

Ambulance 10/22 – 1 vol. (14/08/14-28/02/18) ; 1 vol. (1/03/18-7/01/19).

Ambulance 11/22 – 1 vol. (8/08/14-13/11/16) ; 1 vol. (12/11/16-9/06/18) ; 1 vol. (10/06/18-12/02/19).

Ambulance 12/22 – 1 vol. (4/08/14-21/04/15) ; 1 vol. (22/04/15-19/09/15) ; 1 vol. (19/09/15-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-9/12/17) ; 1 vol (10/12/17-1/03/19).

Note : Un journal de mobilisation annexé (17/02/14).

Ambulance 13/22 – 1 vol. (14/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-11/03/19).

Ambulance 14/22 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-20/12/18).

Ambulance 15/22 – JMO manquant.

Ambulance 16/22 – 1 vol. (9/08/14-15/08/18) ; manque du 16/08/18 au 29/10/18 ; 1 vol. (29/10/18-17/03/19).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

JMO du Service de santé du corps d’armée colonial : Direction (2/08/14-04/09/14 et 10/09/17-23/06/19), 26N 241/7 et 241/8.

A SUIVRE

Le Service de santé régimentaire de l’armée allemande (1914-1918)

1 Avril 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #organisation

Le Service de santé régimentaire de l’armée allemande (1914-1918)
Notes d’organisation et de fonctionnement sur le service de santé régimentaire de l'armée allemande (1914-1918) :

« Le médecin-chef du régiment (Oberstabsarzt, médecin-major 1ère classe) se tient avec un médecin aide-major (Oberartz), un médecin auxiliaire (unterartz), un sous-officier, 4 infirmiers et 16 brancardiers au poste de secours principal du régiment (P. S. R.) qui, en période de stabilisa­tion, sert d’infirmerie de cantonnement.

« Dans chaque secteur de régiment, écrit le général von Below, environ à 2 ou 3 kilomètres en arrière de la 1ère ligne, il faut organiser divers abris (de préférence dans des caves réunissant les conditions nécessaires) pour servir de poste de secours régimentaire et susceptible du recevoir environ 100 blesses cou­chés. Il faut que chaque local ait 2 issues et permette le passage facile des brancards. »

Chaque bataillon possède un médecin-major ou un aide-major, un médecin auxiliaire, un sous-officier infirmier, 4 infir­miers et 16 brancardiers, qui se tiennent dans le P. S. B. : seuls les malades très légers y sont gardés quelques jours. Le général von Below demande «qu'il soit construit, à proximité de la réserve du bataillon, quelques abris pouvant recevoir de 25 à 40 hommes et une grande réserve da matériel sanitaire ».

Le « bataillon artz » marche à cheval à côté du chef du batail­lon et de l'officier adjoint « adjudant ». Ce dernier fixe l’emplacement du P, S. B. « Trüppenverbandplatz » et du point de rassemblement des blessés légers « Leichtverwundetensammelplatz ».

Au moment d'engager le combat, le chef de bataillon donne directement ou par écrit ses ordres au médecin du bataillon.

La voiture médicale (sanitäts wagen), attelée de 2 chevaux, marche avec le train de combat du bataillon.

Enfin, chaque compagnie, quand elle tient un secteur possède un petit poste de secours (P.S. C.) refuge-abri souterrain, à l’épreuve, voisin des premières lignes, dans lequel se trouvent un sous-officier infirmier et 4 brancardiers. En cas de nécessité, il peut demander 4 brancardiers supplémentaires occasionnels, qui sont munis d'un simple brassard rouge uni.

« Dans les périodes où la lutte est très active, ajoute von Below, il faut qu'il y ait dans chaque secteur de compagnie un abri sanitaire, tout à fait à l'épreuve, capable de recevoir 14 bles­sés couchés, à proximité de la 2e ligne et dans chaque secteur de compagnie. En outre, il faut avoir des locaux pour abriter le personnel sanitaire et le matériel sanitaire pour les premiers soins à donner aux blessés ; les brancards de tranchée, les couvertures, l'eau minérale, le matériel de désinfection, le maté­riel de réserve contre les gaz, des vivres de réserve, etc.».

En résumé, le Service Médical régimentaire est à peu près semblable au nôtre avec ses trois échelons (P. S. C. — P.S.B. — P. S. R.), généralement assez bien installés, dans des abris à l'épreuve. Ces P.S. souterrains, comme le réclame le général von Below, doivent être longs, solides, secs, avec couchettes latérales superposées, pour abriter momentanément de nombreux blessés, ainsi que le personnel, le matériel sanitaire, les substances désinfectantes et la réserve de masques et d'appareils anti-asphyxiants.

Service des évacuations. — Les blessés des compagnies en li­gne sont acheminés des P. S. C. et des P. S. B. sur le P. S. R. (truppenverbandplatz) par les brancardiers des bataillons. C'est là que les brancardiers de la Sanitäts Kie (G. B. D.) viennent chercher les blessés pour les transporter sur des brancards au « Wagenhalteplatz » (arrêt des voitures) appelé aussi « zwischenhauptverbandplatz » (poste intermédiaire de secours). Les bles­sés sont ensuite transportés au « hauptverbandplatz » (poste principal de secours) de la division en auto ou en voiture (Krankenwagen) et enfin à un « Feldlazaret ». » - Docteur Bonnette, article publié dans Le Progrès Médical, du 12 janvier 1918. In Variétés - Service de Santé allemand en campagne, p. 16)

Le personnel infirmier et brancardier allemand : équipements et dotations (1914-1918)

Poste de secours de compagnie. — Ce P. S. est installé dans un abri blindé, voisin des tranchées de résistance. Généralement on y trouve une petite caisse, renfermant quelques paquets de pansement, de la gaze, teinture d'iode, etc., permettant de faire un premier pansement. Le sous-officier infirmier a sous ses ordres 4 brancardiers pro­venant : 2 du premier peloton el deux du second peloton de la compagnie. En cas de nécessité, ils peuvent être renforcés par 4 brancardiers auxiliaires (brassard rouge uni), qui sont demandés au capitaine. Ces brancardiers sont capables de faire un premier pansement au moyen des paquets individuels. Les blessés sont ensuite transportés par deux brancardiers jus­qu'au « Revier ». — Ce poste de secours de bataillon comprend :

Une salle de visite (Untersüchnugsranm); une salle de malades (Krankenzimmer); une salle d’isolement (Senchenranm).

Brancards — Les brancardiers se servent en principe du brancard réglementaire bien connu. Toutefois, dans les tranchées souvent démolies et les boyaux étroits, où la circulation est difficile, ils se servent de préférence de la «Nottragbahre» (brancard de fortune), consistant en une toile de tente soutenue par un bâton. Les brancardiers ont toujours un petit approvisionnement de perches au P. S. de compagnie. Mais, dès la sortie du boyau, le blessé est placé sur un brancard ordinaire ou, avec une seconde perche, cette toile de tente est trans­formée en un brancard horizontal. La «Stuhlbahre», brancard en forme de chaise, portée par un ou deux brancardiers, est moins utilisée, mais est assez pratique lorsqu'on la porte à deux. La Stuhlbahre est une chaise faite avec des tubes d'acier et de la toile à voile. Au bord du siège, se trouve une palette mobile pour soutenir le membre fracturé. Le transport d’un blessé en Stuhlbahre par un brancardier est très pénible; à deux, il est notablement plus facile. Ce moyen de trans­port est surtout préconisé pour les blessés thoraciques. Les brancardiers signalent encore la «Schützengrabentragbahre» (brancard de tranchée) ou brancard à cadre métallique, avec sous-cuisses et courroies sous-auxiliaires., et deux toiles enveloppantes, qui enserrent le blessé et permettent de le transporter dans toutes les positions : ce brancard est similaire à ceux de Mooïg ou de Matignon.

Insignes de neutralité des brancardiers. — Le brancardier se distingue par un brassard blanc à croix rouge qu'il porte au bras gauche (2 cachets humides du ministère). Il est muni, en outre, d'une attestation (ausweis), délivrée par le chef de service, l’autorisant à porter ce brassard.

Cartouchières et revolver. — Chaque brancardier est muni de deux cartouchières d’environ 10 sur 20 centimètres, qu'il porte des deux Côtés de la plaque du ceinturon. Dans ces cartouchières, il place : 12 paquets de pansements petits, 3 paquets de pansements grands, 2 morceaux de tissu triangulaire (en serge grise noire, comme écharpes, 2 morceaux de tissu carré, 1 flacon de teinture d’iode, 1 paire de ciseaux, 1 pince, 1 bande hémostatique en tissu élastique portant à une des extrémités des boutons à pression, 2 paquets de gaze. Les brancardiers sont armés d'un revolver automatique et sont porteurs d'un bidon contenant 1 litre de café.

Renseignements divers :

Les feuillées, voisines des tranchées, ont des fosses profondes de 2 mètres environ, de 3 mètres de long et au moins d'un mètre de large. Ces feuillées ont un plancher avec trois ou quatre longs trous « à la Turque », pas de séparations entre ces trous. Les cabinets avec sièges sont rarement utilisés. Les feuillées sont recouvertes d’un abri. Le chlorure de chaux est surtout employé comme désinfectant.

Urinoirs improvisés. — Dans les tranchées, il existe de nombreux urinoirs improvisés avec deux planches en V, formant une auge légèrement inclinée vers un puisard de 1 mètre de profondeur, garni de grosses pierres et destiné à recevoir les urines. A défaut de pui­sard, il est utilisé des récipients métalliques goudronnés à l’intérieur. Au-dessus des auges on place un plan vertical en planches recouvert de papier goudronné, ou mieux de zinc.

Robusticité [sic] des brancardiers. — Pour être brancardier dans l'armée active, il fallait être très robuste, et avoir un minimum de 1 m 68 de taille.

Transport des blessés. — Dans les boyaux démolis ou tortueux, la préférence unanime des brancardiers est le transport du blessé dans une toile de tente. Malgré toute sa force, un brancardier ne peut transporter seul qu’un blessé très léger. La fatigue est encore accrue, quand il est obligé de se pencher fortement en avant, comme dans le transport en stuhlbahre.

Pansements en papier. — Sont très peu utilisés sur le front, car ils se délitent trop facilement sous la pluie ou le sang. Ils sont surtout employés dans les hôpitaux de l’intérieur.

Casques en acier. — Tous les brancardiers allemands sont dotés de ce casque depuis environ un an, la troupe depuis près de deux ans. Les casques en cuir ont été reversés. Seuls, les officiers à l'arrière sont autorisés à se servir de leurs casques en cuir bouilli. Le casque en acier allemand pèse 980 grammes, mais les trois coussinets, qui sont à l’intérieur, en répartissent bien le poids et le font vite accepter. Les médecins militaires allemands ont aussi constaté que les plaies crâniennes ont diminué de fréquence et de gravité. Sur les côtés du casque, se trouvent deux saillies métalliques perforées d'un canal central pour la ventilation et servent de pivot à une visière ajourée, qui peut se rabattre sur les yeux au moment de l'assaut; mais cette visière a été rarement employée.

Insignes de neutralité. — Les infirmiers et les brancardiers sont dotés d'un large brassard avec croix rouge très visible, portant deux timbres humides. Chacun d'eux possède une autorisation signée de leur chef de service pour le port de cet insigne : cette autorisation est imprimée sur un papier entoilé :

Ausweis (1)

Name : Dienstgrad : Truppenteil :, Ist gemäh Artikel 20 des Genfer Abkommens vom 6. Juli 1906 zum Tragen des Neutralitätszeichens, einer auf dem linken Arme befestigten von der Militärbehörde gestempelten Binde mit dem Roten Kreuze auf weihem Grunde, berechtigt.

Truppenteil : Kommandeur : Unterschrift, Zur Gegenprobe : (Unterschrift des Inhabers).

(1) Permis, nom, grade, unité. Selon l'article 20 de la Convention de Genève du 6 juillet 1906, l’insigne de la neutralité consistant en un brassard avec croix rouge sur fond blanc fixé sur le bras gauche : ce brassard porte un timbre de l’autorisation militaire,
Unité, chef de l'unité (signature). Signature du porteur.

Les infirmiers, qui ont subi avec succès l'examen du caducée portent cet insigne sur le bras droit. (Grand ovale au centre duquel se trouve un serpent en drap jaune, enroulé sur un bâton d’Epidaure.

Plaque d'identité (Enkennungsmarke). — Les plaques d'identité des infirmiers et des brancardiers sont du nouveau modèle et portent les indications suivantes : le nom de l’homme, son adresse (ville, rue, n°), la date de naissance, le corps auquel il appartient, l’unité et le n° matricule. En outre, ces plaques, qui sont deux fois plus volumineuses que les anciennes, présentent à leur centre trois dépressions longitudi­nales, de telle sorte que les deux moitiés de la plaque portant deux fois les mêmes indications, tout en adhérant suffisamment, puissent être séparées facilement. Quand un soldat allemand est tué, on enlève seulement la partie inférieure de la plaque et la partie supérieure est laissée fixée au cou, de manière à permettre d'identifier ultérieurement le cadavre.

Carnet de prêt (soldbuch). — Comme tous les soldats allemands, chaque infirmier ou brancardier est détenteur d’un carnet de prêt qui sert de pièce d'identité militaire et présente plusieurs indications médico-militaires. A la page 4 figure la date des diverses vaccinations; ex. : Typhoïde : 26.2.15, 6.3.15, 12.3.15 ; Choléra : 12.3.15, 17-4-15 ; A la page 10 et 15 sont notées les diverses hospitalisations dans les feld et kriegs lazarette.

Vaccinations antityphoïdique et anticholèrique. — En général, les allemands font 3 injections antityphoïdiques et 2 injections anticholériques, à huit jours d’intervalle. Elles se font en avant et au-dessous du mamelon gauche, au lieu d'être faites dans la région rétroscapulaire, comme en France. La peau est désinfectée à la teinture d'iode, les aiguilles de Pravaz sont bouillies et les flacons, bouchés à l’émeri, renfermant le sérum, sont versés dans une cupule bien aseptique. Tous les soldats, presque sans exception (même ceux des plus vieilles classes), sont vaccinés. Unité, chef de l'unité (signature). Signature du porteur. Quelques soldats présentent des réactions fébriles assez marquées, les vomissements sont exceptionnels et les décès inconnus. Les vaccinations anticholériques sont particulièrement bien supportées.

Pansement individuel. — Est un petit paquet de 7 centimètres de long, 5, de large et 3 de haut. Il est recouvert d'une toile grisâtre, forte, qui porte, comme indication, l'année de la fabrication, puis une enveloppe en papier jaunâtre sur laquelle est indiquée la façon d'ouvrir le pansement sans le souiller. La bande porte à une de ses extrémités une compresse de gaze rosée (imbibée de sublimé). Le globe de la bande doit être saisi par la main droite et la main gauche doit saisir l'extrémité qui porte l’indication « hier ». Et en faisant une légère traction, la compresse s'ouvre et s'applique sur la plaie sans qu'on la touche. Les pansements individuels sont utilisés pour les petites blessures. Chaque soldat porte sur lui deux de ces pansements, qui sont placés dans une pochette sous le pan gauche antérieur de la vareuse. Pour les blessures graves, étendues, il existe des pansements plus grands, tout prêts, qui sont entreposés avec le matériel sanitaire (gouttières, etc.,) dans les paniers ou armoires des P.S.

Pansements en papier. — Ce papier ressemble à du crèpe Velpeau. Les pansements ont été fabriqués pour économiser la gaze et le coton. Ils sont surtout employés quand ils doivent être promptement remplacés. En cas d'hémorragie un peu abondante, ces pansements en papier se désagrègent très vite. Les médecins régimentaires recommandent aux infirmiers d'appliquer les pansements individuels à sec, car la compresse rosée qui est imprégnée de sublimé, peut produire au contact de la teinture d'iode, une dermite médicamenteuse désagréable.

Leucoplaste. — Les infirmiers allemands font un très grand usage du leucoplaste (rouleau de zink-kantschuk-pflaster) pour fixer et maintenir les pansements au lieu et place des bandes.

Bandes de pansement au bismuth. - Les médecins allemands emploient beaucoup des bandes au bismuth (bandes du Dr Von Bardeleben) contre les brûlures. C'est un pansement commode, économique, calmant rapidement la douleur et ne nécessitant pas son renouvellement fréquent. En outre, il se conserve très bien en magasin. Ces bandes « Bardella » ont été également utilisées dans les cas de datres exsudantes, d'ulcères des jambes, engelures ulcérées, de congélation, d’écorchures et de pansement ombilical des nouveaux nés. Actuellement, ils l’emploient pour les plaies consécutives aux gaz vésicants. Il est recommandé de fixer ces bandes par une couche de coton hydrophile, qui doit seule être changée lorsqu'elle commence à être imbibée. Ces bandes doivent être laissées plusieurs jours au contact des plaies. Pour les renouveler il y a lieu d'imbiber le coton et la bande avec de l'eau chaude stérile, puis refaire le pansement au bismuth. Avant la guerre, en Allemagne, ces bandes bismuthées étaient très employées dans les usines, où les ouvriers étaient exposés aux éclaboussures d'acide sulfurique. En cas d'accident, on commençait par laver ces brûlures à grande eau, puis avec une solution légère d'ammoniaque ou de soude pour neutraliser l'action de l'acide. Puis, après avoir épongé la plaie, on appliquait un morceau de bande Bardella, qui calmait la douleur et faisait promptement cicatriser la brûlure. » - P. Bonnette. Le Progrès médical, bulletin, 1918, Service de santé allemand. Service régimentaire. p. 286-288.

On se reportera à notre synthèse sur : http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/le-service-de-sante-de-l-armee-allemande-1914-1918

Légende photo :

Infirmier allemand (1ère Guerre Mondiale), dans l’exposition « L’ambulance 13 stationne au Val-de-Grâce », Val-de-Grâce, Paris, 2011. Droits réservés.

LES CACHETS ALLEMANDS DES HOPITAUX MILITAIRES...

30 Mars 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

LES CACHETS ALLEMANDS DES HOPITAUX MILITAIRES...

"Les cachets allemands des hôpitaux militaires et formations sanitaires en Alsace-Lorraine (1914-1918)"


M. Michel Frick, marcophile colmarien bien connu, spécialiste des marques postales d’Alsace Lorraine a publié en novembre 2013 un nouvel ouvrage de référence, un fort catalogue de 258 pages comprenant 800 cachets décrits et reproduits, illustré de monographies hospitalières et de cartes postales anciennes sur :

"LES CACHETS ALLEMANDS DES HÔPITAUX MILITAIRES ET FORMATIONS SANITAIRES - ALSACE-LORRAINE (1914-1918)"

Cette nouvelle publication de la « SPAL », la prolifique association des Spécialistes en marques postales et oblitérations d’Alsace Lorraine, complément de l’édition 1991 ; dont l’actualisation avait été relancée auprès des « spalistes » dès 2008, s’inscrit parfaitement dans la préparation du Centenaire de la Grande Guerre.

Présentation de l’éditeur :

« Au début de la Grande Guerre, de nombreux hôpitaux de fortune ont été ouverts par la Croix-Rouge sous la dénomination de "Vereinslazarett", dont huit rien qu’à Colmar, trente-neuf à Strasbourg, principalement dans les écoles et les couvents.

A partir de 1915, l'armée prend le relais et les hôpitaux sont transformés en "Feldlazarett", en "Etappenlazarett" puis en "Kriegslazarett".

Dans les villes de garnison, ces hôpitaux étaient nommés "Garnisonlazarett", dans villes fortifiées (Strasbourg ou Neuf-Brisach par exemple), "Festungslazarett".

Il existait également des hôpitaux militaires spécialisés pour les malades contagieux (par exemple le "Seuchenlazarett" de Logelbach, installé dans l’actuel Centre pour personnes âgées de Colmar), pour les blessés aux yeux, pour les opérations orthopédiques, etc.

On découvrira également, parfois avec surprise, l'existence d'hôpitaux de campagne dans de multiples petites communes : autour de Colmar, on peut par exemple citer Wintzenheim, Ingersheim, Turckheim, Kaysersberg, Kientzheim, Trois Epis, etc.

Chaque hôpital ou unité sanitaire disposait de son propre cachet de franchise.

Une partie de l’ouvrage est consacrée aux trains sanitaires, chargés du transport des blessés et malades, une autre aux services sanitaires pour les chevaux. »

Pour en savoir plus sur la SPAL

Bon de commande de l’ouvrage

Le lecteur pourra aussi se référer à nos petites synthèses sur l'organisation du service de santé allemand (1914-1918) dont nous compléterons bientôt la découverte par de nouveaux extraits compilés dans la presse médicale de l'époque.

LES HOPITAUX BENEVOLES DE GRENOBLE 1914-1918

25 Mars 2014 , Rédigé par D.C. Publié dans #Centenaire

LES HOPITAUX BENEVOLES DE GRENOBLE 1914-1918

Le Samedi 5 avril à 14h30 à l'Auditorium de la Maison du Tourisme à Grenoble

Conférence de Dominique Chancel, architecte honoraire, historien du Patrimoine sur :

LA VILLA DEMENJON-DOUILLET, DEMEURE DE LA BELLE ÉPOQUE À L’ÉPREUVE DE LA GRANDE GUERRE.

Le bowling privé de cette demeure bourgeoise de la Belle Époque est utilisé comme hôpital bénévole pendant la Première Guerre mondiale. Les parois de cette belle dépendance, l'un des tout premiers bowlings privés de France, seront dévoilées au public : 200m2 de paysages de montagne réalisés par le peintre Édouard Brun !

La famille Douillet-Mounier, propriétaire de la villa, y accueille et y soigne plus de 1000 soldats blessés pendant toute la durée de la guerre. Ses archives, qui sont conservées, permettent d'évoquer la vie de ces soldats.

Plus tard, cette maison deviendra une dépendance de la clinique des Bains voisine, qui n’existe plus aujourd’hui.

Au cours de cette conférence, les nombreux autres hôpitaux bénévoles de l'agglomération grenobloise, et notamment celui du Clos des Capucins à Meylan, tenu par la famille du bâtonnier Marc Giroud, seront également évoqués.

◗ Entrée libre
◗ Contact : association Patrimoine et Développement du
Grand Grenoble – 09 51 86 27 84
www.grenoble-patrimoines.org

SOLDATS DECEDES A L'HOPITAL JAPONAIS DE PARIS (1915-1916)

24 Mars 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation, #Centenaire

SOLDATS DECEDES A L'HOPITAL JAPONAIS DE PARIS (1915-1916)

Liste exhaustive des soldats français décédés à l'hôpital bénévole n°4 bis, hôpital japonais de Paris.

(N° 13) - SALUT Gaston, soldat de 2e classe, 23e régiment d’infanterie coloniale (R.I.C.), né le 8 juillet 1875 à Toulouse (Haute-Garonne), fils de [SALUT] Jean et de Marie NOT. Marié avec Marie PERPèRE, domiciliés à Merens (Ariège). Entré à l’hôpital bénévole japonais de Paris, le 23 mars 1915 [registre des entrées (R.E.), n° 93] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 4 avril 1915 à 9h1/4 du matin. - Fracture du crâne. Trépané le 8 mars 1915. Eclat d’obus reçu le 5 mars 1915 au Bois [d’…]. Le médecin traitant, [signé : Watanabé] - N° de l’état-civil : 711. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°14) – CESSES Louis, soldat de 2e classe du 96e régiment d’infanterie (R.I.), né le 25 mars 1881 à Aurin (Haute-Garonne), fils de [CESSES] Pierre, décédé, et de Marguerite PAUL, domiciliés à Lanta (Haute-Garonne). Marié à Maria TRENTOUL domiciliée à Lanta. Entré le 23 mars 1915 [R.E. n°85 : vient de l’hôpital d’évacuation (HoE) 38, Châlons-sur-Marne] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 15 avril 1915 à 9h. du matin. Plaie par éclat d’obus de la jambe droite. Amputation de la cuisse droite pour gangrène gazeuse. Plaie de l’avant pied gauche pour gangrène gazeuse. Plaie superficielle du bras droit. Blessure reçue le 7 mars 1915 à […] [signé : Watanabé] – N° de l’acte d’état-civil : 781, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°15) PETIT Elisé Léonce, soldat de 2e classe du 128e régiment d’infanterie. Né le 17 février 1889 à La Thieuloye (Pas-de-Calais), fils de [PETIT] Charles et de LEFEVRE Pulcherie, domiciliés à La Comté, [R.E. : par Houdain] (Pas-de-Calais). [Célibataire ?]. Entré le 30 mars 1915 [R.E. n°122] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 22 avril 1915 à 23h 1/2 – Plaie par éclat d’obus cuisse droite et anus. Blessure reçue le 4/03/15 à Mesnil. [Signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’Etat-civil : 832. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°16) VILLAIN Maurice Albert, soldat de 2e classe du 142e régiment d’infanterie. Né le 3 septembre 1894 à Douai (Nord), fils de [VILLAIN] Alfred Camille et de BUF Maria demeurant à Douai (Nord). Entré le 30 mars 1915 [R.E. n° 129, M. Roullot Jean-Marie, 32 avenue de Fredy à Villemomble] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 26 avril 1915 à midi. Blessé le 12 mars 1915 à Beauséjour par éclat d’obus jambe gauche, pied et genou droit. Amputation de la jambe gauche pratiquée le 19 avril 1915, [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état-civil : 880, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°17) ADE Georges Edmond, soldat de 1ère classe du 329e régiment d’infanterie. Né le 14 février 1884 à Oherville (Seine Inférieure), fils de [ADE] Pierre Léopold et de PAIN Blanche Alexandrine, décédée, domiciliés à Yvetot, rue des Jardins (Seine Inférieure). Marié à GORON Lucie domiciliée au Havre, rue Reine Berthe (Seine Inférieure). Entré le 15 mai 1915 [R.E. n° 259] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 23 mai 1915 à 16 heures. Pied gauche enlevé et plaie pénétrante pied droit. Blessure reçue sur le champ de bataille, [signé : Motéki] – N° de l’acte de l’état-civil : 1080, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°18) PERNET Charles, soldat de 2e classe du 129e régiment d’infanterie. Né le 31 janvier 1879 à Matton-Clemency (Ardennes), fils de [PERNET] Lucien et de Clémentine HAHAN, domiciliés à Sedan, rue du Calvaire (Ardennes). Marié à Françoise BIGNERTE, domiciliée à Montreuil-sous-Bois, 36 rue de Vincennes. Entré le 2 juin 1915 [R.E. n°314] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 3 juin 1915 à 4 heures du matin. Plaies multiples jambe et main gauches. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Motéki] – N° de l’acte de l’état-civil : 1171, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°19) DUMORT Gabriel Louis Léon, caporal au 160e régiment d’infanterie. Né le 6 décembre 1894 à Argenteuil (Seine-et-Oise), fils de [DUMONT] Gabriel Jules Léon et de feue Eugénie Lainé, domiciliés à Argenteuil, 5 rue Saint-Germain (Seine-et-Oise). Entré le 15 mai 1915 [R.E. n° 277] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 10 juin 1915 à 5h. matin – Plaie par balle au flanc droit. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte à l’état-civil : 1221. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°20) LERAY Léon, caporal au 241e régiment d’infanterie. Né le 13 mars 1886 à Dingé (Ille-et-Vilaine), fils de feu [LERAY] Emmanuel, et de Rosalie SAUVAGE, domiciliés à Dingé [R.E. : aux Champs-Thébault] (Ille-et-Vilaine), [célibataire]. Entré le 18 juin 1915 [R.E. n° 327] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 26 juin 1915 à 5h du matin. Amputation jambe droite. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Watanabé]. N° de l’état-civil : 1326. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°21) LANDAIS François Marie, soldat de 1ère classe au 41e régiment d’infanterie. Né le 6 octobre 1889 à Rennes (Ille-et-Vilaine), fils de [LANDAIS] François et de Marie-Louise HUREL, domiciliés à Rennes, 6 rue Jules-Simon (Ille-et-Vilaine) [Célibataire ?]. Entré le 21 juin 1915 [R.E. n°348] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 2 juillet 1915 à 04H soir. Plaie front. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Moteki]. N° de l’acte de l’état-civil : 1359. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°22) BERNIER Pierre Marie. Soldat de 2e classe au 270e régiment d’infanterie. Né le 30 juin 1887 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure), fils de [BERNIER] Eugène Marie et de Marie Françoise Jeanne MORICE, domiciliés à Fontaine-Tuhaud (Loire-Inférieure). Entré le 21 janvier 1915 [R.E. n°354] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 16 août 1915 à 7 h. du matin. Plaies au genou gauche et front par éclats d’obus. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé]. N° de l’acte de l’état-civil : 1600. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°23) BLONDY Albert, caporal au 32e régiment d’infanterie. Né le 8 mai 1892 à Lubersac (Corrèze), fils de BLONDY Pierre et de feue Françoise TERRASSE domiciliés à La Crèche (Deux-Sèvres). Entré le 21 juin 1915 [R.E. n° 352] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 26 août 1915 à 4h. du matin. Fracture clavicule par éclat. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Moteki] – N° de l’acte d’état civil : 1637, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°24) LEGAL Mathurin, 2e classe au 102e régiment d’infanterie. Né le 23 août 1878 à Moréac (Morbihan), fils de feu LEGAL Joachim et de feue Marie GIGADOT. Entré le 1er août 1915 [R.E. n° 393 : Blessé le 6 janvier 1915 à Crouy. Prisonnier de guerre rapatrié d’Allemagne via la Suisse, vient de l’hôpital complémentaire n°16 de Lyon, « n’a pas voulu laisser d’adresse »] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 8 septembre 1915 à 6h. du matin. Amputation cuisse droite consécutive à plaie par schrapnell. Amputation 4 orteils pied gauche, suite à gelure. Blessures reçues sur le champ de bataille [signé : Moteki] – N° de l’acte de l’état civil : 1712, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France.[ne figure pas au fichier MDH]

(N° 25) BRAJON Bernard, soldat de 2e classe au 142e régiment d’infanterie. Né le 1er mars 1892 à Saint-Chély-d’Apcher (Lozère), fils de BRAJON Félix et de feue Philomène CHYLA domiciliés à Saint-Chély-d’Apcher (Lozère). Célibataire. Entré le 1er août 1915 [R.E. n° 392 : blessé le 18 août 1914 en Alsace, prisonnier de guerre rapatrié d’Allemagne, via l’hôpital auxiliaire n°21, école Ozanam de Lyon] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 14 septembre 1915 à 7h. du matin – Balle épaule droite avec lésion moelle épinière ayant déterminé paraplégie complète avec incontinence de la vessie et des matrices. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Watanabé] – N° de l’acte d’état civil : 1743. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°26) TIREL Pierre, 2e classe du 1er régiment d’infanterie coloniale. Né le 21 octobre 1888 à Bourg-des-Comptes (Ille-et-Vilaine), fils de [TIREL] Pierre et de Marie-Ange ROUILLER, domiciliés à Bourg-des-Comptes, aux Hautes Rivières (Ille-et-Vilaine), célibataire - Entré le 18 septembre 1915 [R.E. n° 430 : blessé le 8 septembre 1915 à Souain, passé par l’hôpital de Châlons] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 30 septembre 1915 à 11 h. le matin – Plaie genou droit par éclat d’obus. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état civil : 1834. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°27) FAVIER Jean, 1ère classe du 35e régiment d’infanterie. Né le 16 mars 1881 à Béréziat (Ain), fils de [FAVIER] Joseph Marie, décédé et de feue Philomène BOYER. Marié à Henriette SAUNIER domiciliée à Saint-Etienne-de-Reyssouze (Ain) – Entré le 2 octobre 1915 [R.E. n° 530 : blessé le 25 septembre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 3 octobre 1915 à 2h. du matin – Eclat d’obus hanche gauche. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Motéki] – N° de l’acte de l’état-civil : 1848. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N° 28) TURQUIN Julien Ernest, sergent au 19e bataillon de chasseurs à pied. Né le 4 juin 1891 à Saint-Quentin (Aisne), fils de TURQUIN Julienne Emmerline veuve Mahieux, domiciliés à La-Capelle-en-Thiérache (Aisne). Entré le 29 septembre 1915 [R.E. n° 498 : blessé le 27 septembre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Fracture cuisse droite par balle et plaie épaule droite. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état-civil : 1954, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°29) BARBET Pierre Alphonse, soldat de 2e classe au 171e régiment d’infanterie. Né le 25 septembre 1895 à Le Plantay (Ain), fils de [BARBET] Jean et de Marie FAVRE, domiciliés à Bouligneux [par Villars] (Ain). Célibataire – Entré le 29 septembre 1915 [R.E. n° 496 : blessé le 27 septembre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Célibataire – Décédé le 17 octobre 1915 à 6h. du matin – Plaie fesse droite par balle. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état-civil : 1976. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°30) PATUREL Fernand Léonce Marie, soldat de 2e classe au 103e régiment d’infanterie. Né le 2 septembre 1895 à Surtauville (Eure), fils de [PATUREL] Auguste Alfred et de Angella Joséphine BLONDEL, domiciliés à Louviers, 40 faubourg de Rouen (Eure). Entré le 4 octobre 1915 [R.E. n°537 : Blessé le 29 septembre 1915 à Saint-Hilaire] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 19 octobre 1915 à 4h. du matin – Eclat d’obus à l’épaule et poumon droit. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état civil : 1995. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°31) DOUILLY Gustave, soldat de 2e classe au 273e régiment d’infanterie. Né le 28 mars 1880 à Lillers (Pas-de-Calais), fils de feu [DOUILLY] Flory et de feue Sophie MOURIEUX. Marié à Céline DECROIX, domiciliée à Auchel [R.E. : 122 rue de la Côte] (Pas-de-Calais) - Entré le 10 octobre 1915 [R.E. n° 576 : Blessé le 5 octobre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 24 novembre 1915 à 4h. du matin – Fracture fémur droit par éclat d’obus. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état civil : 2241. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N° 32) BOUTET Florent Maximin Alexis, soldat de 2e classe du 52e régiment d’infanterie coloniale. Né le 12 octobre 1889 à Saint-Gervais-les-Marais (Vendée), fils de feu [BOUTET] Louis Florent et de Joséphine Rose Denis, domiciliés à Saint-Gervais (Vendée), célibataire. – Entré le 29 septembre 1915 [R.E. n° 494 : blessé le 28 septembre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 4 décembre 1915 à 9h. du matin – Plaie poumon gauche par éclat. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte d’état-civil : 2303. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°33) COUTAREL Gustave Arthur René, Brigadier au 37e régiment d’artillerie. Né le 7 octobre 1893 à Meilhaud (Puy-de-Dôme), fils de feu [COUTAREL] Gabriel et de Rosalie THIEULON domiciliés à Paris, 207 boulevard Saint-Germain (Seine). Célibataire – Entré le 18 février 1916 [R.E. n° 726 : blessé le 8 janvier 1916 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais)- Décédé le 9 mars 1916 à 9h. du soir – Amputation main gauche plaie main droite et trépanation frontale par éclats. Blessures reçues sur le champ de bataille. [signé : Motéki] – N° de l’acte de l’état civil : 496. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°34) BONIFACE Frontin, soldat de 2e classe du 31e bataillon de chasseurs à pied. Né le 4 janvier 1895 à Vindelle (Charente), fils de [BONIFACE] Clair[e] et de feue Anna ROUGIER, domiciliés à Vitrac et Saint-Vincent (Charente). Célibataire. Entré le 5 avril 1916 [R. E. n° 784 : blessé le 12 mars 1916 à Vaux, près de Verdun] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 12 juin 1916 à 9h. du matin – Fracture crane et plaie jambe droite par éclats d’obus. Blessures reçues sur le champ de bataille. [signé : Motéki] – N° de l’acte d’état civil : 1206. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N° 35) MARECHAL Jules Emmanuel Henri, maréchal des logis au 46e régiment d’artillerie. Né le 20 février 1891 à Saulces-Monclin (Ardennes), fils de feu [MARECHAL] Jules Walter Délia et de BARON Célina Amandine Emma, domiciliés à Verzy (Marne). Célibataire – Entré le 19 janvier 1916 (R.E. n° 700 : blessé le 26 novembre 1915 à Souain (Marne)) à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 22 juin 1916 à midi – Amputation avant-bras gauche. Fracture genou gauche et doigt main droite par éclats. Blessures reçues sur le champ de bataille [signé : Watanabé] - N° de l’état civil : 1275. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

J'invite les personnes, chercheurs, généalogistes susceptibles de connaître ces soldats de prendre contact avec moi : via le point "contact" en début d'article ; en ajoutant un commentaire ou en consultant le lien vers l'irremplaçable forum Pages 14-18 dans lequel cette recherche a déjà fait l'objet de plus d'une vingtaine d'échanges passionnants et de plusieurs centaines de consultations... à ce jour.

Merci à tous.

Je profite de l'occasion pour remercier les abonnés de leur confiance

CONFERENCE SUR LE SERVICE DE SANTE MILITAIRE... Nice, le 12 avril 2014.

24 Mars 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #Centenaire

CONFERENCE SUR LE SERVICE DE SANTE MILITAIRE... Nice, le 12 avril 2014.

L’A.G.A.M. (Association Généalogique des Alpes-Maritimes) organise les 11 - 12 - 13 avril 2014, à Nice, au Palais des Rois Sardes, la 1ère Rencontre Généalogique Nationale sur la Grande Guerre qui est soutenue par la Fédération Française de Généalogie (F.F.G.).

A l’occasion de cette « Rencontre » nationale, je proposerai à l’invitation de l’A.G.A.M. et de son équipe du projet « Bleuets » une conférence, le samedi 12 avril 2014, après-midi, sur le Service de santé militaire en 1914-1918. Un vaste sujet… qui sera plus particulièrement axé sur l’organisation et le fonctionnement du Service dans les zones des armées et de l’intérieur (hospitalisation militaire), complété par un focus sur les personnels sanitaires, en particulier, infirmiers et infirmières.

Vous en saurez plus, sur le programme, en consultant ces liens :

http://www.agam-06.org/new%20index%202013.htm

http://leblog-ffg.over-blog.org/article-1ere-rencontre-genealogique-nationale-sur-la-grande-guerre-122662266.html

http://www.cg06.fr.

A Bientôt, à Nice, le 12 avril…

François OLIER

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« D’un projet à une rencontre nationale  ... L’équipe du projet Bleuets vous propose de se  rencontrer afin d’échanger nos expériences pour transmettre la mémoire de nos ancêtres Poilus.
Nous souhaitons grâce cet évènement susciter l’intérêt des associations qui réalisent ou envisagent des projets mémoriels.
Pour cela nous mettons à leur disposition des stands et des temps de parole pour présenter leurs actions respectives.
Les intervenants vont nous permettre de mieux découvrir le côté humain de cette guerre.
Nous aurons à notre disposition une salle de conférences de 200 places, un espace pour les ateliers de 45 places, bureaux et salons.
Nous vous proposons dans cette brochure le pré programme de ces journées d’histoire et de généalogie (sous réserve de modifications).

Toutes les conférences, animations, expositions sont gratuites.
Association Généalogique des Alpes-Maritimes
Archives départementales des Alpes-Maritimes 
Centre administratif départemental 
Route de Grenoble 
06206 NICE CEDEX 3 »
Organisation.AGAM@gmail.com

TOME 4 DES HOPITAUX MILITAIRES… EST SORTI…

16 Mars 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

TOME 4 DES HOPITAUX MILITAIRES… EST SORTI…

Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918

France sud-est, 500 communes, 1950 hôpitaux militaires

François Olier et Jean-Luc Quénec'hdu

Notre tome 4 annoncé depuis l’année dernière commence à être distribué aux souscripteurs ce week-end… Jean-Luc Quénec’hdu et moi-même restons à votre disposition, comme pour les précédents volumes, et celui à venir… pour correspondre sur les 10 000 hôpitaux militaires et les marques postales de la Grande Guerre.

Merci à tous pour votre confiance et aux éditions Ysec d’avoir relevé en 2007 ce pari insensé d’un répertoire national des hôpitaux militaires de la Guerre de 1914-1918, en cinq volumes… Une gageure en passe de se réaliser.

A bientôt pour le cinquième et dernier volume. Mais avec nous, vous savez depuis longtemps que la patience est une règle d’or…

RECHERCHE TV A PARIS : HOPITAL JAPONAIS 1915-1916…

6 Mars 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #Centenaire

RECHERCHE TV A PARIS : HOPITAL JAPONAIS 1915-1916…

Hôpital bénévole de la Croix-Rouge japonaise, à l’hôtel Astoria de Paris.

La chaîne de télévision publique japonaise N.H.K. (Nippon Hoso kyokai) prépare un reportage en France, dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre, sur l’hôpital de la Croix-Rouge japonaise de Paris (hôpital bénévole n°4bis) implanté dans les locaux de l’hôtel Astoria, 1 rue de Presbourg et avenue des Champs-Elysées, lequel a fonctionné, du 15 février 1915 au 1er juillet 1916.

La N.H.K. cherche à rencontrer les familles de blessés français hospitalisés dans cette formation hospitalière, au plateau chirurgical ultra moderne pour l’époque, ainsi que les descendants des personnels hospitaliers (infirmiers de la 22e section d’infirmiers militaires (S.I.M.), infirmières bénévoles françaises, etc.) qui ont pu y travailler et qui disposeraient d’objets ou de documents susceptibles d’illustrer cet épisode peu connu de l’action humanitaire en France de notre allié japonais.

Pour situer son fonctionnement : l’hôpital bénévole n°4 bis, à l’hôtel Astoria, mis sous séquestre dès 1914, a accueilli successivement des services hospitaliers de la Croix-Rouge britannique (1914-1915), de la Croix-Rouge japonaise (1915-1916) puis de nouveau, de la Croix-Rouge britannique, fondation de lord et de lady Michelham (1916-1918).

Je vous saurais gré de bien vouloir relayer mon appel, en raison des courts délais impartis par la réalisation du reportage en France. Me contacter. Après vérification de la fiabilité des témoignages je m’effacerai pour laisser la place au chargé de production japonais. – Bien cordialement. François OLIER (courriel de contact en haut de la page d’accueil du blog).

Vous pouvez suivre l'avancée de la recherche, en consultant le forum Pages 14-18

RELIGIEUX ET RELIGIEUSES CATHOLIQUES AUX ARMEES, 1914-1918

27 Février 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation, #Centenaire, #les hommes

RELIGIEUX ET RELIGIEUSES CATHOLIQUES AUX ARMEES, 1914-1918

Un site en or, le diocèse aux Armées frappe fort pour le Centenaire… LE CLERGE MONTE AU FRONT

Un nouveau site à ajouter aux favoris qui va vite devenir indispensable aux passionnés de 1914-1918 : le site du diocèse aux armées françaises. Celui-ci met, à la disposition des curieux et des spécialistes, une « mine » - c’est peu de le dire – de dossiers, témoignages, portraits d’aumôniers, de prières, de chants religieux de 14-18…

Il fait également le point sur les rendez-vous, en lien avec le « fait religieux 14-18 » à inscrire sur son agenda (expositions, concerts, colloques, pèlerinages, etc.).

Autre « divine » surprise à découvrir absolument et à télécharger en format PDF, sans modération :

Le Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-est de la France et ses dizaines de références sur le Service de santé militaire ;

Le Rarissime : La Preuve du sang. Livre d’or du clergé et des congrégations (1914-1922), 2 tomes, Paris, Bonne Presse, 1925, avec annexes et… supplément.

– LE MONUMENT sur le clergé dans la Grande Guerre, avec ses milliers de notices biographiques intéressant des « sanitaires ». LE MONUMENT, la « Preuve du sang », qui a permis Après-guerre de terrasser le « Satan de l’infâme rumeur », sur les curés embusqués… Un bel outil mis à la disposition des chercheurs.

L’on découvrira sur ce site, au fil des pages de nombreuses informations sur le Service de santé militaire et ses « trésors » hérités de la Grande Guerre. Mon coup de cœur : A voir, à redécouvrir, les dix magnifiques vitraux de la chapelle de l’hôpital d’instruction des armées Bégin de Saint-Mandé (Val-de-Marne), œuvres de Raphaël Lardeur (1890-1953), le maître de la « symphonie des bleus »… époustouflant ! …

J’arrête là. Allez, sans tarder, découvrir ce site qui fera date en dépit de son inscription « à la marge », au rebut ? des labellisations du Centenaire… à classer entre « Rad. Soc. » et « Union sacrée »… Alléluia !

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