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SUISSE (1914-1918) : LOCALITES OCCUPEES PAR LES INTERNES FRANÇAIS, BELGES ET ANGLAIS BLESSES ET MALADES – lettres L à Z

21 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux, #Suisse 1914-1918

Avec l’identification des structures d’accueil (hôpitaux, cliniques, hôtels, pensions de famille, etc.), au 25 août 1916 et le nombre d’internés militaires et civils relevant de « l’Entente », hébergés au 25 août 1916, au 20 décembre 1917, au 25 juin 1918 et au 10 novembre 1918.
Abréviations utilisées : (A) Anglais, (B) Belges, (c.) Canton, (F) Français – exemple : F-40 (hébergement de 40 Français) - Dans le cas où il n'y aurait pas le lettre précédant le chiffre, c'est que la nationalité est inconnue; il faut lire alors "interné" - exemple : (7, 25 juin 1918), lire 7 internés signalés au 25 juin 1918.
 
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Lettres A-K, SUITE

L’Etivaz (c. Vaud, Suisse) - (7, 25 juin 1918).

La Locle (c. Neuchâtel, Suisse) - (F-1, 20 déc. 1917).

La Sarraz (c. Vaud, Suisse) - (2, 25 août 1916 ; 10, 25 juin 1918). Hôpital.

La Tine (c. Vaud, Suisse) - (F-13, 20 déc. 1917 ; 6, 25 juin 1918 ; 8, 10 nov. 1918).

La Tour - région de Montreux – (F-B-A 56, 20 déc. 1917 ; 91, 25 juin 1918 ; 88, 10 nov. 1918).

La Tour-de-Trême (c. Fribourg, Suisse) - 24, 25 août 1916) Français. Pension Ruffieux (F). (F-23, B-4, 20 déc. 1917 ; 12, 25 juin 1918).

Lausanne (c. Lausanne, Suisse) - (12, 25 août 1916) Français et Anglais : Clinique Mont Riant (F). Hôpital cantonal (F). Asile de Cery, Jouxtens (F). Hôpital ophtalmologique, asile des aveugles. Clinique Roux. (F-309, B-112, A-16, 20 déc. 1917 ; 1179, 25 juin 1918 ; 1001, 10 nov. 1918).

Lauterbrunnen (c. Berne, Suisse) - (134, 25 août 1916) Français : Hôtel de la Gare (F). Hôtel Jungfrau (F). Hôtel Staubbach (F). Hôtel Oberland (F). Hôtel Croix Blanche (F). (F-87, 20 déc. 1917 ; 164, 25 juin 1918 ; 84, 10 nov. 1918).

Lavigny (c. Vaud, Suisse) - (1, 25 août 1916) : Hôpital.

Le Chanet (c. Neuchâtel, Suisse) - (F-99, 20 déc. 1917).

Le Pont (c. Fribourg, Suisse) - (160, 25 août 1916) Français et Belges : Grand Hôtel (F.B). Mon Désir (F.B). Modern Hôtel (F.B). (F-81, 20 déc. 1917 ; 111, 25 juin 1918 ; 76, 10 nov. 1918).

Le Sentier (Le Chenit, c. Vaud, Suisse) - (F-28, 20 déc. 1917 ; 30, 25 juin 1918 ; 15, 10 nov. 1918).

Leissigen (c. Berne, Suisse) - (17, 25 août 1916) Belges : Hôtel Croix Blanche (B). (F-13, 20 fév. 1917 ; 19, 15 juin 1918 ; 16, 10 nov. 1918).

Les Avants (Montreux, c. Vaud, Suisse) - (35, 25 août 1916) Français : Hôtel les Hirondelles (F). Pension Haberstich (F). Hôtel de Jaman (F). (9, 20 déc. 1917 ; 15, 25 juin 1918).

Les Ponts-de-Martel (c. Neuchâtel, Suisse) - (F-2, 20 déc. 1917).

Les Rasses (Sainte-Croix, c. Vaud, Suisse) - (153, 25 août 1916) Français : Hôtel Mont-Fleury (F). Hôtel des Alpes (F). Hôtel Beau-Site (F). Hôtel Mont-Blanc (F.B). (33, 10 nov. 1918).

Leysin (c. Vaud, Suisse) - (1138, 25 août 1916) Français et Anglais : Les Mélèzes (F). Les Sapins (F). Mont-Fleury (F). La Bruyère (F). La Valerette (F). Argentine (F). Hôtel de la Gare (F). Hôtel les Chamois (F). Hôtel Belvédère (F). Grand Hôtel, hydrothérapie (F). Le Roselier (F). Chavannes (F). Beau Site (A). Aurore (F). Mont-Blanc (F). Edelweiss (A). La Pyrolle (A). Bellevue (A). Pic Chaussy (A). Isolement (F). Le Clos (F). Bouton d’Or (F). Les Buis (F). Hôtel de la Poste (F). Naret Manghetti (F). Villa des Charmes (F). La Prairie (F). Les Frênes, cure de radiothérapie (F). Mont-Blanc (A). (F-530, B-83, A-93, 20 déc. 1917 ; 1225, 25 juin 1918 ; 1286, 10 nov. 1918). Centre d’accueil pour internés tuberculeux, dont plus de 6000 ont été hébergés, en 34 établissements.

Loëche-les-Bains (c. Valais, Suisse) - (191, 25 août 1916) Français : S. A. des Hôtels (F). Hôtel du Cheval Blanc (F). (F-118, B-2, 20 déc. 1917 ; 156, 25 juin 1918 ; 120, 10 nov. 1918).

Lucens (c. Vaud, Suisse) - Etablissement pour alcooliques français et belges (59, 13 novembre 1916). Fermé en juin 1917.

Lucerne (c. Lucerne, Suisse) - Armee-Sanitäts-Anstalt (A.S.A.) établissement sanitaire de l’armée suisse réservé exclusivement aux internés allemands (84 lits), français et belges (78 lits), anglais (22 lits), officiers (6 lits), installé dans les bâtiments de la Schweizerische Unfallversicherungsanstalt dès le 18 juin 1916. Etablissement A.S.A. fermé le 1er octobre 1917, 200 lits. Fermeture officielle : ordre n°724/B du 6 novembre 1917. Par ordre n° 770/B du 28 novembre 1917, création à l’hôtel Terrasse d’un hôpital pour internés allemands (« Deutsches Interniertenspital ». (F-72, B-11, A-3, 20 déc. 1917 ; 5, 10 nov. 1918). Le 28 décembre 1918, fermeture du « Deutsches Interniertenspital ».- (134, 25 août 1916) Français : Sonnenberg (F). Hôpital cantonal (F). Kurhaus Sonnmatt (F). Prison Centrale (F).

Lungern (c. Obwald, Suisse) - (123, 25 août 1916) Français : Hôtel du Parc (F). (F-25, 20 déc. 1917 ; 64, 25 juin 1918).

Mâcolin (c. Berne, Suisse) - (70, 25 août 1916) Français : Hôtel Bellevue (F). (F-46, 20 déc. 1917 ; 94, 25 juin 1918 ; 88, 10 nov. 1918).

Marin (c. Neuchâtel, Suisse) - (1, 25 août 1916) : Hôpital.

Martigny (c. Valais, Suisse) - (95, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel Mont-Blanc (F.B). Hôtel Clerc (F.B). Infirmerie (F). (F-61, 20 déc. 1917 ; 157, 25 juin 1918 ; 142, 10 nov. 1918).

Meggen (c. Lucerne, Suisse) - (1, 25 août 1916) Français : Villa Saint-Charles (F).

Meiringen (c. Berne, Suisse) - (286, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel Oberland (F.B). Hôtel de l’Ours (F.B). Hôtel Rütli (F). Hôtel Anderegg (F). Hôtel du Sauvage (F). Hôtel Willigen (F). Hôtel Croix Blanche (F) - (F-132, B-50, A-39, 20 déc. 1917 ; 239, 25 juin 1918 ; 164, 10 nov. 1918). Hôtel Aigle (F). Hôtel Alpbach (F). Hôtel Brunig (B). Hôtel Flora (F). (66, 25 juin 1918).

Merligen (c. Berne, Suisse) - (20, 25 août 1916) Français : Hôtel z. Traübe (F). (F-20, 20 déc. 1917 ; 22, 25 juin 1918 ; 1, 10 nov. 1918).

Montana (c. Valais, Suisse) - (509, 25 août 1916) Français : Hôtel Terminus (F). Hôtel Palace (F.B). Hôtel d’Angleterre (F). Kurhaus Victoria (F). Hôtel Mirabeau (F). Hôtel Bella-Vista. (B). Hôtel Rawil (F.B). Hôtel Pas de l’Ours (?). Hôtel du Golf et des Sports (?). (F-381, B-51, 20 déc. 1917 ; 473, 25 juin 1918 ; 430, 10 nov. 1918). Centre d’accueil pour tuberculeux, dont le premier convoi (F-200) est arrivé le 6 février 1916 ; en mai 1916 arrivée d’un second convoi (F-202). Durant la guerre Montana a hébergé 1878 internés, dans 11 établissements dont une clinique, ouverte le 1er avril 1918, avec 40 lits pour « grands malades ».

Montbovon (c. Fribourg, Suisse) - (41, 25 août 1916) Français : Hôtel de la Gare (F). Hôtel du Jaman (F). (F-28, B-1, 20 déc. 1917 ; 68, 25 juin 1918 ; 18, 10 nov. 1918).

Monthey (c. Valais, Suisse) - (15, 25 août 1916) Français et Belges : Infirmerie (F.B). Hospice Maléfoz (F). (F-14, B-3, 20 déc. 1917 ; 69, 25 juin 1918 ; 56, 10 nov. 1918).

Montreux (c. Vaud, Suisse) - (47, 25 août 1916). Français et Belges : Hôtel Suisse (F). Infirmerie (F.B). Pension St-James Alpina (F). Bureau d’internement (F). Cure de Montreux (F). (178, 20 décembre 1917 ; 294, 25 juin 1918 ; 307, 10 nov. 1918).

Mont-Soleil (c. Berne, Suisse) - (34, 25 août 1916) Français : Hôtel Beau-Séjour (F). (F-24, B-7, 20 déc. 1917 ; 20, 25 juin 1918).

Morges (c. Vaud, Suisse) - (4, 10 nov. 1918).

Morgins (c. Valais, Suisse) - (203, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel du Chalet (F.B). (F-61, B-82, 20 déc. 1917 ; 287, 25 juin 1918).

Môtiers (c. Neuchâtel, Suisse) - (Pas d’hébergement d’internés en 1918).

Moutier (c. Berne, Suisse) - (F-3, B-3, 20 déc. 1917 ; 38, 25 juin 1918).

Mürren (c. Berne, Suisse) - (478, 25 août 1916) Anglais) : Hôtel des Alpes (A). Hôtel Edelweiss (A). Hôtel Alpina (A). Hôtel Eiger (A). Hôtel Regina (A). Hôtel Alpenruh. Hôtel Bellevue(A). (A-151, 20 déc. 1917 ; 137, 25 juin 1918 ; 432, 10 nov. 1918).

Naters (c. Valais, Suisse) - (F-23, 20 déc. 1917 ; Pas d’hébergement d’internés en 1918).

Neirivue (c. Fribourg, Suisse) - (16, 25 août 1916). Belges : Hôtel du Lion d’Or (B). (B-15, 20 déc. 1917 ; 30, 25 juin 1918).

Neuchâtel (c. Neuchâtel, Suisse) - (13, 25 août 1916) : Conciergerie. Hôpitaux. (F-371, B-67, A-9, 20 déc. 1917 ; 635, 25 juin 1918 ; 522, 10 nov. 1918).

Nyon (c. Vaud, Suisse) - (F-3, 20 déc. 1917).

Oberhofen am Thunersee (c. Berne, Suisse) - (110, 25 août 1916) Français et Belges : Park Hôtel (F). Hôtel Kreuz (F). Pension Oberhofen (F). Hôtel Montana (F.B). Hôtel Rebleuten (F). (F-103, 20 déc. 1917 ; 129, 25 juin 1918 ; 145, 10 nov. 1918).

Oberried am Brienzersee (c. Berne, Suisse) - (14, 25 août 1916) Français : Hôtel du Cheval Blanc (F). Hôtel Alpenblick (F). (F-8, 20 déc. 1917 ; 12, 25 juin 1918).

Orbe (c. Vaud, Suisse) - (1, 25 août 1916) Anglais : Colonie. Prison d’Orbe (13) Anglais.

Oron (c. Vaud, Suisse) - (B-9, 20 déc. 1917).

Payerne (c. Vaud, Suisse) - (6, 25 juin 1918).

Peseux (c. Neuchâtel, Suisse) - (16, 10 nov. 1918).

Ponts-de-Martel (c. Neuchâtel, Suisse) - (387, 25 juin 1918 ; 124, 10 nov. 1918).

Préfargier (c. Neuchâtel, Suisse) - (1, 25 août 1916) : Asile d’aliénés (F).

Pregny (c. Genève, Suisse) - (F-73, 20 déc. 1917 ; 63, 25 juin 1918 ; 52, 10 nov. 1918).

Randa (c. Valais, Suisse) - (73, 25 août 1916) Français : Hôtel du Dôme (F).

Reckingen (c. Valais, Suisse) - (45, 25 août 1916) Belges : Hôtel de la Poste (B). Hôtel Blumenhorn (B).(1, 10 nov. 1918).

Riaz (c. Fribourg, Suisse) - (F-2, 20 déc. 1917 ; 1, 10 nov. 1918).

Ried-Brig (c. Valais, Suisse) - (F-3, B-12, 20 déc. 1917 ; 15, 25 juin 1918 ; 13, 10 nov. 1918).

Ringgenberg (c. Berne, Suisse) - Français : Hôtel Bellevue (F). Hôtel Beau-Séjour (F). (F-30, 20 déc. 1917 ; 50, 25 juin 1918 ; 103, 10 nov. 1918).

Rolle (c. Vaud, Suisse) - (6, 10 nov. 1918).

Romont (c. Fribourg, Suisse) - (24, 10 nov. 1918).

Rossinière (c. Vaud, Suisse) - (43, 25 août 1916) Anglais : Bon Accueil. Grand Chalet. (18, 25 juin 1918 ; 55, 10 nov. 1918).

Rougemont (c. Vaud, Suisse) - (77, 25 août 1916) Anglais : Valrose. Mélèzes. Verger. Chalet Stella. (23, 25 juin 1918 ; 110, 10 nov. 1918).

Saanen (c. Berne, Suisse) - (57, 25 août 1916) Français : Hôtel Alpenruhe (F). Hôtel Kranich (F). (F-40, 20 déc. 1917 ; 49, 25 juin 1918).

Saanenmöser (c. Berne, Suisse) - (38, 25 août 1916) Français : Sport Hôtel (F).

Saint-Cergue (c. Vaud, Suisse) - (80, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel Auberson (F.B). (F-79, B-3, 20 déc. 1917 ; 155, 25 juin 1918 ; 71, 10 nov. 1918).

Sainte-Croix (c. Vaud, Suisse) - (4, 25 août 1916) : Infirmerie.

Saint-Gall (c. Saint-Gall, Suisse) - (F-6, B-2, 20 déc. 1917).

Saint-Imier (c. Berne, Suisse) - (F-4, 20 déc. 1917 ; 14, 25 juin 1918).

Saint-Loup (c. Vaud, Suisse) - (F-17, B-2, 20 déc. 1917).

Saint-Maurice (c. Valais, Suisse) - (F-6, B-4, 20 déc. 1917).

Saint-Nicolas (c. Valais, Suisse) - (177, 25 août 1916) Belges : Hôtel des Alpes (B). Hôtel Lochmatter (B). Hôtel Rovina (B). (195, 25 juin 1918).

Saint-Triphon (c. Vaud, Suisse) - (14, 25 juin 1918 ; 27, 10 nov. 1918).

Saint-Urban (c. Berne, Suisse) - (3, 25 août 1916) Français : Maison de santé (F).

Salvan (c. Valais, Suisse) - (334, 25 août 1916) Français : Hôtel Mon Repos (F). Hôtel Dent du Midi (F). (F-230, 20 déc. 1917 ; 450, 25 juin 1918 ; 492, 10 nov. 1918).

Schinznach-Bad (c. Argovie, Suisse) - (133, 25 août 1916) Français et Belges : Kurhaus.

Seeburg (c. Lucerne, Suisse) - (A-43, 20 déc. 1917 ; 75, 25 juin 1918).

Semsales (c. Fribourg, Suisse) - (28, 10 nov. 1918).

Sierre (c. Valais, Suisse) - (F-69, B-50, 20 déc. 1917 ; 151, 25 juin 1918 ; 66, 10 nov. 1918).

Signal de Bougy (c. Vaud, Suisse) - Etablissement pour alcooliques anglais, ouvert le 21 novembre 1916 (36, novembre 1916 ; 51, décembre 1916). Fermé le 10 novembre 1917.

Sion (c. Valais, Suisse) - (F-49, 20 déc. 1917 ; 82, 25 juin 1918 ; 72, 10 nov. 1918).

Spie[i]z (c. Berne, Suisse) - (198, 25 août 1916).Français et Belges : Hôtel Belvédère (F. B). Hôtel Terminus (F). Hôtel des Alpes (F). Hôtel Seerose (F). Hôtel Bellevue (F). Hôtel Lötschberg (F). Hôtel Daheim (F). Hôtel Niesen (F). Hôtel Jungfrau (F). Hôtel Schlössli (F). (F-102, 20 déc. 1917 ; 279, 25 juin 1918 ; 156, 10 nov. 1918).

Stalden (c. Valais, Suisse) - (45, 25 août 1916) Français et belges : Hôtel Lagger (F). Grand Hôtel (B)

Steffisburg (c. Berne, Suisse) - (38, 25 août 1916) Français : Schnittweierbad (F). Landhaus (F). (F-19, 20 déc. 1917 ; 62, 25 juin 1918 ; 42, 10 nov. 1918).

Sundlauenen (c. Berne, Suisse) - (22, 25 juin 1918).

Territet-Veytaux (c. Vaud, Suisse) - (80, 25 août 1916) Français : Hôtel Mont-Fleuri (F). Pension Milliquet (F). Clinique de Collonge (F). Clinique Valmont (F). Pension les Violettes, Veytaux (F). Pension Masson (F). Français et Anglais (F-A-28, 20 décembre 1917) - (Territet, F-107, 25 juin 1918 ; F-104, 10 nov. 1918 et Veytaux, F-A-49, 20 décembre 1917 ; F-84, 25 juin 1918 ; F-76, 10 nov. 1918).

Thoune (c. Berne, Suisse) - (104, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel Victoria (F.B). Hôtel Beau-Rivage (F.B). (F-141, B-18, 20 fév. 1917 ; 193, 25 juin 1918 ; 209, 10 nov. 1918).

Täsch (c. Valais, Suisse) - (65, 25 août 1916) Français : Hôtel Tæschorn (F).

Troinex (c. Genève, Suisse) - (F-10, 20 déc. 1917).

Troistorrents (c. Valais, Suisse) - (F-28, 20 déc. 1917 ; 50, 25 juin 1918 ; 47, 10 nov. 1918).

Unterseen (c. Berne, Suisse) - (B-148, 20 déc. 1917 ; 154, 25 juin 1918 ; 260, 10 nov. 1918).

Vaulruz (c. Fribourg, Suisse) - (5, 25 juin 1918).

Vernayaz (c. Valais, Suisse) - (F-54, 20 déc. 1917 ; 80, 25 juin 1918 ; 76, 10 nov. 1918).

Vevey (c. Vaud, Suisse) - (6, 25 août 1916) Belges : Hospice du Samaritain (B). Français et Anglais (235, 20 déc. 1917). Alliés (357, 25 juin 1918 ; 454, 10 nov. 1918).

Veyrier (c. Genève, Suisse) - (B-42, 20 déc. 1917 ; 40, 25 juin 1918).

Viège (c. Valais, Suisse) - (104, 25 août 1916) Français. Hôtel de la Poste (F). Hôtel des Alpes (F). Hôtel du Soleil (F.B). Hôtel Mont-Cervin (F). (F-60, 20 déc. 1917 ; Pas d’hébergement en 1918).

Villars (c. Vaud, Suisse) - (282, 25 août 1916) Français : Bellevue. Hôtel Victoria. (F-167, B-29, A-1, 20 déc. 1917 ; 215, 25 juin 1918 ; 254, 10 nov. 1918).

Villeneuve (c. Vaud, Suisse) - (97, 20 déc. 1917 ; 124, 25 juin 1918 ; 147, 10 nov. 1918).

Walchwil (c. Zoug, Suisse) - (35, 25 août 1916) Français et Belges : Kurhaus (F.B).

Weissenburg-Bad (c. Berne, Suisse) - (138, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel des Bains (F et Belg.). Pension Jenni (F). Hôtel Glauser (F). Fondation pour internés tuberculeux et alccoliques français et belges (1917). (F-130, B-8, 20 déc. 1917).

Wengen (c. Berne, Suisse) - (218, 25 août 1916) Français : Hôtel Silberhorn (F). Hôtel Schweizerhof (F).Hôtel Bristol (F). Hôtel Métropol (F). Hôtel Blümlisalp (F). Hôtel National (F). Hôtel Victoria (F). (F-125, 20 déc. 1917 ; 251, 25 juin 1918 ; 126, 10 nov. 1918).

Wilderswil (c. Berne, Suisse) - (118, 25 août 1916) Français : Hôtel Wilderswil (F). Hôtel des Alpes (F). Hôtel Jungfrau (F). Hôtel Alpenrose (F). Hôtel Alpenblick (F). (F-81, A-5, 20 déc. 1917 ; 190, 25 juin 1918 ; 160, 10 nov. 1918).

Wimmis (c. Berne, Suisse) - (16, 25 août 1916) Français : Hôtel z. Löwen (F). (F-3, 20 déc. 1917 ; 12, 25 juin 1918 ; 3, 10 nov. 1918).

Witzwil (c. Berne, Suisse) - Colonie pénitentiaire, pour Français, Belges et Anglais. (35, 25 août 1916) Français et Belges : Pénitencier. (97 français, 15 belges, 17 anglais, de juin à décembre 1916). Fermée en novembre 1917.

Yverdon-les-Bains (c. Vaud, Suisse) - (113, 25 août 1916) Français : Hôtel des Bains (F). Maison Blanche (F). (F-197, B-47, A-2, 20 déc. 1917 ; 341, 25 juin 1918 ; 199, 10 nov. 1918). Yverdon (4, 25 août 1916). Prison. Infirmerie.

Zermatt (c. Valais, Suisse) - (170, 25 août 1916) Français : Hôtel Perren (F). Hôtel Taugwalder (F). Hôtel de la Poste (F). Hôtel Mont-Cervin (F).

Zoug (c. Zoug, Suisse) - (7, 25 août 1916) Français : Hôpital civil (F). En congé. En prison.

Zugerberg (c. Zoug, Suisse) - (24, 25 août 1916) Français : Hôtel Schönfels (F).

Zurich (c. Zurich, Suisse) - (F-81, B-8, A-2, 20 déc. 1917).

Zweisimmen (c. Berne, Suisse) - (178, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel de la Gare (Belges). Hôtel Alpina (Belges). Hôtel Couronne (F). Hôtel Monbijou (F). Hôtel des Alpes (F). Hôtel de la Poste (F). Hôtel Simmenthal (F). Hôtel Alpenrose (F). (F-100, B-7, 20 déc. 1917 ; 204, 25 juin 1918 ; 207, 10 nov. 1918).

sources :

Major Edouard Favre. L’internement en Suisse des prisonniers de guerre malades ou blessés. Premier rapport, 1916, Genève-Bâle-Lyon : Georg & Cie, 1917, VIII-414 p.; Deuxième rapport, 1917, Genève-Bâle-Lyon : Georg & Cie, 1917, VIII-388 p.; Troisième rapport, 1918-1919, Berne : Bureau du service de l’internement, 1919, VI-467 p.

Lieutenant-colonel H.P. Picot. The British Interned in Switzerland. London : Ed. Arnold, 1919, 212 p.

Pour en savoir plus sur le quotidien des internés francophones :

Journal des internés français. Hebdomadaire illustré, publ. sous le haut patronage de l'Ambassade de France en Suisse (1916-1918). Informations officielles du service de l’Internement et locales, remises de décorations, notices nécrologiques, cérémonies, etc.

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32799881x

Les internés belges disposaient eux aussi d'un périodique : Le Beffroi ; mais ce bulletin qui n'aurait eu que cinq numéros en 1918 paraît introuvable dans les les collections publiques. Amis belges, si vous en savez plus ?

FIN

A LIRE SUR CE BLOG, SUISSE 1914-1918 : le rapatriement des "sanitaires" et l'internement des prisonniers de guerre alliés malades et blessés.

Appel : Dans le cas où vous auriez relevé des erreurs, anomalies géographiques, cantonales, etc. vous seriez assez aimables pour m'en informer, par l'intermédiaire des volets "contact" ou "commentaires". De même, si vous disposez d'informations complémentaires, ce sera avec plaisir que je complèterai mes notices ou qu'au moyen d'un lien, j'en informerai les passionnés de l'Histoire de la Suisse 1914-1918.  
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SUISSE (1914-1918) : LOCALITES OCCUPEES PAR LES INTERNES FRANÇAIS, BELGES ET ANGLAIS BLESSES ET MALADES – lettres A à K

20 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux, #Suisse 1914-1918

Avec l’identification des structures d’accueil (hôpitaux, hôtels, pensions de famille, etc.), au 25 août 1916 et le nombre d’internés militaires et civils relevant de « l’Entente », hébergés au 25 août 1916, au 20 décembre 1917, au 25 juin 1918 et au 10 novembre 1918.
Abréviations utilisées : (A) Anglais, (B) Belges, (c.) Canton, (F) Français – exemple : F-40 (hébergement de 40 Français), etc.
Pour être averti des nouveaux articles, pensez à vous abonner !

Adelboden (c. Berne, Suisse) - (197, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel National (F). Hôtel Schönegg (B). Hôtel Kurhaus (B). Grand Hôtel (F). Hôtel Beau-Site (F). (F-42, B-1, 20 déc. 1917 ; 180, 25 juin 1918).

Aeschi (c. Berne, Suisse) - (176, 25 août 1916) Français : Hôtel Bären (F). Hôtel Beau-Site (F). Friedegg (F). Hôtel Blümlisalp (F). Hôtel Baumgarten(F). Hôtel Bellevue (F). (B-144, 20 déc. 1917 ; 217, 25 juin 1918 ; 170, 10 nov. 1918).

Aigle (c. Vaud, Suisse) - (103, 25 août 1916) Français : Grand Hôtel. (F-104, 20 déc. 1917 ; 141, 25 juin 1918 ; 97, 10 nov. 1918).

Ambri Piotta (c. Tessin, Suisse) - (47, 25 août 1916) Français et Belges : Sanatorio del Gottardo.

Aubonne (c. Vaud, Suisse) - (F-3/20 déc. 1917).

Auvernier (c. Neuchâtel, Suisse) - (26, 10 nov. 1918).

Avenches (c. Vaud, Suisse) - (F-3, B-1, 20 déc. 1917 ; 27, 25 juin 1918 ; 1, 10 nov. 1918).

Bagnes (c. Valais, Suisse) - (45, 25 août 1916) Français : Hôtel du Giétroz. (F-40, 20 déc. 1917 ; 73, 25 juin 1918 ; 37, 10 nov. 1918).

Bâle (c. Bâle, Suisse) - (1, 25 août 1916) Français : Consulat de France. (F-43, B-4, A-2, 20 déc. 1917).

Ballaigues (c. Vaud, Suisse) - (103, 25 août 1916) Français : Pension Aubépine (F). Hôtel Maillefer (F). (F-88, 20 déc. 1917 ; 302, 25 juin 1918 ; 126, 10 nov. 1918).

Baugy (c. Vaud, Suisse) - (F-43, 20 déc. 1917 ; 60, 25 juin 1918 ; 45, 10 nov. 1918).

Bavois (c. Vaud, Suisse) - (27, 25 juin 1918).

Beatenberg (c. Berne, Suisse) - (138, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel du Parc (F.B.). Hôtel Jungfraublick (F). Hôtel Amisbühl (F). Hôtel Bellevue (F). Hôtel Beatus (F). Hôtel Edelweiss (F). (F-106, 20 déc. 1917 ; 246, 25 juin 1918 ; 223, 10 nov. 1918).

Berne (c. Berne, Suisse) - Hôpital de l’Isle. Gemeindespital. Victoria-Spital. Cliniques de la ville. Par décision du 28 juin 1916 : L’hôpital de Salem est exclusivement réservé aux soins du maxillaire, chirurgie maxillo-faciale (10, 25 août 1916) Anglais : British Légation. (F-326, B-40, A-34, 20 déc. 1917).

Bex (c. Vaud, Suisse) - (100, 25 août 1916) Français : Villa des Bains. Villa des Narcisses. Villa du Crochet. Villa Stella. (F-178, 20 déc. 1917 ; 203, 25 juin 1918 ; 228, 10 nov. 1918).

Bienne (c. Berne, Suisse) - (4, 25 août 1916) Hôpital. (F-5, 20 déc. 1917 ; 14, 25 juin 1918 ; 25, 10 nov. 1918).

Blonay (c. Vaud, Suisse) - (271, 25 août 1916). Français et Belges : Hôtel de Blonay (F.B.). Pension Mon Plaisir (F). Pension Chantemerle (F). Hôtel des Pléiades (F). Hôtel des Chevalleyres (F). Pension les Sapins, Lally (F). Hôtel du Roc, St-Légier (F. B.). Pension Richemont (F). Grand Hôtel, Vevey (F). Pension des Marguerites (B). Grand Hôtel du Mont-Pèlerin (F). Hôtel Beau Réveil, Corseaux (F). Hôtel Victoria, Corseaux (F). Pension Monod, Corseaux (F). Pension Beau-Site, Corseaux (F). Hôtel Miremont, La Tour (F). Pension Ermitage (F). (F-67, 20 déc. 1917 ; 148, 25 juin 1918 ; 44, 10 nov. 1918) – Corseaux : (F-62, 20 déc. 1917 ; 75, 25 juin 1918 ; 31, 10 nov. 1918) et Saint-Légier : (F-B-108, 20 déc. 1917 ; 71, 25 juin 1918 ; 44, 10 nov. 1918).

Bönigen (c. Berne, Suisse) - (81, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel Bel-Air (F). Hôtel de la Gare (F). Hôtel du Parc (B). (F-56, 20 déc. 1917 ; 100, 25 juin 1918 ; 75, 10 nov. 1918).

Boudry (c. Neuchâtel, Suisse) - (1, 25 août 1916). Prison. (F-49, B-1, 20 déc. 1917 ; 48, 25 juin 1918 ; 31, 10 nov. 1918).

Brienz (c. Berne, Suisse) - (123, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel Croix-Blanche F). Hôtel de l’Etoile (F). Hôtel du Cheval Blanc (F). Hôtel du Lac (F). Hôtel de l’Ours (B). Hôtel Bellevue (B). (F-50, 20 déc. 1917 ; 110, 25 juin 1918 ; 42, 10 nov. 1918).

Brigue (c. Valais, Suisse) - (21, 25 août 1916) Français et Belges : Kreisspital (F.B). Prison (F). (F-45, B-13, 20 déc. 1917 ; 20, 25 juin 1918).

Bulle (c. Fribourg, Suisse) - (F-6, B-15, 20 déc. 1917 ; 70, 25 juin 1918 ; 91, 10 nov. 1918).

Caux (c. Vaud, Suisse) - (35, 25 août 1916). Français : Grand Hôtel (F). Pension des Fougères (F). (F-23, 20 déc. 1917 ; 42, 25 juin 1918 ; 34, 10 nov. 1918).

Cery (c. Vaud, Suisse) - (F-2, B-1, A-1, 20 déc. 1917 ; 4, 25 juin 1918 ; 1, 10 nov. 1918).

Chailly (c. Vaud, Suisse) - (66, 25 août 1916). Français : Hôtel Mury (F). Pension Dufour, Brent (F). (F-27, 20 déc. 1917 ; 80, 25 juin 1918 ; 10 nov. 1918).

Chamblon (c. Vaud, Suisse) - (F-20, 20 déc. 1917 ; 19, 25 juin 1918 ; 8, 10 nov. 1918).

Champel (c. Genève, Suisse) - (F-48, 20 déc. 1917 ; 73, 25 juin 1918 ; 71, 10 nov. 1918).

Champéry (c. Valais, Suisse) - (343, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel des Alpes (F). Hôtel Valais (F). Hôtel Champéry (F). Hôtel Victoria (F). Hôtel Dent du Midi (F, Belg). Hôtel Berra (F). (F-128, 20 déc. 1917 ; 345, 25 juin 1918 ; 342, 10 nov. 1918).

Chardonne (c. Vaud, Suisse) - (35, 25 juin 1918 ; 21, 10 nov. 1918).

Charmey (c. Fribourg, Suisse) - (F-40, 20 déc. 1917 ; 132, 25 juin 1918 ; 101, 10 nov. 1918).

Château-d’Œx (c. Vaud, Suisse) - (404, 25 août 1916) Anglais. Berthod. Beau-Séjour. Torrent. Victoria. Cheneau. Reposoir. Morier. Rosat. Grand Hôtel. Chalets. La Bruyère. Soldanelle. Brigolière. (F-442, 20 déc. 1917 ; 225, 25 juin 1918 ; 571, 10 nov. 1918).

Châtel-Mont-Salvan (c. Fribourg, Suisse) - (13, 10 nov. 1918).

Châtel-Saint-Denis (c. Fribourg, Suisse) - (46, 25 août 1916) Français : Hôtel de la Croix d’Or (F). Hôtel de la Ville (F). Pension Villars(F). Pension Bucher (F). Pension particulière (F). (F-57, A-1, 20 déc. 1917 ; 67, 25 juin 1918 ; 63, 10 nov. 1918).

Chaumont (c. Neuchâtel, Suisse) - (34, 25 août 1916) Français : Grand Hôtel. (F).

Chaux-de-Fonds (c. Neuchâtel, Suisse) - (49, 25 juin 1918 ; 2, 10 nov. 1918).

Chernex (c. Vaud, Suisse) - (66, 25 août 1916). Français et Belges : Hôtel des Iris (F, Belg). Hôtel Windsor (F). Chalet Suisse (F). Hôtel des Narcisses, Chamby (F-1, nov. 1918). Pension Ermitage, Cornaux (Cornaux : F-13, 20 déc. 1917 ; F-pas d’hébergement en 1918). (Chernex : 29, 20 déc. 1917 ; 80, 25 juin 1918 ; 10 nov. 1918).

Chesieres (c. Vaud, Suisse) - (157, 25 août 1916) Français : Pension Gentiana. Hôtel du Chamossaire. Marie-Antoinette. Rose-Marie. (111, 25 juin 1918 ; 165, 10 nov. 1918).

Chexbres (c. Vaud, Suisse) - (46, 25 août 1916). Français et Belges : Grand Hôtel (F). Hôtel Victoria (F.B). (56, 20 déc. 1917 ; 85, 25 juin 1918 ; 41, 10 nov. 1918).

Clarens (c. Vaud, Suisse) - (186, 25 août 1916). Français et Belges : Hôtel Royal (F). Grand Hôtel (F.B). Hôtel du Châtelard (F). Clinique de la Prairie (F). Hôtel Mont-Brillant, Baugy (F). Hôtel Beau Site (F). Pension les Violettes (F). (153, 20 décembre 1917 ; 255, 25 juin 1918 ; 183, 10 nov. 1918).

Concise (c. Vaud, Suisse) - (2, 25 août 1916) : Bureau d’internement.

Cortaillod (c. Neuchâtel, Suisse) - (49, 25 août 1916) Français : Hôtel Bellerive (F). (F-39, 20 déc. 1917 ; 14, 25 juin 1918).

Cossonay (c. Vaud, Suisse) - (F-4, 20 déc. 1917 ; 17, 25 juin 1918 ; 22, 10 nov. 1918).

Couvet (c. Neuchâtel, Suisse) - (B-1, 20 déc. 1917 ; 41, 25 juin 1918).

Daillens (c. Vaud, Suisse) - (F-18, B-5, 20 déc. 1917 ; 28, 25 juin 1918 ; 14, 10 nov. 1918).

Diablerets (c. Vaud, Suisse) - (269, 25 août 1916) Français : Grand Hôtel. (F-124, B-22, 20 déc. 1917 ; 202, 25 juin 1918 ; 76, 10 nov. 1918).

Diemtigen (c. Berne, Suisse) - (41, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel Hirschen (F.B). Hôtel Schönhühl (F.B). (F-37, 20 déc. 1917 ; 53, 25 juin 1918 ; 47, 10 nov. 1918).

Duillier (c. Vaud, Suisse) - Camp disciplinaire de Duillier (C.D.D.), ouvert le 18 décembre 1916. (F-133, B-8, 20 déc. 1917 ; 53, 25 juin 1918 ; 69, 10 nov. 1918).

Engelberg (c. Obwald, Suisse) - (716, 25 août 1916) Français et belges : Hôtel Marguerite (F). Hôtel Bess (F.B). Hôtel Central (F.B). Hôtel Edelweiss (F.B). Hôtel Schweizerhof (F.B). Hôtel Titlis (F.B). Hôtel Trautheim (F.B). Hôtel Terminus (F.B). Hôtel Schönthal. Hôtel des Alpes (F.B). Clinique Erlenhof (F). Appartement privé. Asile des malades (F.B).

Erlenbach (c. Zurich, Suisse) - (8, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel de la Couronne (F.B). (F-7, 20 déc. 1917 ; 30, 25 juin 1918 ; 33, 10 nov. 1918).

Faulensee (c. Berne, Suisse) - (44, 25 août 1916) Français : Hôtel Strandweg (F). Hôtel Seeblick (F). (F-17, 20 déc. 1917 ; 54, 25 juin 1918 ; 26, 10 nov. 1918).

Fiesch (c. Valais, Suisse) - (81, 25 août 1916) Français : Hôtel Glacier et Poste (F). Hôtel des Alpes (F). (F-25, 20 déc. 1917 ; 30, 25 juin 1918 ; 34, 10 nov. 1918).

Finhaut (c. Valais, Suisse) - (316, 25 août 1916) Français : Hôtel de Finhaut (F). Hôtel Mont-Blanc (F). Hôtel Mont-Fleury (F). Hôtel des Alpes (F). Hôtel Victoria (F). Hôtel Bristol (F). Hôtel Terminus-Giétroz (F). Hôtel Eden-Giétroz (F).

Fleurier (c. Neuchâtel, Suisse) - (38, 25 août 1916) Français : Hôtel Beau-Site (F). (B-1, 20 déc. 1917 ; 27, 25 juin 1918).

Fribourg (c. Fribourg, Suisse) - Armee-Sanitäts-Anstalt (A.S.A.) établissement sanitaire de l’armée suisse à Gambach réservé exclusivement aux internés alliés. Ouvert le 2 mai 1917 (ordre n°71) avec 60 lits (du 1er mai au 15 juin 1917) ; 100 lits (du 16 juin au 30 septembre 1917) ; 125 lits (à compter du 1er octobre 1917). 387 hospitalisés en 1917. (F-137, B-75, A-2, 20 déc. 1917 ou [2e rapport, p. 319 : F-97, B-19, A-19, 20 déc. 1917] ; 385, 25 juin 1918 ; 323, 10 nov. 1918). Le 16 octobre 1918, ouverture d’une annexe à la clinique de Pérolles (40 lits). 1357 internés alliés ont été soignés et opérés à l’A.S.A. de Fribourg. Fermeture administrative et comptable le 7 mars 1919.

Frutigen (c. Berne, Suisse) - (95, 25 août 1916) Français : Hôtel Bellevue (F). Pension Waldeck (F). Pension Doldenhorn (F). (F-37, 20 déc. 1917 ; 120, 25 juin 1918 ; 94, 10 nov. 1918).

Genève (c. Genève, Suisse) - Hôpital cantonal. Clinique générale, service de chirurgie maxillo-faciale du docteur Julliard, ouvert le 8 septembre 1916. (F-B-A-102, 20 déc. 1917 ; 818, 25 juin 1918 ; 770, 10 nov. 1918).

Gimel (c. Vaud, Suisse) - Etablissement pour alcooliques français, belges et anglais, ouvert le 1er novembre 1916. (35, 1er novembre 1916 ; 84, 1er décembre 1916 ; 80, 1er janvier 1917). Etablissement spécialisé fermé en juin 1917. (F-86, 20 déc. 1917 ; 168, 25 juin 1918 ; 35, 10 nov. 1918).

Glion (c. Vaud, Suisse) - (135, 25 août 1916). Français et Belges : Hôtel Bellevue (F). Hôtel Victoria (F.B). Hôtel Righi Vaudois (F). Hôtel Alpes Vaudoises (F). Hôtel Champ Fleuri (F.B). Hôtel Placida (B). Hôtel Clos de Naye (F). Hôtel de Glion (F). (86, 20 déc. 1917 ; 144, 25 juin 1918 ; 104, 10 nov. 1918).

Goldiwil p.Thoune (c. Berne, Suisse) - (35, 25 août 1916) Français : Hôtel Alpenblick (F). Hôtel Blümlisalp (F). (F-25, B-9, 20 déc. 1917 ; 110, 25 juin 1918 ; 73, 10 nov. 1918).

Goldswil (c. Berne, Suisse) - (47, 25 août 1916) Français : Hôtel du Parc (F). Hôtel Felsenegg (F). (F-31, 20 déc. 1917 ; 39, 25 juin 1918 ; 37, 10 nov. 1918).

Grand-Lancy (c. Genève, Suisse) - (F-56, A-1, 20 déc. 1917 ; 63, 25 juin 1918 ; 40, 10 nov. 1918).

Grandvillard (c. Fribourg, Suisse) - (12, 25 août 1916) Français : Pension Curât (F). (F-31, 20 déc. 1917 ; 72, 25 juin 1918 ; 26, 10 nov. 1918).

Grindelwald (c. Berne, Suisse) - (300, 25 août 1916) Français : Hôtel Belvédère (F). Hôtel Regina (F). Hôtel Glacier (F). Hôtel Schönegg (F). Hôtel Beausite (F). Hôtel Alpenblick (F). Hôtel Oberland (F). Hôtel National (F). Hôtel du Jura (F). Hôtel Croix-Blanche (F). Hôtel Bel Air (F). Hôtel de l'Ours (F). (F-198, A-3, 20 déc. 1917 ; 252, 25 juin 1918 ; 207, 10 nov. 1918).

Gruyères (c. Fribourg, Suisse) - (38, 25 août 1916) Français : Hôtel du Bourgoz (F). (F-48, 20 déc. 1917 ; 71, 25 juin 1918 ; 33, 10 nov. 1918).

Gryon (c. Vaud, Suisse) - (128, 25 août 1916) Français, Belges et Anglais : Grand Hôtel (F). Pension du Chalet (B). Hôtel du Chamossaire (A.F). Pension Dent du Midi (F). Grand Quisisana (F). Le Vallon (F). Pension Chrysanthème (F). Petit Quisisana (F). (182, 25 juin 1918 ; 104, 10 nov. 1918).

Gstaad (c. Berne, Suisse) - (86, 25 août 1916) Français : Hôtel Victoria (F). Pension Ebnit (F). (F-39, 20 déc. 1917 ; 78, 25 juin 1918).

Gsteig [Steig] (c. Berne, Suisse) - (88, 25 août 1916) Français : Hôtel Oldenhorn (F). Hôtel Sanetsch (F).Hôtel Victoria (F). (89, 25 juin 1918).

Gunten (c. Berne, Suisse) - (58, 25 août 1916) Français : Hôtel Bellevue (F). Hôtel Kreuz (F). (F-33, A-30, 20 déc. 1917 ; 70, 25 juin 1918 ; 53, 10 nov. 1918).

Heiligenschwendi (c. Berne, Suisse) - (F-1, 20 déc. 1917 ; 1, 25 juin 1918).

Henniez (c. Vaud, Suisse) - Etablissement pour alcooliques français et belges, transfert à Lucens.

Hilterfingen (c. Berne, Suisse) - (F-107, 20 déc. 1917).

Interlaken (c. Berne, Suisse) - (665, 25 août 1916) Français et Belges : Hôtel Splendide (F). Hôtel du Lac (F). Hôtel Bernerhof (F.B). Hôtel Croix Blanche (F). Hôtel Saint-Gothard (F). Hôtel du Jura (F). Hôtel du Pont (F). Hôtel Eden (F). Hôtel Bel Air (F). Sanatorium Grandjean (F). Hôtel Bellevue (F). Hôtel Simplon (F). Hôtel Alpina (F). Logis privés. Hôtel Eiger (F). Hôtel Reber (F). Hôtel Levev (F). Hôtel Erika (B). Hôtel Métropole (F). Hôtel du Nord (F). Hôtel Brunig (F). Hôtel Central (B). Hôtel Beau-Site (F). Hôtel Rugenparc (F). Hôtel National (F). (F-354, 20 déc. 1917 ; 711, 25 juin 1918 ; 780, 10 nov. 1918). Interlaken (18, 25 août 1916) Anglais : Manor Farm (A). Hôpital (A). (A-194, 20 déc. 1917 ; 153, 25 juin 1918 ; 377, 10 nov. 1918).

Iseltwald (c. Berne, Suisse) (58, 25 juin 1918 ; 42, 10 nov. 1918).

Kandersteg (c. Berne, Suisse) - (123, 25 août 1916). Français : Hôtel Sport (F). Hôtel Kurhaus (F). Hôtel Touriste (F). (F-60, B-5, 20 déc. 1917 ; 57, 25 juin 1918).

Kienthal (c. Berne, Suisse) - Etablissement pour alcooliques alliés. Ouvert le 20 mars 1917 et fermé le 10 juin 1918. (F-27, B-3, 20 déc. 1917).

Krattigen (c. Berne, Suisse) - (29, 25 août 1916) : Oertlimatt. (F-25, 20 déc. 1917 ; 57, 25 juin 1916 ; 24, 10 nov. 1918).

A SUIVRE : Lettres L - Z

A LIRE SUR CE BLOG, SUISSE 1914-1918 : le rapatriement des "sanitaires" et l'internement des prisonniers de guerre alliés malades et blessés.

Internés français en cours de rapatriement

Internés français en cours de rapatriement

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SUISSE (1914-1918) : L'INTERNEMENT DES PRISONNIERS DE GUERRE ALLIES, MALADES ET BLESSES

19 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hommes, #Suisse 1914-1918

L’internement en Suisse, de 1914 à 1918, des prisonniers de guerre alliés, malades et blessés

Je propose le deuxième article d’une série de quatre sur les actions de la Croix-Rouge et de la Confédération helvétique, en 1914-1918, en faveur des prisonniers de guerre alliés blessés et malades. Sujet très peu traité. Le premier dossier concernait le rapatriement des personnels du service de santé des nations belligérantes qui furent identifiés comme « sanitaires ». Ce nouvel article intéresse les prisonniers de guerre de l’Entente, essentiellement les blessés et malades anglais, belges et français, qui furent internés sur le territoire suisse, de 1916 à 1918. A la suite d’un court rappel historique, j’ai inclus quelques notes, en marge avec mon sujet, sur le rapatriement, en 1915, des « grands blessés » alliés et allemands.

Amis suisses ! : Ces articles, sont pour moi l’occasion de marquer mon admiration pour l’œuvre des Suisses au bénéfice de nos sanitaires, de nos blessés, de nos prisonniers. Une œuvre considérable et scandaleusement peu connue en France. Je souhaite que mes « papiers » participent à cette redécouverte à l’aube du Centenaire de la Grande Guerre et permettent aux Suisses de vivre avec nous ces commémorations et de nous faire partager leurs fonds documentaires, leurs souvenirs et témoignages. Au-delà d’une œuvre de charité, l’internement en Suisse, a bien été une grande œuvre de fraternité à l’échelle européenne.

En guise d’Introduction

Avant 1914, les Suisses avaient déjà fait l’expérience de l’internement. Lors de la guerre de 1870-1871, les troupes françaises de l’armée de l’Est encerclées, furent rejetées vers la Suisse où elles durent être internées. Ainsi dès le 1er février 1871, plus de 2 467 officiers et 87 847 soldats de l’armée du général Bourbaki, appelés en Suisse, les « Bourbakis* », furent désarmés et accueillis par la Confédération. Ces troupes défaites traînaient à leur suite près de 17 897 blessés et malades qui furent soignés dans près de 200 ambulances suisses réparties tout au long de la frontière. Durant cette guerre les cimetières suisses se remplirent des dépouilles de 1701 soldats français.

(*). Sur les "Bourbakis" en Suisse : Gaudet-Blavignac R, L’internement des Bourbakis en Suisse, dans Le Brécaillon, bulletin de l’Association du musée militaire genevois, n°27, déc. 2006, p. 68-103 ; reprend les chiffres du rapport officiel du major Ed. Davall sur l’internement des troupes françaises en Suisse, Berne, 1873.

Dans sa première circulaire, en date du 15 août 1914, le comité international de la Croix-Rouge de Genève faisait connaître : « (…) Dès maintenant l’œuvre de la Croix-Rouge est appelée à une activité intense telle qu’elle ne s’est jamais produite jusqu’à ce jour. » Cette activité ne tarda pas à être mise en oeuvre. En octobre 1914, à la suite de renseignements provenant des camps de prisonniers relayés par les « sanitaires » libérés, le CICR tenta d’extraire des camps allemands et français, les « grands blessés » dont la mortalité était alors effrayante.

Dans le courant d'octobre 1914, le CICR se met en relation avec les gouvernements allemand et français en vue de l’échange, par l’intermédiaire de la Confédération helvétique, des prisonniers gravement blessés : « les grands blessés ». Au début de l’année 1915, le Saint-Siège fit une proposition analogue. En février 1915, un accord humanitaire d’échange de « grands blessés » était signé entre l’Allemagne et la France. Les transports d’échanges commencèrent le 2 mars 1915 et furent confiés à la Croix-Rouge suisse. De mars 1915 à novembre 1916, près de 2 343 allemands et 8 668 grands blessés français furent échangés via la Suisse. Ce système d’échange devait par la suite se tarir et être remplacé par l’internement avec rapatriement à l’issue d’une plus ou moins longue convalescence.

L’internement sanitaire en Suisse : les débuts (1915-1917).

Dès la mise en place effective du rapatriement des « grands blessés », en février 1915, un projet d’internement des prisonniers de guerre « moyens blessés » fit l’objet d’échanges diplomatiques entre les belligérants et la Suisse. Mais cette question de l’internement dépassait le cadre de la Croix-Rouge et ne pouvait être traité qu’à l’échelon de la Confédération (Conseil fédéral). Le 2 avril 1915, le projet d’accueil des « moyens blessés » s’élargissait aux « tuberculeux ». La Suisse pourrait ainsi devenir un vaste sanatorium d’accueil pour tous les soldats malades.

Le 1er mai 1915, un projet d’internement était soumis au Conseil fédéral suisse par un envoyé du Saint-Père, le comte Charles Santucci (**). Il s’ensuivit des négociations diplomatiques « longues et délicates » entre les gouvernements allemands et français qui aboutirent à la décision du 26 janvier 1916 d’un essai d’internement en Suisse de cent tuberculeux français et de cent allemands.

(**) L’Impartial, de la Chaux-de-Fonds, 11 juin 1915.

En janvier-février 1916, le gouvernement suisse organisa, sous la responsabilité du médecin d’armée et du service de santé de l’armée suisse, le service de l’internement ; ce qui conduisit :

  • Au choix des futurs internés relevant de catégories médicales définies (12 initialement). Ce choix était effectué dans les camps de prisonniers de guerre, par des commissions médicales neutres (suisses, danoises et suédoises) ;
  • La France et l’Allemagne devaient régler tous les frais de l’internement (logement en hôtel ou pension de famille, nourriture, traitements médicaux, fournitures pharmaceutiques, solde, habillement, etc.) ; toutefois, la Suisse, imposait le travail manuel rémunéré ou intellectuel (reprise d'études, du primaire à l'université);
  • Les internés restaient des prisonniers et les belligérants s’engageaient à rendre les évadés ;
  • Le système était étendu aux prisonniers ou internés civils.

Au 14 février 1916, 883 Français, dont 104 officiers étaient internés dans la région de Montana, Montreux, Leysin et de l’Oberland bernois tandis que 364 Allemands dont 3 officiers étaient accueillis dans les régions des Quatre-Cantons et de Davos. Ces premiers effectifs allemands furent complétés par l’arrivée de 117 Allemands, du 24 au 28 mars 1916.

La catégorisation médicale des internés (12 catégories en janvier 1916) fut étendue à 20, au 16 février 1916, pour être réduite à 18, en juin-juillet 1916. Parmi ces catégorisations, furent exclues : les affectations nerveuses ou mentales graves qui étaient du cadre du rapatriement ; l’alcoolisme chronique ; les maladies contagieuses. Toutefois parmi les internés arrivés en Suisse, certains d’entre eux, par suite d’une mauvaise catégorisation des commissions médicales neutres ayant opérés leur choix, étaient cependant susceptibles d’être rapatriés ; aussi, au 20 janvier 1917, 50 Allemands et 650 Français et Belges, civils et militaires furent rapatriés.

Vers les accords de Berne (1916-1918)

Le 24 février 1916, l’organisation et le fonctionnement de l’internement faisaient l’objet d’une communication officielle de l’Etat-major de l’armée suisse.

En mars 1916 - Les premières commissions itinérantes suisses se mettaient en route pour les camps de prisonniers de guerre pour effectuer le choix des internés.

Le 21 avril 1916, 12 000 places d’internés furent créées.

Mai 1916 – L’Angleterre se rattachait au système de l’internement.

Septembre 1916 – Etude de l’extension de l’internement aux civils, pères de famille, prisonniers de guerre « jeunes », prisonniers de guerre autrichiens, italiens, serbes, etc.

En 1917, l’idée directrice de l’internement avait été de faire de la Suisse un sanatorium. En parallèle tous les partenaires et les états belligérants travaillaient en toute discrétion à la signature d’un accord qui devait marquer un tournant, non seulement dans le concept de l’internement mais aussi dans celui des conventions internationales sur les prisonniers de guerre. Cet accord intéressait le sort des prisonniers valides (civils et militaires) qui avaient subi une longue captivité.

En décembre 1916, les belligérants étudièrent à titre d’essai la question d’un échange d’un groupe de prisonniers, captifs depuis plus de dix-huit mois, neurasthéniques (syndrome du barbelé) ou pères de famille. Ce plan d’extension de l’internement fut suivi d’effet, puisque le 4 avril 1917 étaient internés en Suisse 104 prisonniers père de famille français et, le 20 avril, un nombre égal d’allemands. Cette nouvelle orientation trouvait de l’écho au comité international de la Croix-Rouge qui adressait un appel aux belligérants, le 26 avril 1917, pour systématiser cette nouvelle pratique.

Tout au long de l’année 1917, tandis que l’internement fonctionnait sur les bases de 1916, les tentatives pour faire évoluer le projet des captifs de plus de dix-huit mois passaient de périodes d’espoir en périodes de déception.

Les accords de Berne, le protocole (24 avril 1918)

Enfin, le 19 janvier 1918, un projet d’accord fut ratifié par la France et permit au département politique du Conseil fédéral de présenter de nouvelles propositions qui conduisirent à la signature par les belligérants d’un premier accord de Berne du 15 mars 1918 qui fut suivi d’un protocole daté du 25 avril 1918, qui traitait de la plupart des questions intéressant les prisonniers de guerre, les internés civils, le rapatriement et l’internement. Cet important document fut ratifié par la France le 8 mai 1918.

Il intéressait – pour ce qui concerne l’internement en Suisse – les militaires (sous-officiers et soldats) en captivité depuis dix-huit mois (avant le 1er novembre 1916) à la signature de l’accord et ayant atteint l’âge de 48 ans. Ces anciens prisonniers étaient à rapatrier au plus vite (les premiers rapatriements intervinrent le 17 juin 1918) ; tandis que les officiers, captifs au long cours, devaient quitter les camps et être dirigés vers la Suisse pour y être internés. La concentration des officiers français internés s’opéra très rapidement à Interlaken ; le premier convoi français et belge arriva le 29 mars 1918.

A la suite du protocole de Berne tous les civils internés en Suisse furent libérés, hormis quelques restrictions nécessitant un accord belgo-allemand, ratifié par la Belgique le 6 mai 1918. Le 16 juin 1918, un premier train rapatria 800 civils français.

Le 29 avril 1918, conséquence du protocole de Berne, les Etats-Unis précisèrent leur intention d’obtenir de la Suisse « l’internement de blessés et de malades américains prisonniers de guerre et pour créer en Suisse, une station destinée à recevoir les grands blessés américains dont le transport dans les pays d’origine étaient trop difficile. » [Favre, III, 7] Des négociations germano-américaines débutèrent le 24 septembre et aboutirent le 13 novembre 1918, deux jours après l’Armistice…

La liquidation de l’internement

Le jour de l’Armistice, 25 614 internés étaient retenus en Suisse, parmi lesquels 12 555 français.

Dès le 13 novembre 1918, la France demanda en exécution des conditions d’Armistice (art. 10), le rapatriement sans délai de ses internés de Suisse. Il en fut tout autrement pour les internés allemands dont la France, état capteur, refusa le rapatriement. La Grande-Bretagne, elle aussi état capteur, accepta cependant le rapatriement de ses prisonniers allemands qui fut effectif le 28 novembre 1918 au départ de Grande Bretagne.

Les internés anglais en Suisse, au nombre de 1410, furent rapatriés du 17 au 20 décembre 1918.

Les Suisses transformèrent, dès le 1er janvier 1919, le statut des « blessés et malades en traitement » en celui de « militaires hospitalisés ». Ils décrétèrent le 31 janvier 1919 la fin de l’internement. Les internés malades et blessés intransportables des forces de l’Entente (190 Français, 25 Anglais et 22 Belges) furent regroupés à Leysin et Montana d’où ils furent rapatriés les 25, 28 et 30 avril 1919.

En définitive il restait en Suisse, 8 700 internés allemands et austro-hongrois, anciens prisonniers de guerre de la France et de la Belgique. Sous la pression de la Suisse, la France et la Belgique acceptèrent le 14 juillet 1919 – date symbolique - le rapatriement des internés allemands qui s’opérèrent, pour les derniers, du 1er au 12 août 1919.

En conclusion, quelques chiffres

De 1916 au 11 novembre 1918 : 67 726 internés (militaires et civils) furent accueillis en Suisse, dont pour l’Entente (45922) : 37 515 Français, 4 326 Belges, 4 081 Anglais.

qui comptèrent 833 décès, dont pour l’Entente (626) : 490 Français, 74 Belges et 62 Anglais.

Sources :

Durand A, Histoire du comité international de la Croix-Rouge, de Sarajevo à Hiroshima, II, Genève : Institut Henry-Dunant, 1978, 590 p. [Majeur. Sur la Grande Guerre, ch. II, pp. 22-77]

Favre E, L’internement en Suisse des prisonniers de guerre malades ou blessés. 1er rapport, 1916, Genève, Bâle, Lyon : Georg. et cie, 1917, VIII-426 p. ; 2e rapport, 1917, Genève, Bâle, Lyon : Georg. et cie, 1917, VIII, 388 p. ; 3e rapport, 1918-1919, Berne : Bureau du service de l’internement, VI-467 p. [incontournable sur l’internement].

 

A SUIVRE

LA SUISSE DANS LA GUERRE 1914-1918 : LOCALITES OCCUPEES PAR LES INTERNES FRANÇAIS, BELGES ET ANGLAIS BLESSES ET MALADES (1916-1919) – lettres A à K

Synthèse, avec l’identification des structures d’accueil (hôpitaux, cliniques, hôtels, pensions de famille, etc.), au 25 août 1916 (Favre, I) et le nombre d’internés militaires et civils relevant de « l’Entente », hébergés au 25 août 1916 (Favre, I), au 20 décembre 1917 (Favre, II), au 25 juin 1918 et au 10 novembre 1918 (Favre III).

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SUISSE (1914-1918) : LE RAPATRIEMENT DES "SANITAIRES"

19 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hommes, #Suisse 1914-1918

Je propose le premier article d’une série à venir sur les actions de la Croix-Rouge de Genève et de la Confédération helvétique en faveur des sanitaires et des prisonniers de guerre blessés et malades, en 1914-1918. Le premier dossier intéresse le rapatriement des personnels du service de santé des nations belligérantes qui sont identifiés comme « sanitaires » et souvent confondus dans les grandes opérations de rapatriement avec des prisonniers de guerre. Les sanitaires ne sont pas des prisonniers et leurs opérations de rapatriement ont été menées à part des mouvements qui ont affectés les prisonniers de guerre blessés ou malades.

Cette série d'articles est aussi pour moi l’occasion de marquer mon admiration pour l’œuvre des Suisses au bénéfice de nos sanitaires, de nos blessés, de nos prisonniers de guerre. Une œuvre considérable et scandaleusement peu connue en France. Je souhaite que mes articles participent à cette redécouverte.

La Suisse en 1914-1918 et le rapatriement des « sanitaires ».

L’article 12 de Convention de Genève du 6 juillet 1906 pour l’amélioration du sort des blessés et malades dans les armées en campagne prévoyait que les personnes désignées par les articles 9, 10 et 11 de la convention, c’est-à-dire, le personnel exclusivement affecté à l’enlèvement, au transport et au traitement des blessés et des malades, les aumôniers et sous certaines conditions d’autres auxiliaires, y compris des neutres, ne pouvaient être traités comme prisonniers de guerre.

« Les personnes désignées dans les articles 9, 10 et 11 continueront, après qu’elles seront tombées au pouvoir de l’ennemi, à remplir leur fonction sous sa direction (…) Lorsque leur concours ne sera plus indispensable, elles seront renvoyées à leur armée ou à leur pays dans les délais et suivant l’itinéraire compatibles avec les nécessités militaires ».

Ce texte qui déterminait clairement l’attitude à suivre à l’égard des « sanitaires » des pays belligérants tombés au pouvoir de leur ennemi ne fut pas systématiquement appliqué. Ces règles précisaient :

  • Que les « sanitaires » n’étaient pas des prisonniers ;
  • Qu’ils devaient poursuivre leurs soins sous la protection des belligérants ;
  • Que lorsqu’ils n’étaient pas ou plus indispensables, les « sanitaires » devaient être renvoyés à leur armée ou à leur pays.
« A la fin de 1914, constate le CICR, plusieurs centaines de médecins et bien plus de mille infirmiers et brancardiers, ainsi qu’un nombreux personnel masculin et féminin des Sociétés de la Croix-Rouge et des centaines d’aumôniers militaires étaient retenus depuis des mois, dès les combats d’août et septembre. Inactifs ou presque inactifs dans des camps de concentration ou dans des forteresses. (…) »[Durand, 38-39].

Les témoignages des médecins détenus en août-octobre 1914 que je propose depuis des mois sur ce blog, précisent que les Allemands, dans bien des cas, après avoir fait miroiter aux sanitaires un rapatriement immédiat via la Suisse, les envoyèrent, par la voie ferrée dans des voitures ou wagons gardés par la troupe armée, vers des camps de prisonniers en Allemagne où ils passèrent de nombreux mois de captivité…

Les exactions des armées allemandes en Belgique, les exécutions de blessés et de sanitaires français et belges (Gomery, Ethe), les « affaires » de vols au détriment des blessés par des « sanitaires » allemands en France, avant leur retraite de la Marne (*), les conseils de guerre qui s’ensuivirent et la publicité qui fut faite à cette occasion, enrayèrent de part et d’autre, les bonnes volontés de collaboration et d’échanges au profit des « sanitaires ».

(*) - Ainsi l'affaire des sanitaires allemands du feldlazarett du IIe CA allemand, arrêtés après le pillage de Lizy-sur-Ourq, du 3 au 9 septembre 1914. Voir l'article des Echos de Paris, du 21 novembre 1914 intitulé : "Pillage de Lizy-sur-Ourcq".

En novembre 1914, les rapatriements des sanitaires français, belges et allemands étaient interrompus. Des milliers d’entre eux étaient en attente de rapatriement via la Suisse. A la fin de mars 1915, près de 600 sanitaires français et autant d’allemands avaient été rapatriés. En avril 1915, le retour des sanitaires était de nouveau bloqué. En juillet de la même année, sur l’intervention du comité international de la Croix-Rouge, près de 4000 sanitaires français et près de 1000 sanitaires allemands furent rapatriés ; puis les frontières, de nouveau, se fermèrent.

Cette situation perdura jusqu’en octobre 1916, époque à laquelle d’importants rapatriements furent poursuivis :

  • 180 officiers et 2790 sous-officiers et soldats sanitaires français ;
  • 250 officiers et 900 sous-officiers et soldats sanitaires allemands

A la même époque le rapatriement des sanitaires belges rencontrait de sérieuses difficultés, en dépit de l’appui du Comité international de la Croix-Rouge. De fait, les Belges ne pouvaient être rapatriés puisqu’ils avaient été faits prisonniers sur leur territoire occupé. Ils ne pouvaient donc que rejoindre leur armée qui se battait sur la frange littorale et les allemands y mirent un frein, les associant pour les rapatriements, au coup par coup avec les Français, sans toutefois oser interdire leur passage en France.

A l’issue des grandes opérations de rapatriement de sanitaires d’octobre 1916, 115 français et belges restèrent internés en Suisse en contradiction avec la convention de Genève ; 32 furent rapatriés le 20 janvier 1917 tandis que 18 sanitaires allemands internés eux-aussi étaient renvoyés en décembre 1916 en Allemagne. [Favre, I, 26]

Les à-coups dans les opérations de rapatriements de sanitaires – encore interrompues, en mars 1917 – furent définitivement levés en décembre 1917 ; époque ou un accord franco-allemand signé à Berne spécifia « que le personnel protégé par la convention de Genève serait dorénavant rapatrié, par convois réguliers tous les deux mois, circulant alternativement dans les deux sens entre Constance et Lyon (…) » [Durant, 42]. Cette procédure fut appliquée jusqu’à l’Armistice. Des échanges similaires furent appliqués pour les sanitaires anglais, via la Hollande et russes, via la Suède.

Sources et orientation :

Abbal O, Soldats oubliés, Les prisonniers de guerre français, Esparon : Etudes et communications édit., 2001, 262 p., ill. [en réalité, étude régionale sur les prisonniers languedociens]

Durand A, Histoire du comité international de la Croix-Rouge, de Sarajevo à Hiroshima, II, Genève : Institut Henry-Dunant, 1978, 590 p. [majeur. Sur la Grande Guerre, ch. II, pp. 22-77]

Favre E, L’internement en Suisse des prisonniers de guerre malades ou blessés. 1er rapport, 1916, Genève, Bâle, Lyon : Georg. Et cie, 1917, VIII-426 p. ; 2e rapport, 1917, Genève, Bâle, Lyon : Georg. Et cie, 1917, VIII, 388 p. ; 3e rapport, 1918-1919, Berne : Bureau du service de l’internement, VI-467 p. [incontournable pour l’internement et quelques éléments sur les sanitaires].

Fouillet B., La ville de Lyon au centre des échanges de prisonniers de guerre (1915-1919), dans Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 2005/2, n°86, p. 25-42.

Photo : "Sanitaires" français en route pour la frontière escortés par des soldats suisses.

A SUIVRE

L’internement des prisonniers de guerre blessés et malades en Suisse (1914-1918).

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