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LES J.M.O. DES AMBULANCES (1914-1918), AU VAL-DE-GRACE (11e au 15e CA)

26 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

LES J.M.O. DES AMBULANCES (1914-1918), AU VAL-DE-GRACE (11e au 15e CA)

Ces JMO peuvent être consultés, sur place à Paris, sur rendez-vous : au Musée du service de santé des armées, 1 place Alphonse Laveran, 75230 Paris-cedex 05.

Classification des ambulances de la Guerre 1914-1918 :

« Les ambulances furent affectées à leur mise sur pied, à raison théoriquement d’une par division de cavalerie ; deux, par division d’infanterie ; seize, par corps d’armée…

On identifiait ces ambulances par une fraction dont le numérateur représentait un numéro d’ordre, et le dénominateur, le n° de la grande unité de rattachement. Exemple : 1/137, ambulance n°1 de la 137e DI ; 5/5, ambulance n°5 du 5e CA.

Toutefois cette belle architecture ne prévalait que pour le jour de la mobilisation, de la mise sur pied et pour les quelques jours et semaines qui suivirent. Rapidement, lors de la « bataille des frontières » et d’une manière générale lors des mouvements de la « Course à la mer », le rattachement mécanique aux grandes unités (GU) fut bouleversé. Aussi est-il illusoire – comme on peut le lire encore trop souvent – de vouloir rattacher une ambulance quelconque – à de rares exceptions – à l’épopée d’une grande unité durant la Grande Guerre. L’histoire de chaque ambulance doit être singularisée et c’est ce qui fait toute la difficulté du suivi de leurs pérégrinations sur les théâtres de guerre. Ce rattachement évolua rapidement. Il suffit de consulter quelques journaux de marches et opérations (JMO) pour s’en convaincre. Dans un premier temps l’on individualisa l’ambulance en tant que formation sanitaire, sans jamais la rattacher à un CA organique qui pouvait se situer à des centaines de kilomètres de l’ambulance déployée au sein d’un nouveau CA.

L’on choisit alors de l’identifier par l’appellation générique de « groupe » en lieu et place de CA. Exemple : 10/12, ambulance n°10 du 12e groupe [initialement 12e CA] » (Olier F, Quénec’hdu JL,Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, III, 20-21).

Billet précédent : (Groupes 6 à 10)

Ambulances du 11e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 11e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/11 – 1 vol. (1/08/14-11/11/18).

Ambulance 2/11 – JMO manquant.

Ambulance 3/11 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-5/03/19).

Ambulance 4/11 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-10/03/19).

Ambulance 5/11 – 1 vol. (8/08/14-9/10/15) ; 1 vol. (10/10/15-1/01/17) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-5/03/19).

Ambulance 6/11 – JMO manquant.

Ambulance 7/11 – 1 vol. (2/08/14-20/02/19).

Note : A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ On trouvera un rapport sur le fonctionnement de l’ambulance 7/11 à Senlis, du 3 octobre au 23 novembre 1914, s.d.n.l., 10 p., donné comme JMO (26N 306/13) alors qu’il n’en est pas un, classé avec les JMO du service de santé de la 22e DI.

Ambulance 8/11 – manque avant le 17/03/16 – 1 vol. (17/03/16-6/02/17) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-16/12/18).

Ambulance 9/11 – 1 vol. (15/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-25/02/19).

Ambulance 10/11 – 1 vol. (4/08/14-12/10/15) ; 1 vol. (13/10/15-3/08/16) ; manque du 4/08/16 au 13/02/18 ; 1 vol. (12/02/18-25/07/18) ; manque après le 25/07/18.

Ambulance 11/11 – JMO manquant

Ambulance 12/11 – 1 vol. (3/08/14-1/06/15) ; 1 vol. (2/06/15-5/01/16) ; 1 vol. (6/01/16-9/11/16) ; 1 vol. (10/11/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-28/02/19).

Note : L’auteur a servi dans cette ambulance 12/11 – Denis Omer, Un prêtre missionnaire dans la Grande Guerre 1914-1919. [Saint-Cloud] : Editions Soteca, 2011, 398 p.

Ambulance 13/11 – manque avant le 1/01/16 ; 1 vol. (1/01/16-30/04/19).

Ambulance 14/11 – manque avant le 4/04/18 ; 1 vol. (4/04/18-10/03/19).

Ambulance 15/11 – 1 vol. (17/08/14-29/08/18) ; manque après le 30/08/18.

Ambulance 16/11 – 1 vol. (8/08/14-14/03/19).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 11e Corps d’armée : Direction (6/08/14-28/3/19), 26N 135/7 à 135/10 – Groupe de brancardiers de corps (9/08/14-16/01/19), 26N 135/11 à 135/12.

Ambulances du 12e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 12e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/12 – 1 vol. (11/08/14-21/02/19).

Ambulance 2/12 – 1 vol. (5/08/14-28/01/18) ; 1 vol. (29/01/18-31/12/18).

Ambulance 3/12 – 1 vol. (2/08/14-17/08/17) ; 1 vol. (18/08/17-13/12/18).

Ambulance 4/12 – 1 vol. (4/08/14-24/06/15) ; 1 vol. (25/06/15-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-15/05/19).

Ambulance 5/12 – 1 vol. (7/08/14-17/02/15) ; manque du 18/02/15 au 31/12/16 ; 1 vol. (1/01/17-1/05/19).

Ambulance 6/12 – manque avant le 12/02/17 ; 1 vol. (12/02/17-2/12/17) ; manque après le 3/12/17.

Note : Un résumé sur feuille volante, d’août 1914 au 12/12/17.

Ambulance 7/12 – 1 vol. (5/08/14-30/09/17) ; 1 vol. (1/10/17-24/02/19).

Ambulance 8/12 – 1 vol. (9/08/14-11/11/17) ; manque après le 12/11/17.

Ambulance 9/12 – 1 vol. (12/08/14-11/02/19).

Ambulance 10/12 – 1 vol. (13/08/14-17/03/19).

Ambulance 11/12 – 1 vol. (11/08/14-31/12/16) ; manque après le 1/01/17.

Ambulance 12/12 – 1 vol. (3/08/14-27/12/18).

Note : Le journal de mobilisation est annexé.

Ambulance 13/12 – 1 vol. (12/08/14-20/12/18).

Ambulance 14/12 – 1 vol. (8/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-15/11/18).

Ambulance 15/12 – 1 vol. (12/08/14-22/01/19).

Ambulance 16/12 – manque avant le 14/08/16 ; 1 vol. (14/08/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-25/04/17) ; 1 ol. (26/04/17-15/12/18).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 12e Corps d’armée : Direction (6/08/14-9/03/19), 26N 139/5 à 139/11 – Groupe de brancardiers de corps (9/08/14-19/01/19), 26N 139/12 – Groupe des sections d’hospitalisation, détail (9/08/14), 26N 139/13.

Ambulances du 13e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 13e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/13 – JMO manquant.

Ambulance 2/13 – 1 vol. (7/08/14-31/12/16) ; manque après le 1/01/17.

Ambulance 3/13 – 1 vol. (8/08/14-5/04/15) ; 1 vol. (6/04/15-11/11/18).

Ambulance 4/13 – avant le 24/08/14 « n’a pas été tenu » ; 1 vol. (24/08/14-11/10/18) ; 1 vol ; (12/10/18-25/02/19).

Ambulance 5/13 – 1 vol. (2/08/14-22/08/16) ; 1 vol. (23/08/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-20/03/19).

Ambulance 6/13 – 1 vol. (4/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/01/19).

Note : Minute, 1 vol. (4/08/14-31/01/19).

Ambulance 7/13 – 1 vol. (3/08/14-11/03/16) ; 1 vol. (12/03/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-1/03/19).

Ambulance 8/13 – 1 vol. (9/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-3/01/19).

Note : On trouvera sur le site : http://www.compiegne1914.fr/iso_album/jm-total.pdf  17 pages extraites du JMO de l’ambulance 8/13 (MM1 Philippe Marcombes) intéressant le centre hospitalier de Compiègne (septembre-novembre 1914).

Ambulance 9/13 – 1 vol. (5/08/14-6/03/16) ; 1 vol. (13/03/16-26/06/18) ; manque après le 27/06/18.

Ambulance 10/13 – 1 vol. (4/08/14-11/08/17) ; manque après le 12/04/17.

Ambulance 11/13 – 1 vol. (15/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-17/04/18) ; manque après le 17/04/18.

Ambulance 12/13 – 1 vol. (15/08/14-1/01/19).

Ambulance 13/13 – JMO manquant.

Ambulance 14/13 – 1 vol. (4/08/14-30/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-15/01/19).

Ambulance 15/13 – manque avant le 14/01/16 ; 1 vol. (14/01/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-28/02/19).

Ambulance 16/13 – 1 vol. (15/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-11/11/18) ; manque après le 11/10/18.

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 13e Corps d’armée : Pas de JMO

Ambulances du 14e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 14e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/14 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; manque après le 1/01/17.

Note : Le JMO de l'ambulance 1/14 (3/08/14-21/05/16), 26N 315/17, classé avec le service de santé de la 28e DI.
A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Ambulance 2/14 – JMO manquant.

Ambulance 3/14 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; manque après le 1/01/18.

Ambulance 4/14 – Manque avant le 1/01/17 ; 1 vol. (1/01/17-31/12/18).

Ambulance 5/14 – JMO manquant ? [Ratures sur l’inventaire]

Ambulance 6/14 – 1 vol. (2/08/14-15/01/19).

Ambulance 7/14 – 1 vol. (2/08/14-21/11/16) ; 1 vol. (20/11/16-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18) ; 1 vol. (1/01/19-1/03/19).

Ambulance 8/14 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-23/01/19).

Note : Un extrait, cahier (1/09-30/09/14).

Ambulance 9/14 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-10/01/18) ; 1 vol. (1/01/18-28/02/19).

Ambulance 10/14 – 1 vol. (7/08/14-31/12/18).

Ambulance 11/14 – 1 vol. (2/08/14-12/01/19).

Ambulance 12/14 – 1 vol. (7/08/14-20/03/19).

Ambulance 13/14 – Manque avant le 1/01/17 ; 1 vol. (1/01/17-1/02/19).

Ambulance 14/14 – 1 vol. (17/08/14-7/01/18) ; 1 vol. (7/01/18-22/09/18) ; manque après le 23/09/18.

Ambulance 15/14 – 1 vol. (16/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-7/11/17) ; manque après le 8/11/17.

Ambulance 16/14 – 1 vol. (16/08/14-31/08/17) ; 1 vol. (31/08/17-15/03/19).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 14e Corps d’armée : Direction (2/08/14-1/03/19), 26N 154/15 à 154/18 – Groupe de brancardiers de corps (3/08/14-16/01/19), 26N 154/19.

Ambulances du 15e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 15e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/15 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; Le JMO n’a pas été tenu du 1/01 au 29/06/17 ; 1 vol. (30/06/17-1/03/19).

Ambulance 2/15 – 1 vol. (8/08/14-27/11/18).

Ambulance 3/15 – 1 vol. (7/08/14-15/07/16) ; 1 vol. (16/07/16-26/03/19).

Note : L’auteur a servi dans cette ambulance 3/15 – 1914-1918 Images de l’arrière-front, Raoul Berthelé, lieutenant et photographe. Toulouse : édition Privat, 2008, 127 p.

Ambulance 4/15 – 1 vol. (7/08/14-22/12/18).

Ambulance 5/15 – JMO manquant.

Ambulance 6/15 – 1 vol. (7/08/14-6/01/19).

Ambulance 7/15 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-15/04/19).

Ambulance 8/15 – 1 vol. (8/08/14-31/12/16) ; manque depuis le 1/01/17.

Ambulance 9/15 – 1 vol. (13/08/14-5/07/15) ; 1 vol. (6/07/15-11/01/16) ; 1 vol. (12/01/16-28/07/16) ; 1 vol. (29/07/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18) ; 1 vol. (1/01/19-29/01/19).

Ambulance 10/15 – 1 vol. (8/08/14-16/05/16) ; 1 vol. (17/05/16-25/02/19).

Ambulance 11/15 – 1 vol. (13/08/14-25/01/17) ; manque du 26/01 au 12/07/17 ; 1 vol. (13/07/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-18/05/18) ; manque après le 18/05/18.

Ambulance 12/15 – 1 vol. (13/08/14-31/01/19).

Ambulance 13/15 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16).

Ambulance 14/15 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-6/10/19).

Ambulance 15/15 – 1 vol. (13/08/14-30/06/16) ; 1 vol. (1/07/16-23/01/18) ; 1 vol. (23/01/18-23/03/19).

Ambulance 16/15 – JMO manquant.

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 15e Corps d’armée : Direction (3/08/14-31/12/16), 26N 157/10 à 157/11 – Groupe de brancardiers de corps (3/08/14-1/02/19), 26N 157/12.

A SUIVRE : (Groupes 16-22)

Mise à jour : 8 août 2016
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LE SERVICE DE SANTE DES ARMEES MONTE AU FRONT DU CENTENAIRE

13 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #Centenaire

LE SERVICE DE SANTE DES ARMEES MONTE AU FRONT DU CENTENAIRE

En marge de La Grande Collecte, le Service de Santé des Armées (SSA) se mobilise...

Par une note 517883 du 20 décembre 2013, la Direction centrale du service de santé des armées (Fort Neuf de Vincennes, cours des Maréchaux – 75614 Paris cedex 12) « sollicite… l’ensemble du personnel servant ou ayant servi au sein du service, civil et militaire, d’active et de réserve, quelle que soit son armée d’origine ou son affectation, et disposant, ou ayant des connaissances, disposant, d’archives familiales privées sous forme de témoignages écrits (carnets, journaux, correspondances, etc.), dessinés ou photographiques ou filmés à bien vouloir les confier, à titre de prêts, au musée du SSA* pour être numérisés.

Cette collecte de sources familiales privées relatives à la 1ère Guerre Mondiale est organisée à compter de la date d’enregistrement de la présente note et sans limitation de durée.

Les documents qui seront prêtés dans ce cadre seront analysés, reproduits et inventoriés par le musée du SSA puis restitués aux familles propriétaires. Ils pourront, le cas échéant, être intégrés dans le scénario relatant les évènements historiques auxquels seront confrontés les deux héros de la page Facebook du SSA [page de type Facebook, à paraître, relatant les aventures scénarisées d’un médecin et d’un infirmier militaires en 1914-1918] ». Signé : Le médecin général inspecteur Patrick Godart, directeur central adjoint du service de santé des armées.

(*) Musée du service de santé des armées, au Val-de-Grâce. 1 place Alphonse Laveran, 75230 Paris-cedex 05.
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IN MEMORIAM – « SANITAIRES » BRETONS 1914-1918 - lettres D-F

10 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hommes, #Bretagne 1914-1918

IN MEMORIAM – « SANITAIRES » BRETONS 1914-1918 - lettres D-F

MEDECINS ET « SANITAIRES » BRETONS MORTS DURANT LA GRANDE GUERRE (1914-1918) – lettres D-F.

Lettre C
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24. DANIEL Joseph Henri (1879-1917) – Médecin-major de 2e classe des troupes coloniales (capitaine), 146e régiment d’infanterie [ou 2e Spahis]. Né le 26 novembre 1879, à Brest (Finistère). Décédé le 4 mars 1917 à l’ambulance n° 3/69, à La Fère-en-Tardenois (Marne) de maladie contractée en service. Aux Méd., 229 ; MdH.

25. DELALANDE Pierre Gilles (1863-1918) – Médecin (civil) à Saint-Just-en-Chaussée (Oise). Né le 20 mai 1863, à Domloup (Ille-et-Vilaine). Décédé le 29 mai 1918, à Saint-Just-en-Chaussée (Oise). Docteur en médecine (1892). Aux Méd., 233.

26. DERRIEN Paul Edouard Alfred Jules (1892-1916) – Médecin auxiliaire (adjudant) au 342e régiment d’infanterie. Né le 29 juillet 1892 à Nantes (Loire-Inférieure). Décédé le 24 août 1916 à Fleury (Meuse). Nantes 1912, matricule 3656. Etudiant en médecine (Faculté de Bordeaux). Tué à l’ennemi. Croix de guerre – JO, 12 décembre 1916 : « Pendant un violent bombardement allemand a été tué alors qu’il prodiguait ses soins aux blessés du bataillon ». Aux Méd., 237 ; MdH.

27. DEUNFF Jean-Marie (1878-1919) – Médecin major de 2e classe (capitaine) au 7e régiment d’infanterie coloniale. Né le 18 juillet 1878 à Locquirec (Finistère). Décédé le 12 avril 1919 à Sainte-Terre (Gironde). Docteur en médecine (Faculté de Bordeaux, 1903). Aux Méd., 240.

28. DUFRECHE Eugène Joseph (1871-1917) – Médecin aide-major de 1ère classe (lieutenant) à la mission médicale française en Roumanie. Né le 18 mars 1871 à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine). Décédé le 9 mai 1917 à Botoschani (Botosani), Roumanie, de typhus contracté au service. Recrutement Saint-Malo 1891, matricule 312. Aux Méd., 247 ; MdH.

29. DUGAST Armand (1876-1915) – Médecin auxiliaire (adjudant) au 54e régiment d’infanterie. Né le 13 mai 1876 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure). Décédé le 18 janvier 1915 à Laval (Mayenne). Aux Méd., 247.

30. FARGUES Emile André Eugène (1877-1918) – Médecin aide-major de 1ère classe (lieutenant) à l’hôpital d’évacuation n°3, 1ère section (HoE n°3/1) de Saint-Dizier. Né le 14 mai 1877 à Nantes (Loire Inférieure). Décédé le 17 avril 1918 à Saint-Dizier (Haute-Marne) de maladie contractée en service. Mort pour la France. Nantes 1897. Docteur en médecine, 1902 (Faculté de Paris). Aux Med., 258

31. FELTMANN Lucien (1880-1917) – Médecin aide-major de 1ère classe (lieutenant), au service de santé de la 20e région militaire, 10e régiment d’infanterie. Né le 17 octobre 1880 à Saint-Méloir-des-Ondes (Ille-et-Vilaine). Décédé le 13 mai 1917 à l’hôpital militaire Ambroise Paré de Rennes. Mort pour la France. Rennes 1900. Matricule 2576. Docteur en médecine, 1909. Réside à Saint-Meloir-des-Ondes. Aux Med., 260 ; MdH.

32. FISTIE Auguste Joseph Pierre Camille (1879-1917) – Médecin-major de 2e classe des troupes coloniales (capitaine), 26e régiment d’infanterie. Né le 13 juin 1879 à Morlaix (Finistère). Décédé le 21 avril 1917 à Moussy (Aisne). Mort pour la France – JORF, 21 août 1917 : « Médecin, chef de service. A toujours fait preuve de dévouement et d’abnégation. A été tué en inspectant les postes de secours de son régiment ». Aux Med., 262 ; MdH.

33. FOHANNO Léon Jean Eugène (1868-1914) – Médecin-major de 1ère classe (commandant), 25e régiment d’artillerie. Né le 27 octobre 1868 à Pontivy (Morbihan). Décédé le 9 septembre 1914 à Paris. Non MPLF. Croix de guerre – JORF, 11 décembre 1914 : « Médecin qui donna depuis le début de la campagne aux médecins et brancardiers de son groupe, l’exemple du courage et du dévouement. S’est particulièrement distingué en relevant, pendant cinq nuits consécutives, les blessés par différents combats ». Aux Med., 263.

34. FORGEOT Jean Raoul Etienne (1891-1915) – Médecin auxiliaire (adjudant), 4e régiment d’infanterie. Né le 21 octobre 1891 à Brest (Finistère). Décédé le 18 mars 1915 à l’ambulance n°8 aux Islettes (Meuse). Mort pour la France. Brest 1911, matricule 2504. Médaillé militaire. Croix de Guerre – JORF, 15 octobre 1920. « médecin auxiliaire a donné le plus bel exemple de dévouement en se portant à plusieurs reprises sur la ligne de feu pour y panser des blessés. A été mortellement blessé le 18 mars 1915. A été cité ». Aux Med., 264 ; MdH.

35. FORTINEAU Charles (1885-1916) – Médecin auxiliaire (adjudant), 81e régiment d’infanterie territoriale. Né le 27 juillet 1885 à Bois-de-Cessé (Vendée). Décédé le 10 novembre 1916 à Nantes (Loire-Inférieure) de maladie contractée en service. Mort pour la France. Nantes 1905, matricule 610. Etudiant en médecine (Ecole de Nantes). Aux Med., 264 ; MdH.

36. FOURNIOUX Emile Joseph (1879-1915) – Médecin aide-major de 2e classe (sous-lieutenant), 82e régiment d’infanterie territoriale. Né le 21 mars 1879 à Douarnenez (Finistère). Décédé le 7 septembre 1915 à l’hôpital complémentaire n°33 de Langrune-sur-Mer (Calvados) de maladie contractée en service. Mort pour la France. Fontenay-le-Comte 1899, matricule 3003. Docteur en médecine (Faculté de médecine Toulouse, 1906). Aux Med., 265 ; MdH.

37. FREMIN Eugène-Marie (1867-1917) – Médecin-major de 2e classe (capitaine). Médecin chef de la place de Dinan. Né le 7 mai 1867 à Paris. Décédé le 23 juin 1917 à Dinan (Côtes-du-Nord) de maladie (bronchite). Mort pour la France. Aux Med., 267 ; MdH.

A SUIVRE (lettres G-K)

Sources :

Aux Méd. - Collectif. Aux médecins morts pour la Patrie (1914-1918). Hommage au corps médical français. Paris : Syndicat des Editeurs, [ca. 1920-1922], 446 p.

Base Léonore - http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/leonore.htm

MDH - http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/recherche_transversale/bases_nominatives.php

Photo : Dans les boues de la Somme, par Gaston Broquet (1880-1947). Localisé dans les jardins de l’hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce à Paris.

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MEDECINS MILITAIRES FRANÇAIS EN CAMP DE PRISONNIERS DE GUERRE (1914)

3 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux

MEDECINS MILITAIRES FRANÇAIS EN CAMP DE PRISONNIERS DE GUERRE (1914)

De Sarrebourg au camp de prisonniers de guerre de Grafenwöhr 1914

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Ces quelques lignes, suite d’un rapport du médecin major de 1ère classe (commandant) Védrines, médecin-chef du 85e régiment d’infanterie sur la bataille de Sarrebourg (18 au 20 août 1914), présentent l’arrivée des médecins et blessés français détenus au camp de Grafenwöhr (Bavière) dans un environnement sanitaire inexistant où plusieurs dizaines de blessés alliés laissèrent la vie.

« [page 3] Les Allemands sont entrés dans l'hôpital [civil de Sarrebourg] entre 16 et 17 Heures. Ils ont mis la main sur tout le personnel et le matériel médical. M. le Médecin major de 1ère Clas­se Mangenot, chef de Service au 95e [régiment d’infanterie], a été pris, avec tout son personnel, dans les Halles de la ville, où il avait installé un autre poste de secours. Les 21 et 22, nous avons continué à donner nos soins aux blessés présents à l’hôpital et à tous ceux qu’on nous amenait encore du champ de bataille. Le 23, est ar­rivé à Sarrebourg un hôpital de campagne allemand.

Le Médecin-chef de cette formation nous a remer­ciés et a déclaré que nous allions être dirigés sur la Suisse. Le soir du 23, on nous, mettait dans un train dans la direction de [Zweibrücken], où nous devions descendre. Là, un certain nombre d’entre nous M. Mangenot, du 95e et M. Lesbre, du 29e, et Proust, du 85e Guillemier et Gustin du 85e, Faverot, médecin-auxi­liaire, du 29e et une cinquantaine de brancardiers, ont pu descendre. Quant aux autres, nous étions enfermés dans le wagon et, malgré nos protestations, nous n’avons pu [page 4] descendre. On nous a emmenés ainsi jusqu’à Grafenwöhr, malgré les réclamations que nous faisions à toutes les gares. Nous avons constaté, en cours de route, que dans le même train, se trouvaient d’autres médecins venus de di­rections différentes. Quoiqu'il en soit, voici les noms des médecins retenus à Grafenwöhr :

Védrines médecin-major de 1ère Classe, 85e RI - Ribes, médecin aide-major de réserve, 85e RI - Morlot, médecin auxiliaire, 85e RI - Lantier, médecin auxiliaire, 85e RI - Segrette, médecin auxiliaire, 85e RI - Séchan, médecin Aide major, 95e RI - Eschbach, médecin aide-major de réserve, 95e RI - Lévy, médecin aide-major de réserve, 95e RI - Apard, médecin auxiliaire, 95e RI - Moineau, médecin auxiliaire, 95e RI - Gavot, médecin auxiliaire, 29e RI - Gaillard, médecin auxiliaire, 29e RI - Lacaze, médecin aide major, 37e RA – L’hommelle, médecin aide-major de réserve, 161e RI - Dumolt, médecin aide-major de réserve, 323e RI - Fournier, médecin auxiliaire, 323e RI - Brisson, médecin auxiliaire, 150 RI - Peltier, médecin auxiliaire, 165 RI - Ballan, médecin auxiliaire, 206e RI - Bovier, médecin auxiliaire, 4e Génie

D’autre part encore sont retenus à Grafenwöhr [page 5] MM, Progent officier d’administration des ambulances du 6e corps - Vaillant, officier d’administra­tion du Groupe de brancardiers de la 40ème division.

Il est à signaler aussi que trente-cinq médecins mili­taires sont également retenus à Ingolstadt, parmi lesquels je puis citer : MM. Proust, du 85e, Lesbre du 29e, Guillemier, du 85e, Faverot, du 29e.

On peut affirmer tout d’abord que les trente-cinq médecins retenus à Ingolstadt sont loin d'y être indispensa­bles, il n'y a à Ingolstadt que sept mille prisonniers dont la plupart non blessés. « J'ai reçu, étant à Grafenwöhr, une lettre de M. Proust qui me dit : "Nous sommes 35 médecins militaires prisonniers à Ingolstadt ». Il ne fait nullement mention des occupations médicales qu’ils pourraient avoir.

Quant aux médecins de Grafenwöhr, voici leur histoire : Nous nous sommes trouvés en arrivant en présence de huit mille prisonniers dont environ six mille blessés, par­mi lesquels quinze cents blessés très graves. Les blessés graves étaient traités dans quatre grands pavillons, les blessés légers dans des écuries et des baraques en bois.

Nous avons dû organiser tout le service avec des moyens de fortune et une instrumentation chirurgicale des plus primitives. Néanmoins, nous avons pratiqué toutes les in­terventions chirurgicales nécessaires en nous montrant extrêmement conservateurs. Nous n'avons pratiqué d'amputa­tions que lorsque nous avons eu la main forcée. Pendant que jour et nuit, avec des moyens rudimentaires, nous soignions nos blessés, arrivaient à Grafenwöhr des médecins mili­taires [page 6] allemands, des instruments, des étuves, et, au bout de quinze jours, nous avons été informés par des af­fiches placardées aux portes des pavillons que désormais – 1) l’accès de ces pavillons était interdit aux médecins militaires français qui n'auraient plus à s’occuper désormais que des blessés logés dans les écuries ou les baraques. Les blessés graves des pavillons seraient traités par les médecins allemands. J’ai écrit aussitôt au général commandant le Camp pour lui demander notre renvoi immédiat en France notre concours ne pouvant plus être considéré comme indispensable. 2) a été répondu que nous étions toujours indispensables, car il devait arriver encore de nouveaux blessés et que d’ailleurs on nous gardait en prévision d’épidémies pos­sibles.

Du 25 août à la fin septembre, il est arrivé au camp encore quatre mille militaires, la plupart non blessés plus deux mille civils. A la fin septembre la plupart des blessés traités dans les écuries étaient guéris et notre rôle consistait à faire la visite journalière, à exempter de corvée les hommes et à envoyer les malades se faire soi­gner à l’hôpital par les médecins allemands. Trois ou quatre médecins auraient suffi large­ment à assurer ce service. A plusieurs reprises, j'ai adressé des réclamations au Général Commandant le camp, m'ap­puyant sur les textes de la Convention de Genève, il m'a toujours été répondu par une fin de non-recevoir.

A peine les médecins allemands avaient-ils pris la direction des pavillons de blessés qu'ils se mettaient à amputer avec rage, tout membre fracturé qui suppurait était aussitôt sacrifié. Ces interventions, d’ailleurs, étaient pratiquées dans des conditions déplorables, comme [page 7] par des praticiens ignorant les règles les plus élémentaires de la médecine opératoire. Nous avons trouvé dans les écuries des blessés assez gravement atteints pour être hospitalisés, mais dans la crainte de les voir amputer nous préférions les soigner dans les écuries avec les moyens dont nous disposions.

Pour moi, dès la mi-octobre, je me suis senti profondément atteint par un mal qui depuis n’a fait qu’empirer. Le général Commandant le camp, après m’avoir fait examiner par un médecin allemand, a consenti à me laisser retourner dans mon pays. J’ai quitté Grafenwöhr le 8 décembre [1914] et suis arrivé à Cosne le 14 décembre. Monsieur le Colonel commandant la Place a décidé que je prendrais les fonctions de médecin chef de la Place, dès que mon état de santé me le permettrait, mais, pour le moment, je me sens absolument incapable d’assurer un ser­vice quel qu’il soit. D’ailleurs, si je parviens à me rétablir, je demande­rai à être renvoyé sur le front – Signé : Védrines »

Une description du camp de Grafenwöhr, en décembre 1914, parue dans le journal La Croix, du 26 décembre 1914 - « Au camp de Grafenwöhr (…) Voici quelques détails sur les prisonniers de guerre en Allemagne. Si vous avez une carte de Bavière, cherchez Grafenwöhr, entre Nuremberg et la frontière d’Autriche ; c’est que nous sommes gardés, dans un camp d’artillerie.

La plupart des bâtiments, casernes, pavillons d’officiers, magasin, etc., rappellent un peu les chalets suisses où le bois encadre la brique et le ciment armé. Les prisonniers sont logés, partie dans les écuries, partie dans des baraquements en planches, tous couverts de carton goudronné. Nous tâchons d’y vivre le plus proprement possible ; on a eu la bienveillance de mettre à notre disposition une machine à désinfecter les habits, de façon que lorsque les poux ou n’importe quels microbes sont signalés dans une « baracke » on peut leur faire bonne chasse.

Nous avons eu de la chance d’être envoyés en Bavière, où les gens sont bons catholiques.

Un Bavarois, en dehors du combat, est le meilleur des hommes, mais il n’en est pas de même de ceux qui ont sur leurs écussons l’aigle à deux têtes.

Tous les jours, sauf le dimanche, on nous emploie à des travaux qui ne sont pas très pénibles, du moins quand la neige ou le vent glacial de la forêt ne s’en mêlent pas. Nous partons le matin en colonne par quatre, chacun portant un pic ou une pelle. De vieux territoriaux bavarois nous encadrent, baïonnette au canon, mais se déclarant plus embêtés que nous de cette guerre et nous expliquant à force de gestes qu’ils ont chacun trois ou cinq enfants à la maison. Quand paraît un officier, on fait passer le mot d’alarme : « vingt-deux », que tous répètent à leurs voisins, et tant qu’on aperçoit sa raide silhouette, on fait semblant de s’acharner au travail.

Les blessés, les malades, ainsi que ceux à qui l’insuffisance de vêtements ne permet pas d’affronter le froid de la forêt, restent aux baraquements. Là sont mêlés l’artilleur au bras amputé, le colonial, le dragon. Là un chasseur alpin panse ses blessures tout en écoutant un pioupiou lui conter ses aventures. Ici, un caporal a remplacé son képi par une casquette bavaroise. Nous avons même un nègre de la Guadeloupe. Tous les uniformes sont mêlés, car à l’hôpital ou au sortir de la mêlée on s’est débrouillé comme on a pu. (…) – extraits. Signé : L.B. »

C’est dans ce camp de Grafenwöhr, pendant son internement que le sculpteur Frédy Stoll (1869-1949), suisse de naissance engagé au 347e Régiment d’infanterie, réalisa la sculpture monumentale du « Géant enchaîné » qui fut déplacée en 1928 du cimetière bavarois à la nécropole nationale des prisonniers de guerre de Sarrebourg inaugurée en 1922. Nouveau clin d’œil de l’Histoire et lien entre Sarrebourg et Grafenwöhr… Sur l’aventure du monument l’on consultera le blog de Michèle Baugillot

Source : Archives du musée du service de santé des armées au Val-de-Grâce, à Paris, carton n° 641 (Védrines).

Description du camp de Grafenwöhr, en septembre 1914 : Un camp bavarois, par Edouard Trapp, paru dans le Neue Zürcher Zeitung, extrait de La Guerre Mondiale [de Genève, Suisse], n°12, 14 septembre 1914, p. 91. Autre description du camp de Grafenwöhr, en décembre 1914, parue dans le journal La Croix, du 26 décembre 1914, signée : L.B., extraite de Montvert J, Captivité ! La vie que nous y menons. Paris : Payot, 1915, p. 60-63.

" Là sont mêlés l’artilleur au bras amputé, le colonial, le dragon. Là un chasseur alpin panse ses blessures tout en écoutant un pioupiou lui conter ses aventures. Ici, un caporal a remplacé son képi par une casquette bavaroise. Nous avons même un nègre de la Guadeloupe. Tous les uniformes sont mêlés..."
" Là sont mêlés l’artilleur au bras amputé, le colonial, le dragon. Là un chasseur alpin panse ses blessures tout en écoutant un pioupiou lui conter ses aventures. Ici, un caporal a remplacé son képi par une casquette bavaroise. Nous avons même un nègre de la Guadeloupe. Tous les uniformes sont mêlés..."

" Là sont mêlés l’artilleur au bras amputé, le colonial, le dragon. Là un chasseur alpin panse ses blessures tout en écoutant un pioupiou lui conter ses aventures. Ici, un caporal a remplacé son képi par une casquette bavaroise. Nous avons même un nègre de la Guadeloupe. Tous les uniformes sont mêlés..."

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