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Le Service de santé régimentaire de l’armée allemande (1914-1918)

1 Avril 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

Le Service de santé régimentaire de l’armée allemande (1914-1918)
Notes d’organisation et de fonctionnement sur le service de santé régimentaire de l'armée allemande (1914-1918) :

« Le médecin-chef du régiment (Oberstabsarzt, médecin-major 1ère classe) se tient avec un médecin aide-major (Oberartz), un médecin auxiliaire (unterartz), un sous-officier, 4 infirmiers et 16 brancardiers au poste de secours principal du régiment (P. S. R.) qui, en période de stabilisa­tion, sert d’infirmerie de cantonnement.

« Dans chaque secteur de régiment, écrit le général von Below, environ à 2 ou 3 kilomètres en arrière de la 1ère ligne, il faut organiser divers abris (de préférence dans des caves réunissant les conditions nécessaires) pour servir de poste de secours régimentaire et susceptible du recevoir environ 100 blesses cou­chés. Il faut que chaque local ait 2 issues et permette le passage facile des brancards. »

Chaque bataillon possède un médecin-major ou un aide-major, un médecin auxiliaire, un sous-officier infirmier, 4 infir­miers et 16 brancardiers, qui se tiennent dans le P. S. B. : seuls les malades très légers y sont gardés quelques jours. Le général von Below demande «qu'il soit construit, à proximité de la réserve du bataillon, quelques abris pouvant recevoir de 25 à 40 hommes et une grande réserve da matériel sanitaire ».

Le « bataillon artz » marche à cheval à côté du chef du batail­lon et de l'officier adjoint « adjudant ». Ce dernier fixe l’emplacement du P, S. B. « Trüppenverbandplatz » et du point de rassemblement des blessés légers « Leichtverwundetensammelplatz ».

Au moment d'engager le combat, le chef de bataillon donne directement ou par écrit ses ordres au médecin du bataillon.

La voiture médicale (sanitäts wagen), attelée de 2 chevaux, marche avec le train de combat du bataillon.

Enfin, chaque compagnie, quand elle tient un secteur possède un petit poste de secours (P.S. C.) refuge-abri souterrain, à l’épreuve, voisin des premières lignes, dans lequel se trouvent un sous-officier infirmier et 4 brancardiers. En cas de nécessité, il peut demander 4 brancardiers supplémentaires occasionnels, qui sont munis d'un simple brassard rouge uni.

« Dans les périodes où la lutte est très active, ajoute von Below, il faut qu'il y ait dans chaque secteur de compagnie un abri sanitaire, tout à fait à l'épreuve, capable de recevoir 14 bles­sés couchés, à proximité de la 2e ligne et dans chaque secteur de compagnie. En outre, il faut avoir des locaux pour abriter le personnel sanitaire et le matériel sanitaire pour les premiers soins à donner aux blessés ; les brancards de tranchée, les couvertures, l'eau minérale, le matériel de désinfection, le maté­riel de réserve contre les gaz, des vivres de réserve, etc.».

En résumé, le Service Médical régimentaire est à peu près semblable au nôtre avec ses trois échelons (P. S. C. — P.S.B. — P. S. R.), généralement assez bien installés, dans des abris à l'épreuve. Ces P.S. souterrains, comme le réclame le général von Below, doivent être longs, solides, secs, avec couchettes latérales superposées, pour abriter momentanément de nombreux blessés, ainsi que le personnel, le matériel sanitaire, les substances désinfectantes et la réserve de masques et d'appareils anti-asphyxiants.

Service des évacuations. — Les blessés des compagnies en li­gne sont acheminés des P. S. C. et des P. S. B. sur le P. S. R. (truppenverbandplatz) par les brancardiers des bataillons. C'est là que les brancardiers de la Sanitäts Kie (G. B. D.) viennent chercher les blessés pour les transporter sur des brancards au « Wagenhalteplatz » (arrêt des voitures) appelé aussi « zwischenhauptverbandplatz » (poste intermédiaire de secours). Les bles­sés sont ensuite transportés au « hauptverbandplatz » (poste principal de secours) de la division en auto ou en voiture (Krankenwagen) et enfin à un « Feldlazaret ». » - Docteur Bonnette, article publié dans Le Progrès Médical, du 12 janvier 1918. In Variétés - Service de Santé allemand en campagne, p. 16)

Le personnel infirmier et brancardier allemand : équipements et dotations (1914-1918)

Poste de secours de compagnie. — Ce P. S. est installé dans un abri blindé, voisin des tranchées de résistance. Généralement on y trouve une petite caisse, renfermant quelques paquets de pansement, de la gaze, teinture d'iode, etc., permettant de faire un premier pansement. Le sous-officier infirmier a sous ses ordres 4 brancardiers pro­venant : 2 du premier peloton el deux du second peloton de la compagnie. En cas de nécessité, ils peuvent être renforcés par 4 brancardiers auxiliaires (brassard rouge uni), qui sont demandés au capitaine. Ces brancardiers sont capables de faire un premier pansement au moyen des paquets individuels. Les blessés sont ensuite transportés par deux brancardiers jus­qu'au « Revier ». — Ce poste de secours de bataillon comprend :

Une salle de visite (Untersüchnugsranm); une salle de malades (Krankenzimmer); une salle d’isolement (Senchenranm).

Brancards — Les brancardiers se servent en principe du brancard réglementaire bien connu. Toutefois, dans les tranchées souvent démolies et les boyaux étroits, où la circulation est difficile, ils se servent de préférence de la «Nottragbahre» (brancard de fortune), consistant en une toile de tente soutenue par un bâton. Les brancardiers ont toujours un petit approvisionnement de perches au P. S. de compagnie. Mais, dès la sortie du boyau, le blessé est placé sur un brancard ordinaire ou, avec une seconde perche, cette toile de tente est trans­formée en un brancard horizontal. La «Stuhlbahre», brancard en forme de chaise, portée par un ou deux brancardiers, est moins utilisée, mais est assez pratique lorsqu'on la porte à deux. La Stuhlbahre est une chaise faite avec des tubes d'acier et de la toile à voile. Au bord du siège, se trouve une palette mobile pour soutenir le membre fracturé. Le transport d’un blessé en Stuhlbahre par un brancardier est très pénible; à deux, il est notablement plus facile. Ce moyen de trans­port est surtout préconisé pour les blessés thoraciques. Les brancardiers signalent encore la «Schützengrabentragbahre» (brancard de tranchée) ou brancard à cadre métallique, avec sous-cuisses et courroies sous-auxiliaires., et deux toiles enveloppantes, qui enserrent le blessé et permettent de le transporter dans toutes les positions : ce brancard est similaire à ceux de Mooïg ou de Matignon.

Insignes de neutralité des brancardiers. — Le brancardier se distingue par un brassard blanc à croix rouge qu'il porte au bras gauche (2 cachets humides du ministère). Il est muni, en outre, d'une attestation (ausweis), délivrée par le chef de service, l’autorisant à porter ce brassard.

Cartouchières et revolver. — Chaque brancardier est muni de deux cartouchières d’environ 10 sur 20 centimètres, qu'il porte des deux Côtés de la plaque du ceinturon. Dans ces cartouchières, il place : 12 paquets de pansements petits, 3 paquets de pansements grands, 2 morceaux de tissu triangulaire (en serge grise noire, comme écharpes, 2 morceaux de tissu carré, 1 flacon de teinture d’iode, 1 paire de ciseaux, 1 pince, 1 bande hémostatique en tissu élastique portant à une des extrémités des boutons à pression, 2 paquets de gaze. Les brancardiers sont armés d'un revolver automatique et sont porteurs d'un bidon contenant 1 litre de café.

Renseignements divers :

Les feuillées, voisines des tranchées, ont des fosses profondes de 2 mètres environ, de 3 mètres de long et au moins d'un mètre de large. Ces feuillées ont un plancher avec trois ou quatre longs trous « à la Turque », pas de séparations entre ces trous. Les cabinets avec sièges sont rarement utilisés. Les feuillées sont recouvertes d’un abri. Le chlorure de chaux est surtout employé comme désinfectant.

Urinoirs improvisés. — Dans les tranchées, il existe de nombreux urinoirs improvisés avec deux planches en V, formant une auge légèrement inclinée vers un puisard de 1 mètre de profondeur, garni de grosses pierres et destiné à recevoir les urines. A défaut de pui­sard, il est utilisé des récipients métalliques goudronnés à l’intérieur. Au-dessus des auges on place un plan vertical en planches recouvert de papier goudronné, ou mieux de zinc.

Robusticité [sic] des brancardiers. — Pour être brancardier dans l'armée active, il fallait être très robuste, et avoir un minimum de 1 m 68 de taille.

Transport des blessés. — Dans les boyaux démolis ou tortueux, la préférence unanime des brancardiers est le transport du blessé dans une toile de tente. Malgré toute sa force, un brancardier ne peut transporter seul qu’un blessé très léger. La fatigue est encore accrue, quand il est obligé de se pencher fortement en avant, comme dans le transport en stuhlbahre.

Pansements en papier. — Sont très peu utilisés sur le front, car ils se délitent trop facilement sous la pluie ou le sang. Ils sont surtout employés dans les hôpitaux de l’intérieur.

Casques en acier. — Tous les brancardiers allemands sont dotés de ce casque depuis environ un an, la troupe depuis près de deux ans. Les casques en cuir ont été reversés. Seuls, les officiers à l'arrière sont autorisés à se servir de leurs casques en cuir bouilli. Le casque en acier allemand pèse 980 grammes, mais les trois coussinets, qui sont à l’intérieur, en répartissent bien le poids et le font vite accepter. Les médecins militaires allemands ont aussi constaté que les plaies crâniennes ont diminué de fréquence et de gravité. Sur les côtés du casque, se trouvent deux saillies métalliques perforées d'un canal central pour la ventilation et servent de pivot à une visière ajourée, qui peut se rabattre sur les yeux au moment de l'assaut; mais cette visière a été rarement employée.

Insignes de neutralité. — Les infirmiers et les brancardiers sont dotés d'un large brassard avec croix rouge très visible, portant deux timbres humides. Chacun d'eux possède une autorisation signée de leur chef de service pour le port de cet insigne : cette autorisation est imprimée sur un papier entoilé :

Ausweis (1)

Name : Dienstgrad : Truppenteil :, Ist gemäh Artikel 20 des Genfer Abkommens vom 6. Juli 1906 zum Tragen des Neutralitätszeichens, einer auf dem linken Arme befestigten von der Militärbehörde gestempelten Binde mit dem Roten Kreuze auf weihem Grunde, berechtigt.

Truppenteil : Kommandeur : Unterschrift, Zur Gegenprobe : (Unterschrift des Inhabers).

(1) Permis, nom, grade, unité. Selon l'article 20 de la Convention de Genève du 6 juillet 1906, l’insigne de la neutralité consistant en un brassard avec croix rouge sur fond blanc fixé sur le bras gauche : ce brassard porte un timbre de l’autorisation militaire,
Unité, chef de l'unité (signature). Signature du porteur.

Les infirmiers, qui ont subi avec succès l'examen du caducée portent cet insigne sur le bras droit. (Grand ovale au centre duquel se trouve un serpent en drap jaune, enroulé sur un bâton d’Epidaure.

Plaque d'identité (Enkennungsmarke). — Les plaques d'identité des infirmiers et des brancardiers sont du nouveau modèle et portent les indications suivantes : le nom de l’homme, son adresse (ville, rue, n°), la date de naissance, le corps auquel il appartient, l’unité et le n° matricule. En outre, ces plaques, qui sont deux fois plus volumineuses que les anciennes, présentent à leur centre trois dépressions longitudi­nales, de telle sorte que les deux moitiés de la plaque portant deux fois les mêmes indications, tout en adhérant suffisamment, puissent être séparées facilement. Quand un soldat allemand est tué, on enlève seulement la partie inférieure de la plaque et la partie supérieure est laissée fixée au cou, de manière à permettre d'identifier ultérieurement le cadavre.

Carnet de prêt (soldbuch). — Comme tous les soldats allemands, chaque infirmier ou brancardier est détenteur d’un carnet de prêt qui sert de pièce d'identité militaire et présente plusieurs indications médico-militaires. A la page 4 figure la date des diverses vaccinations; ex. : Typhoïde : 26.2.15, 6.3.15, 12.3.15 ; Choléra : 12.3.15, 17-4-15 ; A la page 10 et 15 sont notées les diverses hospitalisations dans les feld et kriegs lazarette.

Vaccinations antityphoïdique et anticholèrique. — En général, les allemands font 3 injections antityphoïdiques et 2 injections anticholériques, à huit jours d’intervalle. Elles se font en avant et au-dessous du mamelon gauche, au lieu d'être faites dans la région rétroscapulaire, comme en France. La peau est désinfectée à la teinture d'iode, les aiguilles de Pravaz sont bouillies et les flacons, bouchés à l’émeri, renfermant le sérum, sont versés dans une cupule bien aseptique. Tous les soldats, presque sans exception (même ceux des plus vieilles classes), sont vaccinés. Unité, chef de l'unité (signature). Signature du porteur. Quelques soldats présentent des réactions fébriles assez marquées, les vomissements sont exceptionnels et les décès inconnus. Les vaccinations anticholériques sont particulièrement bien supportées.

Pansement individuel. — Est un petit paquet de 7 centimètres de long, 5, de large et 3 de haut. Il est recouvert d'une toile grisâtre, forte, qui porte, comme indication, l'année de la fabrication, puis une enveloppe en papier jaunâtre sur laquelle est indiquée la façon d'ouvrir le pansement sans le souiller. La bande porte à une de ses extrémités une compresse de gaze rosée (imbibée de sublimé). Le globe de la bande doit être saisi par la main droite et la main gauche doit saisir l'extrémité qui porte l’indication « hier ». Et en faisant une légère traction, la compresse s'ouvre et s'applique sur la plaie sans qu'on la touche. Les pansements individuels sont utilisés pour les petites blessures. Chaque soldat porte sur lui deux de ces pansements, qui sont placés dans une pochette sous le pan gauche antérieur de la vareuse. Pour les blessures graves, étendues, il existe des pansements plus grands, tout prêts, qui sont entreposés avec le matériel sanitaire (gouttières, etc.,) dans les paniers ou armoires des P.S.

Pansements en papier. — Ce papier ressemble à du crèpe Velpeau. Les pansements ont été fabriqués pour économiser la gaze et le coton. Ils sont surtout employés quand ils doivent être promptement remplacés. En cas d'hémorragie un peu abondante, ces pansements en papier se désagrègent très vite. Les médecins régimentaires recommandent aux infirmiers d'appliquer les pansements individuels à sec, car la compresse rosée qui est imprégnée de sublimé, peut produire au contact de la teinture d'iode, une dermite médicamenteuse désagréable.

Leucoplaste. — Les infirmiers allemands font un très grand usage du leucoplaste (rouleau de zink-kantschuk-pflaster) pour fixer et maintenir les pansements au lieu et place des bandes.

Bandes de pansement au bismuth. - Les médecins allemands emploient beaucoup des bandes au bismuth (bandes du Dr Von Bardeleben) contre les brûlures. C'est un pansement commode, économique, calmant rapidement la douleur et ne nécessitant pas son renouvellement fréquent. En outre, il se conserve très bien en magasin. Ces bandes « Bardella » ont été également utilisées dans les cas de datres exsudantes, d'ulcères des jambes, engelures ulcérées, de congélation, d’écorchures et de pansement ombilical des nouveaux nés. Actuellement, ils l’emploient pour les plaies consécutives aux gaz vésicants. Il est recommandé de fixer ces bandes par une couche de coton hydrophile, qui doit seule être changée lorsqu'elle commence à être imbibée. Ces bandes doivent être laissées plusieurs jours au contact des plaies. Pour les renouveler il y a lieu d'imbiber le coton et la bande avec de l'eau chaude stérile, puis refaire le pansement au bismuth. Avant la guerre, en Allemagne, ces bandes bismuthées étaient très employées dans les usines, où les ouvriers étaient exposés aux éclaboussures d'acide sulfurique. En cas d'accident, on commençait par laver ces brûlures à grande eau, puis avec une solution légère d'ammoniaque ou de soude pour neutraliser l'action de l'acide. Puis, après avoir épongé la plaie, on appliquait un morceau de bande Bardella, qui calmait la douleur et faisait promptement cicatriser la brûlure. » - P. Bonnette. Le Progrès médical, bulletin, 1918, Service de santé allemand. Service régimentaire. p. 286-288.

On se reportera à notre synthèse sur : http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/le-service-de-sante-de-l-armee-allemande-1914-1918

Légende photo :

Infirmier allemand (1ère Guerre Mondiale), dans l’exposition « L’ambulance 13 stationne au Val-de-Grâce », Val-de-Grâce, Paris, 2011. Droits réservés.

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LES CACHETS ALLEMANDS DES HOPITAUX MILITAIRES...

30 Mars 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

LES CACHETS ALLEMANDS DES HOPITAUX MILITAIRES...

"Les cachets allemands des hôpitaux militaires et formations sanitaires en Alsace-Lorraine (1914-1918)"


M. Michel Frick, marcophile colmarien bien connu, spécialiste des marques postales d’Alsace Lorraine a publié en novembre 2013 un nouvel ouvrage de référence, un fort catalogue de 258 pages comprenant 800 cachets décrits et reproduits, illustré de monographies hospitalières et de cartes postales anciennes sur :

"LES CACHETS ALLEMANDS DES HÔPITAUX MILITAIRES ET FORMATIONS SANITAIRES - ALSACE-LORRAINE (1914-1918)"

Cette nouvelle publication de la « SPAL », la prolifique association des Spécialistes en marques postales et oblitérations d’Alsace Lorraine, complément de l’édition 1991 ; dont l’actualisation avait été relancée auprès des « spalistes » dès 2008, s’inscrit parfaitement dans la préparation du Centenaire de la Grande Guerre.

Présentation de l’éditeur :

« Au début de la Grande Guerre, de nombreux hôpitaux de fortune ont été ouverts par la Croix-Rouge sous la dénomination de "Vereinslazarett", dont huit rien qu’à Colmar, trente-neuf à Strasbourg, principalement dans les écoles et les couvents.

A partir de 1915, l'armée prend le relais et les hôpitaux sont transformés en "Feldlazarett", en "Etappenlazarett" puis en "Kriegslazarett".

Dans les villes de garnison, ces hôpitaux étaient nommés "Garnisonlazarett", dans villes fortifiées (Strasbourg ou Neuf-Brisach par exemple), "Festungslazarett".

Il existait également des hôpitaux militaires spécialisés pour les malades contagieux (par exemple le "Seuchenlazarett" de Logelbach, installé dans l’actuel Centre pour personnes âgées de Colmar), pour les blessés aux yeux, pour les opérations orthopédiques, etc.

On découvrira également, parfois avec surprise, l'existence d'hôpitaux de campagne dans de multiples petites communes : autour de Colmar, on peut par exemple citer Wintzenheim, Ingersheim, Turckheim, Kaysersberg, Kientzheim, Trois Epis, etc.

Chaque hôpital ou unité sanitaire disposait de son propre cachet de franchise.

Une partie de l’ouvrage est consacrée aux trains sanitaires, chargés du transport des blessés et malades, une autre aux services sanitaires pour les chevaux. »

Pour en savoir plus sur la SPAL

Bon de commande de l’ouvrage

Le lecteur pourra aussi se référer à nos petites synthèses sur l'organisation du service de santé allemand (1914-1918) dont nous compléterons bientôt la découverte par de nouveaux extraits compilés dans la presse médicale de l'époque.
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SOLDATS DECEDES A L'HOPITAL JAPONAIS DE PARIS (1915-1916)

24 Mars 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation, #Centenaire

SOLDATS DECEDES A L'HOPITAL JAPONAIS DE PARIS (1915-1916)

Liste exhaustive des soldats français décédés à l'hôpital bénévole n°4 bis, hôpital japonais de Paris.

(N° 13) - SALUT Gaston, soldat de 2e classe, 23e régiment d’infanterie coloniale (R.I.C.), né le 8 juillet 1875 à Toulouse (Haute-Garonne), fils de [SALUT] Jean et de Marie NOT. Marié avec Marie PERPèRE, domiciliés à Merens (Ariège). Entré à l’hôpital bénévole japonais de Paris, le 23 mars 1915 [registre des entrées (R.E.), n° 93] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 4 avril 1915 à 9h1/4 du matin. - Fracture du crâne. Trépané le 8 mars 1915. Eclat d’obus reçu le 5 mars 1915 au Bois [d’…]. Le médecin traitant, [signé : Watanabé] - N° de l’état-civil : 711. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°14) – CESSES Louis, soldat de 2e classe du 96e régiment d’infanterie (R.I.), né le 25 mars 1881 à Aurin (Haute-Garonne), fils de [CESSES] Pierre, décédé, et de Marguerite PAUL, domiciliés à Lanta (Haute-Garonne). Marié à Maria TRENTOUL domiciliée à Lanta. Entré le 23 mars 1915 [R.E. n°85 : vient de l’hôpital d’évacuation (HoE) 38, Châlons-sur-Marne] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 15 avril 1915 à 9h. du matin. Plaie par éclat d’obus de la jambe droite. Amputation de la cuisse droite pour gangrène gazeuse. Plaie de l’avant pied gauche pour gangrène gazeuse. Plaie superficielle du bras droit. Blessure reçue le 7 mars 1915 à […] [signé : Watanabé] – N° de l’acte d’état-civil : 781, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°15) PETIT Elisé Léonce, soldat de 2e classe du 128e régiment d’infanterie. Né le 17 février 1889 à La Thieuloye (Pas-de-Calais), fils de [PETIT] Charles et de LEFEVRE Pulcherie, domiciliés à La Comté, [R.E. : par Houdain] (Pas-de-Calais). [Célibataire ?]. Entré le 30 mars 1915 [R.E. n°122] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 22 avril 1915 à 23h 1/2 – Plaie par éclat d’obus cuisse droite et anus. Blessure reçue le 4/03/15 à Mesnil. [Signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’Etat-civil : 832. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°16) VILLAIN Maurice Albert, soldat de 2e classe du 142e régiment d’infanterie. Né le 3 septembre 1894 à Douai (Nord), fils de [VILLAIN] Alfred Camille et de BUF Maria demeurant à Douai (Nord). Entré le 30 mars 1915 [R.E. n° 129, M. Roullot Jean-Marie, 32 avenue de Fredy à Villemomble] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 26 avril 1915 à midi. Blessé le 12 mars 1915 à Beauséjour par éclat d’obus jambe gauche, pied et genou droit. Amputation de la jambe gauche pratiquée le 19 avril 1915, [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état-civil : 880, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°17) ADE Georges Edmond, soldat de 1ère classe du 329e régiment d’infanterie. Né le 14 février 1884 à Oherville (Seine Inférieure), fils de [ADE] Pierre Léopold et de PAIN Blanche Alexandrine, décédée, domiciliés à Yvetot, rue des Jardins (Seine Inférieure). Marié à GORON Lucie domiciliée au Havre, rue Reine Berthe (Seine Inférieure). Entré le 15 mai 1915 [R.E. n° 259] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 23 mai 1915 à 16 heures. Pied gauche enlevé et plaie pénétrante pied droit. Blessure reçue sur le champ de bataille, [signé : Motéki] – N° de l’acte de l’état-civil : 1080, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°18) PERNET Charles, soldat de 2e classe du 129e régiment d’infanterie. Né le 31 janvier 1879 à Matton-Clemency (Ardennes), fils de [PERNET] Lucien et de Clémentine HAHAN, domiciliés à Sedan, rue du Calvaire (Ardennes). Marié à Françoise BIGNERTE, domiciliée à Montreuil-sous-Bois, 36 rue de Vincennes. Entré le 2 juin 1915 [R.E. n°314] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 3 juin 1915 à 4 heures du matin. Plaies multiples jambe et main gauches. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Motéki] – N° de l’acte de l’état-civil : 1171, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°19) DUMORT Gabriel Louis Léon, caporal au 160e régiment d’infanterie. Né le 6 décembre 1894 à Argenteuil (Seine-et-Oise), fils de [DUMONT] Gabriel Jules Léon et de feue Eugénie Lainé, domiciliés à Argenteuil, 5 rue Saint-Germain (Seine-et-Oise). Entré le 15 mai 1915 [R.E. n° 277] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 10 juin 1915 à 5h. matin – Plaie par balle au flanc droit. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte à l’état-civil : 1221. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°20) LERAY Léon, caporal au 241e régiment d’infanterie. Né le 13 mars 1886 à Dingé (Ille-et-Vilaine), fils de feu [LERAY] Emmanuel, et de Rosalie SAUVAGE, domiciliés à Dingé [R.E. : aux Champs-Thébault] (Ille-et-Vilaine), [célibataire]. Entré le 18 juin 1915 [R.E. n° 327] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 26 juin 1915 à 5h du matin. Amputation jambe droite. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Watanabé]. N° de l’état-civil : 1326. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°21) LANDAIS François Marie, soldat de 1ère classe au 41e régiment d’infanterie. Né le 6 octobre 1889 à Rennes (Ille-et-Vilaine), fils de [LANDAIS] François et de Marie-Louise HUREL, domiciliés à Rennes, 6 rue Jules-Simon (Ille-et-Vilaine) [Célibataire ?]. Entré le 21 juin 1915 [R.E. n°348] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 2 juillet 1915 à 04H soir. Plaie front. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Moteki]. N° de l’acte de l’état-civil : 1359. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°22) BERNIER Pierre Marie. Soldat de 2e classe au 270e régiment d’infanterie. Né le 30 juin 1887 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure), fils de [BERNIER] Eugène Marie et de Marie Françoise Jeanne MORICE, domiciliés à Fontaine-Tuhaud (Loire-Inférieure). Entré le 21 janvier 1915 [R.E. n°354] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 16 août 1915 à 7 h. du matin. Plaies au genou gauche et front par éclats d’obus. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé]. N° de l’acte de l’état-civil : 1600. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°23) BLONDY Albert, caporal au 32e régiment d’infanterie. Né le 8 mai 1892 à Lubersac (Corrèze), fils de BLONDY Pierre et de feue Françoise TERRASSE domiciliés à La Crèche (Deux-Sèvres). Entré le 21 juin 1915 [R.E. n° 352] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 26 août 1915 à 4h. du matin. Fracture clavicule par éclat. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Moteki] – N° de l’acte d’état civil : 1637, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°24) LEGAL Mathurin, 2e classe au 102e régiment d’infanterie. Né le 23 août 1878 à Moréac (Morbihan), fils de feu LEGAL Joachim et de feue Marie GIGADOT. Entré le 1er août 1915 [R.E. n° 393 : Blessé le 6 janvier 1915 à Crouy. Prisonnier de guerre rapatrié d’Allemagne via la Suisse, vient de l’hôpital complémentaire n°16 de Lyon, « n’a pas voulu laisser d’adresse »] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 8 septembre 1915 à 6h. du matin. Amputation cuisse droite consécutive à plaie par schrapnell. Amputation 4 orteils pied gauche, suite à gelure. Blessures reçues sur le champ de bataille [signé : Moteki] – N° de l’acte de l’état civil : 1712, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France.[ne figure pas au fichier MDH]

(N° 25) BRAJON Bernard, soldat de 2e classe au 142e régiment d’infanterie. Né le 1er mars 1892 à Saint-Chély-d’Apcher (Lozère), fils de BRAJON Félix et de feue Philomène CHYLA domiciliés à Saint-Chély-d’Apcher (Lozère). Célibataire. Entré le 1er août 1915 [R.E. n° 392 : blessé le 18 août 1914 en Alsace, prisonnier de guerre rapatrié d’Allemagne, via l’hôpital auxiliaire n°21, école Ozanam de Lyon] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Décédé le 14 septembre 1915 à 7h. du matin – Balle épaule droite avec lésion moelle épinière ayant déterminé paraplégie complète avec incontinence de la vessie et des matrices. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Watanabé] – N° de l’acte d’état civil : 1743. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°26) TIREL Pierre, 2e classe du 1er régiment d’infanterie coloniale. Né le 21 octobre 1888 à Bourg-des-Comptes (Ille-et-Vilaine), fils de [TIREL] Pierre et de Marie-Ange ROUILLER, domiciliés à Bourg-des-Comptes, aux Hautes Rivières (Ille-et-Vilaine), célibataire - Entré le 18 septembre 1915 [R.E. n° 430 : blessé le 8 septembre 1915 à Souain, passé par l’hôpital de Châlons] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 30 septembre 1915 à 11 h. le matin – Plaie genou droit par éclat d’obus. Blessure reçue sur le champ de bataille [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état civil : 1834. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°27) FAVIER Jean, 1ère classe du 35e régiment d’infanterie. Né le 16 mars 1881 à Béréziat (Ain), fils de [FAVIER] Joseph Marie, décédé et de feue Philomène BOYER. Marié à Henriette SAUNIER domiciliée à Saint-Etienne-de-Reyssouze (Ain) – Entré le 2 octobre 1915 [R.E. n° 530 : blessé le 25 septembre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 3 octobre 1915 à 2h. du matin – Eclat d’obus hanche gauche. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Motéki] – N° de l’acte de l’état-civil : 1848. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N° 28) TURQUIN Julien Ernest, sergent au 19e bataillon de chasseurs à pied. Né le 4 juin 1891 à Saint-Quentin (Aisne), fils de TURQUIN Julienne Emmerline veuve Mahieux, domiciliés à La-Capelle-en-Thiérache (Aisne). Entré le 29 septembre 1915 [R.E. n° 498 : blessé le 27 septembre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Fracture cuisse droite par balle et plaie épaule droite. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état-civil : 1954, mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°29) BARBET Pierre Alphonse, soldat de 2e classe au 171e régiment d’infanterie. Né le 25 septembre 1895 à Le Plantay (Ain), fils de [BARBET] Jean et de Marie FAVRE, domiciliés à Bouligneux [par Villars] (Ain). Célibataire – Entré le 29 septembre 1915 [R.E. n° 496 : blessé le 27 septembre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais). Célibataire – Décédé le 17 octobre 1915 à 6h. du matin – Plaie fesse droite par balle. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état-civil : 1976. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°30) PATUREL Fernand Léonce Marie, soldat de 2e classe au 103e régiment d’infanterie. Né le 2 septembre 1895 à Surtauville (Eure), fils de [PATUREL] Auguste Alfred et de Angella Joséphine BLONDEL, domiciliés à Louviers, 40 faubourg de Rouen (Eure). Entré le 4 octobre 1915 [R.E. n°537 : Blessé le 29 septembre 1915 à Saint-Hilaire] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 19 octobre 1915 à 4h. du matin – Eclat d’obus à l’épaule et poumon droit. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état civil : 1995. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°31) DOUILLY Gustave, soldat de 2e classe au 273e régiment d’infanterie. Né le 28 mars 1880 à Lillers (Pas-de-Calais), fils de feu [DOUILLY] Flory et de feue Sophie MOURIEUX. Marié à Céline DECROIX, domiciliée à Auchel [R.E. : 122 rue de la Côte] (Pas-de-Calais) - Entré le 10 octobre 1915 [R.E. n° 576 : Blessé le 5 octobre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 24 novembre 1915 à 4h. du matin – Fracture fémur droit par éclat d’obus. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte de l’état civil : 2241. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N° 32) BOUTET Florent Maximin Alexis, soldat de 2e classe du 52e régiment d’infanterie coloniale. Né le 12 octobre 1889 à Saint-Gervais-les-Marais (Vendée), fils de feu [BOUTET] Louis Florent et de Joséphine Rose Denis, domiciliés à Saint-Gervais (Vendée), célibataire. – Entré le 29 septembre 1915 [R.E. n° 494 : blessé le 28 septembre 1915 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 4 décembre 1915 à 9h. du matin – Plaie poumon gauche par éclat. Blessure reçue sur le champ de bataille. [signé : Watanabé] – N° de l’acte d’état-civil : 2303. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°33) COUTAREL Gustave Arthur René, Brigadier au 37e régiment d’artillerie. Né le 7 octobre 1893 à Meilhaud (Puy-de-Dôme), fils de feu [COUTAREL] Gabriel et de Rosalie THIEULON domiciliés à Paris, 207 boulevard Saint-Germain (Seine). Célibataire – Entré le 18 février 1916 [R.E. n° 726 : blessé le 8 janvier 1916 à Souain] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais)- Décédé le 9 mars 1916 à 9h. du soir – Amputation main gauche plaie main droite et trépanation frontale par éclats. Blessures reçues sur le champ de bataille. [signé : Motéki] – N° de l’acte de l’état civil : 496. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N°34) BONIFACE Frontin, soldat de 2e classe du 31e bataillon de chasseurs à pied. Né le 4 janvier 1895 à Vindelle (Charente), fils de [BONIFACE] Clair[e] et de feue Anna ROUGIER, domiciliés à Vitrac et Saint-Vincent (Charente). Célibataire. Entré le 5 avril 1916 [R. E. n° 784 : blessé le 12 mars 1916 à Vaux, près de Verdun] à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 12 juin 1916 à 9h. du matin – Fracture crane et plaie jambe droite par éclats d’obus. Blessures reçues sur le champ de bataille. [signé : Motéki] – N° de l’acte d’état civil : 1206. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

(N° 35) MARECHAL Jules Emmanuel Henri, maréchal des logis au 46e régiment d’artillerie. Né le 20 février 1891 à Saulces-Monclin (Ardennes), fils de feu [MARECHAL] Jules Walter Délia et de BARON Célina Amandine Emma, domiciliés à Verzy (Marne). Célibataire – Entré le 19 janvier 1916 (R.E. n° 700 : blessé le 26 novembre 1915 à Souain (Marne)) à l’hôpital bénévole n° 4bis de Paris (hôpital japonais) – Décédé le 22 juin 1916 à midi – Amputation avant-bras gauche. Fracture genou gauche et doigt main droite par éclats. Blessures reçues sur le champ de bataille [signé : Watanabé] - N° de l’état civil : 1275. Mairie du 8e arrondissement. Mort pour la France. [figure au fichier MdH]

J'invite les personnes, chercheurs, généalogistes susceptibles de connaître ces soldats de prendre contact avec moi : via le point "contact" en début d'article ; en ajoutant un commentaire ou en consultant le lien vers l'irremplaçable forum Pages 14-18 dans lequel cette recherche a déjà fait l'objet de plus d'une vingtaine d'échanges passionnants et de plusieurs centaines de consultations... à ce jour.

Merci à tous.

Je profite de l'occasion pour remercier les abonnés de leur confiance
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RELIGIEUX ET RELIGIEUSES CATHOLIQUES AUX ARMEES, 1914-1918

27 Février 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation, #Centenaire, #les hommes

RELIGIEUX ET RELIGIEUSES CATHOLIQUES AUX ARMEES, 1914-1918

Un site en or, le diocèse aux Armées frappe fort pour le Centenaire… LE CLERGE MONTE AU FRONT

Un nouveau site à ajouter aux favoris qui va vite devenir indispensable aux passionnés de 1914-1918 : le site du diocèse aux armées françaises. Celui-ci met, à la disposition des curieux et des spécialistes, une « mine » - c’est peu de le dire – de dossiers, témoignages, portraits d’aumôniers, de prières, de chants religieux de 14-18…

Il fait également le point sur les rendez-vous, en lien avec le « fait religieux 14-18 » à inscrire sur son agenda (expositions, concerts, colloques, pèlerinages, etc.).

Autre « divine » surprise à découvrir absolument et à télécharger en format PDF, sans modération :

Le Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-est de la France et ses dizaines de références sur le Service de santé militaire ;

Le Rarissime : La Preuve du sang. Livre d’or du clergé et des congrégations (1914-1922), 2 tomes, Paris, Bonne Presse, 1925, avec annexes et… supplément.

– LE MONUMENT sur le clergé dans la Grande Guerre, avec ses milliers de notices biographiques intéressant des « sanitaires ». LE MONUMENT, la « Preuve du sang », qui a permis Après-guerre de terrasser le « Satan de l’infâme rumeur », sur les curés embusqués… Un bel outil mis à la disposition des chercheurs.

L’on découvrira sur ce site, au fil des pages de nombreuses informations sur le Service de santé militaire et ses « trésors » hérités de la Grande Guerre. Mon coup de cœur : A voir, à redécouvrir, les dix magnifiques vitraux de la chapelle de l’hôpital d’instruction des armées Bégin de Saint-Mandé (Val-de-Marne), œuvres de Raphaël Lardeur (1890-1953), le maître de la « symphonie des bleus »… époustouflant ! …

J’arrête là. Allez, sans tarder, découvrir ce site qui fera date en dépit de son inscription « à la marge », au rebut ? des labellisations du Centenaire… à classer entre « Rad. Soc. » et « Union sacrée »… Alléluia !

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« ARCHIVISTE-BIBLIOTHECAIRE » DU SERVICE DE SANTE MILITAIRE AU FRONT (1917-1918).

21 Février 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hommes, #Bretagne 1914-1918, #recherche archives documentation

« ARCHIVISTE-BIBLIOTHECAIRE » DU SERVICE DE SANTE MILITAIRE AU FRONT (1917-1918).

Henri Bourde de la Rogerie (1873-1949) - Un archiviste paléographe à l’hôpital d’évacuation (HoE) de Bouleuse (Marne).

Parmi les emplois d’archivistes diplômés de l’Ecole des Chartes proposés par le service de santé militaire en 1914-1918, celui « d’archiviste-bibliothécaire » du groupement des services chirurgicaux et scientifiques (G.S.C.S.) confié à Henri Bourde de la Rogerie, ancien archiviste départemental d’Ille-et-Vilaine (1912-1934) est resté unique. C’est à ma connaissance, le seul archiviste paléographe (Promo 1895) qui ait été employé par les autorités militaires, dans sa spécialité, si près du front, à 20-30 kilomètres des lignes.

Le Groupement des services chirurgicaux et scientifiques est né de la volonté du sous-secrétaire d’état au service de santé, Justin Godart (1871-1956) qui souhaitait, aux armées, développer la recherche et faire coïncider l’enseignement médico-militaire avec les programmes de l’Université. La création de cette nouvelle structure avait un double objectif : faire progresser la chirurgie de guerre par la collaboration de chirurgiens et de chercheurs et diffuser la connaissance des meilleures méthodes de traitement par l’enseignement. Cette unité militaire de recherche fut confiée au professeur Claudius Regaud (1870-1940) qui s’entoura de nombreux spécialistes alliés pour animer ce centre d’instruction et de perfectionnement ouvert à nos alliés anglo-saxons.

Le G.S.C.S. fut organisé en deux échelons, rattachés à la 5e armée, implantés à Prouilly et Epernay. D’avril à juin 1917, le groupement s’installa sommairement à l’HoE de Prouilly qui fut rapidement évacué, le 5 juin 1917, à la suite de bombardements allemands sur des dépôts logistiques situés à proximité de l’hôpital. Le repli s’opéra sur l’HoE de Bouleuse implanté à 17 kilomètres de Reims. Dans cette formation hospitalière baraquée de plus de 3000 lits, le G.S.C.S. prit une importance considérable sous la conduite du professeur Regaud qui était « un apôtre ascétique avec un merveilleux esprit d’organisation » (Leriche, cité par Segal et al.).

De fait la masse documentaire générée, tant d’étude que de suivi des hospitalisés, étant devenue considérable, C. Regaud estima nécessaire la présence d’un professionnel des archives et du classement. Le 5 juillet 1917 (demande n° 52 du G.S.C.S.) il sollicitait des bureaux de Justin Godart l’affectation d’un « archiviste-bibliothécaire », en charge :

« 1) – de la réunion, du classement et de la conservation de tous les documents se rapportant aux observations cliniques et scientifiques qui devront être versés aux archives par les chefs de service à la sortie des blessés soignés dans les divers échelons du groupement ; 2) – de la conservation et de la gestion des bibliothèques qui pourront être annexées au « groupement » ; 3) – du classement et de la conservation des fiches bibliographiques de chirurgie de guerre que je me propose de faire dresser, en collaboration avec le service des « Archives et documents » et celui des « Archives de médecine et de pharmacie militaires » (A) - signé : Regaud. »

Très rapidement, dès le 24 juillet, Justin Godart relaya sa demande à la direction du personnel du Grand Quartier Général (n° 17697-3/7), demandant expressément la mise à disposition du directeur du service de santé de la 5e armée, du sergent-fourrier, du 86e régiment d’infanterie territoriale, Henri Bourde de la Rogerie pour servir comme « archiviste-secrétaire » au G.S.C.S. de Bouleuse. (Ordre n° 31009/EM/1 du 29 juillet.

L’école médico-chirurgicale interalliée ou « faculté de médecine de guerre » fonctionna à Bouleuse jusqu’à l’offensive allemande de mai-juin 1918. A cette date, pressé par les succès allemands vers la montagne de Reims, le G.S.C.S. fut évacué sur son échelon arrière d’Epernay. L’HoE de Bouleuse abandonné dès le 29 juin 1918 ne fut libéré que le 22 juillet 1918. Entretemps il avait été entièrement pillé, à l’instar des autres hôpitaux d’évacuation (HoE) ; ses archives et bibliothèques dispersées et brûlées, mettant en évidence – s’il en était besoin - toute la vanité qu’il y avait à organiser si près du front un dépôt d’archives vivantes doublé d’un centre documentaire et de recherche unique. Quant au sergent Bourde de la Rogerie, je perds sa trace après Bouleuse ; en juin 1918, il serait passé au bataillon territorial de mitrailleurs du 1er corps d’armée ?

  1. – Il s’agit d’un périodique, la revue du corps de santé de l’armée de terre qui prend le nom, de 1883 à 1935, d’ « Archives de Médecine et de Pharmacie Militaires ».

Sources :

Archives du musée du service de santé des armées, Val-de-Grâce à Paris, cart. n° 551.

Arch. du musée Curie, à Paris. Fonds privé Claudius Regaud. Inventaire CR-HoE.

Pocquet Du Haut-Jussé Barthélemy-A, Henri Bourde de la Rogerie. In :Bibliothèque de l'école des chartes. 1950, tome 108. pp. 192-193.

Segal A, Ferrandis J-J, Pallardy G, et al., « L’hôpital d’Origine d’Etape (H.O.E.) de Bouleuse/ Aubilly/ Ste-Euphraise dans la tourmente du début de la deuxième bataille de la Marne (fin mai-début juin 1918) ». In : Histoire des Sciences Médicales, XXXVIII, 3, 2004, pp. 333-50.

Pour en savoir plus sur les hôpitaux d’évacuation (HoE) faits prisonniers et pillés lors de l’offensive Ludendorff, en mai-juin 1918 : HoE de Saint-Gilles ; HoE de Mont-Notre-Dame.
Remerciements aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine de Rennes de m’avoir autorisé à publier la photographie d’Henri Bourde de la Rogerie, leur ancien conservateur.
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LES J.M.O. DES AMBULANCES (1914-1918), AU VAL-DE-GRACE (11e au 15e CA)

26 Janvier 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

Ces JMO peuvent être consultés, sur place à Paris, sur rendez-vous : au Musée du service de santé des armées, 1 place Alphonse Laveran, 75230 Paris-cedex 05.

Classification des ambulances de la Guerre 1914-1918 :

« Les ambulances furent affectées à leur mise sur pied, à raison théoriquement d’une par division de cavalerie ; deux, par division d’infanterie ; seize, par corps d’armée…

On identifiait ces ambulances par une fraction dont le numérateur représentait un numéro d’ordre, et le dénominateur, le n° de la grande unité de rattachement. Exemple : 1/137, ambulance n°1 de la 137e DI ; 5/5, ambulance n°5 du 5e CA.

Toutefois cette belle architecture ne prévalait que pour le jour de la mobilisation, de la mise sur pied et pour les quelques jours et semaines qui suivirent. Rapidement, lors de la « bataille des frontières » et d’une manière générale lors des mouvements de la « Course à la mer », le rattachement mécanique aux grandes unités (GU) fut bouleversé. Aussi est-il illusoire – comme on peut le lire encore trop souvent – de vouloir rattacher une ambulance quelconque – à de rares exceptions – à l’épopée d’une grande unité durant la Grande Guerre. L’histoire de chaque ambulance doit être singularisée et c’est ce qui fait toute la difficulté du suivi de leurs pérégrinations sur les théâtres de guerre. Ce rattachement évolua rapidement. Il suffit de consulter quelques journaux de marches et opérations (JMO) pour s’en convaincre. Dans un premier temps l’on individualisa l’ambulance en tant que formation sanitaire, sans jamais la rattacher à un CA organique qui pouvait se situer à des centaines de kilomètres de l’ambulance déployée au sein d’un nouveau CA.

L’on choisit alors de l’identifier par l’appellation générique de « groupe » en lieu et place de CA. Exemple : 10/12, ambulance n°10 du 12e groupe [initialement 12e CA] » (Olier F, Quénec’hdu JL,Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, III, 20-21).

 

Billet précédent : (Groupes 6 à 10)

Ambulances du 11e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 11e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/11 – 1 vol. (1/08/14-11/11/18).

Ambulance 2/11 – JMO manquant.

Ambulance 3/11 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-5/03/19).

Ambulance 4/11 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-10/03/19).

Ambulance 5/11 – 1 vol. (8/08/14-9/10/15) ; 1 vol. (10/10/15-1/01/17) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-5/03/19).

Ambulance 6/11 – JMO manquant.

Ambulance 7/11 – 1 vol. (2/08/14-20/02/19).

Note : A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ On trouvera un rapport sur le fonctionnement de l’ambulance 7/11 à Senlis, du 3 octobre au 23 novembre 1914, s.d.n.l., 10 p., donné comme JMO (26N 306/13) alors qu’il n’en est pas un, classé avec les JMO du service de santé de la 22e DI.

Ambulance 8/11 – manque avant le 17/03/16 – 1 vol. (17/03/16-6/02/17) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-16/12/18).

Ambulance 9/11 – 1 vol. (15/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-25/02/19).

Ambulance 10/11 – 1 vol. (4/08/14-12/10/15) ; 1 vol. (13/10/15-3/08/16) ; manque du 4/08/16 au 13/02/18 ; 1 vol. (12/02/18-25/07/18) ; manque après le 25/07/18.

Ambulance 11/11 – JMO manquant

Ambulance 12/11 – 1 vol. (3/08/14-1/06/15) ; 1 vol. (2/06/15-5/01/16) ; 1 vol. (6/01/16-9/11/16) ; 1 vol. (10/11/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-28/02/19).

Note : L’auteur a servi dans cette ambulance 12/11 – Denis Omer, Un prêtre missionnaire dans la Grande Guerre 1914-1919. [Saint-Cloud] : Editions Soteca, 2011, 398 p.

Ambulance 13/11 – manque avant le 1/01/16 ; 1 vol. (1/01/16-30/04/19).

Ambulance 14/11 – manque avant le 4/04/18 ; 1 vol. (4/04/18-10/03/19).

Ambulance 15/11 – 1 vol. (17/08/14-29/08/18) ; manque après le 30/08/18.

Ambulance 16/11 – 1 vol. (8/08/14-14/03/19).

Les JMO du Service de santé du 11e Corps d’armée : Direction (6/08/14-28/3/19), 26N 135/7 à 135/10 – Groupe de brancardiers de corps (9/08/14-16/01/19), 26N 135/11 à 135/12.

 

Ambulances du 12e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 12e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/12 – 1 vol. (11/08/14-21/02/19).

Ambulance 2/12 – 1 vol. (5/08/14-28/01/18) ; 1 vol. (29/01/18-31/12/18).

Ambulance 3/12 – 1 vol. (2/08/14-17/08/17) ; 1 vol. (18/08/17-13/12/18).

Ambulance 4/12 – 1 vol. (4/08/14-24/06/15) ; 1 vol. (25/06/15-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-15/05/19).

Ambulance 5/12 – 1 vol. (7/08/14-17/02/15) ; manque du 18/02/15 au 31/12/16 ; 1 vol. (1/01/17-1/05/19).

Ambulance 6/12 – manque avant le 12/02/17 ; 1 vol. (12/02/17-2/12/17) ; manque après le 3/12/17.

Note : Un résumé sur feuille volante, d’août 1914 au 12/12/17.

Ambulance 7/12 – 1 vol. (5/08/14-30/09/17) ; 1 vol. (1/10/17-24/02/19).

Ambulance 8/12 – 1 vol. (9/08/14-11/11/17) ; manque après le 12/11/17.

Ambulance 9/12 – 1 vol. (12/08/14-11/02/19).

Ambulance 10/12 – 1 vol. (13/08/14-17/03/19).

Ambulance 11/12 – 1 vol. (11/08/14-31/12/16) ; manque après le 1/01/17.

Ambulance 12/12 – 1 vol. (3/08/14-27/12/18).

Note : Le journal de mobilisation est annexé.

Ambulance 13/12 – 1 vol. (12/08/14-20/12/18).

Ambulance 14/12 – 1 vol. (8/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-15/11/18).

Ambulance 15/12 – 1 vol. (12/08/14-22/01/19).

Ambulance 16/12 – manque avant le 14/08/16 ; 1 vol. (14/08/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-25/04/17) ; 1 ol. (26/04/17-15/12/18).

Les JMO du Service de santé du 12e Corps d’armée : Direction (6/08/14-9/03/19), 26N 139/5 à 139/11 – Groupe de brancardiers de corps (9/08/14-19/01/19), 26N 139/12 – Groupe des sections d’hospitalisation, détail (9/08/14), 26N 139/13.

 

Ambulances du 13e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 13e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/13 – JMO manquant.

Ambulance 2/13 – 1 vol. (7/08/14-31/12/16) ; manque après le 1/01/17.

Ambulance 3/13 – 1 vol. (8/08/14-5/04/15) ; 1 vol. (6/04/15-11/11/18).

Ambulance 4/13 – avant le 24/08/14 « n’a pas été tenu » ; 1 vol. (24/08/14-11/10/18) ; 1 vol ; (12/10/18-25/02/19).

Ambulance 5/13 – 1 vol. (2/08/14-22/08/16) ; 1 vol. (23/08/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-20/03/19).

Ambulance 6/13 – 1 vol. (4/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/01/19).

Note : Minute, 1 vol. (4/08/14-31/01/19).

Ambulance 7/13 – 1 vol. (3/08/14-11/03/16) ; 1 vol. (12/03/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-1/03/19).

Ambulance 8/13 – 1 vol. (9/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-3/01/19).

Note : On trouvera sur le site : http://www.compiegne1914.fr/iso_album/jm-total.pdf  17 pages extraites du JMO de l’ambulance 8/13 (MM1 Philippe Marcombes) intéressant le centre hospitalier de Compiègne (septembre-novembre 1914).

Ambulance 9/13 – 1 vol. (5/08/14-6/03/16) ; 1 vol. (13/03/16-26/06/18) ; manque après le 27/06/18.

Ambulance 10/13 – 1 vol. (4/08/14-11/08/17) ; manque après le 12/04/17.

Ambulance 11/13 – 1 vol. (15/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-17/04/18) ; manque après le 17/04/18.

Ambulance 12/13 – 1 vol. (15/08/14-1/01/19).

Ambulance 13/13 – JMO manquant.

Ambulance 14/13 – 1 vol. (4/08/14-30/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-15/01/19).

Ambulance 15/13 – manque avant le 14/01/16 ; 1 vol. (14/01/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-28/02/19).

Ambulance 16/13 – 1 vol. (15/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-11/11/18) ; manque après le 11/10/18.

Les JMO du Service de santé du 13e Corps d’armée : Pas de JMO

 

Ambulances du 14e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 14e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/14 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; manque après le 1/01/17.

Note : Le JMO de l'ambulance 1/14 (3/08/14-21/05/16), 26N 315/17, classé avec le service de santé de la 28e DI.

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Ambulance 2/14 – JMO manquant.

Ambulance 3/14 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; manque après le 1/01/18.

Ambulance 4/14 – Manque avant le 1/01/17 ; 1 vol. (1/01/17-31/12/18).

Ambulance 5/14 – JMO manquant ? [Ratures sur l’inventaire]

Ambulance 6/14 – 1 vol. (2/08/14-15/01/19).

Ambulance 7/14 – 1 vol. (2/08/14-21/11/16) ; 1 vol. (20/11/16-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18) ; 1 vol. (1/01/19-1/03/19).

Ambulance 8/14 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-23/01/19).

Note : Un extrait, cahier (1/09-30/09/14).

Ambulance 9/14 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-10/01/18) ; 1 vol. (1/01/18-28/02/19).

Ambulance 10/14 – 1 vol. (7/08/14-31/12/18).

Ambulance 11/14 – 1 vol. (2/08/14-12/01/19).

Ambulance 12/14 – 1 vol. (7/08/14-20/03/19).

Ambulance 13/14 – Manque avant le 1/01/17 ; 1 vol. (1/01/17-1/02/19).

Ambulance 14/14 – 1 vol. (17/08/14-7/01/18) ; 1 vol. (7/01/18-22/09/18) ; manque après le 23/09/18.

Ambulance 15/14 – 1 vol. (16/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-7/11/17) ; manque après le 8/11/17.

Ambulance 16/14 – 1 vol. (16/08/14-31/08/17) ; 1 vol. (31/08/17-15/03/19).

Les JMO du Service de santé du 14e Corps d’armée : Direction (2/08/14-1/03/19), 26N 154/15 à 154/18 – Groupe de brancardiers de corps (3/08/14-16/01/19), 26N 154/19.

 

Ambulances du 15e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 15e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/15 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; Le JMO n’a pas été tenu du 1/01 au 29/06/17 ; 1 vol. (30/06/17-1/03/19).

Ambulance 2/15 – 1 vol. (8/08/14-27/11/18).

Ambulance 3/15 – 1 vol. (7/08/14-15/07/16) ; 1 vol. (16/07/16-26/03/19).

Note : L’auteur a servi dans cette ambulance 3/15 – 1914-1918 Images de l’arrière-front, Raoul Berthelé, lieutenant et photographe. Toulouse : édition Privat, 2008, 127 p.

Ambulance 4/15 – 1 vol. (7/08/14-22/12/18).

Ambulance 5/15 – JMO manquant.

Ambulance 6/15 – 1 vol. (7/08/14-6/01/19).

Ambulance 7/15 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-15/04/19).

Ambulance 8/15 – 1 vol. (8/08/14-31/12/16) ; manque depuis le 1/01/17.

Ambulance 9/15 – 1 vol. (13/08/14-5/07/15) ; 1 vol. (6/07/15-11/01/16) ; 1 vol. (12/01/16-28/07/16) ; 1 vol. (29/07/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18) ; 1 vol. (1/01/19-29/01/19).

Ambulance 10/15 – 1 vol. (8/08/14-16/05/16) ; 1 vol. (17/05/16-25/02/19).

Ambulance 11/15 – 1 vol. (13/08/14-25/01/17) ; manque du 26/01 au 12/07/17 ; 1 vol. (13/07/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-18/05/18) ; manque après le 18/05/18.

Ambulance 12/15 – 1 vol. (13/08/14-31/01/19).

Ambulance 13/15 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16).

Ambulance 14/15 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-6/10/19).

Ambulance 15/15 – 1 vol. (13/08/14-30/06/16) ; 1 vol. (1/07/16-23/01/18) ; 1 vol. (23/01/18-23/03/19).

Ambulance 16/15 – JMO manquant.

Les JMO du Service de santé du 15e Corps d’armée : Direction (3/08/14-31/12/16), 26N 157/10 à 157/11 – Groupe de brancardiers de corps (3/08/14-1/02/19), 26N 157/12.

A SUIVRE : (Groupes 16-22)

Mise à jour : 8 août 2016
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LES J.M.O. DES AMBULANCES (1914-1918), AU VAL-DE-GRACE (6e au 10e CA)

14 Décembre 2013 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

ambulances (Groupes 1 à 5)

PRESENTATION - CLASSIFICATION DES AMBULANCES DE LA GUERRE (1914-1918).
 

Ambulances du 6e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 6e groupe (1914-1918) :

 

Ambulance 1/6 – Manque avant le 10/10/15 ; 1 vol. (10/10/15-31/12/16) ; manque après le 1/01/17.

Note : JMO détruit dans l’incendie de l’ambulance le 20/09/15 ; le JMO restant est précédé d’un résumé des opérations du 1/08/14 au 10/10/15.

Ambulance 2/6 – JMO manquant.

Note - Un témoignage sur cette ambulance faite prisonnière à Xivry-Circourt : http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2017/04/les-ambulances-de-la-40e-d.i.a-xivry-circourt-22-aout-1914-1ere-partie.html

http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2017/05/les-ambulances-de-la-40e-d.i.a-xivry-circourt-22-aout-1914-2e-partie.html

Ambulance 3/6 – 1 vol. (1/08/14-25/02/19).

Note : Pièces annexes au JMO : rapport relatif à l’élément d’ambulance de Vienne-le-Château (2/02/15-11/05/15) ; rapports et état nominatif de blessés relatifs à l’élément léger d’ambulance de la Harazée (1/02/15-31/05/15).

Ambulance 4/6 – 1 vol. (2/08/14-7/04/18) ; 1 vol. (7/04/18-20/03/19).

Ambulance 5/6 – JMO manquant.

Essai de reconstitution : année 1914 :  23-29/08/14, à Xivry-Circourt.

Note - Un témoignage sur cette ambulance faite prisonnière à Xivry-Circourt : http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2017/04/les-ambulances-de-la-40e-d.i.a-xivry-circourt-22-aout-1914-1ere-partie.html

http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2017/05/les-ambulances-de-la-40e-d.i.a-xivry-circourt-22-aout-1914-2e-partie.html

http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2017/05/un-chirurgien-militaire-francais-prisonnier-a-munich-en-1916-temoigne.html

Ambulance 6/6 – 1 vol. (2/08/14-16/03/19).

Ambulance 7/6 – 1 vol. (6/08/14-16/07/19).

Ambulance 8/6 – JMO manquant.

Essai de reconstitution, année 1914 : 07-07/09/14 à Chaumont-sur-Aire (Meuse) - 07-07/09/14 à Courcelles (Meuse) -  28/09/14-06/10/14 à Ambly-sur-Meuse (Meuse) - Année 1915 : 06-18/01/15 à Rupt-en-Woëvre (Meuse) -  28-28/03/15 à Mont-sous-les-côtes (Bonzée, Meuse) - 06/10/15-08/12/15 à Marquenterre (camp de, Meuse) - Année 1916 : 24-26/02/16 à Berulpt-en-Verdunois, caserne Chevert (Meuse) - 11-11/11/16 à Sorel (château, d'Orvillers-Sorel, Oise) - Année 1917 : 27/01/17-19/06/17 à Dieue-sur-Meuse (Meuse) - Année 1918 : 16/04/18-28/05/18 à Roger (Le Bois, Ambleny, Aisne) - 07/07/17-25/03/18 à Mourmelon-le-Petit (Meuse) - 18/07/18-05/08/18 à Haramont (Les Fosses, Aisne) - 09-24/06/18 à Royallieu (Compiègne, Oise) - 15-23/08/18 à Hautefontaine (Oise) - 24-25/08/18 à Jaulzy (Oise).

Ambulance 9/6 – JMO manquant.

Essai de reconstitution, année 1914 : 19/09/14-28/02/16 à  Pierry (Marne) ; 26/09/14-20/10/14 à Ambly-sur-Meuse (Meuse) - Année 1916 : 28/02/16-31/05/18 à Verdun (Meuse) - Année 1918 : 19/09/14-09/04/18 à  Damloup (Meuse).

Ambulance 10/6 – 1 vol. (2/08/14-31/07/19).

Ambulance 11/6 – JMO manquant.

Essai de reconstitution, année 1914 : 25/08/14-06/09/14 à Mangiennes (Meuse) - 08-23/09/14 à Erize-la-Grande (Meuse) - 23/09/14-01/12/14 à Dieue-sur-Meuse (Meuse) - 01/12/14-26/12/14 à Rupt-sur-Moselle (Vosges) - 26-28/12/14 à Mouilly (Meuse) - 28/12/14-16/01/15 à Rupt-sur-Moselle (Vosges) - Année 1915 : 26/01/15-02/08/15 à Rupt-en-Woëvre (Meuse) - 09/08/15-08/12/118 à Benoite-Vaux (Meuse) - Année 1918 : 08/12/18-28/08/19 à Lutterbach (Haut-Rhin).

Ambulance 12/6 – 1 vol. (2/08/14-25/02/19).

Ambulance 13/6 – 1 vol. (2/08/14-24/11/18).

Ambulance 14/6 – 1 vol. (3/08/14-18/02/19).

Note : Pièce annexe. Journal de marche du détachement d’infirmiers de l’ambulance 14/6, 1 vol. (4/08/14-27/09/14) ; copie abrégée du journal de marche de l’ambulance 14/6 (23/08/14-27/09/14).

Ambulance 15/6 – JMO manquant.

Note : L’auteur a servi dans cette ambulance – Voivenel Paul, Avec la 67e Division de Réserve. Paris : Librairie des Champs-Elysées, 4 vol., 1933-1938, [1256 p.].

Ambulance 16/6 – 1 vol. (3/08/14-26/03/19).

Ambulance 17/6 – 1 vol. (9/08/14-1/02/19).

Ambulance 18/6 – 1 vol. (3/08/14-25/02/19).

Ambulance 19/6 – JMO manquant.

Essai de reconstitution, année 1914 : 08-11/09/14 à Rumont (Meuse) - 21/10/14-25/04/15 à Ambly-sur-Meuse (Meuse) - Année 1915 : 09/05/15-06/06/15 à Ancemont (Meuse)? - 07-08/10/15 à Suippes (Marne)? - Année 1916 : 17/06/16-17/10/16 à Dugny (Meuse) - 21/10/16-xx/12/16 à Eclusier (Somme) - Année 1918 : 15/12/18-04/08/19 à Haguenau (Bas-Rhin).

Ambulance 20/6 – Manque avant le 24/08/14 ; 1 vol. (24/08/14-28/02/16) ; 1 vol. (17/02/16-31/12/16) ; 1 vol. (21/01/17-7/07/18).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 6e Corps d’armée : Direction (1/08/14-1/03/19), 26N 123/12 à 26N 123/14.

 

Ambulances du 7e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 7e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/7 – JMO manquant.

Mentions : A Senlis (Oise) [1/06/18-31/08/18] ; passe en subsistance à l’HCA 44 [01/09/18].

Ambulance 2/7 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-30/11/18).

Note : un cahier d’observations chirurgicales, sans date.

Ambulance 3/7 – 1 vol. (4/08/14-10/12/18).

Ambulance 4/7 – 1 vol. (2/08/14-1/02/19)

Ambulance 5/7 – 1 vol. (6/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/18).

Ambulance 6/7 – 1 vol. (1/08/14-9/09/14) ; manque après le 10/09/14.

Ambulance 7/7 – Manque avant le 2/02/16 ; 1 vol. (2/02/16-5/01/19).

Note : Une copie d’un journal de marche en forme de rapport (08/08/14-1/02/16).

Ambulance 8/7 – 1 vol. (2/08/14-21/02/16) ; manque depuis le 22/02/16.

Ambulance 9/7 – Manque avant le 26/07/15 ; 1 vol. (26/07/15-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; manque après le 1/01/18.

Note : fait fonction d’hôpital d’évacuation (HoE) de Bussang.

Ambulance 10/7 – Manque avant le 12/11/14 ; 1 vol. (13/11/14-4/01/17) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; manque après le 1/01/18.

Ambulance 11/7 – 1 vol. (12/08/14-11/04/19).

Ambulance 12/7 – 1 vol. (10/08/14-13/09/16) ; 1 vol. (14/09/16-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-1/03/19).

Ambulance 13/7 – 1 vol. (4/08/14-1/01/19).

Ambulance 14/7 – 1 vol. (12/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-1/01/19).

Ambulance 15/7 – 1 vol. (6/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; manque après le 1/01/18.

Ambulance 16/7 – 1 vol. (12/08/14-10/03/19).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ :

Les JMO du Service de santé du 7e Corps d’armée : Direction (1/08/14-11/02/19), 26N 126/5 à 26N 126/7 – Groupe de brancardiers de corps (4/08/14-16/01/19), 26N 126/8 à 26N 126/9 – Groupe de brancardiers de corps, détachements fractionnés de la portion principale : Oissery, Fosse-Martin (7/09-13/09/14) ; Vic-sur-Aisne (21/09/14-11/10/14) ; Ambleny (25/10/14-19/11/14) ; Vic-sur-Aisne (14/12/14-29/06/15) ; Boyau-Friand (23/09/14-13/10/15), 26N 126/10.

 

Ambulances du 8e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 8e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/8 – Manque avant le 15/08/15 ; 1 vol. (15/08/15-31/01/19).

Ambulance 2/8 – JMO manquant.

Ambulance 3/8 – 1 vol. (8/08/14-1/03/19).

Ambulance 4/8 – 1 vol. (4/08/14-24/12/18).

Note : pièce annexée, journal de marche du gestionnaire (8/08/14-9/02/16).

Ambulance 5/8 – JMO manquant.

Ambulance 6/8 – JMO manquant.

Ambulance 7/8 – 1 vol. (8/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-25/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-16/02/19).

Ambulance 8/8 – Manque avant le 29/08/14 ; 1 vol. (29/08/14-1/09/16) ; manque après le 01/09/16.

Ambulance 9/8 – 1 vol. (4/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (01/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-28/02/19).

Ambulance 10/8 – 1 vol. (15/08/14-9/01/17) ; manque depuis le 10/01/17.

Ambulance 11/8 – 1 vol. (4/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-22/03/19).

Ambulance 12/8 – Manque avant le 8/06/16 ; 1 vol. (8/06/16-20/11/18).

Ambulance 13/8 – 1 vol. (15/08/14-15/01/19).

Ambulance 14/8 – 1 vol. (9/08/14-25/01/19) ;

Ambulance 15/8 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-25/02/19).

Ambulance 16/8 – 1 vol. (3/08/14-20/02/17) ; manque du 21/02/17 au 15/12/17 ; 1 vol. (16/12/17-1/01/19).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 8e Corps d’armée : Direction (1/08/14-19/03/19), 26N 130/1 à 130/9 – Groupe de brancardiers de corps (2/08/14-26/01/19), 26N 130/10 – Groupe des sections d’hospitalisation (8/08/14-10/08/17), 26N 130/11.

 

Ambulances du 9e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 9e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/9 – 1 vol. (4/08/14-1/05/18) ; 1 vol. (3/05/18-27/12/18).

Ambulance 2/9 – 1 vol. (8/08/14-3/01/17) ; 1 vol. (1/01/17-6/01/18) ; 1 vol. (1/01/18-8/03/19).

Ambulance 3/9 – JMO manquant.

Ambulance 4/9 – 1 vol. (4/08/14-8/02/19).

Ambulance 5/9 – 1 vol. (3/08/14-28/02/19)

Ambulance 6/9 – 1 vol. (2/08/14-10/03/19).

Ambulance 7/9 – Manque avant le 13/11/16 ; 1 vol. (13/11/16-15/06/18) ; manque après le 16/06/18.

Ambulance 8/9 – JMO manquant.

L'auteur a servi dans cette ambulance : Tulasne, Vingt mois à l'ambulance 8/9. Paris : Jouve, 1917, 64 p.

Ambulance 9/9 – 1 vol. (4/08/14-21/02/19).

Ambulance 10/9 – 1 vol. (12/08/14-25/09/17) ; 1 vol. (25/09/17-25/01/19).

Ambulance 11/9 – 1 vol. (3/08/14-1/03/19).

Ambulance 12/9 – 1 vol. (13/08/14-16/04/19).

Ambulance 13/9 – 1 vol. (4/08/14-1/03/19).

Ambulance 14/9 – JMO manquant.

Ambulance 15/9 – 1 vol. (5/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (2/01/17-12/02/19).

Ambulance 16/9 – 1 vol. (4/08/14-10/12/18).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 9e Corps d’armée : Direction (3/08/14-27/03/18), 26N 132/36.

 

Ambulances du 10e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 10e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/10 – 1 vol. (4/08/14-11/06/15) ; 1 vol. (12/06/15-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-1/03/19).

Note : L’auteur a servi dans cette ambulance 1/10 – Maufrais Louis, J’étais médecin dans les tranchées. Paris : Robert Laffont, 2008, 331 p.

Voir pour cette ambulance les "carnets" de l'officier d'administration Ernest Vidal sur le blog : http://ernestvidal.blogspot.fr/

Ambulance 2/10 – JMO manquant

Note : Voir pour cette ambulance détachée à la 19e D.I. - "Poirier André, Le Service de santé d’un corps d’armée dans la bataille. Le 10e C.A. à Charleroi (août 1914)", dans la Revue du service de santé militaire, CVII, 2e semestre 1937, p. 817-846.

Ambulance 3/10 – JMO manquant

Note : Voir pour cette ambulance détachée à la 19e D.I. - Poirier André, Le Service de santé d’un corps d’armée dans la bataille. Le 10e C.A. à Charleroi (août 1914)", dans la Revue du service de santé militaire, CVII, 2e semestre 1937, p. 817-846.

Ambulance 4/10 – 1 vol. (10/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-3/12/17) ; 1 vol. (4/12/17-15/02/19).

Ambulance 5/10 – 1 vol. (10/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-10/05/19).

Ambulance 6/10 – 1 vol. (9/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-1/01/19).

Ambulance 7/10 – 1 vol. (10/08/14-15/04/18) ; 1 vol. (15/04/18-1/01/19).

Ambulance 8/10 – JMO manquant

Ambulance 9/10 – JMO manquant

Ambulance 10/10 – JMO manquant

Ambulance 11/10 – 1 vol. (4/08/14-19/05/16) ; 1 vol. (20/05/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-1/01/19).

Note : Cette ambulance possédait un journal : "Le bistouri" affiché par ses rédacteurs comme un "organe frontal, littéraire, périodique (...) bulletin hebdomadaire, littéraire, scientifique et caustique". Donné par la BNF avec les dates suivantes : [1915-1917]. Le n° du 1er janvier 1917 [n°34, 3e année] est disponible en ligne sur Gallica.fr.

Ambulance 12/10 – 1 vol. (13/08/14-15/08/15) ; manque du 16/08/15 au 14/10/15 ; 1 vol. (15/10/15-29/11/16) ; manque du 30/11/16 au 30/04/17 ; 1 vol. (30/04/17-décembre 18).

Ambulance 13/10 – 1 vol. (5/08/14-7/03/19).

Ambulance 14/10 – 1 vol. (12/08/14-19/01/19).

Ambulance 15/10 – 1 vol. (13/08/14-16/01/19).

Ambulance 16/10 – JMO manquant.

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Les JMO du Service de santé du 10e Corps d’armée : Direction (01/01/17-25/02/19), 26N 133/11 – Groupe de brancardiers de corps (26/09/15-16/01/19), 26N 133/12.

Sur le GBC n° 10, voir les Mémoires de l'abbé Auguste Lemasson, aumônier au GBC n°10, dans Hubert Néant, "Un aumônier militaire en Artois (1914-1915)", le Pays de Dinan, t. XXVIII, 2008. Cité par Xavier Boniface. Histoire religieuse de la Grande Guerre. Paris : Fayard, 2014, 494 p.

Note : En raison des nombreux JMO manquants au 10e C.A. l’on se reportera pour ces ambulances à : Poirier André, "Le Service de santé d’un corps d’armée dans la bataille. Le 10e C.A. à Charleroi (août 1914)", dans la Revue du service de santé militaire, CVII, 2e semestre 1937, p. 817-846.

 

A suivre : ambulances (Groupes 11 à 15)

Mises à jour : 10 novembre 2018
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LES J.M.O. DES AMBULANCES (1914-1918), AU VAL-DE-GRACE (1er au 5e CA)

25 Novembre 2013 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

Je propose au lecteur, dans les livraisons à venir, des notes relevées dans les années 1995 au musée du service de santé des armées, lesquelles précisent les journaux des marches et opérations conservés dans leurs fonds. Ces informations peuvent avoir – encore - un grand intérêt pour le chercheur à la recherche d’éléments sur ces formations sanitaires dont les JMO ne sont pas encore numérisés par le ministère de la Défense...

Ces JMO peuvent être consultés, sur place à Paris et sur rendez-vous : au Musée du service de santé des armées, 1 place Alphonse Laveran, 75230 Paris-cedex 05.

Classification des ambulances de la Guerre 1914-1918 :

« Les ambulances furent affectées à leur mise sur pied, à raison théoriquement d’une par division de cavalerie ; deux, par division d’infanterie ; seize, par corps d’armée…

On identifiait ces ambulances par une fraction dont le numérateur représentait un numéro d’ordre, et le dénominateur, le n° de la grande unité de rattachement. Exemple : 1/137, ambulance n° 1 de la 137e DI ; 5/5, ambulance n° 5 du 5e CA.

Toutefois cette belle architecture ne prévalait que pour le jour de la mobilisation, de la mise sur pied et pour les quelques jours et semaines qui suivirent. Rapidement, lors de la « bataille des frontières » et d’une manière générale lors des mouvements de la « Course à la mer », le rattachement mécanique aux grandes unités (GU) fut bouleversé. Aussi est-il illusoire – comme on peut le lire encore trop souvent – de vouloir rattacher une ambulance quelconque – à de rares exceptions – à l’épopée d’une grande unité durant la Grande Guerre. L’histoire de chaque ambulance doit être singularisée et c’est ce qui fait toute la difficulté du suivi de leurs pérégrinations sur les théâtres de guerre.

Ce rattachement évolua rapidement. Il suffit de consulter quelques journaux de marches et opérations (JMO) pour s’en convaincre. Dans un premier temps l’on individualisa l’ambulance en tant que formation sanitaire sans jamais la rattacher à un CA organique qui pouvait se situer à des centaines de kilomètres de l’ambulance déployée au sein d’un nouveau CA. L’on choisit alors de l’identifier par l’appellation générique de « groupe » en lieu et place de CA. Exemple : 10/12, ambulance n° 10 du 12e groupe [initialement, en 1914, 12e CA] » (Olier F, Quénec’hdu JL, Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, III, 20-21).

 

Ambulances du 1er corps d’armée (1914), devenues ambulances du 1er groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/1 – 1 vol. JMO du 3/08/14-1915.

Ambulance 2/1 – 1 vol. (3/08/14-1916).

Ambulance 3/1 – 1 vol. (22/03/16-1/11/19).

Ambulance 4/1 – 1 vol. (12/11/16-31/12/16) ; 1 vol. (01/01/17-28/07/18) ; 1 vol. (29/07/18-1/01/19).

Ambulance 5/1 – 1 vol. (3/08/14-13/03/16) ; 1 vol. (14/03/16-9/02/18) ; 1 vol. (10/02/18-7/05/19).

Ambulance 6/1 – 1 vol. (4/08/14-14/07/17) ; 1 vol. (15/07/17-16/01/19) – reg. en double (04/12/17-mars 18).

Ambulance 7/1 – 1 vol. (4/08/14- 31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/18).

Ambulance 8/1 – JMO manquant

Essai de reconstitution des journaux des marches et opérations manquants en totalité au musée du service de santé des armées au Val-de-Grâce à Paris, effectué, d’après les registres de l’état civil aux armées conservés aux archives nationales ; ces registres, intéressant les ambulances et les formations sanitaires de campagne, ont fait l’objet de propositions de localisation, classées alphabétiquement, transcrites sur ce blog.

Ambulance n° 8/1 – 1er corps d’armée (août 1914) : Année 1914, 17 août 1914 : Merlemont (Namur, Belgique) où elle sert de Point d’embarquement par voie ferrée en gare, du 17 au 20 août (DSS/1CA, 26N 11/16) ; 4 septembre 1914 : Villeneuve-lès- Charleville (Marne) ; 21 au 30 septembre 1914 : Roucy (Aisne) où elle fonctionne comme ambulance immobilisée en remplacement d’ambulances du 18CA, fait mouvement le 30 septembre (DSS/1CA, 26N 11/16) – année 1915, 6 au 15 avril 1915 : Ronvaux (Meuse) – année 1916, 3 février 1916, Châlons-sur-Vesle (Marne) ; 3 mai au 17 juillet 1916 : Meurival (Aisne) ; 18 novembre 1916 : Souain (Marne) – année 1917, 24 juillet au 28 novembre 1917 : Zuid’his (Belgique) – année 1918, 27 janvier au 23 mars 1918 : Beaurieux (Aisne) ; 4 mai au 4 décembre 1918 : Senoncourt (Ferme de Maujouy, Meuse) ; 6 août au 8 octobre 1918 : Betz (Oise) ; 2 novembre 1918 au 20 janvier 1919 : Laon (Aisne).

Ambulance 9/1 – JMO manque avant le 5/05/16 ; 1 vol. (5/05/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-27/01/18) ; (27/05/18-01/03/19).

Ambulance 10/1 – JMO manquant.

Essai de reconstitution : 1er corps d’armée (août 1914) : Année 1914, 6 avril 1914 au 13 juin 1916 : Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais) - année 1916, 13 juin 1916 au 21 juillet 1916, Baleicourt, (Verdun, Meuse) ; 28 octobre 1916 au 23 novembre 1916 : Oigny (Aisne) ; 23 novembre 1916 au 27 février 1917, Cappy (Somme) – année 1917, 27 février 1917 au 6 avril 1917, Somme-Bionne (Marne) ; 9 au 12 mars 1917, Beauséjour (Marne) ; 6 avril 1917 au 23 mars 1918, Cuperly (Marne) ; 17 avril 1917 au 2 août 1917, Suippes (Marne) ; 20 mai 1917 au 3 décembre 1917, Somme-Suippe (Marne).

Ambulance 11/1 – 1 vol. (6/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/19-7/01/19).

Ambulance 12/1 – 1 vol. (3/08/14-29/04/18).

Ambulance 13/1 – JMO manquant avant le 22/04/15 ; 1 vol. (22/04/15-31/01/19).

Ambulance 14/1 – JMO manquant

Essai de reconstitution : 1er corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 15 septembre 1914 au 23 décembre 1917 : Jonchery-sur-Vesle (Marne).

Ambulance 15/1 – 1 vol. (6/08/14-29/12/16) ; (17/01/17-31/12/17) ; JMO manque après le 1/01/18.

Ambulance 16/1 – 1 vol. (5/08/14-20/03/19).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ :

Les JMO du Service de santé du 1er Corps d’armée : Direction (1/08/14-25/02/19), 26N 101/16 à 26N 101/19.

 

Ambulances du 2e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 2e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/2 – 1 vol. (2/08/14-31/12/18) ; double (2/08/14-22/09/14).

Note : On retrouve des éléments du « JMO » de l’ambulance 1/2 dans le JMO du service de santé de la 4e DI (26N 267/16 [en ligne]) cahier ms. du médecin major de 1ère classe Meyer, médecin-chef de l’hôpital de Laon, comprenant des notes sur a) l’ambulance 1/2 (2/08/14-1/10/15) ; à partir du 23/09/14, GBC 2 ; à partir du 22/05/15, journal du médecin divisionnaire de la 4e DI.

Ambulance 2/2 – 1 vol. (01/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (01/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18).

Ambulance 3/2 – 1 vol. (1/08/14-12/05/15) ; 1 vol. (14/05/15-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-26/01/19).

Ambulance 4/2 – JMO manquant.

Essai de reconstitution : 2e corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 23 au 25 août 1914 : Montmédy (Meuse) – année 1918, 20 juin au 27 octobre 1918 : Pierrefitte-sur-Aire.

Ambulance 5/2 – 1 vol. (2/08/14-15/03/19).

Ambulance 6/2 – JMO manquant avant le 20/09/14 ; 1 vol. (20/09/14-15/04/15) ; 1 vol. (16/04/15-16/11/16) ; 1 vol. (16/11/16-28/02/19).

Ambulance 7/2 – 1 vol. (3/08/14-18/07/16) ; 1 vol. (19/07/16-17/08/18) ; JMO manquant après le 17/08/18.

Ambulance 8/2 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-29/12/18) ; JMO manquant après le 30/12/18.

Ambulance 9/2 – 1 vol. (8/08/14-29/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-8/01/19).

Ambulance 10/2 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-25/01/19).

Ambulance 11/2 – 1 vol. (5/08/14-10/03/19).

Ambulance 12/2 – JMO manquant avant le 3 février 1915 ; 1 vol. (3/02/15-15/11/18) ; Manque après le 16/11/18.

Ambulance 13/2 – 1 vol. (9/08/16-31/12/16) ; 1 vol. (21/08/17-8/02/19).

Ambulance 14/2 – JMO manquant.

Essai de reconstitution : 2e corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 27 novembre 1914 au 2 août 1916 : Verneuil (Marne) – année 1916, le 17 juin 1916 : Vandières (Marne) ; 4 octobre 1916 au 8 février 1917 : Loupeigne (Aisne) – année 1917, 10 novembre 1917 au 7 avril 1918 : Vierzy (Aisne).

Ambulance 15/2 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-28/02/19) ; 1 double (3/08/14-31/12/17).

Ambulance 16/2 – 1 vol. (9/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-25/12/18).

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ :

Les JMO du Service de santé du 2e Corps d’armée : Direction (1/08/14-04/03/19), 26N 105/1 à 26N 105/10 - Groupe de brancardiers de Corps (GBC) (3/08/14-16/01/19), 26N 105/11 à 26N 105/12 – Groupe des sections d’hospitalisation non affectées (7/08/14-31/12/17), 26N 105/13 à 26N 105/14.

 

Ambulances du 3e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 3e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/3 – 1 vol. (2/08/14-21/12/18).

Ambulance 2/3 – 1 vol. (1/08/14-15/02/19).

Ambulance 3/3 – 1 vol. (3/08/14-1/09/18) ; 1 vol. (1/09/18-28/02/19).

Note : Le député Georges Legros a appartenu à cette ambulance : Médecin au front, Georges Legros, témoin de la Grande Guerre, présentation d'Anne-Marie Slézec, éd. Sutton et Museum éd., 2018, 176 p.

Ambulance 4/3 – 1 vol. (7/08/14-5/07/15) ; 1 vol. (5/07/15-28/06/16) ; 1 vol. (30/06/16-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-15/02/19).

Ambulance 5/3JMO manquant.

Essai de reconstitution : 3e corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 8 au 18 septembre  1914 : Bouchy-le-Repos (Marne) ; 20 décembre 1914 au 14 mai 1915 : Romain (Marne) – année 1915, 5 juillet au 8 octobre 1915 : Frevin-Capelle (Pas-de-Calais) ; 8 décembre 1915 au 19 février 1916 : Fouilloy (Somme) – année 1916, 8 avril 1916 au 29 mai 1916, Dugny (Meuse) ; 27 juillet 1916 au 5 février 1917 : Sommedieue – année 1917, 29 juin 1917 au 19 août 1917 : Longueval (Aisne) – année 1918, 23 mars 1918 au 1er avril 1918 : Suippes (Marne).

Ambulance 6/3 – 1 vol. (8/08/14-11/01/19).

Ambulance 7/3 – 1 vol. (8/08/14-30/11/17) ; 1 vol. (1/12/17-28/02/19).

Ambulance 8/3JMO manquant.

Essai de reconstitution : 3e corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 17 au 21 septembre 1914 : Hermonville (Marne) ; 21 septembre 1914 au 10 juin 1915 : Prouilly (Marne) – année 1915, 10 juin 1915 au 1er juillet 1916, Damery (Marne).

Ambulance 9/3 – 1 vol. (9/08/14-16/02/15) ; 1 vol. (17/02/15-7/12/15) ; 1 vol. (8/12/15-9/05/16) ; 1 vol. (10/05/16-2/02/18) ; 1 vol. (3/02/18-14/04/19).

Note : Georges Duhamel (1884-1966) dans Vie des martyrs. Paris : Mercure de France, 1917, 229 p. témoigne de son vécu de chirurgien à l'ambulance 9/3 ; et de nombreuses mentions dans sa correspondance (juin 1915-octobre 1916) : Georges et Blanche Duhamel, Correspondance de guerre 1914-1919, t.1, août 1914-décembre 1916. Coll. Bibliothèque des correspondances, mémoires et journaux, 32, Genève : H. Champion, 2007, 1422 p. - Albert Martin a été médecin-chef de cette ambulance : Un énergique et enthousiaste "Homme de coeur" rouennais : Albert Martin (1866-1948). Souvenirs d'un chirurgien de la Grande Guerre. Luneray : Bertout, Coll. La Mémoire normande, 1996, 239 p.

Ambulance 10/3 – JMO manquant.

Essai de reconstitution : 3e corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 28 septembre 1914 au 24 juillet 1918 : Chenay (Marne) – année 1918, 24 juillet au 26 août 1918 : Ecouen (Val d’Oise).

Ambulance 11/3 – 1 vol. (4/08/14-30/04/17) ; 1 vol. (1/05/17-15/01/19).

Ambulance 12/3 – Manque avant le 04/09/15 – 1 vol. (04/09/15-31/01/16) – manque entre le 1/02/16 et le 26/05/18 - 1 vol. (27/05/18-3/12/18).

Ambulance 13/3 – 1 vol. (12/08/14-23/01/18) - Manque depuis le 24/01/18.

Ambulance 14/3 – 1 vol. (5/08/14-9/10/17) – Manque depuis le 10/10/17.

Ambulance 15/3 – JMO manquant.

Essai de reconstitution : 3e corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 16 octobre 1914 au 19 avril 1917 : Jonchery-sur-Vesle (Marne) – année 1918, 8 décembre 1918 au 11 janvier 1919 : Reims (Marne).

Ambulance 16/3 – 1 vol. (5/08/14-30/08/16) ; 1 vol. (31/08/16-19/01/17) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-1/03/19).

 

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ :

Les JMO du Service de santé du 3e Corps d’armée : Direction (5/08/14-3/08/19), 26N 108/6 à 26N 108/10 - Groupe de brancardiers de Corps (GBC) (9/08/14-16/01/19), 26N 108/11.

 

Ambulances du 4e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 4e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/4 – JMO manquant.

4e corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 24 août 1914 : Vezin (Meurthe-et-Moselle) ; 30 octobre au 11 novembre 1914 : Arvillers (Somme) – année 1915, 22 février au 1er avril 1915 : Suippes (Marne) ; 14 avril au 14 octobre 1915 : Mourmelon-le-Petit (Marne) ; 15 au 18 septembre 1915 : Berneuil (Oise) – année 1916, 9 janvier au 15 août 1916 : Braux-Sainte-Cohière (Marne) ; 31 août 1916 au 11 octobre 1918 : Verdun (Meuse) – année 1917, 28 janvier 1917 à août 1917 : Baccarat (Meurthe-et-Moselle).

Ambulance 2/4 – 1 vol. (6/08/14-31/08/15) ; 1 vol. (1/09/15-29/06/17) – Manque depuis le 30/06/17.

Ambulance 3/4 – 1 vol. (7/08/14-10/02/19) – 1 double (2/08/14-25/09/15).

Ambulance 4/4 – 1 vol. (3/08/14-26/12/15) ; 1 vol. (27/12/15-mai 1918) – Manque depuis mai 1918.

Ambulance 5/4 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-14/11/18).

Ambulance 6/4 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) – Manque depuis le 01/01/17.

Ambulance 7/4 – 1 vol. (8/08/14-7/01/19).

Ambulance 8/4 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) - Manque depuis le 1/01/18.

Ambulance 9/4 – 1 vol. (2/08/14-30/03/18) ; 1 vol. (2/04/18-4/01/19).

Ambulance 10/4 – 1 vol. (15/08/14-01/01/19).

Ambulance 11/4 – 1 vol. avec pièces annexes (16/08/14-23/02/19).

Ambulance 12/4 – 1 vol. (16/08/14-6/03/18) ; double (16/08/14-6/04/18) - Manque après le 6/04/18.

Ambulance 13/4 – 1 vol. (16/08/14-30/01/18) ; 1 vol. (1/01/18-19/09/18) – Manque après le 20/09/18.

Ambulance 14/4 – 1 vol. (4/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17).

Ambulance 15/4 – 1 vol. (4/08/14-1/03/19).

Ambulance 16/4 – 1 vol. (4/08/14-10/06/18) ; 1 vol. (11/06/18-10/03/19).

 

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ :

Les JMO du Service de santé du 4e Corps d’armée : Direction (7/08/14-10/03/19), 26N 113/1 à 26N 113/12 - Groupe de brancardiers de Corps (GBC) (2/08/14-16/01/19), 26N 113/13 à 26N 113/16 – Groupe des sections d’hospitalisation non affectées (6/08/14-9/08/17), 26N 113/17.

 

Ambulances du 5e corps d’armée (1914), devenues ambulances du 5e groupe (1914-1918) :

Ambulance 1/5 – 1 vol. (2/08/14-31/12/18).

Ambulance 2/5 – 1 vol. (18/08/14-19/01/17) ; 1 vol. (20/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/12/18).

Ambulance 3/5 – 1 vol. (7/08/14-15/12/18).

Ambulance 4/5 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-28/02/19).

Ambulance 5/5 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-27/02/19).

Ambulance 6/5 – 1 vol. (6/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-6/07/18).

Ambulance 7/5 – 1 vol. (2/08/14-1/01/17) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-25/11/18).

Ambulance 8/5 – Manque avant le 1/02/16 – 1 vol. (1/02/16-25/01/19).

Ambulance 9/5 – 1 vol. (14/08/14-6/07/15) ; 1 vol. (7/07/15-14/10/15) ; 1 vol. (15/10/15-30/06/16) ; 1 vol. (1/07/16-10/01/19).

Ambulance 10/5 – 1 vol. (14/08/14-31/12/15) – Manque depuis le 1/01/16.

Ambulance 11/5 – JMO manquant

Essai de reconstitution : 5e corps d’armée (août 1914) - Année 1914, 9 au 18 septembre 1914 : Venise (Meuse) ; 13 septembre 1914 au 19 mai 1918 : Laheycourt (Meuse) ; 18 septembre 1914 au 29 octobre 1916 : Avocourt (Meuse) ; 6 novembre 1914 au 25 septembre 1915 : Aubreville (Meuse) ; 1er au 6 juin 1914 : Hesse (forêt de, Meuse) – année 1915, 25 septembre 1915 au 18 mai 1916 : Suippes – année 1916, 18 mai 1916 au 7 juin 1917 : Cuvilly (Château de Sechelles, Oise) – année 1917, 7 juin 1917 au 20 novembre 1917 : Saint-Clément (Meurthe-et-Moselle) ; 20 novembre 1917 au 18 avril 1918 : Pierrefitte-sur-Aire (Meuse) – année 1918, 26 septembre 1918 au 17 décembre 1918 : Saint-Mihiel (Meuse) ; 17 décembre 1918 au 27 août 1919 : Kreuznach (Allemagne). 

Ambulance 12/5 – 1 vol. (3/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-31/01/19).

Ambulance 13/5 – 1 vol. (14/08/14-4/01/19)

Ambulance 14/5 – 1 vol. (13/08/14-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-15/11/18).

Note : L'auteur a servi dans cette ambulance 14/5 - Journal de guerre de Jacques Le Petit : 1914-1919, Un médecin à l'épreuve de la Grande Guerre. Parçay-sur-Vienne : Anovi, 2009, 127 p.

Ambulance 15/5 – Manque avant le 7/10/16 – 1 vol. (7/10/16-9/01/19).

Note : L'auteur a servi dans cette ambulance 15/5, en Lorraine [1918] - Deschamps Paul, Mémoires de n'importe qui (1914-1919). Plessala : Association Bretagne 14-18, 1999, 52 p.

Ambulance 16/5 – 1 vol. (2/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (1/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (1/01/18-7/12/18) ; 1 vol. (4/01/19-28/04/19).

 

A consulter : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ :

Les JMO du Service de santé du 5e Corps d’armée : Direction (5/08/14-24/02/19), 26N 117/12 à 26N 117/17 - Groupe de brancardiers de Corps (GBC) (4/08/14-16/01/19), 26N 117/18 à 26N 117/22 – Groupe des sections d’hospitalisation non affectées (2/08/14-25/09/16), 26N 117/23.

A SUIVRE : ambulances (Groupes 6 à 10).

Mise à jour : 11 novembre 2018
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L’archiviste-paléographe André Lesort (1876-1960) le « père » des fonds d’archives médico-militaires (1917).

22 Octobre 2013 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation, #les hommes, #Bretagne 1914-1918

L’archiviste-paléographe André Lesort (1876-1960) le « père » des fonds d’archives médico-militaires (1917).

Le 7 janvier 2013 j’ai proposé aux lecteurs du blog un premier article sur les archives médicales du service de santé militaire dans la guerre 1914-1918. Cet article a rencontré un réel succès puisqu’au fil des mois il est devenu l’article le plus lu de mon blog. Aujourd’hui je poursuis mes « investigations » et je soumets un nouveau « papier », à l’intention des lecteurs intéressés, sur l’archiviste-paléographe André Lesort (1876-1960) qui est à l’origine de la sauvegarde des collections d’archives médicales des hôpitaux militaires durant la Grande Guerre. André Lesort est totalement inconnu des "connaisseurs" de l’Histoire du service de santé militaire. Vous rechercherez en vain sa biographie dans un ouvrage général ou même spécialisé ; il reste un inconnu que je m’offre de sortir de l’anonymat en considération de son apport exceptionnel à la conservation des archives médicales de la guerre. Pour réaliser ce travail j’ai fait appel au site familial des Lesort-Madelin, site richement documenté qui conserve précieusement la mémoire de leur aïeul. Grâce aux Lesort-Madelin il est dorénavant possible de mettre un visage sur le nom d’André Lesort, le « père » des fonds d’archives médico-militaires du service de santé militaire (1914-1918), toujours conservés, en 2013, au service des archives médicales et hospitalières des armées (SAMHA) de Limoges et quotidiennement consultés ; qu’ils en soient remerciés.

André Lesort (1876-1960), l’archiviste-paléographe

André Lesort est né à Rouen, le 4 janvier 1876. Après des études secondaires à Beauvais et Paris, il entre à l’Ecole des Chartes en 1895 et en sort diplômé en 1899. N’ayant pas la possibilité de recevoir une affectation enviée dans sa Normandie natale à laquelle il est très attaché par sa recherche historique, il accepte des missions en Belgique, en Angleterre et en Allemagne. Il sert ensuite à Cambrai, aux archives municipales (1899-1900), puis à Bar-le-Duc, aux archives départementales de la Meuse (1900-1905). En 1905, il remplace Paul Parfouru (1846-1905) comme archiviste départemental d’Ille-et-Vilaine à Rennes (1905-1911). L’année suivante il épouse Jeanne Marie Elisabeth Madelin (1882-1972), sœur du grand historien et académicien Louis Madelin (1871-1956). En 1912, pour se rapprocher de sa famille il accepte le poste d’archiviste de Seine-et-Oise à Versailles, poste qu’il occupera jusqu’en 1929 avant de devenir archiviste en chef de Paris et du département de la Seine (1929-1941). André Lesort décède à Versailles, le 29 janvier 1960.

André Lesort, dans la guerre 1914-1918

André Lesort, classe 1896, relevant du service auxiliaire, haut fonctionnaire et chef de service préfectoral est mobilisé, le 3 août 1914, comme simple soldat à la 10e section d’infirmiers militaires (SIM) de Rennes. Il reçoit sa première affectation, à l’hôpital complémentaire n°33 de Granville (Manche), dans les fonctions de gestionnaire (directeur administratif) de cette petite formation de 50 lits mise sur pied par le service de santé militaire. L’on peut noter que le directeur du service de santé a été bien inspiré de le nommer, en dépit de son grade, dans ces fonctions administratives « polyvalentes », dans lesquelles il découvre les arcanes de l’administration du service et l’importance de la conservation des registres et pièces médicales. Ce professionnel des archives s’attache à en faire un modèle régional.

Hôpital complémentaire n°33. Ecole primaire supérieure de garçons, 8 rue Clément-Desmaisons à Granville. Ouvert le 28 août 1914. Fermé le 31 juin 1916 par DM n° 5444-3/7 du 27 mai 1916. Hospitalisation de 1427 malades et blessés – 13 décès. Capacité hospitalière : 100 lits (26 septembre 1914), 110 lits (1er février 1915), 130 lits (13 octobre 1915). Le médecin-chef de l’hôpital est le médecin aide-major de 1ère classe J.P.Tessier (23 août 1914), remplacé le 15 juillet 1915 par le médecin aide-major de 2e classe Grabois. Parmi les médecins traitants : les docteurs Le François, Hamon et le docteur Bernard Landau, médecin bénévole de nationalité russe, domicilié à San Remo…

André Lesort passe caporal en mai 1915 puis il quitte Granville, le 8 juillet 1916, à la fermeture du « 33 » pour Donville-les-Bains (Manche) et l’hôpital complémentaire n°106 en remplacement du soldat Chauvet qui y fait fonction de gestionnaire.

Hôpital complémentaire n° 106. Hôtel de la Plage à Donville. Ouvert le 16 août 1915. Fermé le 7 février 1917 par DM n° 3073-3/7. Hospitalisation de 373 malades et blessés. Capacité hospitalière de 95 lits. Le médecin-chef de l’hôpital est le médecin aide-major de 2e classe H. Ribo.

En octobre 1916, André Lesort est muté à la direction du service de santé de la 10e région militaire de Rennes où on le charge du nouveau bureau des archives. Cette direction – comme toutes celles des autres régions militaires – est alors encombrée par des montagnes de registres et de pièces médicales provenant des hôpitaux temporaires de la région (hôpitaux complémentaires, auxiliaires et bénévoles) créés depuis la mobilisation et fermés suite à des restructurations. Sa formation d’archiviste-paléographe et son expérience professionnelle tant à Rennes avant-guerre qu’à Granville et Donville le désignent naturellement pour le poste. Le médecin inspecteur François Jean Hippolyte Fortuné Vaysse (1852-1941), un « colonial », directeur du service de santé, son mentor à Rennes, n’aura pas à regretter son choix.

Les archives des hôpitaux militaires fermés (1917)

Aussitôt installé dans son nouvel emploi, André Lesort inventorie et classe méthodiquement son fonds d’archives. Tout est à organiser, d’autant que la direction régionale de Rennes est la seule en France, en cette fin d’année 1916, à se préoccuper de cette masse documentaire qui encombre ses locaux. Dès janvier 1917, il souhaite rendre pérenne l’organisation de son jeune dépôt d’archives médicales et d’en faire un modèle exportable à l’ensemble des directions régionales du service de santé militaire. Mais pour relever ce défi il lui faut, modeste caporal, le soutien de sa hiérarchie jusqu’à Justin Godart (1871-1956), le sous-secrétaire d’Etat au service de santé. En janvier, il se rapproche de son ancien collègue l’archiviste-paléographe Alexandre Vidier (1874-1927), inspecteur général des bibliothèques et des archives (1913), lui aussi mobilisé depuis décembre 1914 comme simple soldat, lequel recherche, à cette époque, une « grande œuvre » à parrainer susceptible de l’extraire de son quotidien de soldat « garde-voies ». Dans une correspondance en date du 14 janvier 1917, sans mention de destinataire mais agrafée dans un dossier « Vidier » conservé aux archives du service de santé des armées au Val-de-Grâce, André Lesort sollicite de son confrère qui se partage entre ministères de la Guerre et de l’Instruction Publique une entrevue pour lui présenter son projet sur les archives médicales :

« Rennes, le 14 janvier 1917 – Mon cher ami, Le médecin principal Castelli qui s’est très aimablement et spontanément chargé de vous transmettre mon bon souvenir, vous aura sans doute fait connaître ma nouvelle destination militaire. La question des archives des hôpitaux temporaires m’avait justement préoccupé depuis le début des hostilités ; elle a reçu dans la 10e région une solution que je me permets de croire satisfaisante, - Puisqu’un professionnel est chargé de réunir, de classer et d’exploiter les fonds des formations supprimées – Mais cette solution est provisoire et prendra fin, dans tous les cas, avec la démobilisation générale. Je serais très heureux de causer avec vous de la question pendant quelques instants : d’un échange d’idées, pouvant sortir d’utiles indications pour moi et pour mon service. – Je pars demain pour Paris, où je resterai, jusqu’à samedi matin (163 rue de la Convention, chez mon père). Vous seriez bien aimable de me faire savoir si je pourrai vous rencontrer au Sous-Secrétariat – ou à la Bibliothèque nationale ou aux Archives – et de me dire à quelle heure. Je serai charmé de vous revoir. A bientôt donc, je l’espère, et croyez moi, mon cher ami, cordialement vôtre. – André Lesort. »

A son retour à Rennes, le 25 janvier 1917, André Lesort rédige un rapport général de six pages synthétisant son projet, dont les grandes lignes sont approuvées par Justin Godart dès le 29 janvier 1917. Il reste pour André Lesort à proposer, en lien avec Alexandre Vidier, un texte réglementaire à la signature de Justin Godart officialisant l’organisation et le fonctionnement des services d’archives médicales. Ce sera chose faite le 15 mars 1917, date de la publication de la circulaire ministérielle n° 454-Ci/7 relative à l’organisation et au fonctionnement d’un bureau d’archives dans les directions régionales du service de santé. Une semaine plus tôt, le 7 mars 1917, A. Vidier avait été mis à la disposition du ministère de la Guerre par le ministre de l’Instruction Publique ; il avait reçu la charge du contrôle de la bonne application de la circulaire…

La circulaire n° 454-Ci/7 du 15 mars 1917 – Organisation et fonctionnement d’un bureau d’archives dans les directions régionales du service de santé (16 pages) – Introduction (p. 1-3) – Notice sur l’organisation des archives dans les directions régionales du service de santé (p.4-9) : 1) Installation matérielle ; 2) Centralisation des archives des hôpitaux fermés ; 3) Classement des archives ; 4) Recherches ; 5) Archives des directions – Spécimens d’états sommaires (p. 9-16) : I) Hôpital complémentaire n°31 de Rennes ; II) Hôpital complémentaire n°39 de Rennes. (PDF en fin d'article)

André Lesort nommé adjudant et archiviste en titre du service de santé de la 10e région (dépêche n° 8030-1/7 du 21 mars 1917) poursuit à Rennes son travail sur le terrain. En février, il reçoit le renfort d’un archiviste-paléographe, Jean Lechartier de Sedouy (1874-1949) pour le soulager dans son travail quotidien d’inventaire et lui permettre d’encadrer, dès juin 1917, les stages organisés à Rennes au profit des archivistes des autres régions récemment nommés.

Le 13 juillet 1917, le médecin inspecteur Jules Simonin (1864-1920) du sous-secrétariat d’Etat, dans une note préparée par Vidier [marquée VID à l’intention des dactylographes] fait le point à l’intention de Justin Godart sur le nouveau service des archives : « (…) les archivistes du service de santé, avant que d’être installés dans leur emploi ont fait un stage d’une semaine au bureau des archives hospitalières de la 10e région, afin de se mettre au courant des lois et règlements propres au service de santé, et de se familiariser avec les registres et papiers médicaux et administratifs qui constituent les archives des hôpitaux (…) Pour la mise au point et l’organisation de ce service, l’administration centrale a été très efficacement secondée par M. l’adjudant Lesort, archiviste de la direction du service de santé de la 10e région. M. Lesort, archiviste-paléographe, ancien archiviste de la Meuse et de l’Ille-et-Vilaine, archiviste de Seine-et-Oise a été tout d’abord gestionnaire d’un hôpital complémentaire, puis, l’hôpital ayant été fermé il a été affecté à la direction du service de santé par M. le médecin inspecteur Vaysse, pour y organiser un bureau d’archives. Cette heureuse initiative, suivie avec intérêt, par l’Administration centrale, a permis de préciser les instructions données par M. le sous-secrétaire d’Etat dès le 29 janvier 1919 et d’établir le statut définitif du service (circulaire du 15 mars). Enfin M. Lesort a présidé par des conférences et des travaux pratiques au stage effectué dans son service par les archivistes des autres régions (…) ». Il propose à Justin Godart de faire attribuer à André Lesort un témoignage officiel de reconnaissance qui lui serait adressé sous le timbre de la 1ère division technique.

Par circulaire n° 17002-3/7 du 15 juillet 1917, le sous-secrétaire d’Etat au service de santé adresse à l’adjudant Lesort, sous couvert de son directeur à Rennes, une lettre de félicitations rédigée par Vidier [VID] ainsi formulée : « Il m’a été rendu compte du concours très efficace que vous avez prêté à l’administration du service de santé, en organisant à la direction du service de santé de la 10e région, un bureau d’archives hospitalières qui a servi de modèle à ceux constitués par la suite dans toutes les régions. Il m’est signalé également que vous avez présidé avec autant de compétence que de zèle au stage qu’ont effectué dans le service auquel vous êtes préposé les archivistes désignés pour organiser les bureaux d’archives des autres régions. J’apprécie à toute leur valeur les excellents services que vous avez rendus au service de santé et je vous adresse un témoignage officiel de ma satisfaction – Justin Godart. – Copie de cette lettre de félicitation est envoyée par mes soins à M. le ministre de l’Instruction Publique et à M. le préfet de Seine-et-Oise pour être versée à votre dossier civil. »

Cette lettre sera la récompense de ses services. En septembre 1917, André Lesort sollicite du ministre son renvoi dans ses foyers en application de la loi de décembre 1915, en tant que père de six enfants, application qu’il n’avait pas sollicitée jusqu’à présent. Le sous-secrétariat d’Etat répond au directeur du service de santé de Rennes : « (…) que je ne vois pas sans regret le service de santé privé du concours que lui a prêté l’adjudant Lesort et à l’occasion duquel une lettre de félicitation lui a été adressée ; je vous autorise néanmoins à relever ce militaire (…) ». A son départ, Jean Lechartier de Sédouy, son adjoint, le remplace au bureau d’archives de Rennes.

Une œuvre pérenne (1917-2013)

Tandis qu’ André Lesort quitte la scène, Alexandre Vidier nommé au cabinet de Justin Godart est délégué, par ordre du ministre « dans les régions de l’intérieur pour visiter les bureaux d’archives hospitalières constitués dans chaque direction régionale du service de santé » (ordre de service n°774-1/7 du 14 août 1917). Dans une note du 13 août 1917, adressée à Justin Godart, Vidier [VID] détaille l’objet de ses inspections à venir, dont : « (…) 4) constater officiellement les imperfections qui ont été signalées dans des lettres privées et dont l’on ne peut faire état sans découvrir l’archiviste auprès de son directeur. Notamment le pillage des fonds d’archives d’hôpitaux par les bureaux de la direction (…) – 6) améliorer les conditions morales dans lesquelles se trouvent certains archivistes aux yeux des directeurs. Ces archivistes, non officiers, parfois simples soldats sont considérés dans quelques directions juste suivant leur grade ou leur absence de grade militaire. Il en est à qui l’on fait prendre le service de planton pour porter en ville les plis de la direction. (…) NB : Cette inspection se confondrait dans la mesure du possible avec une tournée d’inspection pour l’Instruction Publique [Vidier est inspecteur des bibliothèques et des archives] afin de réduire au minimum les frais de route à rembourser par la Guerre. »

Depuis juin 1917 les directions régionales du service de santé de métropole sont renforcées d’archivistes militaires nommés dans le cadre de la circulaire n° 454. A compter de cette date l’administration centrale est tenue informée, le 5 de chaque mois, de l’avancée des travaux des bureaux d’archives, lesquels, à la date du 17 juillet 1917 ont déjà réceptionné les fonds documentaires de près de 1600 hôpitaux fermés qui seront près de 10 000 avec leurs annexes en 1921-1922. En 1919, la démobilisation des jeunes classes éloigne les archivistes-paléographes des bureaux d’archives militaires ; ils seront remplacés par des sous-officiers des sections d’infirmiers militaires et des personnels civils qui s’appuieront jusqu'à nos jours sur le cadre de classement d’André Lesort. Au fur et à mesure des restructurations territoriales, de 1920 à 1944, les archives médicales sont transférées de directions en directions avant d’être regroupées, après la 2e Seconde Guerre Mondiale, à Limoges, dans un service central des archives médicales et hospitalières des armées, organisme qui poursuit encore aujourd’hui cette mission de conservation et de « mise à disposition » au profit des ayants-droits.

 
En guise de conclusion

André Lesort et Alexandre Vidier attendront la fin de la guerre pour être faits chevaliers de la Légion d’honneur au titre de l’Instruction Publique. Il n’est pas douteux que la lettre de félicitation du 15 juillet 1917 de Justin Godart n’ait été déterminante pour étayer le mémoire des services éminents d’André Lesort pour cet ordre prestigieux ; mais il est regrettable que cette proposition ne fut pas faite à titre militaire. Je termine cet article en me reportant à mon expérience personnelle. Jeune sous-officier, j’ai abordé l’Histoire du service de santé de la Grande Guerre, dès 1980, en parcourant les centaines de mètres linéaires d’archives des hôpitaux fermés de la 10e région militaire de 1914-1918, alors stockés dans les caves de la caserne Margueritte à Rennes ; les mêmes fonds organisés par André Lesort en 1917. Un parcours initiatique qui s’est poursuivi, de 1995 à 2000, au musée du service de santé des armées au Val-de-Grâce à Paris. Cette expérience au long cours au travers des archives médico-militaires est à l’origine de la collection des Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918 en 5 volumes, engagée avec mon compère Jean-Luc Quénec’hdu et qui doit tant à l’archiviste-paléographe André Lesort.

Remerciements particuliers à la famille Lesort-Madelin.

Sources :

Archives du musée du service de santé des armées, au Val-de-Grâce à Paris, cartons n° 550 et 551. - Claude Cochin. Les archives de la Guerre, dans La Revue Hebdomadaire, n°27, 7 juillet 1917, pp. 64-75.

Photos : André Lesort en tenue d’adjudant de la 10e section d’infirmiers militaires (1917) – Le personnel de l’hôpital complémentaire n° 33 de Granville, ca1915-1916. André Lesort est assis au 1er rang, le 3e à partir de la droite. (coll. Famille LesortMadelin- Droits réservés).

Pour en savoir plus :

Les Archives médicales des hôpitaux militaires (1914-1918) :

René Bonnat (1878-1945), archiviste du service de santé de la 12e région militaire, à Limoges (1917-1919).

Prochainement dans ce blog : Archivistes-paléographes et service de santé militaire. Notes biographiques (1914-1918).

 

Le personnel de l’hôpital complémentaire n° 33 de Granville, ca1915-1916. André Lesort est assis au 1er rang, le 3e à partir de la droite. (coll. Famille LesortMadelin- Droits réservés).

Le personnel de l’hôpital complémentaire n° 33 de Granville, ca1915-1916. André Lesort est assis au 1er rang, le 3e à partir de la droite. (coll. Famille LesortMadelin- Droits réservés).

La circulaire n° 454-Ci/7 du 15 mars 1917 – Organisation et fonctionnement d’un bureau d’archives dans les directions régionales du service de santé

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PAUL HARDOUIN (1874-1956) ET LE SERVICE DE SANTE ALLEMAND

21 Septembre 2013 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hommes, #Bretagne 1914-1918, #recherche archives documentation

PAUL HARDOUIN (1874-1956) ET LE SERVICE DE SANTE ALLEMAND

Suite [page 8] du rapport de captivité du chirurgien rennais Paul Hardoüin (1874-1956) consacré à sa découverte du service de santé de l’armée allemande.

« II) - Le service de santé allemand sur le front [Beaurieux et Saint-Gilles, mai-juillet 1918]

Je me suis trouvé pendant six semaines sur le front en contact étroit avec le service de santé allemand, et cela a été un de mes grands étonnements, de l’autre côté de la barricade, de voir combien il était défectueux et mal organisé : relève tardive des blessés, traitement d’urgence presque jamais appliqué, pénurie complète d’objets de pansements, d’instruments, de moyen de transport. Jointe à cela, une ignorance absolue par la presque totalité des médecins que j’ai vus, de la chirurgie de guerre actuelle, ablation rare des projectiles et toujours secondaire, débridement incomplet, pas une seule opération d’exérèse des tissus contusionnés, pas une tentative de suture primitive. Plus grave encore, aucune immobilisation des fractures de cuisse [page 9] comme nous l’avons dit plus haut. Enfin aucune notion de procédés de désinfection des plaies par le Dakin [antiseptique à base d’eau de Javel mis au point par Henry Drysdale Dakin (1880-1952)] ou par la méthode de Delbet [utilisation, dès 1915, du chlorure de magnésium comme antiseptique, par Pierre Delbet (1861-1957)]. La suppuration très abondante existait partout. Je dois d’ailleurs dire de suite, que je n’ai pas noté de différence de traitement par les allemands, de nos blessés ou des leurs. Les faits que je leur reproche, me paraissent relever exclusivement d’ignorance, d’un manque complet d’organisation, et non d’un mauvais vouloir pour leurs adversaires. Voici quelques détails intéressants qui permettront de préciser notre jugement sur le Service de Santé Allemand à l’avant. Il ne possédait, à proximité des lignes, aucune organisation importante pour recevoir les blessés. Ceux-ci étaient transportés très loin à l’arrière jusqu’à Laon, soit par camions automobiles à roues non caoutchoutées [cf. in fine, Pour en savoir plus], soit par brancards, soit dans des toiles de tente, soit enfin à dos d’hommes (rapport verbal du commandant Chevalier du 64e Infanterie, blessé le 27 mai, d’une plaie de poitrine et transporté à Laon). Heureusement pour les blessés, l’ennemi a trouvé nos magnifiques installations du front, les postes chirurgicaux avancés et les H.o.E. [cf. 1ère Partie]

A Beaurieux, les blessés ont commencé à arriver le 27 [mai] vers midi. Dans la soirée et la nuit, il en est entré environ 200, tout d’abord des allemands, puis des français et des anglais. Leur nombre, je l’ai dit, n’a pas tardé à atteindre 350. Le premier jour, un seul médecin allemand non chirurgien, assurait le service. J’ai soigné des allemands jusqu’à l’arrivée des blessés français, ensuite je me suis occupé de ceux-ci exclusivement. J’ai demandé au médecin allemand si il ne viendrait pas d’autres des ses collègues pour l’aider, il m’a répondu « pas avant demain, et il est très heureux que vous soyez resté, car vous pouvez vous en rendre compte, pas un seul de nos blessés n’aurait pu être soigné ». Pendant ce temps les blessés s’accumulaient, tous les lits étaient [page 10] occupés, tous les couloirs remplis de brancards se touchant et bientôt dans la cour elle-même une soixantaine de blessés se trouvaient rangés. J’ai réussi à mettre à l’abri tous les Français en utilisant jusqu’aux écuries. Mais j’ai vu des allemands avec des blessures de toute nature, et munis d’un pansement provisoire placé sur le champ de bataille, rester ainsi deux jours et au moins une nuit dehors, sans aucune espèce de soin.

Le 28 [mai] est arrivé un jeune chirurgien de Berlin remplissant les fonctions de consultant d’armée ou de corps d’armée. Je lui ai désigné, sur sa demande, deux blessés allemands atteints de plaie abdominale par balle, blessure de date récente et justifiant une laparotomie immédiate. J’ai assisté à l’opération. Elle m’a montré une très mauvaise technique et un manque complet d’asepsie. Ce chirurgien entre autres choses, après s’être servi d’un instrument, le déposait en dehors des champs opératoires sur le drap non stérilisé, et le reprenait ensuite pour opérer. Il a fait à la paroi abdominale une incision extrêmement étroite de 7 à 8 centimètres à travers laquelle il recherchait l’anse intestinale lésée. Dans l’un des deux cas où je l’ai vu opérer, il n’a trouvé aucune perforation, ce qui ne saurait étonner, et malgré la présence évidente de gaz sortant de l’abdomen, il a refermé le ventre sans rien faire de plus. Au bout de quatre jours seulement un véritable chirurgien est venu ; c’est le seul que j’ai rencontré au front.

Les Allemands ont beaucoup admiré l’appareil d’Ombredanne [appareil d’anesthésie à l’éther conçu (1908) par Louis Ombrédanne (1871-1956)] qu’ils ne connaissaient pas, mais dont ils se sont ensuite servis constamment. Ils donnaient auparavant de l’éther au goutte à goutte, ce qui dépensait une grande quantité de narcotique, difficile à doser et provoquant en général une anesthésie très irrégulière.

[page 11] A St-Gilles au moment où nous sommes arrivés le 13 juin, il y avait environ deux mille deux cents blessés, soit 2000 allemands et 200 alliés dont une vingtaine d’américains et d’anglais. Pendant le courant de juin et jusqu’au 8 juillet, il est passé à peu près 4000 allemands dans l’H.o.E. Le personnel médical comprenait en tout deux ambulances et un G.B.D [(Groupe de brancardiers divisionnaires), équivalent de la Sanitätskompanie allemande]. Ce dernier un peu différent du notre [car probablement associé à un Feldlazaret], comprenait 7 à 10 médecins ; sur ce nombre il y avait parait-il 2 à 3 chirurgiens dont le principal était malade et n’opérait pas. Je ne sais ce que valaient les deux autres, ne les ayant pas vus à l’œuvre. De toute façon il y avait insuffisance absolue de personnel compétent et cela explique le manque de soins qui étaient donnés aux blessés. J’ai dit plus haut dans quel état de saleté et de suppuration ils se trouvaient. En outre ces ambulances ne possédaient pas de matériel chirurgical, ou du moins à peine ce qui aurait été nécessaire pour un tout petit hôpital de blessés légers. Le médecin chef allemand à différentes reprises, a réclamé des instruments de Beaurieux, mais il ne lui jamais été transmis. Lorsque j’avais une intervention à faire, j’étais obligé de prévenir à l’avance la salle d’opération de l’ambulance à laquelle j’étais rattaché. On me prêtait quelques mauvais instruments et je devais les rendre aussitôt après m’en être servi. Si les Allemands n’avaient pas trouvé nos organisations du front, je ne sais comment ils auraient pu arriver à faire même de simples pansements à tous leurs blessés. Nos H.o.E. d’ailleurs ont provoqué chez eux une admiration qu’ils n’essayaient pas de dissimuler, malgré le dépit visible de n’avoir rien de pareil à nous opposer. Notre richesse en matériel de pansements les impressionnait beaucoup et certains qui croyaient la France épuisée, n’ont pu [page 12] s’empêcher d’en faire la réflexion. J’ai eu l’occasion de parler plusieurs fois de l’organisation du Service de Santé ALLEMAND avec le médecin chef. Il m’a demandé comment fonctionnaient nos H.o.E. et comment nous aurions fait dans des circonstances analogues en pays ennemi. Je lui ai alors parlé de nos équipes chirurgicales, de leur fonctionnement, de leur rôle et de la possibilité que nous aurions eue en 48 heures de réunir le nombre de chirurgiens nécessaires au bon fonctionnement normal d’un gros centre de blessés. Il a paru très intéressé et fort étonné.

Leur ignorance en chirurgie de guerre était complète, j’ai déjà signalé plus haut la lenteur des évacuations, l’absence de sutures primitives, la suppuration profuse qui me rappelait les plus mauvais jours de 1914, mais encore, ils ne connaissaient rien de nos procédés si remarquables de désinfection des plaies. L’ablation des projectiles n’a rien de systématique chez eux et les médecins allemands ont été particulièrement surpris de notre luxe d’installation radiographique. Parmi leurs résultats déplorables que je pourrais citer en grand nombre, je signale en passant le cas du lieutenant d’Artoli. Cet officier atteint au genou d’une plaie par balle n’ayant pas intéressé les os, a subi l’ouverture large de l’articulation avec section du tendon rotulien. La plaie opératoire est restée largement ouverte, le genou maintenu en demi-flexion par une gouttière métallique. Je l’ai vu 13 jours après une infection extrêmement grave, fusées purulentes remontant haut à la partie postérieure de la cuisse, état général des plus alarmants. J’ai du faire dans l’urgence une amputation basse du fémur.

Le traitement des fractures du membre inférieur est chez eux absolument déplorable. Les blessés arrivent du front sans immobilisation, et ils n’ont rien qui ressemble à notre attelle de Thomas [mise en place dès 1916, et généralisée jusque dans les postes de secours régimentaires en 1918], dont je leur ai expliqué l’emploi. Puis le blessé débridé [page 13] et pansé est mis dans son lit sans extension, sans immobilisation véritable, la mauvaise gouttière qu’ils emploient quelquefois ne pouvant en tenir lieu. Aussi leur mortalité est-elle considérable, les amputations presque de règle et les résultats éloignés très mauvais chez ceux qui guérissent.

Le médecin chef allemand venant un jour, par ordre, visiter la salle dans laquelle j’avais réuni une trentaine de fractures dont 23 du fémur est resté stupéfait de voir toutes les fractures de jambe dans un appareil plâtré, et les fractures de cuisse en extension parfaite, grâce à une modification intéressante que j’avais adoptée dans l’application de l’attelle de Thomas, sur un plâtre formant spica au niveau de l’aine. Je lui ai également montré plusieurs de ces fractures complètement réduites par huit ou dix jours de traction forte, parfaitement immobilisées dans un grand appareil plâtré prenant à la fois le bassin et tout le membre inférieur avec fenêtre large pour continuer le pansement. Il m’a demandé alors l’autorisation d’amener ses collègues me voir placer des appareils pour fracture de cuisse et le lendemain matin, j’avais le plaisir de montrer aux 10 médecins allemands présents [qu’en] France on savait traiter les grands blessés autrement que chez eux.

J’ai voulu alors par réciprocité voir leurs blessés mais dans tout le service que j’ai visité il n’y avait pas de fractures du fémur et je crois que dans tout l’H.o.E. j’en aurais rencontré très peu. Ceux qui résistent en effet et qui n’ont pas été amputés sont le plus tôt possible embarqués dans des trains sanitaires, munis ou non d’appareils d’immobilisation de fortune et renvoyés à l’Intérieur.

Je voyais tout récemment à Heidelberg un commandant de cuirassiers rentrant en France. Il avait été atteint d’une fracture de cuisse par balle de révolver devant Lassigny et avait eu la chance de ne pas s’infecter. Pendant un mois il a été trainé d’hôpitaux en [page 14] hôpitaux sans immobilisation et il a actuellement une consolidation vicieuse dans laquelle les deux fragments osseux forment un angle de 60 degrés environ ouvert en dedans. Il est inutile je crois d’insister plus longuement. Je ne veux pas évidemment généraliser. Il y a en Allemagne d’excellents chirurgiens mais ils ne sont pas sur le front. Ceux que j’y ai rencontrés ne sont pas instruits de la chirurgie de guerre, ils sont insuffisamment outillés et trop peu nombreux. En arrivant au camp d’Osnabrück l’officier chargé de fouiller mes bagages constatant par différentes notes que j’étais professeur suppléant à l’Université de Rennes, m’a dit d’un air étonné : « Comment se fait-il étant professeur que vous ayez pu être fait prisonnier ? » - « En France lui ai-je répondu les professeurs vont soigner les blessés là où l’on juge qu’il est le plus utile de le faire ».

Ce qui ressort visiblement pour moi du contact prolongé avec les organisations chirurgicales allemandes de l’avant, c’est que la récupération rapide du petit blessé leur importe par-dessus tout, le reste est sacrifié et ils jugent inutile de faire de grands frais pour sauver quelques membres gravement atteints ou des vies trop compromises. C’est d’ailleurs l’avis de tous ceux de mes collègues qui ont travaillé dans les mêmes conditions que moi à Mont-Notre-Dame et à Vasseny [cf. 1ère Partie]. Comme le disait un médecin allemand à l’un d’eux qui me l’a répété : « l’argent que vous dépensez avec une telle prodigalité pour le traitement de ces blessés, nous l’employons nous, à acheter des canons et des mitrailleuses. » Tout le Boche est résumé là. »

Le 8 juillet 1918 le médecin major de 2e classe quitte St-Gilles pour l’Allemagne, via Fismes (camp de prisonniers anglais), Beaurieux, Laon, Hirson (fort) ; il séjournera aux camps de Rastatt (24 juillet) puis Osnabrück (3 août 1918) avant d’être libéré via la Suisse. Il rentre en France le 7 novembre 1918.

Retour à l’H.o.E. de Saint-Gilles…..

Extraits du rapport manuscrit du médecin aide-major de 1ère classe Boulet, de l’équipe chirurgicale n° A 151, en date du 6 avril 1919 que nous avons quitté le 8 juillet 1918 à l’H.o.E. de Saint-Gilles, au départ du docteur Hardoüin pour la captivité [cf. 1ère partie].

« [page 1] (…) Nous restions donc le 8 juillet, 3 médecins français, une infirmière (les deux autres étaient malades), un soldat infirmier pour soigner tous ces blessés. Nous continuâmes les pansements, fîmes quelques nouveaux appareils plâtrés et c’est en excellent état que nos blessés furent successivement évacués du 11 au 13 juillet. Nous restâmes avec trois blessés intransportables. Nous fûmes tous heureux de souffler quelques jours. La nourriture devenait insuffisante et personnellement j’avais la fièvre, de la courbature, explicables par ce surmenage durant depuis plus de six semaines.

Le 15 nous reçûmes dix blessés français ou alliés, puis le 18, une centaine qui nous arrivèrent dans un état épouvantable ; de nombreux blessés des membres inférieurs avaient de la gangrène, d’autres étaient porteurs de myiases de toutes tailles. J’ai le regret d’avoir quelques décès pour gangrène malgré tous les soins et l’amputation. D’autres blessés atteints de gangrène des membres, même de la cuisse et de la région fessière furent sauvés grâce au traitement chirurgical (excisions avec conservation des membres) et à l’injection de 50, 100, 120 cc de sérum de Wassermann [August Von Wassermann (1866-1925)]. Ce sérum m’a paru spécifique dans plusieurs cas, amenant en vingt-quatre heures la chute de la température, faisant se diminuer nettement les tissus gangrénés, des tissus sains et amenant la fonte des tissus suspects. Quant aux blessés porteurs de m[y]iases, les lavages au formol, à la solution [page 2] de Mencière [Louis Mencière (1870- ?)] les en débarrassèrent. Tous ces blessés arrivaient des lignes avec le plus souvent leur pansement individuel parfois recouvert par quelques tours de bande en papier. Beaucoup de fractures étaient sans immobilisation. Aucun pansement sérieux n’avait été fait, à plus forte raison, aucune opération depuis cinq jours qu’ils avaient été blessés. C’est ainsi que je vis un sous-lieutenant français cinq jours après sa blessure, présentant par une plaie au ventre, une hernie d’un mètre cinquante d’intestin verdâtre sur lequel couraient des myiases, cet officier avait eu le courage de rester cinq jours sans boire ni manger. Il était mourant quand on nous l’amena.

Les allemands ne nous avaient plus laissés qu’une salle d’opération et de pansements – ils nous avaient pris celle si bien aménagée par nos dames infirmières. Aussi certains jours fûmes nous obligés de travailler plus de vingt heures, de faire des pansements à la lampe, les allemands éteignant l’électricité de crainte des avions.

Pendant ces journées épouvantables le dévouement de mes collaborateurs fut absolu. Je sais qu’une récompense a été donnée à Madame Legrix, dame de la Croix-Rouge qui fut admirable, j’en demanderai une pour le soldat infirmier Bouligon ? du 408e régiment d’infanterie (déjà quatre fois cité) qui soigna ses camarades jusqu’à l’épuisement.

Le 22 juillet au soir les allemands nous prévinrent que tous les Français valides devaient partir de bonne heure le 23. Tous nos blessés avaient reçus les soins nécessaires, avaient été opérés et étaient en bon état à cette date (…) ».

Le médecin aide-major Boulet quitte à pied l’H.o.E. de Saint-Gilles le 23 juillet 1918 pour Laon via Fismes. Il embarque ensuite en train pour Hirson où il séjourne du 25 au 30 juillet 1918. Il se remet en route pour le camp de prisonniers de Rastatt où il est enfermé du 30 juillet au 4 septembre 1918. A Rastatt il retrouve les médecins faits prisonniers, le 28 mai, à l’H.o.E. de Mont-Notre-Dame lors de l’offensive allemande du 27 mai. Il est ensuite dirigé vers la Prusse Orientale où il est employé au camp de prisonniers de Graudenz (5 septembre-24 décembre 1918) bien au-delà de l’Armistice. Le 24 décembre 1918, avec le médecin major David il est envoyé au camp de Cottbus (Brandebourg) où il soigne les malades français de la « grippe pulmonaire ». Il rentre en France le 7 janvier 1919 via Mannheim ; il se présente à la direction du service de santé de la 1ère région, le 18 janvier 1919.

FIN

Paul Hardouin (1ère partie)

Source : Musée du service de santé des armées, Val-de-Grâce à Paris, cartons n°634 (dos. Boulet) et n°635 (dos. Hardouin)

Illustration : CPA - Conflans. Embarquement de blessés à proximité de la gare (Coll. particulière, DR)

Pour en savoir plus :

Sur le service de santé allemand (1914-1918)

Sur les erzatz et politiques de remplacement dans l’armée allemande : Laparra Jean-Claude. La Grande Débrouille. Un point de vue iconoclaste sur l’armée allemande 1914-1918. Louviers : Ysec, [2005], 208 p.

A Paraître en octobre 2013, le tome 4 des Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, France sud-est.

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