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MALADES SIMULATEURS ET HOPITAUX DISCIPLINAIRES… TOULOUSE, 1915.

23 Mars 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

En réponse aux difficultés à apporter au traitement dans les centres neurologiques des soldats « hystériques rebelles » et autres « embusqués du cerveau », le professeur Raymond Cestan (1872-1933) de Toulouse, proposait, après avoir combattu l’expédient, de renvoyer les malades dans leurs foyers, de les démobiliser afin d’éviter « des effets de contagion » susceptibles d’affecter un plus grand nombre de soldats fragilisés. On retrouvera les détails de ce vaste débat sur les simulateurs dans les Soldats de la Honte, de Jean-Yves Le Naour (Perrin, 2011). Je propose aux lecteurs les conclusions d’un rapport d’inspection établi par un médecin d’active en charge de la « chasse » aux hospitalisations indues dans le ressort de la direction du service de santé de Toulouse qui ne ménage pas son propos. Ce document extrait des archives du musée du service de santé des armées est apostillé : « inadmissible » par le médecin inspecteur, chef du bureau des hospitalisations de l’administration centrale…

Le médecin major de 1ère classe D., inspecteur technique adjoint du service de santé de la 17e région militaire, au secrétariat d’Etat au service de santé militaire.

« Toulouse, le 20 décembre 1915

J'ai l'honneur de vous rendre compte qu’il y a en traitement à Toulouse à l'hôpital militaire dans le service de neurologie de M. le Professeur Cestan un groupe de malades fortement soupçonnés de simulation, ni les raisonnements ni les menaces n'ont pu les faire changer d’attitude.

Certains médecins ont proposé de grouper ces malades dans des hôpitaux spéciaux où ils espèrent les réduire par la privation de liberté, de viande, de vin de tabac.

Les hôpitaux disciplinaires seront des lieux de délices pour ces gens là qui y attendront patiemment la fin de la guerre.

Pour briser leur mauvaise volonté et pour éviter la contagion de leur mauvais exemple une solution s'impo­se : les envoyer dans les tranchées de première ligne et leur en confier la propreté, travail compatible avec leur état de santé."

Autre conclusion d’un rapport du même, en date du 1er octobre 1916.

« Au cours de mes tournées d’inspection, il m’arrive quelquefois de retrouver dans un Hôpital, soit en traitement, soit même proposés pour la Réforme, des malades ou blessés dont l'état de santé ne comporte ni séjour à l'hôpital, ni proposition d'aucune sorte, pour les distraire du Service Armé. Des hommes ont été longuement examinés et observés, même par des spécialistes qui ont conclu à leur aptitude à faire tout leur service.

Energiquement résolus à ne rien faire, ces réfractaires finissent par trouver un médecin timoré qui leur fait recommen­cer un nouveau cycle d'observation.

Le Commandement semble désarmé devant ces individus [.C]e ne sont pas des punitions de prison qui briseraient ces mau­vaises volontés. Seul l'envoi au front pourrait être efficace.

En l'absence de grosse lésion anatomique: paralysie, atrophie musculaire, raideur articulaire, cal vicieux, large cicatrice adhérente, etc. Tout individu claudicant, refusant de se servir d'une main, d'un avant-bras, d'une épaule, les plicaturés, les muets eux-mêmes qui n'attendent que la fin de la guerre pour recouvrer l'usage de la parole, et l'intégrité de tous leurs membres, devraient être employés à des services du front, en première ligne. On y verrait des cures merveilleu­ses qu'on ne verra jamais dans les meilleurs centres de physio­thérapie, de neurologie, ou même dans les établissements thermaux »

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Exposition : 1915-1919, Un hôpital militaire canadien à Saint-Cloud

18 Mars 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia, #les hopitaux

Exposition : 1915-1919, Un hôpital militaire canadien à Saint-Cloud

Exposition du 16 avril au 12 juillet 2015 au Musée des Avelines à Saint-Cloud

Texte du communiqué de presse :
"Commémorations du centenaire de la Grande Guerre, le musée des Avelines présente une exposition inédite consacrée à l’hôpital militaire canadien installé sur le champ de courses de Saint-Cloud de 1915 à 1919.

A partir d’une très riche collection de cartes postales, objets et films d’époque et du War Diary or Intelligence Summary, journal de guerre tenu par les commandants successifs de l’hôpital, l'exposition retrace l’histoire du Camp canadien de Saint-Cloud, constitué d’une équipe médicale francophone, à l’origine québécoise, qui avait pour vocation de soigner les soldats blessés venant du front.

L’ exposition apporte de précieux renseignements sur l’histoire et la vie de cet hôpital militaire et le contexte dans lequel il s’inscrit. Elle retrace les étapes de sa création, son installation sur l’hippodrome, la vie quotidienne des soignants et des patients, les soins apportés aux blessés, les activités proposées pour distraire les poilus en convalescence (jeux de cartes, matchs de baseball, concerts et spectacles), les visites officielles et les remises de décorations.

L’ exposition met l’accent sur les progrès dans les domaines de la médecine et de la chirurgie pendant la Première Guerre mondiale, tout particulièrement sur l’apparition de nouvelles techniques médicales comme la radiologie ou la transfusion sanguine, qui participent fortement à l’amélioration des soins auprès des blessés.

Nombreux sont les médecins, infirmiers et infirmières qui oeuvrent dans cet hôpital militaire. Le Camp canadien dispose d’une salle de chirurgie et d’un service de chirurgie maxillo-faciale pour les « gueules cassées », d’une salle de radiographie et d’un département dentaire, équipement également accessible aux civils.

La présence d’un hôpital canadien-français sur le sol clodoaldien, et plus précisément sur son champ de courses, est un événement peu connu de l’histoire de la commune. Il témoigne d’un élan de solidarité remarquable de Canadiens francophones alors que leur pays est engagé dans ce conflit mondial en tant que dominion autonome britannique.

Le musée souhaite à son tour rendre hommage à ces hommes et ces femmes, venus du Canada, pour leur implication auprès des soldats français et de la population locale."

INFORMATIONS PRATIQUES : Musée des Avelines - Musée d’art et d’histoire de Saint-Cloud 60, rue Gounod - 92210 Saint-Cloud - 01 46 02 67 18 Du mercredi au samedi de 12h à 18h - Dimanche de 14h à 18h / Entrée libre

Exposition 1915-1919, Un Camp canadien à Saint-Cloud, du 16 avril au 12 juillet 2015

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LE SERVICE DES TRAINS SANITAIRES ALLEMANDS (MAUBEUGE, 1914).

12 Mars 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

LE SERVICE DES TRAINS SANITAIRES ALLEMANDS (MAUBEUGE, 1914).

Des médecins militaires français, prisonniers de guerre en gare de Maubeuge témoignent (septembre-octobre 1914)...

Je présente aujourd’hui trois extraits de témoignages de médecins militaires français faits prisonniers par les Allemands, le 7 septembre 1914, lors de la reddition de la place-forte de Maubeuge. Ces médecins furent des observateurs privilégiés du repli allemand après la Marne. L’on savait que les évacuations sanitaires françaises par voie ferrée avaient été, dès août, calamiteuses ; d’après les notes de nos médecins prisonniers, nous savons dorénavant qu’il en fut de même en septembre-octobre pour les Allemands dans leur Course à la Mer. Le service médical en gare de Maubeuge, nœud ferroviaire fonctionnant au profit de quatre armées allemandes en opérations, permit à nos praticiens d’observer les mêmes scènes d’horreur sur l’état des blessés français transportés que celles décrites, par le médecin de marine Averous à l’arrivée à Brest, le 27 septembre 1914, d’un convoi de 230 blessés allemands : « La plupart des pansements n’avaient pas été renouvelés depuis plusieurs jours, tous étaient traversés par le pus et sentaient le sphacèle ; les blessés graves de la colonne vertébrale ou des membres inférieurs avaient leurs vêtements imprégnés d’urine ou de matières fécales. »

Témoignage du médecin major de 2e classe (capitaine) Delbreil, affecté au noyau central de la défense de la place, puis à l’hôpital civil de Maubeuge (après la reddition, 7 septembre 1914).

« (…) [page 1] Quand les Allemands eurent reconstitué leur ligne de chemin de fer et qu'ils purent évacuer leurs blessés et prison­niers vers leur pays, en empruntant la ligne Paris-Cologne, leurs médecins furent bientôt surchargés de besogne ; ils deman­dèrent alors deux médecins français qui durent prendre la garde à la gare de Maubeuge. Je fus chargé de ce service et désignai six aide-majors qui, à tour de rôle, en trois équipes, et par deux prirent la garde ; ceux de nuit qui devaient demeurer douze heures étaient logés dans un wagon de 3e classe. Les médecins allemands avec lesquels nous étions en rapports constants se montraient en général assez courtois, mais pourtant quelques-uns conservaient toute leur morgue et affec­taient de ne pas nous connaître. Il nous a été donné, sur les deux mois que dura ce service, d'en voir une douzaine environ car ils ne demeuraient que peu de temps. Les dames de la Croix-Rouge étaient en général assez aimables, et leurs soins allaient presqu'indifféremment aux blessés français ou aux allemands ; toutefois, un jour que, dépourvus de pansements (nous les apportions à l’hôpital militaire) j'en demandais à une d'entre elles, elle me répon­dit [page 2] : « Je ne donne rien aux français ».

Dans la première quinzaine d'octobre [1914], les trains se succédaient presque sans interruption ; il en est passé jusqu'à 12 de 50 à 60 wagons et même plus, ce qui nous permis, un jour d'évaluer approximativement à 8000 le nombre de blessés pas­sés en gare.

Ces trains étaient formés au début exclusivement de wagons à bestiaux recouverts de paille fort souillée et contenaient chacun une vingtaine d'hommes ; la proportion de Français n'atteignait pas 5%. Ceux-ci vivaient en bon rapport avec les Allemands et se plaisaient à dire qu'ils étaient bien traités. Ce qui était réconfortant pour nous, exilés dans notre pays, c'était la confiance de nos soldats dans le succès final et tous, avant même de parler de leurs blessures, nous disaient : "Ca va bien, M. le Major, cette fois-ci nous les aurons".

Notre rôle consistait à monter dans les wagons voir les blessés qui souffraient de leurs appareils et y remédier et aussi à renouveler les pansements trop anciens (certains n'avaient pas été changés depuis 8 jours). Quand la situation devenait critique, nous demandions au médecin allemand l'auto­risation de faire descendre ceux qui ne paraissaient pas pou­voir continuer leur route et nous les faisions, transporter à l'hôpital militaire. Cette autorisation n'était pas toujours accordée et malgré, souvent, des situations très graves, on nous répondait que l'étape n'était plus longue et les malheu­reux devaient continuer leur chemin. Nous sommes parvenus à en faire descendre un grand nombre dont quelques tétaniques qui presque tous moururent, l'affection était déjà ancienne et grave.

Nous vîmes passer aussi quantité de prisonniers civils de tous âges de 15 à 60 ans ; à ceux-là, il ne nous était pas permis de rien remettre, chocolat ou cigarettes, les Alle­mands s’y opposaient.

Par la suite, les trains passant en gare contenaient aussi des wagons de voyageurs, dans lesquels, du reste, nous ne vîmes jamais de français. Puis, vinrent les trains sani­taires composés de wagons de 4e classe créés certainement en vue de la guerre, à cause de la facilité avec laquelle ils sont transformés en wagon hôpital. [page 3] Chaque wagon, formé par deux compartiments, est meublé seulement d'une banquette qui court tout le tour et est facilement démontable ; les parois sont aménagées pour recevoir rapidement quatre brancards (quel­ques-uns à crémaillère) de chaque côté ; donc : huit par comparti­ment et seize par wagon avec un couloir central qui donne un accès facile à chaque blessé.

Nous eûmes aussi l'occasion de voir des trains sanitai­res très confortables, ceux-là, faits de longs wagons à couloir qui portaient en grosses lettres le nom de la fameuse marque "Bayer" (A) et créés probablement avec les bénéfices faits en France par ces produits (…) ».

Rapport du sergent infirmier Langlait du 4e [régiment] Territorial sur les renseignements qu’il a pu recueillir durant sa captivité au camp de Salzwedel (Saxe).

« [page 3] (…) Dès leur entrée à Maubeuge [7 septembre], les Allemands organisèrent immédiatement un service médical à la gare, prenant le buffet comme salle d'opération et réserve de médicaments et pansements. Vers le 20 septembre je reçus l'ordre de fournir un infirmier de planton chaque jour à la gare. Service se prenant le matin à onze heures au lendemain même heure. De son côté l'hôpital militaire, portion centrale, devait fournir 4 infirmiers.

Deux médecins-majors pris à tour de rôle dans les hôpitaux temporaires devaient se tenir en gare afin de prodiguer leurs soins aux blessés français, prisonniers venant du front et évacués sur l'Allemagne. Les hommes dont les blessures présentaient une certai­ne gravité étaient descendus et dirigés sur l'hôpital militaire, portion centrale. Quant aux blessés allemands, ils recevaient les soins des médecins majors, dames de la Croix-Rouge et infirmiers allemands, les plus grièvement atteints étaient évacués sur l'hôpital militaire où malgré la clause de la Convention de Genève exi­geaient d'avoir leurs armes près d'eux.

Durant le mois d'octobre les infirmiers de planton purent constater le passage en gare de Maubeuge d’une moyenne de 2.000 blessés allemands chaque jour venant du front ce qui nous donne le chif­fre de 60.000 à fin de ce mois. (…) ».

Témoignage du docteur Leclercq

[page 7] « A partir d'octobre [1914], étant sans occupations, je fus dési­gné pour un service de garde à la gare de Maubeuge. Ce service très noble dans une de ses parties, était, dans une autre très humiliant pour nous. Il consistait à rechercher, dans les trains de blessés qui passaient en gare, les wagons contenant des blessés français et à les panser, d'autre part, nous étions responsables de la propreté de la gare, des latrines, etc. Nous avions, pour assurer ce service 4 infirmiers militaires français. - J'ai conservé à Hautmont, le texte des consignes que nous avions à observer.

[page 8] Voici ce que j'ai pu observer. J'ai vu, pendant mes gardes, 15 trains improvisés en 60 heures - Chaque train était constitué par environ 40 à 50 voitures, avec 30 blessés par wagon soit 12 à 1500 blessés. Une ou deux voitures contenaient les blessés français (10 ou 15 parfois, seulement le plus grand nombre a été de 31) - les bles­sés que j'ai vus (blessés français) étaient d'anciens blessés provenant des hôpitaux de Laon, Chauny, St Quentin, Roye, etc. - ou recueillis, au début de septembre, sur les champs de batail­le. Les blessés étaient toujours dans des wagons à, bestiaux sur un peu de paille.

Les trains restaient en gare de 45 minutes à 1 heu­re - tous les blessés pouvaient marcher, sauf quelques Français qui n'avaient pas droit au confortable de trains sanitaires.

Les blessés français les plus graves provenaient de Roye et Noyon. Une cruauté sans nom faisait que les allemands préféraient emporter des moribonds plutôt que de les voir repren­dre par les français.

J'ai vu des malheureux ayant les 2 jambes brisées, sans pansements depuis 5 jours, macérés dans leurs excréments. J'ai vu des amputés de la cuisse gauche ne pouvant se mouvoir, et qui leur [plaie ?] dans leurs déjections. J'ai pu à force de démarches réussir à en transporter 2 à l'hôpital de Maubeuge.

Quand nous avions fini avec les blessés français, nous devions aider les Allemands dans leurs pansements. Les blessés allemands provenaient de combats plus récents. Tous étaient sé­rieusement blessés, au point que le major allemand de la gare de Maubeuge m'a dit un jour que la balle Lebel était une "dum-dum", et que le 75 devrait être interdit par les lois de la guerre, comme une arme inhumaine.

Parmi nos blessés faits prisonniers, il n'y avait que des fantassins, pas d'artilleurs. Mais j'ai vu passer en septem­bre et octobre, des trains très nombreux de civils faits prison­niers et emmenés en Allemagne.

J'ai vu passer également 7 ou 8 trains sanitaires al­lemands — le toit des wagons est munis de grandes croix rouges sur fond blanc - Nous n'avions pas l'entrée de ces wagons. Il m'a paru y avoir 12 couchettes par wagon ordinaire et 24 par grand wagon, genre sleeping - car - Un wagon servait de cuisine. Une salle d'opérations, une pharmacie, une lingerie, et un wagon de re­pos pour le personnel. Tous ces trains sont à couloir central et se composaient de 40 wagons, en moyenne, non compris les wa­gons accessoires. Ces trains qui ne s'arrêtaient que 10 à 15 minutes en gare semblaient contenir 5 à 600 blessés couchés - tous les pansements étaient faits dans les trains, qui contenaient un personnel masculin et féminin.

On dit que les blessés allemands tombent comme des mou­ches, en arrivant en Allemagne. Cela ne m'étonne pas. Voici aussi succinctement que possible, et très exactement, ce qu'est fait (ex­plication de M. le médecin allemand Bréchoff). Le blessé applique un pansement individuel sur le champ de bataille - il en possède deux, plus petit que le pansement français

[page 9] A l'ambulance, on lui applique un pansement qui restera sur place. Jusqu'à ce que le blessé ait regagné l'Allemagne (5-6-7-8 jours). Dans les gares, on se contente d'enlever les bandes souillées d'arroser quelquefois le pansement primitif avec un peu d’alcool, ou d'acétate d'alunnice liquide, et de remettre une bande propre? Par ce procédé, les plaies restent en contact avec le pus, et les pansements, comme l'intérieur des wagons, prennent une odeur infecte de pourriture d'hôpital. Le transport niteux, immédiat et lointain donne l'impression que les Allemands ne veulent pas encombrer de bles­sés le voisinage de la ligne de feu.

Les blessés recevaient, à leur passage à Maubeuge une soupe et du café. Nous avons pu obtenir que nos blessés français soient traités sur le même pied, (ils n'avaient en effet que du café), en faisant participer les blessés allemands aux distri­butions, malheureusement modestes, de chocolat et de tabac que nous faisions à nos blessés. Sur le conseil du Dr Delbreil, nous avions fait une petite caisse dans laquelle nous puisons pour faire ces distributions.

Les médecins allemands à Maubeuge et Hautmont gares ont toujours été corrects, et ne faisaient rien - pour nous dé­plaire et pour nous être désagréables. Toutefois, nous étions étroitement surveillés dans nos rapports avec nos blessés français par un personnel mi civil et mi militaire […] »

Note :

[A] Il s’agit plus vraisemblablement de trains sanitaires bavarois : « Bayer.[ische] vereins-lazarettzüge ».

Sources :

Musée du service de santé des armées, Val-de-Grâce, à Paris, carton n° 635, dossier 32 ; cart. n° 637, dossier 12 ; cart. n° 637, dos. 36.

Averous. Le navire-hôpital Duguay-Trouin à Brest et Dunkerque, dans les Arch. Med. Pha. Navales, 1920, n° 109, 330-331.

Bayer.[ische] vereins-lazarettzüge

Bayer.[ische] vereins-lazarettzüge

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VAL DE GRACE, UNE NOUVELLE EXPOSITION TEMPORAIRE

19 Février 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia, #Centenaire

VAL DE GRACE, UNE NOUVELLE EXPOSITION TEMPORAIRE

Une exposition au Musée du service de santé des armées, au Val-de-Grâce, à Paris, du 1er octobre 2014 au 4 octobre 2015 :

Une armée qui soigne. Le Service de santé des armées durant la Grande Guerre.
Exposition temporaire de 400 oeuvres, objets, photographies et documents d'archives, du 1er octobre 2014 au 4 octobre 2015, incluse dans la visite du musée.

Ouvert les mardi, jeudi, samedi et dimanche, de 12h00 à 18h00.

Le musée sera fermé les 25 décembre 2014 et 1er janvier 2015. Fermeture annuelle : août 2015.
"LA GRANDE GUERRE VUE PAR SES CONTEMPORAINS"

La bibliothèque centrale du service de santé des armées au Val-de-Grâce propose un circuit-découverte, de janvier à avril 2015, d'une douzaine d'ouvrages intéressant l'Histoire du service de santé militaire dans la Guerre 1914-1918.

Ce circuit sans prétention ouvert au public doit être lié à celui de l'exposition temporaire du musée. Mais - entre nous - cette présentation n'est qu'un prétexte..., c'est l'occasion de découvrir les magnifiques locaux de cette bibliothèque quasi inconnue qui peut être comptée parmi les plus belles de Paris. Un cadre de lecture unique (avec son fonds sur la Grande Guerre accessible en "usuels"...), un moment privilégié à renouveler... L'un des trésors du Val-de-Grâce !

Quelques illustrations sur la bibliothèque et l'exposition "Une armée qui soigne" prises à l'occasion du colloque éponyme des 4 et 5 février 2015 au Val-de-Grâce... A ne pas manquer !
Quelques illustrations sur la bibliothèque et l'exposition "Une armée qui soigne" prises à l'occasion du colloque éponyme des 4 et 5 février 2015 au Val-de-Grâce... A ne pas manquer !
Quelques illustrations sur la bibliothèque et l'exposition "Une armée qui soigne" prises à l'occasion du colloque éponyme des 4 et 5 février 2015 au Val-de-Grâce... A ne pas manquer !
Quelques illustrations sur la bibliothèque et l'exposition "Une armée qui soigne" prises à l'occasion du colloque éponyme des 4 et 5 février 2015 au Val-de-Grâce... A ne pas manquer !
Quelques illustrations sur la bibliothèque et l'exposition "Une armée qui soigne" prises à l'occasion du colloque éponyme des 4 et 5 février 2015 au Val-de-Grâce... A ne pas manquer !

Quelques illustrations sur la bibliothèque et l'exposition "Une armée qui soigne" prises à l'occasion du colloque éponyme des 4 et 5 février 2015 au Val-de-Grâce... A ne pas manquer !

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Newsletter n°1-2015 "HOPMIL 14-18"

19 Février 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

INFO

Le bulletin de liaison "HOPMIL 14-18" n°1-2015 vient d'être adressé aux abonnés.
Cette newsletter de 10 pages comprend un dossier détaillé sur les sources intéressant la recherche documentaire, dans les différents dépôts d'archives médico-militaires, sur les militaires français "blessés" de la Grande Guerre.

Merci pour votre confiance.

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1915 CHANTELOUP. L’HOPITAL DES DAMES ECOSSAISES.

26 Janvier 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux, #varia

1915 CHANTELOUP. L’HOPITAL DES DAMES ECOSSAISES.

1915 CHANTELOUP. L’HOPITAL DES DAMES ECOSSAISES.

La Coopérative scolaire de l’Institut Chanteloup propose une monographie bien illustrée sur l’hôpital bénévole n° 301 de Sainte-Savine, autrement dit sur le « Scottish Women’s Hospital » de Chanteloup. Cet hôpital de 250 lits entièrement organisé par des suffragettes écossaises a trouvé son historien en la personne de M. Francis Tailleur qui nous propose une rétrospective illustrée et complète de l’action de ces femmes exceptionnelles dans le conflit mondial en général et dans l’Aube en particulier.

Souscription, jusqu’au 21 février 2015 - in-4, 86 ill., Prix : 6€ (+ 2€ de frais de port). Livraison en mars 2015.

Cette monographie très originale dont les ventes sont versées à la coopérative de l’institut financera les prochaines activités culturelles et communautaires de cette institution au patrimoine historique si précieusement conservé. EXPOSITION A VENIR !

HB 301, organisé dans le château de Madame de Haye, 250 lits. Ouvert le 9 juin 1915 – Fermé le 5 octobre 1915.

A voir sur le blog, les « SWH » en action : http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2014/07/scottish-women-s-hospital-a-villers-cotterets-1918-le-film.html

1915 Chanteloup... 4 premières pages...

Bon de souscription modifié (prise en compte des frais de port)

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VOEUX 2015

31 Décembre 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

VOEUX 2015

Bonjour

Ce dernier jour de l’année est l’occasion pour moi de vous souhaiter une bonne et heureuse année et de faire un petit point avant de sauter à pieds joints dans la nouvelle année 2015.

Le blog a passé ses deux ans d’existence il y a quelques jours et ses 100 000 « visiteurs uniques » qui sont de plus en plus intéressés par l’Histoire du service de santé militaire en 1914-1918 et, pour les abonnés, de plus en plus pointus dans leurs interrogations.

En cette fin d’année 2014 j’ai accusé une « p’tite » baisse d’activité de blogueur en raison de la relance du 5e tome des Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918 dont la parution est prévue pour 2015 aux éditions Ysec de Louviers. L’enfant se présente bien mais doit encore faire l’objet de derniers soins attentifs. Ce sera un gros poupon fort compliqué qui prendra en compte – je confirme – les départements français de l’ex-« Elsass-Lothringen » ainsi que les hôpitaux militaires d’une « armée d’Orient » étendue qui nous conduiront jusqu’à Odessa et aux confins de la Perse… Bref, ce sera du neuf ! et… une fin puisque ce 5e volume marquera la conclusion de la collection débutée en 2008.

Autres bonnes nouvelles – du moins pour leurs heureux détenteurs – les tomes 1 et 3 de la collection sont épuisés chez l’éditeur… et bientôt chez les auteurs… question de jours, ou d’heures ! Merci pour votre confiance, d’autant que la source devrait également se tarir pour les tomes 2, voire 4… Mais ceci est une autre histoire. Je profite de ce point de situation pour inviter les « revendeurs » de livres anciens à aller voir ailleurs ; je réserve exclusivement mes exemplaires dédicacés du tome 4 aux seuls particuliers qui m’en font la demande. Avis aux amateurs.

Bonne année 2015 à tous. Bloavezh Mat !

JE SUIS CHARLIE ! NO PASSARAN !

Départements traités dans le tome 5 : Aisne – Ardennes – Aube - Bas-Rhin - Haute-Marne - Haut-Rhin – Marne - Meurthe-et-Moselle – Meuse – Moselle – Nord – Oise - Pas-de-Calais – Somme – Vosges. Elsass-Lothringen - Belgique libre.

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COLLOQUE SERVICE DE SANTE 14-18

17 Décembre 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia, #Centenaire

COLLOQUE SERVICE DE SANTE 14-18

COLLOQUE "SERVICE DE SANTE 1914-1918", AU VAL DE GRACE A PARIS, LES 4 ET 5 FEVRIER 2015.

L'association des amis du musée du service de santé des armées et le service de santé des armées organisent à l'école du Val-de-Grâce - 1 place Alphonse Laveran, 75 230 Paris Cedex 05 - les 4 et 5 février 2015, un colloque sur " Le service de santé aux armées dans la Grande Guerre", avec accès à l'exposition temporaire "Une armée qui soigne" du musée du service de santé..

Plus de vingt interventions sur deux jours. Voir le programme ci-dessous.

INSCRIPTION GRATUITE, avant le 9 janvier 2015.

Programme du colloque au Val-de-Grâce, 4 et 5 février 2015.

Bulletin d'inscription au colloque "Service de Santé 1914-1918"

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INFIRMIER MILITAIRE 1914-1918

7 Décembre 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

INFIRMIER MILITAIRE 1914-1918

Promotion 2013-2016 « Infirmier de la Grande Guerre » de l’Ecole des Personnels Paramédicaux des Armées (EPPA) de Toulon

Les élèves-infirmiers militaires de la promotion 2013-2016 de l’école du personnel paramédical des armées de Toulon ont fait œuvre « d’œcuménisme paramédical» et d’un opportunisme bienvenu en baptisant leur promotion « infirmier de la Grande Guerre » et en l’ouvrant à tous les infirmiers et infirmières militaires et civiles de la guerre. Ainsi les centaines de milliers de « paramédicaux » 14-18 de toutes origines, professionnels et bénévoles, sont-ils devenus les parrains de cette petite phalange de cent dix sous-officiers qui se prépare à Toulon au diplôme d’état d'infirmier.

Le dossier de promotion soigneusement élaboré reflète parfaitement bien cette diversité des origines qui a fait l’objet en début d’année 2014 d’articles dans un périodique professionnel, la revue Soins.

Plan du dossier : 1) L’infirmier du ministère de la marine – 2) L’infirmier du ministère de la guerre ; infirmier des sections d’infirmiers militaires (SIM) ; maître infirmier du ministère de la guerre ; infirmiers régimentaires ; infirmier des troupes coloniales – 3) Infirmière laïque des hôpitaux militaires – 4) La Guerre, le personnel infirmier et les blessés ; infirmière temporaire des hôpitaux militaires ; infirmière bénévole des sociétés de Croix-Rouge – 5) Secours et soins au blessé pendant la guerre.
Baptême de promotion :

Texte EPPA Toulon :

« Le Vendredi 19 septembre 2014, a eu lieu sur la Place de la Liberté à Toulon la cérémonie annuelle du baptême de la promotion 2013 des élèves infirmiers de l’Ecole du personnel paramédical des armées (EPPA) placée sous le commandement du Médecin général Carpentier. Ce baptême a été présidé par le Médecin général des armées Debonne, Directeur central du service de santé des armées (…) ainsi que de nombreuses personnalités civiles et militaires.

Cent dix élèves infirmiers (50 de l’armée de terre, 20 de l’armée de l’air, 26 de la marine nationale, 4 du service de santé des armées, 7 de la légion étrangère et 3 de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris) ont cette année choisi comme nom de promotion celui d’« Infirmiers de la Grande Guerre ». 2014 est l’année du centenaire de la Grande Guerre et, à ce titre les élèves souhaitaient rendre hommage à leur Anciens et Anciennes tant civils que militaires qui ont œuvré auprès des Poilus… [Actualités EPPA Toulon]».

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GUS BOFA… ADIEU AUX ARMES

30 Novembre 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

 l'ouvrage d'Emmanuel Pollaud-Dulian : GUS BOFA, l'enchanteur désenchanté, aux éditions Cornélius.
l'ouvrage d'Emmanuel Pollaud-Dulian : GUS BOFA, l'enchanteur désenchanté, aux éditions Cornélius.

GUS BOFA après le 41e Festival d’Angoulême est de retour à Paris…

J'ai déjà clamé, claironné dans le blog toute mon admiration pour l’auteur de « Chez les Toubibs »… Aujourd’hui c’est l’occasion pour les Parisiens de se rendre en procession à la mairie du 17e arrondissement pour communier avec les amoureux de l’œuvre de ce grand faire-valoir du service de santé militaire de 1914-1918.

Exposition du 26 novembre 2014 au 31 janvier 2015 - Gus Bofa : l’adieu aux armes.

- « Gus Bofa (Gustave Blanchot de son véritable nom) – né en 1883 et mort en 1968 – fut, pour Pierre Mac Orlan « le meilleur interprète du fantastique social ». (…) Toute l’œuvre de Bofa est marquée par son expérience du Front durant la Première Guerre Mondiale. Mobilisé à 31 ans, grièvement blessé, il revient chez lui « à l’état de mutilé translucide et décoloré », titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille Militaire. Les souffrances et les peurs endurées au combat et à l’hôpital nourrissent chez lui un pessimisme profond et une vision désabusée de la condition humaine… »

Du lundi au vendredi de 9 h à 17 h ; jeudi de 9 h à 19 h ; samedi de 9 h à 12 h.

Visites guidées par le commissaire de l’exposition

les mercredis 17 décembre 2014, 13 et 20 janvier 2015 à 15h00

Présentation de l’exposition au Festival d’Angoulême :

http://www.bdangouleme.com/387,gus-bofa-l-adieu-aux-armes

Emmanuel Pollaud-Dulian, auteur de la somptueuse biographie : « Gus Bofa, l’enchanteur désenchanté », dédicacera son livre dimanche 7 décembre, à partir de 14 h, dans le cadre de la Journée du Livre à la mairie du 17e.

Dans ce monumental ouvrage, oeuvre de huit années de travail on y retrouvera de magnifiques pages sur la Grande Guerre de Bofa et ses dessins, aujourd'hui « objets de vénération », extraits de la Baïonnette, en pleines pages couleur…

'' (…) Le bel ouvrage est constitué d'un tiers de dessins entièrement inédits et plus de la moitié des oeuvres reproduites le sont à partir des originaux. (…) Né en 1883, mort en 1968, Gus Bofa a traversé deux siècles, vécu deux guerres mondiales et vu les débuts de l’automobile, de l’aviation et de la conquête spatiale. Au fil de cinquante ans de carrière, et au gré de sa fantaisie, cet artiste autodidacte dessine pour la presse, réalise des affiches publicitaires, écrit des articles et des contes, des revues et des pièces de théâtre, se fait critique dramatique et littéraire, fonde un Salon artistique, et illustre plus d’une cinquantaine de livres. Après avoir mis en images le fantastique social de Pierre Mac Orlan et donné sa vision personnelle, parfois acide, des grands classiques, il associe ses propres textes et ses dessins dans une suite d’albums souvent introspectifs, toujours désillusionnés. Respecté de ses contemporains pour son talent et son intransigeance, Gus Bofa, qui a influencé nombre d’auteurs de bande dessinée, n’en est pas moins aujourd’hui oublié du public. Cette biographie, la première qui lui soit consacrée, tente de percer le mystère de l’homme et de l’artiste, en le mettant en scène dans sa vie, son métier et son époque…. »

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