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Hôpitauxmilitairesguerre1418 - Santé Guerre

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LES INFIRMIERES DANS LA GRANDE GUERRE

20 Juin 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia, #Centenaire

LES INFIRMIERES DANS LA GRANDE GUERRE

LES INFIRMIERES DANS LA GRANDE GUERRE

Revue Soins, n°786, juin 2014, 128 pages.

Un numéro spécial sur les paramédicaux dans la Grande Guerre au travers de vingt-cinq articles particulièrement bien illustrés Un hors-série exceptionnel sur un sujet encore peu traité. Avec la revue Soins c'est chose faite en 128 pages... sans publicité.

Je « recommande » plus particulièrement l’article sur Les infirmiers militaires français dans la guerre 1914-1918, pp. 49-55...

A DECOUVRIR ET A COMMANDER...

Mis à jour : 4 juillet 2014

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HOPITAL BENEVOLE 155 bis ET FILLES DE JESUS (1914-1918)

8 Juin 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #Centenaire, #varia, #Bretagne 1914-1918

HOPITAL BENEVOLE 155 bis ET FILLES DE JESUS (1914-1918)

EXPOSITION : à Kermaria, en PLUMELIN (Morbihan).

« Dans la guerre, les Filles de Jésus 1914-1918 »

est visible à Kermaria dans les locaux des archives

depuis le 10 novembre 2013 jusqu’en fin d’année 2014

à Kermaria-Plumelin, 56506 LOCMINE

La communauté des Filles de Jésus de Kermaria organisa en 1914 un hôpital bénévole immatriculé par la 11e région militaire de Nantes sous le n° 155bis. L’hôpital fut ouvert le 5 novembre 1914 avec 75 lits et fonctionna jusqu’au 31 mars 1917, date de sa fermeture « officielle ». (OLIER, QUENEC’HDU. Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, Louviers : Ysec, 2008, tome 1, p. 282)
Présentation des organisateurs :

« Réalisée à partir d’une documentation inédite, abondante et variée, elle illustre l’engagement singulier de la congrégation dans le premier conflit mondial, à Kermaria même, en France, en Belgique…

Destinée à tous les publics, elle offre un intérêt pédagogique et une valeur de témoignage. Dans chacun des quatre espaces qui la structurent, des panneaux illustrés rappellent les grandes étapes du drame national où s’inscrit l’histoire particulière de Kermaria. Des documents iconographiques et audio-visuels les font voir et entendre ; des vitrines présentent une collection d’objets et de documents authentiques attestant du vécu des sœurs, des militaires et des civils en lien avec la Maison-Mère durant les hostilités. »

L’exposition (entrée gratuite ) est ouverte :

Mercredi, samedi, dimanche : 14h – 18h tous publics

Mardi et jeudi : de 9h30 à 16 h non stop, groupes (sur réservation)

Extraits des Nouvelles de l’exposition : « (…) Début mars [2014], arrivait aussi une sympathique famille du Maine et Loire, dont le grand-père passa un mois de convalescence à Kermaria en octobre 1915. Ils nous ont communiqué les lettres écrites pendant ce temps par le poilu à sa famille, sa fiancée, son ancien maître d’école. Le réalisme des visions du champ de bataille, comme la profondeur des réflexions sur la guerre, en font un témoignage hors pair. Quant à Kermaria, il s’y trouve au paradis, craignant pourtant d’en sortir « confit dans l’eau bénite » et déplorant de ne pouvoir que regarder tant de jeunes et jolies novices !

L’exposition durera au moins [jusqu’à la fin de l’année 2014]. Venez nombreux la voir ou la revoir ! Sœur Emma L’Helgouac’h (archiviste) »

http://www.fillesdejesus.catholique.fr/des-nouvelles-de-lexposition-dans-la-guerre-les-filles-de-jesus-1914-1918/

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HOPITAUX MILITAIRES 1914-1918… LE 200e ARTICLE !

27 Mai 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

HOPITAUX MILITAIRES 1914-1918… LE 200e ARTICLE !

Ce 200e article… pour remercier les lecteurs et abonnés du blog pour leur confiance et leur « assiduité » à suivre mes articles … 55 000 « visiteurs uniques » depuis décembre 2012...

Je vous propose aujourd’hui ma petite « madeleine » pour marquer cet « évènement », un moment cinématographique à déguster, un lien vers un film ECPAD en quatre parties sur le service de santé militaire 1914-1918 et ses nombreuses composantes, intitulé :

A.C.A 7 [ambulance chirurgicale automobile n°7] (1915-1918).

FICHE :
L'Ambulance automobile chirurgicale n° 7
1918 ? - Noir et blanc - Muet
Durée : 56 min 49
Pays de production : France
Réalisation : Association des anciens de l'ambulance automobile chirurgicale n°7
Opérateur : Charles Blanc
Photographes : Civalle ; Boinaud
Référence ECPAD : 14.18 A 1470
Analyse sommaire : Je vous propose cette analyse personnelle...
1ère partie – La voiture de chirurgie « Boulant », 1912 [images dans Gallica@ et La Nature, n° 2045, 3 août 1912, p. 145] – Présentation dans les jardins du Val-de-Grâce à Paris – Images de juin 1913 sur son déploiement et sa mise en fonctionnement à Gonesse (Val d’Oise) – Brancardiers et infirmiers montent en ligne – Groupe de brancardiers divisionnaires (GBD) ou de corps (GBC) en ordre de route, avec brouettes porte-brancard, voitures et fourgons hippomobiles – Brancardiers en action, relève, brancardage, brouette porte-brancard, manœuvres du brancard dans la tranchée – Premiers pansements, pose du pansement individuel – Arrivée au poste de secours, brouette spéciale de tranchée (modèle présenté au musée du service de santé des armées)

2e partie – Le poste chirurgical avancé (PCA) de Souain (Marne). Vue extérieure et accueil, répartition au Poste chirurgical Général Paulinier. Un véhicule sanitaire léger Ford de l’US Army. Transport et chargement du véhicule sanitaire – Téléphérique sanitaire en action – Transport sur plan d’eau, barge sanitaire motorisée – ACA dans un hôpital baraqué – Remise de décorations aux Invalides par le maréchal Pétain, l’on distingue Henri Rouvillois, 1875-1969 (1er récipiendaire) – Mai 1915, ACA 7 médecin-major Lapointe, modèle 1915, départ de Versailles pour le front - Saint-Rémy-sur-Bussy, près de SommeSuippes , camions techniques, cantonnements – HoE  de Wiencourt (Somme), hôpital d’évacuation baraqué, juin 1916 – baraques détruites. HoE, Tricot en ruines – ACA Lapointe devient ACA de Georges Lardennois, 1878-1940 – A Guiscard (Oise) en ruines, mars 1917.

3e partie – Guiscard, tentes Bessonneau « modestes et peu confortables »… Mai 1917, à Cugny (Aisne) près de Saint-Quentin. Lardennois, chirurgien consultant de la 3e armée. Vue aérienne. ACA 7 à Cugny, salle d’opérations, infirmières, chirurgiens, salle de pansements – Remise de décorations, visites officielles – « Chez les infirmières », cantonnement, popote, infirmières en service, « au laboratoire » - Visite des évacués avant le départ de l’HoE – Train sanitaire semi-permanent « Etat » à quai, chargement – Ressons-sur-Matz (Oise), avril à fin juin 1918, ville en ruines – Evacuation des blessés par péniche sanitaire sur l’Oise (1918), brancardage et chargement, disposition à bord, navigation.

4e partie – ACA 7 : 11 000 blessés soignés et opérés. Bombardement, vue aérienne, avions, mention de mitraillage de l’ACA 7 (10 juin 1918) – médecin inspecteur Bassères – Compiègne puis Angicourt (Oise), ACA en fonctionnement – Médecins américains signalés – A Notre-Dame-de-Liesse près de Laon (Aisne), séminaire de Liesse – Armistice – Citation ACA 7 à l’ordre du jour du 8e CA – Démobilisation à Notre-Dame de Liesse – Création de l’Association des Amis de l’ACA 7.

Ce très beau documentaire est dédié aux « maîtres » : les chirurgiens Rouvillois et Lardennois, anciens médecins-chefs de l’ACA 7. Le « metteur en scène » s’il note parmi les précurseurs - en fait, un seul : Boulant – ignore superbement le concepteur principal des ACA, le docteur Maurice Marcille (1871-1941) et son successeur, le professeur Antonin Gosset (1872-1944)… La Gloire ne se partage vraiment pas !

Merci et à bientôt pour le 201e article… qui tentera de rectifier cette lecture sur les autochirs et de refaire partager la Gloire...

Légende : La salle d'opération transportable de Marcille (1914) - (Musée du service de santé des armées)

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SALON PLANETE TIMBRES 2014 ET HOPITAUX MILITAIRES

23 Mai 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

SALON PLANETE TIMBRES 2014 ET HOPITAUX MILITAIRES

« HOPITAUX MILITAIRES DANS LA GUERRE 1914-1918 » AU SALON PLANETE TIMBRES 2014

Jean-Luc QUENEC’HDU mon compère co-auteur de la collection des « Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918 » en cinq volumes sera présent les 14 et 15 juin 2014 au Salon Planète Timbres 2014 (stand Philatélie Croix-Rouge) pour une intervention philatélique et une séance de dédicaces de nos quatre volumes publiés.

Le Salon 2014 organisé par La Poste s’ouvrira :

« …avec un thème fort : « Aux timbres citoyens ». La Poste a choisi de faire écho à ses valeurs identitaires en phase directe avec les attentes de la société actuelle : la proximité, l’équité, l’accessibilité, le civisme…

Sur plus de 22 000 m2, l’édition 2014 fera la joie des collectionneurs avec des émissions de timbres exceptionnelles, un championnat de France très disputé et des compétitions philatéliques de niveau international. Plus de 400 000 timbres présentés au salon Planète Timbres – Paris 2014 (…) »

Parc floral de Paris – route de la Pyramides, 75012 Paris.

http://www.planete-timbres.fr/

Légende : Les quatre volumes publiés des Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918 que vous trouverez au Salon Planète Timbres 2014 ou chez notre éditeur www.ysec.fr – Les différents volumes sont présentés sur notre blog.

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COMMENT EFFECTUER UNE RECHERCHE INDIVIDUELLE AUPRES DU SERVICE DES ARCHIVES MEDICALES ET HOSPITALIERES DES ARMEES (SAMHA) DE LIMOGES ?

20 Avril 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation, #varia

Le 12 avril 2014, lors de la 1ère rencontre généalogique nationale sur la Grande Guerre organisée à Nice, dans le cadre prestigieux du palais des Rois Sardes, par l’AGAM (Association généalogique des Alpes-Maritimes), Madame Nadine Lannelongue, responsable du département exploitation du service des archives médicales et hospitalières des armées a proposé aux généalogistes présents une conférence sur le SAMHA de Limoges.

Madame Lannelongue après avoir présenté le SAMHA de Limoges et ses fonds documentaires très mal connus, a donné des renseignements très précieux pour optimiser une recherche par correspondance.

Une demande de recherche de documents médicaux se prépare… Ces recherches se font exclusivement par correspondance, le SAMHA n’accueillant pas le public. N'oubliez pas que les recherches au SAMHA s'effectuent "sur mesure" à votre profit par des agents archivistes ; que les outils de recherche dont ils disposent sont des fichiers "manuels" de centaines de milliers de fiches et/ou registres. Aussi pour éviter une réponse négative ou des échanges de courriers intempestifs et inutiles, préparez soigneusement votre courrier de demande, sans omettre une adresse postale pour l'envoi éventuel des documents...

Renseignements obligatoires pour une recherche individuelle dans le fonds d'archives des formations sanitaires 1914-1918, concernant un blessé ou un décédé dans une formation sanitaire :
- Nom, Prénom et date de naissance de la personne recherchée
- Matricule et régiment au moment de la blessure
- Date de blessure, nom ou numéro des formations sanitaires.
Pièce à fournir : Photocopie de la fiche matricule
"Pour tous types de recherches, donner le maximum d'informations"...

 

INFO concernant plus particulièrement les "décédés dans les formations sanitaires de l'avant" :

Ce fonds particulier du SAMHA de Limoges intéresse les soldats décédés dans les formations sanitaires de campagne de la zone de l'avant. Ce fonds très incomplet pour le début de la guerre se compose pour la majorité des documents, d'une collection de bulletins médicaux appelés "modèle 29" ; lesquels précisent : l'identité du soldat, la date de la blessure et le diagnostic de décès.

Contact SAMHA :
Service des Archives Médicales et Hospitalières des Armées
23 rue de Chateauroux - BP 21105 - 87052 LIMOGES-CEDEX 2
exploitation.samha@orange.fr
Légende photo : Palais des Rois Sardes à Nice, 12 avril 2014, Madame Nadine Lannelongue, responsable du département exploitation du SAMHA de Limoges en compagnie de François Olier, animateur du blog.

Pour en savoir plus sur les archives médico-militaires :

Mise à jour : 5 novembre 2017

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TOME 4 DES HOPITAUX MILITAIRES… EST SORTI…

16 Mars 2014 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

TOME 4 DES HOPITAUX MILITAIRES… EST SORTI…

Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918

France sud-est, 500 communes, 1950 hôpitaux militaires

François Olier et Jean-Luc Quénec'hdu

Notre tome 4 annoncé depuis l’année dernière commence à être distribué aux souscripteurs ce week-end… Je reste avec Jean-Luc Quénec’hdu à votre disposition, comme pour les précédents volumes, et celui à venir… pour correspondre sur les 10 000 hôpitaux militaires et les marques postales de la Grande Guerre.

Merci à tous pour votre confiance et aux éditions Ysec d’avoir relevé en 2007 ce pari insensé d’un répertoire national des hôpitaux militaires de la Guerre de 1914-1918, en cinq volumes… Une gageure en passe de se réaliser.

A 2015 pour le cinquième et dernier volume. Mais avec nous, vous savez depuis longtemps que la patience est une règle d’or…

LES TOMES 1 ET 3 SONT EPUISES CHEZ L'EDITEUR.
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AMBULANCES MILITAIRES OU HOPITAUX TEMPORAIRES ? (2)

31 Août 2013 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia, #recherche archives documentation

AMBULANCES MILITAIRES OU HOPITAUX TEMPORAIRES ? (2)

D’une Guerre à l’autre (1870-1914)

En décembre 2012, je proposais aux lecteurs un court article sur « Ambulances ou Hôpitaux ?... une terminologie vicieuse » (août 1914). Aujourd’hui, je présente un autre court extrait d’un ouvrage de Jean-Charles Chenu (1808-1879) - cité infra – ancien médecin militaire, inspecteur général et directeur des ambulances auxiliaires de la Société Française de Secours aux Blessés durant la guerre de 1870-1871. L’on verra ci-après que l’abus de langage de 1914 était déjà d’actualité en 1870…

« Partout le nom d’ambulance a été donné à tous les dépôts de blessés ou de malades ; c’est une erreur qui n’a pas, il est vrai, d’importance ; mais ces dépôts dans les villes et quelques localités plus ou moins éloignées du champ de bataille n’étaient que des hôpitaux temporaires petits ou grands. Le nom d’ambulance indique la mobilité qui permet de suivre l’armée dans tous ses mouvements et ne peut s’appliquer aux dépôts dont nous venons de parler. Quoi qu’il en soit et pour nous conformer à l’usage qui vient d’être en quelque sorte établi pendant cette guerre, nous dirons qu’il y a eu pour secourir les blessés et les malades :

1° Des ambulances de campagne ou ambulance volantes, les unes civiles volontaires, les autres militaires et officielles ; […]

2° des ambulances des gares ou de passage et de ravitaillement ;

3° des ambulances sédentaires ou dépôts de blessés et de malades ;

4° des hôpitaux militaires et civils. »

Extrait de Chenu (J.-C.). Rapport au Conseil de la Société Française de Secours aux Blessés des armées de terre et de mer sur le service médico-chirurgical des ambulances et des hôpitaux pendant la Guerre de 1870-1871. Paris : Dumaine, t. 1, 1874, p. 99.

A PARAITRE en Octobre 2013 Le tome 4 des Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918. Région Sud-Est .

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LES ARCHIVES MEDICALES DE LA MARINE DU PORT DE BREST (1914-1918)

21 Avril 2013 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation, #Bretagne 1914-1918, #varia

Le dépôt d’archives médicales et hospitalières relevant du ministère de la Défense le plus connu, le SAMHA de Limoges (A) n’est pas le seul organisme détenteur de ce type de documents. La Marine Nationale possède ses propres dépôts dans les ports de Brest, Toulon, Cherbourg, Lorient, Rochefort dans lesquels sont conservés dans la série F (service de santé) certaines archives médicales et hospitalières.

Ces documents médicaux sont communicables dans un délai de 120 ans (-18 ans) à compter de la date la plus récente reportée sur le registre. Des dérogations pour la communication sont possibles (Loi n° 2008-696 du 15 juillet 2008).

Les archives du service de santé de la Marine à Brest (cote F)

A Brest, les archives conservées sous la cote F (service de santé) constituent un fonds important pour la période de 1855 à 1972. Ces archives sont diverses : administratives (1F), médico-hospitalières (3F), matriculaires du personnel sanitaire (4F) :

Sous-série 1F – Direction du service de santé de la 2e région maritime (1914-1969), hôpital maritime de Brest (1930-1969) et hôpital Bel Air de Landerneau (1944-1952)

Sous-série 3F – Service de santé de la 2e région maritime, hôpital maritime (1886-1972)

Sous-série 4F – Service de santé de la 2e région maritime. Personnel (1855-1962)

La sous-série 3F (1200 articles en 148 cartons) nous intéresse aujourd’hui, car cette sous-série conserve les pièces médico-chirurgicales brestoises de la guerre 14-18, se limitant, presque exclusivement, à des registres et cahiers d’enregistrements (statistique médicale, passage au conseil de santé, enregistrement journalier des entrées, enregistrement mensuel des entrées, décès, autopsies, examens, analyses de laboratoire, incurabilité, causes de décès, etc.).

On notera dans ce fonds l’absence de dossiers individuels et de pièces isolées, hormis pour les feuilles d’observations, par exemple.

Les formations hospitalières à Brest, en 1914-1918

Elles relèvent tant des départements de la Guerre que de la Marine et sont placées durant la Grande Guerre sous la direction du directeur du service de santé du 2e arrondissement maritime (circ. N° 8758-2/7 du 1er octobre 1914). IMPORTANT : Les archives médicales des hôpitaux temporaires relevant du département de la Guerre sont conservées au SAMHA de Limoges ; ces hôpitaux appelés temporaires puis complémentaires possèdent une numérotation particulière à la place forte de Brest et sont classés de 1 à 13. La ville de Brest dispose également de deux hôpitaux auxiliaires, numérotés 5 (SSBM) et 104 (UFF), classés parmi les formations sanitaires de la 11e région militaire de Nantes, dont relève le département du Finistère. Il n’existe à Brest aucun hôpital bénévole et très peu de filiales ou annexes à ces hôpitaux temporaires.

Nota : Il est à noter que les hôpitaux de la Marine (cf. infra) ont accueilli des milliers de marins et de soldats durant la guerre ; ils sont enregistrés dans des registres marqués « Guerre » ou, à la suite, en fin de registre « Marine ». Les généalogistes doivent en tenir compte car un soldat de l'armée de terre peut avoir été accueilli à l'hôpital maritime (archives à Brest) puis transféré sur un hôpital temporaire de l'armée de terre de Brest ou un hôpital dépôt de convalescents (attente de réforme), dépôt de la Marine de Kervallon, par exemple, dont les archives sont à Limoges...

Les formations sanitaires relevant de la Marine sont organisées autour de l’hôpital maritime, appelé aussi hôpital principal de la Marine (1445/1780 lits) ; elles comprennent trois hôpitaux principaux : l’hôpital temporaire des Mécaniciens (650 lits), l’hôpital temporaire de l’Arsenal, dit aussi du Bagne (660/930 lits), l’hôpital du lazaret de Trébéron (200 lits). Le port de Brest possède également un réseau d’infirmeries du port, appelées « ambulances » qui ne sont pas considérées comme des formations hospitalières.

Recherche dans les fonds documentaires : informations pour les généalogistes

La recherche documentaire dans la sous-série 3F est particulièrement délicate sur place et fera reculer de nombreux généalogistes pressés. En effet, les registres qui constituent la majeure partie de la documentation sont tenus par « salle » (traduire « service » dans la Marine). Ce qui donne, à titre d’exemple, pour le seul hôpital principal jusqu’à 27 séries de registres avec des enregistrements journaliers ou mensuels, parfois particuliers pour les militaires (Guerre), les marins (Marine), les officiers, les agents civils, etc., répartis dans des cartons différents dont le remplissage a été optimisé au préjudice de la cohérence...

A titre d’exemple, le détail du carton n°42 : Pièce 3F360. Enregistrement journalier des malades, salle 17-19, Marine, août-décembre 1939 – 3F361, ibid., déc. 1939-août 1940 – 3F362, Enregistrement journalier des malades, salle 18, Marine, août 1912-déc. 1920 – 3F363, ibid., jan-déc 1913 – 3F364, ibid., Marine, nov. 1914-juin 1915 et Guerre, nov. 1914-juin 1915 – 3F365, ibid., Guerre, oct. 1916-mars 1917 – 3F366, ibid., Guerre, avril-déc. 1917 – 3F 367, ibid., Guerre, jan-sept. 1918.

En conclusion : Il est préférable de s’en remettre aux archivistes experts de la Marine à Brest… ou de disposer de beaucoup de temps que vous passerez dans un dépôt d'archives à l’accueil agréable et au service rapide et de qualité.

 

(A) – Service des archives médicales et hospitalières des armées, 23 rue de Châteauroux, BP 21105 - 87052 Limoges Cedex 2
Contact : Service Historique de la Défense-Marine, CC 46, 29240 Brest-cedex 9.

Pour en savoir plus sur Brest et/ou la recherche documentaire dans les archives de la Marine : Jacques Vaché, à Brest et Tréberon.

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LE PINARD SANITAIRE (suite)

12 Mars 2013 , Rédigé par FO Publié dans #varia

LE PINARD SANITAIRE (suite)

Après le pinard cocardier,

Après le pinard sénatorial,

Vient le temps du pinard sanitaire… dans la guerre 1914-1918.

« (…) Le service de santé, dans la zone de l’intérieur tout au moins, s’est affranchi de l’Intendance en ce qui concerne la nourriture des blessés et des malades. Le « régime » du patient est naturellement au premier rang des préoccupations du médecin. Il est logique que le médecin militaire revendiquât le soin de choisir, de conserver, de préparer l’aliment dont l’assimilation va rendre au blessé le sang qu’il a perdu. C’est ainsi que depuis 1889 chaque hôpital militaire était devenu maître de sa « dépense ». Maître de sa bourse, d’abord, la législation financière d’avant-guerre l’affirme et il faut bien le croire : l’hôpital militaire est un « établissement régi par économie ».Le fait est qu’il reçoit des avances de l’ordonnateur, et, comme la parfaite cuisinière, il fait lui-même son marché. Après le marché, les comptes ; et il justifie, à la fin, ses achats.

Telle est l’organisation du temps de paix. Elle peut convenir à une hospitalisation restreinte, à des ressources multiples, à des prix assez bas. L’idée qu’on se faisait en temps de paix d’une guerre courte l’avait fait maintenir, sur le papier, pour la guerre. La préoccupation de parer au plus pressé, de faire face aux nécessités d’ordre plus directement médical ou chirurgical, l’a fait conserver effectivement pendant la première partie de la campagne. Petit à petit, cependant, les denrées sont devenues plus rares, leur qualité plus irrégulière, les prix plus élevés. Dans chaque place un peu importante, les hôpitaux militaires étaient arrivés à se faire concurrence. Partout ils étaient à la merci des intermédiaires ; nulle part, ils n’avaient la moindre garantie du lendemain. Régime de blocus. On n’en peut sortir que par une centralisation rationnelle. Le service de santé l’a entreprise et l’a conduite, jusqu’ici, à son entière satisfaction.

Il a tenté son premier essai sur le vin. Chaque hôpital l’achetait, sinon au litre ou au tonneau, du moins à courte échéance. Et à chaque renouvellement de marché, les prix étaient plus élevés. Crise de quantité, crise des transports ; surtout spéculation.

En plein pays de l’Hérault, à Béziers, patrie d’Ajalbert, un chai assez moderne, a été réquisitionné. L’outillage du chai perfectionné et développé jusqu’à, tripler le rendement, pourrait débiter aujourd’hui jusqu’à 50 000 hectolitres par mois. Les besoins mensuels du service de santé ne dépassent pas 20 à 30 000. Ils sont donc largement assurés. Ils le sont aussi à meilleur compte et avec du meilleur vin. C’est la réquisition qui le fournit. Des wagons-réservoirs qui l’amènent de la propriété sont vidés, sans avoir quittés la gare de Béziers, au moyen d’une tuyauterie de cuivre qui le conduit dans les cuves de verre du chai. Le laboratoire s’en saisit, l’échantillonne, l’analyse ; et, d’après sa teneur, ses caractéristiques, ses vertus essentielles, décide son coupage. Des pompes électriques l’aspirent et le montent au sommet de l’édifice. Il en redescend en se filtrant et va se marier dans une autre cuve au cru qui a été choisi pour corriger son degré ou son acidité. Le voici prêt et déjà les pompes l’ont repris et le refoulent par une deuxième tuyauterie souterraine, en pleine gare de Béziers, sur le quai d’embarquement du commerce, où six robinets permettent de charger six wagons-réservoirs à la fois. Dans chaque région militaire, un ou plusieurs entrepôts ont été installés qui l’attendent. Il y séjournera un mois environ, en demi-muids, avant d’être livré en tonneaux à la cave de l’hôpital. L’hôpital a les tonneaux ; l’entrepôt régional les demi-muids ; le chai de Béziers les wagons-réservoirs. Tout ce matériel circule, est entretenu ; toutes ces opérations sont conduites parles soins, sous la surveillance d’un personnel technique éprouvé, qui n’a donné lieu, depuis l’origine, qu’à des éloges. Tous frais largement comptés, l’économie réalisée est d’environ sept millions de francs par an. Jamais, surtout, nos poilus n’ont bu pareil pinard… »

Olivier JALLU. Denrées d’alimentation et objets de consommation, dans Science et Dévouement, Paris : éd. Quillet, 1918, p. 67-69.

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ô Pinard sanitaire !

10 Mars 2013 , Rédigé par FO Publié dans #varia

Le Pinard sanitaire ou Quand le service de santé s'en mêle... (1914-1918)

« Pour assurer son ravitaillement, le Service de santé avait même créé des entrepôts de vins et des magasins d’approvisionnements en denrées de consommation, si bien organisés et qui avaient rendu de tels services que, en septembre 1918, le Ravitaillement obtint de se les annexer pour assurer l’alimentation de toute la population civile et militaire (…) »

Jean-Lorris. Musée du Val-de-Grâce, dans Science et Dévouement, Paris : éd. Quillet, 1918, p.299

A Suivre...

(Photo gauche) - Magasin d'approvisionnement du service de santé de la 7e région militaire, à Besançon - La sortie de l'entrepôt de vins. - (Photo droite) L'entrepôt  répartiteur des vins du service de santé de la 15e région à Aimargues (Gard)(Photo gauche) - Magasin d'approvisionnement du service de santé de la 7e région militaire, à Besançon - La sortie de l'entrepôt de vins. - (Photo droite) L'entrepôt  répartiteur des vins du service de santé de la 15e région à Aimargues (Gard)

(Photo gauche) - Magasin d'approvisionnement du service de santé de la 7e région militaire, à Besançon - La sortie de l'entrepôt de vins. - (Photo droite) L'entrepôt répartiteur des vins du service de santé de la 15e région à Aimargues (Gard)

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