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SEDAN 1914 – HOPITAUX DES ARDENNES A L’HEURE ALLEMANDE (3/3)

Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux

SEDAN 1914 – HOPITAUX DES ARDENNES A L’HEURE ALLEMANDE (3/3)

3e partie – Prisonniers des Allemands à Sedan (25 août-11 septembre 1914)

Extrait du rapport du docteur Aubertin, médecin principal de 2e classe, médecin-chef de l’hôpital militaire de Sedan, sur sa captivité à Sedan, du 25 août au 11 septembre 1914 (in-extenso…).

« (...) Etant médecin-chef de l’hôpital militaire et de la place de Sedan, j’ai vu arriver le 25 août à 8 heures du matin les premiers soldats ennemis. C’est seulement le 27 que des médecins allemands se sont présentés à l’hôpital militaire pour visiter leurs blessés qu’ils m’avaient envoyés en traitement. Leurs rapports avec moi ont été très corrects jusqu’au 11 septembre ou à 3 heures de l’après-midi deux officiers se sont présentés à l’hôpital militaire avec un interprète, de nombreux membres de la Croix-Rouge allemande, hommes et femmes et m’ont signifié que, comme pendant la nuit précédente à mon hôpital on avait fait des signaux (ignobles et méprisables) avec une lampe électrique, ils me laissaient un quart d’heure pour être prêt à partir avec le personnel Officiers et Troupe – A l’heure prescrite, des gendarmes nous ont encadrés et nous ont amenés à la gare de Bazeilles pour être dirigés par la Belgique à Halle-sur-Saale. (…) »

Extrait du rapport du docteur Charles Baye, médecin à Damery-Boursault, près d’Epernay (Marne) sur sa captivité à l’hôpital militaire de Sedan, [du 25 août au 11 septembre 1914].

[page 2] I – Captivité à l’hôpital militaire de Sedan - 25 août au 11 7bre 1914.

« Parti comme infirmier de 2e classe à la Mobilisation le 8 août 1914 j’ai rempli à l’hôpital militaire de Sedan et plus tard en Allemagne, autorisé par Monsieur le Médecin principal de 1ère classe [sic], docteur Aubertin, les fonctions de médecin auxiliaire.

C’est le 25 août dans la matinée que les Allemands arrivèrent à Sedan.

Nous eûmes ce jour-là même à l’hôpital deux blessés allemands appartenant à une patrouille d’avant-garde de Uhlans. Après quelques jours de soins à l’hôpital ils moururent car leurs blessures étaient très graves.

Dans les journées des 26, 27, 28, 29 nous arrivèrent successivement des blessés allemands qui furent placés au second étage de l’hôpital que l’on rendit libre pour la circonstance, en descendant pour les grouper tous les blessés français au premier.

Dimanche 30 août – Arrivée de médecins allemands à l’hôpital – visites – instructions. Un d’eux restera de service. Nous travaillons avec lui.

Mardi 1er septembre – Visite d’un médecin général d’armée. Il annonce au médecin-chef que tous les blessés qui sont à l’hôpital sont prisonniers de guerre, qu’il en est responsable et qu’il faudra tenir chaque jour un état des entrées et des sorties. Le soir nous arrive un convoi de 60 blessés français prisonniers accompagnés du médecin-major de1ère classe docteur Tourtarelle, du médecin auxiliaire docteur Menaud du 88e d’Infanterie et de quelques infirmiers [page 3]

2 – 3 – 4 – 5 7bre – Mouvements continus dans l’hôpital. Evacuation journalière de blessés français et allemands, officiers et soldats.

6 septembre – Il y a eu un mouvement perpétuel dans l’hôpital nuit et jour, occasionnés par l’arrivée incessante de convois de blessés.

Nous avons plusieurs cas de tétanos. Malgré des soins assidus, certains restent agités, et la nuit ils jettent des cris qui retentissent dans tout l’hôpital. C’est l’occasion d’une plainte de la part des officiers allemands blessés qui sont logés dans les chambres du 2ème. Aussi tout le personnel de l’hôpital est-il accusé d’avoir fait excès de boissons pendant une partie de la nuit et ivres d’avoir empêché le repos des blessés.

Nous passons devant un conseil d’enquête envoyé par la Kommandantur de la Place, nos noms et qualités sont inscrits et l’on nous avertit que désormais nous sommes sous l’autorité disciplinaire du général commandant les étapes. Le vin que nous pouvions boire à table nous est supprimé pendant trois jours, puis autorisé mais avec rationnement.

7 – 8 – 9 – 10 septembre

Rien à signaler. Le travail se fait tous les jours. Il y a des quantités de blessés dans l’hôpital, environ 450.

11 Septembre. Coup de théâtre. –

A 4 heures de l’après-midi, nous sommes avertis que dans une demi-heure nous devons être tous réunis en bas dans la salle d’honneur de l’hôpital avec nos bagages.

Appel nominal de tout le personnel de l’hôpital par un officier de la Kommandantur, accompagné d’un interprète [page 4] officier, de soldats armés et de gendarmes.

Ces formalités remplies, l’interprète nous annonce que nous sommes accusés d’avoir fait dans la nuit, des fenêtres de l’hôpital à l’aide de lampes électriques « des signaux ignobles et méprisables » (sic).

Nous sommes tous interloqués, nous n’y comprenons rien. On nous demande si nous reconnaissons l’exactitude de ces faits et comme nous nions énergiquement, on nous annonce qu’il est impossible de nous conserver à l’hôpital et que nous allons être renvoyés en arrière.

Escortés par les soldats et les gendarmes, nous sortons de l’hôpital avec nos bagages, sans avoir été fouillés. Le convoi se compose exactement des : docteurs Aubertin, médecin principal de 1ère classe ; Tourtarel, médecin major de 1ère classe ; Abdel Nour, médecin A.M. de 1ère classe ; Volpert, Goujon, Baye, sans grade (s) ayant toujours rempli (s) les fonctions de médecin (s) auxiliaire (s) ; Monsieur Dreul, Pharmacien aide-major de 1ère classe ; Laurent, Pharmacien aide-major de 2e classe ; Martin, pharmacien aide-major de 2e classe ; le capitaine d’administration Mr Dubua ; le sous-lieutenant d’administration Mr Leclerc et un certain nombre d’infirmiers.

[page 5] II – Résumé de la captivité à l’hôpital militaire de Sedan

A part les vexations relatées plus haut, tout le personnel médical et sanitaire de l’hôpital a continué à assurer le service des blessés et des malades. Mais les moyens ont été parfois très difficiles.

Les allemands s’emparaient de tout ce qui leur était nécessaire et nous arrivions en second ordre s’il en restait. Dans les derniers jours, il eût été impossible de continuer. Les médecins et infirmiers allemands, accaparaient tout le matériel : instruments, objets de pansements, salles d’opérations, médicaments. Nous n’avions plus rien.

Nous fûmes plusieurs nuits sans lumière et quand nous en eûmes, tout devait être éteint à 8 heures ; c’était souvent très gênant. Les allemands obligeaient à faire tous les jours une évacuation de blessés français vers l’Allemagne et beaucoup d’entre eux n’étaient que très difficilement transportables. (…) »

Extrait du rapport de l’officier d’administration de 1ère classe (capitaine) Dubua, gestionnaire de l’hôpital militaire de Sedan (25 août – 11 septembre 1914)

« (…) Ayant été informé dès 7h. du matin (25 août) que les Allemands avançaient sur Sedan, M. Aubertin, médecin-chef de l’hôpital militaire a pris immédiatement les mesures nécessaires pour faire évacuer 32 malades et 73 infirmiers qui se dirigèrent précipitamment vers la gare à l’effet de se rendre ensuite au dépôt de la 2ème section d’infirmiers militaires à Amiens.

Par suite, le personnel de l’hôpital s’est trouvé réduit [page 2] à 24 infirmiers, et l’effectif des malades en traitement à 32.

A 10 heures du matin (25 août) le boulevard des Ecossais et les terrains se trouvant en face de l’hôpital militaire étaient occupés par les Allemands et les batteries d’artillerie furent établies rapidement à 500 mètres de l’hôpital.

En présence de cette situation, et pour me permettre d’assurer l’alimentation des malades et du personnel de l’hôpital pendant plusieurs jours, M. le médecin-chef m’a autorisé à faire les approvisionnements nécessaires en pain et en viande fraîche, au moyen d’achats chez les fournisseurs de l’hôpital militaire.

Après la bataille de Sedan qui dura du 25 au 27 août, la ville fut occupée militairement par les Allemands.

A partir du 27 août les autorités allemandes prirent possession de l’hôpital et, sur leur demande, j’ai dû établir un inventaire des objets de pansement, et leur remettre les clés des magasins et de la cave, me déclarant qu’ils étaient les maîtres de la place et que nous devions obéir à leurs demandes.

Quelques jours après, les clés des magasins me furent rendues afin que je puisse surveiller moi-même la remise des objets de pansement aux infirmiers de l’hôpital.

L’alimentation des malades et des infirmiers pour la période du 27 août au 11 septembre 1914, fut assurée complètement par les autorités allemandes, suivant les indications que je remettais chaque jour au médecin major allemand.

Les rapports entre officiers français et allemands pour les besoins de l’hôpital étaient assez satisfaisants. Cependant, il est arrivé plusieurs fois que l’attitude de certains médecins allemands n’était pas des plus courtoise à mon égard, et l’un d’entre eux a dû me faire des excuses au sujet de certaines paroles regrettables. [page 3]

Le 11 septembre 1914, à 3 heures de l’après-midi, plusieurs officiers allemands escortés de gendarmes, se présentent à l’hôpital de Sedan, et nous donnent l’ordre de nous préparer à quitter l’hôpital à 3 h. ½, sans nous donner plus d’explications.

Lorsque les médecins, pharmaciens et officiers d’administration furent réunis dans la salle d’honneur de l’hôpital, un officier allemand nous a déclaré que nous étions accusés d’avoir fait des signaux ignobles et méprisables [souligné dans le texte], dans la nuit du 10 au 11 septembre et que la commandanture [sic] aurait à examiner cette question.

Après l’appel nominal du personnel de l’hôpital, les médecins et pharmaciens furent conduits à la gare de Bazeilles, ainsi que les infirmiers.

En attendant que la question des signaux fut examinée, les autorités allemandes me firent conduire à la Commandanture avec M. Leclerc officier d’administration de 3e classe [sous-lieutenant], le sergent concierge Lemoi et 3 soldats infirmiers.

Après une heure d’attente, et malgré la menace de nous enfermer à la prison de Sedan, les autorités allemandes décidèrent quand même de nous joindre au convoi des médecins et pharmaciens, seul le sergent concierge Le Moi qui fut conservé à leur disposition et reconduit sous escorte à l’hôpital militaire. – Je ne connais pas le sort qui lui a été réservé par la suite.

Les officiers de l’hôpital militaire de Sedan on dû laisser leur épée et leur révolver entre les mains des autorités allemandes.

Du 25 août au 11 septembre 1914, il a été admis à l’hôpital 144 français et 159 allemands. (…) »

Extrait du rapport de captivité de l’officier d’administration de 3e classe Charles Leclerc, du cadre auxiliaire du service de santé [du 25 au 11 septembre 1914]

« Adjoint à l’officier d’administration gestionnaire de l’hôpital militaire de Sedan, je suis tombé entre les mains des allemands, le 25 août 1914.

Le 24, vers 19 heures, 70 blessés ou malades avaient été évacués par le train et le 25, environ une centaine ont pu partir de très bonne heure, ainsi que 73 infirmiers militaires et le médecin –major de 1ère classe Lehmann.

Le 24 était parti également le médecin aide-major de 1ère classe Bonniot.

Il ne restait donc à l’hôpital militaire qu’une trentaine de blessés ou malades, incapables de partir, et un personnel restreint.

Ci-jointes : 1) Liste des blessés 37 – 2) Liste du personnel …restés [pièces non transcrites].

Le 25 août, 2 soldats allemands, tués sur la place Turenne ont été trouvés par moi devant l’hôpital, vers huit heures ; ces décédés ont été transportés à la morgue de l’établissement.

Le même jour, vers 14 heures, le concierge de l’hospice Crussy (établissement civil distant d’environ 200 mètres de l’hôpital militaire) venait prévenir qu’un blessé allemand avait été déposé dans son établissement par les allemands eux-mêmes dont une patrouille [page 2] de 8 hommes, commandée par un sous-officier gardait l’entrée, genou en terre, crosse sur la cuisse, face à l’entrée de l’hôpital militaire, et ajoutait que, si un médecin français ne venait pas de suite soigner leur blessé, les allemands avaient déclaré qu’ils mettraient tout, sans dessus dessous.

Le médecin-chef mis au courant, se préparait à franchir la grille avec d’autres médecins, quand un feu de salve éclatant à proximité, l’arrêta.

Il rentra, ainsi que sa suite, dans les bâtiments militaires.

Comme le concierge de l’hospice Crussy était resté à la même place, je sortis de mon bureau et prenant 4 infirmiers (soldats François, Lallement Jules, Wéry et un 4e dont je ne me rappelle plus le nom, mais que je pourrais avoir) et un brancard, je dis au concierge. « Je vais avec vous » le soldat infirmier Wolpert, médecin civil, nous accompagna.

Le blessé allemand était à l’hôpital militaire 20 minutes après.

Il faut dire ici que l’hospice Crussy avait été aménagé, au rez-de-chaussée, par une des Sociétés de secours aux blessés, en hôpital, et pouvait recevoir 20 hommes. Le matin du 25, les Dames de la Société avaient demandé à servir sous les ordres du médecin-chef de l’hôpital militaire et à transporter à cet établissement leurs blessés (13) et 1 décédé, ainsi que leurs vivres, objets de pansement, etc. ce qui leur fut accordé et exécuté.

Le 27, les médecins allemands firent leur apparition à l’hôpital militaire.

Ce même jour, 2 soldats et 1 gamin allemands se présentant à la grille de l’hôpital militaire firent comprendre que des blessés français étaient dans Sedan [page 3].

Prenant 8 infirmiers (soldats François, Gobert, Hugot, Lagny, Lallement Charles, Michel, Parpète et Sartelet) et 2 brancards, je partais avec les 3 allemands franchissant le pont sur la Meuse (qui n’avait pas sauté, quoi que sa mine était découverte et sa mèche traînante), j’arrivais au pont du canal devançant toujours les allemands par lesquels je ne voulais pas être dirigé, lorsque un gefreite et 3 ou 4 soldats allemands me barrèrent le chemin, en me flanquant leur baïonnette sur la poitrine. Tournant légèrement le tête, j’invitais les 3 allemands à s’expliquer avec ceux qui m’arrêtaient, puis je passais.

Même scène se renouvelait quelques mètres plus loin, je passais encore.

Je trouvais un blessé français, faubourg de Torcy, au café « Le canon d’or » et laissais près de lui 2 infirmiers et 1 brancard, avec l’ordre d’attendre mon retour.

A un croisement de rues, j’apercevais vers la Meuse, 1 escadron de cavaliers allemands armés de la lance ; continuant mon chemin, je trouvais un second blessé français, même faubourg, maison Hardy. Au retour, au même croisement de rues, l’escadron allemand passait ; me plaçant entre 2 pelotons et m’adressant par gestes à l’officier commandant le 2e peloton, je lui demandais d’arrêter sa troupe et me laisser passer mon groupe, il acquiesça de la tête. Le passage effectué, je le saluai et partis.

Les 2 blessés furent hospitalisés.

Le 28 août un poste allemand d’une vingtaine d’hommes loge à l’hôpital.

Le 29 seulement, l’autorité allemande fournit des vivres.

Dès cette même date, les inhumations de l’hôpital se font par réquisition du personnel civil ; précédemment ce service était assuré par le personnel administratif et médical de l’hôpital. [page 4]

Les clefs du vestiaire sont prises par les médecins allemands.

Le 30, alerte et coups de feu près de l’hôpital.

Le 31, en raison de cette alerte, le poste est porté à 26 hommes ; les officiers français sont conduits à leur logement par les sentinelles allemandes ; suppression des lumières à partir de 20 heures.

Le 1er septembre, le médecin major de 1ère classe Tourtarel, 1 médecin auxiliaire, M. Ménard, le caporal Benfredj du 88e Inf, soldat infirmiers Toussaint, du 9ème Infanterie, Dupuy du 88ème Infanterie et Ginet du 9ème Infanterie pris vers Raucourt arrivent à l’hôpital.

Visite du magasin à pansements par médecin-major général de l’armée allemande et recensement.

Le 3 septembre sont demandées listes des blessés et des évacuables français.

Ordre est donné de déposer au vestiaire les armes à feu des officiers français du service de santé.

Le 4 septembre les clefs de la cave sont enlevées par les Allemands qui réclament la liste des officiers français et l’effectif du détachement.

Le 5 septembre les clefs du magasin de pansements sont enlevées par les Allemands ainsi que tout le vin de Banyuls existant en cave, ce dernier est transporté en ville.

Jusqu’alors les officiers allemands ont été très cassant[s] à l’égard de tout le personnel français et leur physionomie était très dure. Ce jour ils déclarent qu’ils sont chez eux.

Le 6 septembre une commission allemande de 4 officiers dont le directeur des étapes et l’interprète se réunit et se fait présenter par catégorie, les médecins, pharmaciens, officiers d’administration et soldats médecins civils qui doivent produire une pièce [page 5] officielle d’identité dont elle prend copie. A chaque série, l’interprète fait connaître que le personnel se trouve disciplinairement sous les ordres du directeur du service des étapes de Sedan.

Le 11 septembre, le personnel militaire sanitaire français après avoir été démuni de ses armes blanches, est emmené en Allemagne. Le motif invoqué était « signaux faits la nuit, à l’aide de lumière, dans les combles de l’établissement. »

Pendant toute cette période, il est entré, comme hospitalisés, un peu plus de 200 allemands dont une dizaine d’officiers et 2 soldats autrichiens ; 7 allemands sont décédés. (…) »

FIN

Sedan 1914 -1ère partie et 2e partie

Sources : Arch. Musée du service de santé des armées, Val-de-Grâce, cartons n° 633 (rapports Aubertin et Baye), n°634 (Dubua), n°637 (Leclercq).

Photo : Hospice Crussy à Sedan. Hôpital auxiliaire français relevant de l’Association des Dames de France, installé au rez-de-chaussée de l’hospice (10 août-25 août 1914). Entièrement occupé par les Allemands, devient l’une des plus importantes formations hospitalières du Kriegslazarett Sedan, avec le collège Turenne (1914-1918).

Pour en savoir plus :

Sur le service de santé militaire allemand

Les hôpitaux militaires du département des Ardennes pendant la guerre 1914-1918 seront traités dans le tome 5 de la collection des Hôpitaux Militaires dans la Guerre 1914-1918, à paraître aux éditions Ysec de Louviers.

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