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HOPITAUX TEMPORAIRES DU PAYS DE RETZ (1914-1918)

10 Novembre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia, #Bretagne 1914-1918

HOPITAUX TEMPORAIRES DU PAYS DE RETZ (1914-1918)

Paimbœuf : « Les hôpitaux temporaires du Pays de Retz » mis en scène

SORTIE DU WEEK-END

Poursuite de l’exposition « Hôpitaux temporaires du Pays de Retz » à l’invitation de l’association Quai des arts et du patrimoine paimblotin (QAPP), par le collectif Vas-nus pieds superbes…

jusqu’au 3 décembre 2015 au Hangar, quai Sadi Carnot à Paimbœuf (Loire-Atlantique), du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, le dimanche de 14 h à 18 h 30.Fermé le lundi. 

Renseignements auprès de l’office de tourisme.

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CAHIERS D’ARCHIVES…

9 Novembre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia, #les hopitaux

CAHIERS D’ARCHIVES…

"Cahiers d'archives"... Gironde, Bordeaux... Des archives… des histoires.

Madame Monique Lambert, collaboratrice du site, m’a fait découvrir les « Cahiers d’archives », site de l’association éponyme bien connue dans le sud-ouest et bien au-delà…

A mon tour je vous laisse découvrir ces « Cahiers » dont plusieurs études renvoient à des thématiques sanitaires sur la Grande Guerre qui me sont chères :

Le dernier article en date présente « l’hôpital militaire » de Saint-Denis-de-Pile (par Francine Guionie, présidente de l' association "Au Fil du Temps" en collaboration avec Jocelyne Dubreuil.) ; auquel je peux apporter quelques compléments, dont des extraits de l’ouvrage co-écrit avec Jean-Luc Quénech’hdu : Les hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, chez Ysec, tome III (épuisé), p. 292 et beaucoup d’autres éléments restés inédits que je conservais devers moi par manque de place dans la première édition en cinq volumes (dont quatre sont publiés) et que je partage dorénavant avec les abonnés de mon blog.

Hôpital auxiliaire n° 63, Saint-Denis-de-Pile, relevant de la société de secours aux blessés militaires (SSBM) – Ecole communale de garçons (ancien collège ecclésiastique), puis maison privée, rue Lafayette, au bourg. – 60 lits – Ouvert le 3 septembre 1914 – fermeture (compte-rendu au sous-secrétariat d’Etat) : 23 décembre 1918. 894 hospitalisés - Médecin et administrateur : docteur Louis Rabaine. - Comptable : Eugène Bosc. - Madame Elisa Dufour,infirmière,Présidente du Comité des dames. - Madame Marguerite Rabaine,directrice générale - Madame Louise Peyreblanque, Madame Mathis, Madame Marie-Louise Tilh, Mademoiselle Sarah BRUNET, Infirmières bénévoles. - Mademoiselle Anne-Marie Rabaine,directrice de la Lingerie, Mademoiselle Adrienne Jean,Lingerie.(Services ininterrompus du 3 Septembre 1914 au 4 Décembre 1918). - Bienfaiteurs : Communes, sociétés et personnes qui contribuèrent à la fondation et à l'entretien de l'hôpital. - Les Communes de Saint-Denis-de-Pile, Bonzac, Savignac et de Guitres ont prêté les objets de literie et de lingerie nécessaires au fonctionnement de l'hôpital, - Messieurs Calvé, Delft et cie, huilerie de Laubardemont ont fourni gratuitement et de façon toute spontanée, toute l'huile à manger dont l'hôpital a eu besoin pendant toute sa durée. - L' abbé Monteuil (Société électrique d'Abzac) a donné gratuitement l'électricité pour l'éclairage de l'hôpital durant tout son fonctionnement. - Madame Noélie Pezat,  Mademoiselle Boisbelet du village de Gratien, Madame Marie-Louise Brodu se sont occupées de recueillir des oeufs pour les blessés.(Musée du service de santé des armées, carton 192 et bulletin SSBM, n° 16, jan. 1920, p. 47-49).

Pour les recherches sur les archives médico-militaires, collectives et individuelles, se renseigner auprès du service des archives médicales et hospitalières des armées :

A lire, les articles de Madame Monique Lambert dans les « Cahiers » sur les hôpitaux militaires de Gironde :

http://www.cahiersdarchives.fr/index.php/20-publications/guerre-de-1914/58-les-hopitaux-militaires-en-gironde-en-1914

http://www.cahiersdarchives.fr/index.php/20-publications/guerre-de-1914/153-rue-des-trois-conils-un-hopital-militaire-benevole-pendant-la-guerre-de-1914

http://www.cahiersdarchives.fr/index.php/20-publications/guerre-de-1914/154-la-solitude-a-martillac-des-blesses-dans-les-vignes

Je terminerai par ce lien récent sur mon blog (billet du 15 septembre 2015) vers le numéro spécial, n° 188, des Cahiers du Bazadais sur les hôpitaux militaires 1914-1918 (résultat d’une collaboration fructueuse avec Dominique Barraud, un enquêteur hors pair, d’une gentillesse et d’une ténacité à toute épreuve).

A l’instar, des « Cahiers d’Archives », moi aussi j’explore et je partage mes découvertes d’archives avec les abonnés de mon blog… Longue vie aux "Cahiers d’Archives" !

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HOPITAUX MILITAIRES AU FORUM DE MAIGNELAY (OISE)

5 Novembre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

HOPITAUX MILITAIRES AU FORUM DE MAIGNELAY (OISE)

Samedi 14 novembre 2015, à Maignelay (Oise) - « Forum des associations historiques et culturelles du Plateau Picard ».

La société historique de Maignelay-Montigny et l’association « Collectif Mémoires d’ici » vous invitent à participer à la 8e édition du « Forum des associations historiques et culturelles du Plateau Picard ». Cette huitième édition se tiendra à Maignelay (Oise), dans la salle du Marmouset, rue de Saint-Just, le samedi 14 novembre 2015, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.

Programme : 10 h00 : Ouverture du Forum au public ; 11 h00 : Inauguration officielle du Forum ; 15 h00 -18 h00 : Interventions et exposés de chacune des sociétés représentées ; 18 h00 : Clôture du Forum.

À l’occasion de ce forum et de son inauguration, sera officiellement présenté le volume 4 de Mémoires d’ici, dans lequel un article à thématique sanitaire sur la Grande Guerre a retenu notre attention : celui de Guy Isambart sur « les hôpitaux militaires de Breteuil-sur-Noye, Breuil-le-Sec, Clermont, Litz et Saint-Just-en-Chaussée pendant la Grande Guerre ». Cet article fera également l’objet d’un exposé par l’auteur et représentera la Société Archéologique et Historique de Clermont (S.A.H.C) .

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ENQUETE A L'HA 105 DE GOURIN (MORBIHAN)

2 Novembre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia, #Bretagne 1914-1918

ENQUETE A L'HA 105 DE GOURIN (MORBIHAN)

VARIA

Je vous propose aujourd’hui deux documents intéressant l’hôpital auxiliaire n° 105 de Gourin lequel relevait, en 1918, de l’Union des Femmes de France (UFF). Il s’agit ici d’une enquête, parmi des milliers d'autres, confiée par le sous-secrétaire d’Etat au service de santé à la direction régionale du service de santé de la 11e région militaire de Nantes. Cette direction qui supervisait le fonctionnement hospitalier militaire dans les départements de la Loire-Inférieure, du Morbihan, de la Vendée et du Finistère, délégua à Gourin son directeur adjoint, le médecin principal Pailloz. Ce dernier, en charge du contrôle des hôpitaux permanents et temporaires de la 11e région, du contentieux et de la chasse aux blessés dont le traitement pouvait « traîner » dans les formations temporaires isolées. le docteur Pailloz traitait quotidiennement ce type de demande émanant du ministère de la Guerre, ayant pour origine des interventions parlementaires, épiscopales ou des lettres anonymes...

HA 105 – Institution Saint-Yves, Gourin – capacité hospitalière : 90 lits ; 66 lits (mars 1917) ; 50 lits (1918) - Première hospitalisation : 12 septembre 1914 – Dernière hospitalisation : 27 décembre 1918 – 1466 hospitalisés – 12 décès – Décision ministérielle de fermeture n° 36565-1/7 du 21 décembre 1918 et compte-rendu de fermeture du 31 décembre 1918. L’HA 105 disposait aussi d’une annexe, fermée le 1er mars 1916.

Circulaire n° 5579-3/7 du 13 avril 1918Objet : au sujet de l’H.A. 105 à Gourin (Morbihan) - Le sous-secrétariat d’Etat du service de santé militaire à Monsieur le directeur du service de santé de la 11e région militaire à Nantes, sous couvert de M. le Général commandant la région. – «Mon attention a été appelée sur l’hôpital auxiliaire n°105 à Gourin (Morbihan), où les « militaires en traitement seraient obligés de faire eux-mêmes leurs pansements. Les malades sauteraient le mur pendant la nuit. Un de ceux-ci serait mort à la suite d’une chute faite dans ces conditions. Le caporal infirmier se livrerait à la boisson. » J’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien inviter le directeur adjoint à procéder à une enquête au cours de sa prochaine inspection et à consigner ses observations dans le rapport mensuel ». Signé, Pour le sous-secrétaire d’Etat, le médecin principal de 1ère classe Pouy. (1 page, dact.)

Morlaix, le 15 Mai 1918. - Rapport du médecin-principal de 1ère classe Pailloz, directeur-adjoint du service de santé de la 11e région, au sujet de l’H.A 105 de Gourin. – « Le 13 mai 1918, J’ai procédé à l’H.A. 105 de Gourin (Morbihan) à l’enquête prescrite par la lettre ministérielle n°5579-3/7, en date du 13 avril 1918. Arrivé à l’improviste à Gourin, je me suis d'abord rendu à la Gendarmerie et ai demandé quelques renseignements au chef de la brigade. Ce sous-officier m’a déclaré que depuis plus de huit mois (date de son arrivée à Gourin) il n’avait aucune plainte à formuler contre les malades de l’hôpital et qu’il n’était pas à sa connaissance que ces derniers sautent le mur pendant la nuit. A l’Hôpital, j’ai interrogé le médecin-chef, le personnel infirmier et les malades; ces derniers à part et en dehors de la présence du médecin et des religieuses. Dix malades et blessés restent actuellement en traitement dont deux (intransportables), sont soignés depuis trois mois et plus pour des tuberculoses chirurgicales. Tous sans exception m’ont déclaré que jamais un blessé n'avait été obligé de faire lui-même son pansement. Les pansements sont tous et toujours faits : importants par le médecin lui-même ; insignifiants, par les trois religieuses infirmières. Trois religieuses couchent à l’hôpital, dont les portes sont fermées à la tombée de la nuit et dont les murs sont assez élevés (2m50). Dans les rondes qu’elles font chaque nuit, les religieuses n’ont jamais constaté l’absence d’un malade et elles ne se sont jamais aperçu que les malades ou blessés, sautaient le mur pendant la nuit. Deux décès ont eu lieu depuis novembre 1917: l’un, le 4 novembre 1917 est celui d’un homme atteint de myocardite avec asystolie, entré au cours d’une permission et toujours intransportable. L'autre est celui d’un autre malade, atteint de tuberculose et qui entré le 8 mars 1917 fut toujours intransportable. J’ai souvent vu ces deux hommes au cours de mes inspections. Il n’y a pas eu d’autre décès à l’hôpital de Gourin. Il n’y a pas de caporal infirmier à l’hôpital de Gourin mais un infirmier soldat de 2° classe: Le médecin, les religieuses et les malades n’ont jamais constaté que cet homme s’enivrait. Je conclus donc que les accusations portées au sous-secrétariat d’Etat du service de santé (accusations qui sont énumérées dans la lettre précitée) sont fausses. » (1 feuille, dact., recto-verso)

Source : Collection particulière, correspondance docteur Pailloz.

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HOPITAL AUXILIAIRE N° 29 DE RIVES (ISERE)

21 Octobre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux

HOPITAL AUXILIAIRE N° 29 DE RIVES (ISERE)

La Grande Guerre à Rives, à travers un « album-souvenir » devenu un « trésor » de bibliophilie…

Madame Geneviève Delafon qui prépare un article pour les Chroniques Rivoises sur les soldats blessés hospitalisés à l’hôpital auxiliaire n°29 de Rives (Isère) et sur l’analyse de leurs courriers de remerciements adressés à la direction de cet hôpital temporaire, m’a signalé l’existence d’un « album-souvenir » sur cette formation hospitalière d’une centaine de lits. Cet ouvrage à petit tirage – de l’ordre de 200 exemplaires - exceptionnellement illustré devenu introuvable mériterait une analyse bibliographique complète qui ne paraît pas avoir été faite. Je suis d'ailleurs "preneur" de toute information à ce sujet. Madame Carole Darnault, présidente d’ARAMHIS, la revue d’histoire du pays rivois, m’a aimablement communiqué la référence d’un article publié dans sa revue en 1991 - disponible en PDF - qui s’inspire de cet album-souvenir du HA 29.

Hôpital auxiliaire n°29, relevant de la société de secours aux blessés militaires de la 14e région militaire, implanté dans les dortoirs de la papeterie Blanchet Frères et Kléber (BFK), du 1er septembre 1914 au 27 janvier 1919. Quelques compléments à la notice historique publiée dans les Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, tome 4, p. 174 :

Ouverture de l’hôpital et accueil du premier blessé : 1er septembre 1914 – Dernière entrée (admission) d’un hospitalisé : 24 décembre 1918- Dernière sortie : 27 janvier 1919, évacuation sur l’hôpital complémentaire n° 30 de Grenoble lequel fermera en novembre 1919. Fermeture administrative par décision ministérielle n° 1156.B-1/7 du 10 janvier 1919 du sous secrétaire d’Etat au service de santé militaire. L'hôpital ferma après avoir accueilli 2118 hospitalisés pour une capacité hospitalière qui varia de 92 à 100 lits.

Sources : Musée du service de santé des armées, Paris, carton 187 – Roger Menu, L’hôpital militaire auxiliaire n° 29 de Rives, dans les Chroniques rivoises, n° 11, avril 1991, p. 9-13 – Bull. SSBM, n° 13, avril 1919, p. 395.

http://www.aramhis.org/

Cette association très active a déjà présenté en 2014 (nov-décembre) une exposition sur "les Rivois dans la Grande Guerre". Gageons que lors d'une prochaine exposition, l'ouvrage sur l'hôpital auxiliaire n°29, sera une nouvelle fois mis à l'honneur.

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CONFERENCE : HOPITAUX D’AVALLON 1914-1919

19 Octobre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

CONFERENCE : HOPITAUX D’AVALLON 1914-1919

HOPITAUX D’AVALLON 1914-1919

Conférence le 11 novembre 2015 à 16h à la mairie de Quarré-les-Tombes (Yonne), de Madame Nicole Roy-Gillot sur les hôpitaux civils et militaires d’Avallon dans la Grande Guerre.

invitée par l’Association Mémoire Vivante du Canton de Quarré-les-Tombes dans le cadre de son exposition 1914-1918, Madame Roy-Gillot présentera un diaporama illustré de nombreux extraits et agrandissements de photos, cartes postales anciennes sur les hôpitaux permanents et temporaires d’Avallon.

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EXPOSITION « LA GUERRE DES GAZ » A VITRY-LE-FRANCOIS

13 Octobre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

Exposition du 10 octobre au 11 novembre 2015
Exposition du 10 octobre au 11 novembre 2015

EXPOSITION « LA GUERRE DES GAZ » A VITRY-LE-FRANCOIS, du 10 octobre au 11 novembre 2015

La mise en oeuvre de cette magnifique exposition, placée sous la houlette de la mairie de Vitry-le-François, réalisée à base de « tableaux vivants » a fait un large appel à de nombreuses expertises sur la Grande Guerre - dont celle de l’association « Autour du conservatoire des produits de santé des armées » de Chanteau dans le Loiret (ACAPSA) dont j'ai présenté les activités dans un précédent billet.

« C’est l’événement du mois : l’exposition de la « Guerre des Gaz » à la salle du Manège de Vitry-le-François fait déjà la une de la presse.
Un spectacle impressionnant de réalisme attend les visiteurs. Vous vous retrouverez ainsi au cœur même de la bataille, dans une tranchée reconstituée, soumis à une attaque (heureusement fictive) de gaz de combat. Un cheval équipé d’un masque à gaz et son cavalier lui aussi en tenue de protection anti-gaz. En tout, 13 scènes différentes vous ramènent juste 100 ans en arrière, pendant la Première Guerre Mondiale, comme si vous y étiez. Une première en France, une exposition placée sous le Haut Patronage du Président de la République. Les « tableaux vivants » proviennent de l’exposition « Liège Expo 14-18 » qui a attiré 500 000 visiteurs à Liège, en Belgique, cet été.

L’entrée est de 1 € pour les enfants, de 3 € pour les adultes, et des visites guidées et commentées par des spécialistes sont également prévues (5 €).

L’exposition est ouverte en semaine de 08h45 à 11h30 (sauf périodes scolaire où cette plage horaire est réservée aux visites des classes) et 13h30-18h30. Samedi, dimanche et jours fériés : 11h-19h du 10 octobre au 11 novembre 2015. »

Source : Ville de Vitry-le-François
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L’HOPITAL AUXILIAIRE N°6 DE SAINT-ETIENNE (LOIRE) AUX ARCHIVES DEPARTEMENTALES…

12 Octobre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux

L’HOPITAL AUXILIAIRE N°6 DE SAINT-ETIENNE (LOIRE) AUX ARCHIVES DEPARTEMENTALES…

Un album complet de photographies sur le service de santé dans la zone de l’intérieur (13e région militaire, Loire, Saint-Etienne)

Je tiens à débuter ce billet en présentant mes chaleureux remerciements à Mme Maria Xypolopoulou, étudiante en master à l’université Capodistrienne d’Athènes pour m’avoir signalé ce magnifique album détenu par les archives départementales de la Loire (Saint-Etienne), conservé sous la cote 2NUM_1F173, qu’il m’a été donné de consulter en ligne, en septembre 2015, durant un court laps de temps, avant son retrait ?. Mme Xypolopoulou prépare actuellement un mémoire sur la « Photographie en France pendant la Grande Guerre » ; « dénicheuse » de trésors, elle possède des connaissances très étendues sur les fonds documentaires de l’Hexagone en 1914-1918.

Cet album est véritablement un petit trésor dont peut s’enorgueillir le département de la Loire, tant à travers la thématique, la cohérence du propos (service de santé de la croix-rouge locale (SSBM)), le nombre de documents (plusieurs dizaines) et la qualité de cette « photographie d’amateur ». Par ailleurs, dans la thématique présentée, qui reste classique dans ses descriptions animées ou non et ses traditionnelles photographies de groupes civils et militaires, quelques perles peuvent être repérées qui traitent du mois d’août 1914 et de l’arrivée des premiers blessés à l'hôpital auxiliaire n°6 ou à l'infirmerie de gare de Saint-Etienne. Ces photographies deviendront ensuite très rares – voire interdites – par pudeur, par souci de ne pas alarmer les populations. N’oublions pas aussi, que dès sept.-oct. 1914, les périodiques de la presse régionale s’autocensureront ou seront censurés en ce qui concerne la publication de longues listes de blessés accueillis dans les hôpitaux permanents et temporaires de province.

Présentation succincte de l’album, à ce jour :

[page 1] Dispensaire-école de la Croix-Rouge de Saint-Etienne [août 1914].

[pages 2, 3, 4, 5] Infirmerie de gare (SSBM) de Saint-Etienne : arrivée des blessés militaires [23 août 1914] – description des locaux – Présentation du personnel infirmier, infirmières [1914-1915].

[page 6] Les services militaires et sanitaires de la gare de Saint-Etienne : photographies de groupes [ca1914].

[pages 7, 8, 9, 10, 11, 12] Hôpital des Houillières, annexe du Soleil dite « ambulance du Soleil », Hospice Sainte-Barbe de Saint-Etienne – description des locaux. Présentation du personnel soignant civil (infirmières et d’exploitation). Quelques blessés et malades. Quelques infirmiers de la 13e section d’infirmiers militaires (SIM), etc. [1914-1915].

[pages 13, 14, 15, 16] Ambulance du « Palais de Justice », hôpital auxiliaire n°6, rue du Palais-de- Justice – description des locaux. Présentation du personnel soignant civil (infirmière et d’exploitation, lingères). Quelques blessés et malades, des visiteurs, etc. [1914-1916].

[page 17] Maison de convalescence de la Barollière [1914-1916]

[page 18] Hôpital de l’hôtel des ingénieurs [ca1915]

[page 19] Maison de convalescence Le Monteil, hôpital des ingénieurs, Bouthéon, Feurs [ca1914-1915]

Etc.

Nota : le lien vers cet album en ligne ne serait plus opérationnel à ce jour… Les chercheurs intéressés peuvent toujours le consulter auprès des archives départementales de la Loire à Saint-Etienne et m'adresser leurs compléments que je publierai sur ce blog.

Vous pouvez aussi consulter les monographies hospitalières et marcophiles de l’hôpital auxiliaire n°6 de Saint-Etienne dans notre tome 4 des Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918 (Ysec, 2014, p. 123-124) ou les monographies du bulletin de la société de secours aux blessés militaires, n° 12, janvier 1919, 13e région militaire, p. 334-357.

Si vous avez connaissance d'autres perles d'archives sur le service de santé militaire et civil hospitalier, en 1914-1918 susceptibles d'être présentées sur ce blog ou déjà traitées en ligne dans des périodiques, journaux, revues numériques, etc. n'hésitez pas à m'envoyer un lien vers ces documents. A bientôt !

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AMBULANCE 13 – GUEULE DE GUERRE

2 Octobre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

AMBULANCE 13 – GUEULE DE GUERRE

Une suite attendue - Le tome 6 est paru le 30 Septembre 2015 - Scénariste : Patrice Ordas – Dessinateur : Alain Mounier – édition Grand Angle, 2015, 48 p.+ encart illustré 8 p. D’après une histoire de Patrick Cothias et Patrice Ordas.

La saga de Louis Bouteloup se poursuit avec ce tome 6 qui clôture le cycle III… Cet album auquel j’apporte quelques miettes de « conseils avisés » avec d’autres (Xavier Tabbagh et Philippe Lafargue), devrait être – comme ses devanciers – un grand succès de librairie. Ce 6e volume est accompagné d’un encart illustré (n.p.) de dix pages élaboré par l’Association des Amis du service de santé des armées et intitulé : La chaîne d’évacuation des blessés pendant la Grande Guerre. Un autre gage de succès pour cette association dynamique, organisatrice au Val-de-Grâce à Paris les 4 et 5 février 2015 du colloque : "le service de santé aux armées durant la Grande Guerre", dont le Petit Journal en forme d’annales (Panorama médical) est sur le site de l’association. Ici.

Loin des tranchées, un médecin défiguré fait face à un autre visage.

Texte de l’éditeur : « Chirurgien militaire, Louis Bouteloup est désormais entre les mains de ses pairs. Grièvement blessé et défiguré sur le front alsacien, il peut cependant compter sur les talents de sculpteur d’Émilie pour retrouver un visage. Mis hors du cadre de l’armée, Louis est confronté aux peurs de l’arrière, aux monstrueux canons bombardant la capitale. Il découvre aussi le sentiment profond qu’il éprouve pour Émilie. Sera-t-il trop tard pour reconstruire leur vie ? (…)

  • Que dites-vous ? Vraiment ? c’est le fils Bouteloup, vous êtes sûre ?
  • Messieurs, il apparaît que ce garçon est l’un des nôtres, alors je compte sur vous, n’est-ce pas ?
  • Je n’attends pas un miracle mais, au moins, qu’un enfant puisse le regarder sans se mettre à hurler.
  • Je sais que vous êtes des novices. Etudiez bien les méthodes de Pont. On l’opère dans deux jours. »

Bonne lecture en compagnie de Louis Bouteloup.

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LE SERVICE DE SANTE DE LA 35e DI A CORBENY (AISNE) EN SEPTEMBRE 1914 (2e Partie).

18 Septembre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux

Eglise de Corbeny (ca. 1914)
Eglise de Corbeny (ca. 1914)

Le service médical du 57e RI à Corbény (13-17 septembre 1914).

Vers la 1ère partie : 144e RI

Sur la situation médico-militaire et le déploiement des formations sanitaires de campagne du 18e corps d’armée autour de Corbeny, l’on se référera à l’introduction de la 1ère partie de l’article sur le service de santé de la 35e DI.

Le 57e Régiment d’infanterie dispose – ce qui est relativement exceptionnel – d’un journal des marches et opérations particulier pour son service médical. Celui-ci a été ouvert le 7 avril 1915 par le médecin aide-major de 1ère classe Tronyo, de retour de captivité, ancien médecin de bataillon qui venait d’être nommé médecin-chef du régiment. Tronyo a renseigné rétrospectivement le JMO pour les combats de Lobbes (22/08), Guise (28/08) et Corbeny qui nous intéresse aujourd’hui. A son départ du 57e (25 décembre 1916) le « JMO sanitaire » a été tenu avec soin par ses successeurs : les docteurs Ferron et Martinet, ce qui nous donne une masse documentaire de première importance sur l’organisation et le fonctionnement du service de santé d’un corps de troupe d’active, du 2 août 1914 au 12 septembre 1919.

Etat d’encadrement du service de santé du 57e RI (08-09/1914)

Médecin chef : Médecin major (MM) de 1ère classe Sonrier (Active), du 05/08/14-14/09/14), prisonnier (14/09) ; MM2 des troupes coloniales Le Boucher, du 22/09/14 au 04/03/15. Le MaM1 Tronyo, du 1er bataillon, à son retour de captivité (18/02/15), est nommé médecin chef (07/04/15).

– 1er bataillon : Médecin aide-major (MaM) de 1ère classe Tronyo (Active), Maux. Neveu.

– 2e bataillon : MaM Guignon (évacué pour épuisement, ca. 28/08/14), Maux. Planque.

– 3e bataillon : MaM1 Bonnefon, Maux. X (évacué pour épuisement, ca. 28/08/14).

Extrait du journal des marches et opérations du 57e régiment d’infanterie (13-17 septembre 1914)

[p. 43] 13 septembre 1914 – « Combat de Corbeny. Itinéraire Courlandon, Romain, Ventelay, Roucy, Pontavert. L’ennemi est signalé vers Craonne et Chevreux, Corbeny. Le régiment venant de Pontavert est arrivé en vue de Craonne au bas de la colline, à la lisière du bois qui s’étend à l’est aux pieds des hauteurs [p. 44]de Craonne et Chevreux, à midi. L’artillerie a commencé le combat vers 13 heures ; mais l’intensité maxima du feu de l’artillerie a eu lieu vers trois heures. Le 1er bataillon est à cheval sur la route de Pontavert à Corbeny à environ 2000 mètres de ce dernier village. Ce 1er bataillon est en tête de l’attaque. Le deuxième bataillon fait face au nord-ouest et utilise les couverts (bois) [p. 45] qui sont abondants en ces lieux aux pieds du plateau de Craonne. Le 3e bataillon est en réserve, plus en arrière. Le groupe sanitaire du 1er bataillon se trouve immédiatement en arrière des compagnies 1, 2, 4 et à gauche de la troisième compagnie placée de flanc à l’est. Le groupe sanitaire du 2e bataillon se trouve en arrière de son bataillon, c’est-à-dire à la lisière sud du bois de Chevreux. [p. 46]Le groupesanitaire du 3e bataillon est très en arrière. Le médecin chef de service qui était à la ferme du Temple, quitte cette ferme et se porte à 600 mètres en avant d’elle derrière une meule de paille. A 16 heures pendant le feu intense de l’artillerie française quelques blessés légers par balle arrivent aux groupes sanitaires des bataillons et sont dirigés en arrière vers [p. 47] la ferme du Temple. A 17 heures le premier bataillon se porte en avant et marche en tête pour l’attaque du village. Sa gauche s’appuie sur la lisière est du bois de Chevreux ; sa droite arrimé à la route de Pontavert à Corbeny. La fusillade est vive, quelques blessés sont ramenés en arrière. Le deuxième bataillon appuie l’attaque du premier [p. 48] A 18 heures l’attaque du village par le 1er bataillon est menée vivement. Quelques blessés tombent à la lisière sud du bois de Chevreux, blessures par balle ; l’artillerie allemande ne donne pas dans cette journée. Dans la plaine située au sud de Corbény, on voit la ligne de tirailleurs du 1er bataillon s’avancer par bonds. Le médecin aide-major du 1er bataillon et le médecin [p. 49] du 2e bataillon (Dr Planque) ont établi un petit poste de secours à côté de la corne sud-est du bois de Chevreux. Quelques blessés sont emmenés et pansés. A 18h 1/2 le premier bataillon rentre dans Corbény et s’en empare. La nuit est presque tombée. Le médecin du 1er bataillon fait avertir le médecin chef que le village est pris et lui demande du matériel et les [p. 50] musiciens. Le régiment (1er et 2e bataillons) cantonne à Corbény. En route, en […] au village, musiciens et brancardiers portent les blessés sur la route. Tout le personnel médical avec blessés se rend à Corbény. Il est 19h1/2 environ. Dans le village nous trouvons derrière l’église quatre morts et une douzaine de blessés du 1er bataillon. Tout le mal a été fait [p. 51] par un obus français tombé dans le village au moment de l’attaque à la baïonnette de Corbény par le 1er bataillon. On décide de former le poste de secours à l’église où se trouve le matériel de couchage nécessaire (matelas), car la deuxième section de l’ambulance de la garde impériale allemande s’était installée à l’église et à la mairie de [p. 52] Corbény avant nous. Les blessés sont portés à l’église. La plus grande partie des morts et des blessés de la journée [p. 53] appartiennent au 1er bataillon ; au total nous comptons une trentaine de blessés et 8 morts, à la mairie (*) nous trouvons une vingtaine de blessés allemands gravement atteints avec cinq infirmiers et un médecin de réserve (stabartz). Le personnel médical allemand et les blessés allemands sont traités avec tous les égards possibles [p. 54] Vers minuit le groupe divisionnaire de brancardiers [Groupe de brancardiers divisionnaires n° 35] arrive et emporte nos blessés vers l’arrière.

14 septembre (capture du personnel médical et du matériel sanitaire) – (Deuxième journée du combat de Corbeny). Au matin, dès 7 heures, le combat reprend. Les Allemands attaquent en force et cette fois avec l’artillerie et l’infanterie à la fois. Le premier bataillon est au nord du village (la 3e compagnie dans le village même). Le deuxième bataillon au [p. 55]nord-ouest de Corbény ; le 3e bataillon au N.-E. Médecins auxiliaires et brancardiers fonctionnent et transportent les blessés au poste de secours, c’est-à-dire à l’église. Notre poste de secours unique fonctionne normalement. Les voitures médicales des 3 bataillons sont rassemblées sur la place de l’église. Vers 8 heures arrivent les brancardiers divisionnaires qui emportent les blessés allemands et quelques-uns de nos blessés. [p. 56] Le combat devient de plus en plus vif. Le cdt Picot du 1er bataillon et le lieutenant-colonel Debeugny cdt le régiment retiennent en permanence près de l’église leur poste de commandement. Nous recevons des blessés que nous rangeons au fur et à mesure sur les matelas dans l’église après soins et pansement. Le général de brigade Pierron, le colonel cdt le 57 se tiennent près de l’église ; le médecin chef de service [p. 57] s’entretient avec eux. La situation paraît délicate ; mais aucun ordre, ne nous est donné soit par le médecin-chef soit par le colonel. Confiants nous continuons notre travail. Vers 11 heures arrive porté par les brancardiers le capitaine Pougnet mortellement blessé d’une balle au ventre (région épigastrique). Vers midi, le lt-colonel Debeugny vient voir le capitaine [p. 58] Pougnet. Un instant après le général Pierron vient aussi. Vers 13 heures, la 3e compagnie de garde au village s’en va. Sentant que la retraite se fait de plus en plus probable, nous dressons une liste du personnel médical qui devra rester avec les blessés. Nous donnons l’ordre à une partie des brancardiers et à plusieurs blessés qui peuvent marcher de se retirer au sud-est de [p. 59] Corbeny dans la direction de la Ville-aux-Bois. Parmi eux partent le sous-lieutenant Tratour et l’adjudant Peublecourt. Mais beaucoup de ces brancardiers et éclopés nous reviennent un instant après ; pendant que nous faisions nos préparatifs de départ, et nous déclarent que toutes les issues du village sont balayées par l’infanterie et l’artillerie allemandes. [p. 60] Encombrés par tout notre matériel (les 3 voitures médicales du régiment) notre possibilité de retraite devient de plus aléatoire. Nous avons en ce moment une cinquantaine de blessés. Le capitaine Pougnet va de plus en plus mal : faciès péritonéal, pâleur du visage, pouls très rapide et faible. Le capitaine est mort à 15h30. Nous ne croyons pas cependant à l’occupation du village par les Allemands. [p. 61] Malheureusement cela devait arriver et à 14h30 environ le village ou du moins la Grand rue du village est envahie par les Allemands. Nous voyons par la porte de l’église une troupe allemande d’une trentaine d’hommes s’avancer prudemment de l’extrémité de la Grand rue, face à l’église. Bientôt ils ne sont plus qu’à une trentaine de mètres de l’église. [p. 62] Pour éviter tout accident ou méprise malheureuse pour les blessés couchés à l’intérieur de l’église, le médecin aide-major Tronyo sort de l’église et s’avance au-devant des Allemands. Ceux-ci sont corrects et pénètrent dans l’église. Nous étions prisonniers. Ainsi tout le personnel médical et tout le matériel médical du 57e tomba entre les mains des Allemands.[p. 63]Comment sommes-nous tombés entre les mains de l’ennemi ? Nous croyons pouvoir invoquer les raisons suivantes : le régiment poursuivait l’ennemi après la bataille de la Marne, le service médical s’est tenu trop au contact des bataillons. Tout au moins, s’il n’y a pas d’inconvénients (ou plutôt des avantages) à ce que les médecins des bataillons suivent leurs bataillons respectifs en liaison étroite, le matériel [p. 64] médical régimentaire c’est-à-dire les trois voitures médicales, doit suivre à distance respectable pour ne pas être englobé dans les péripéties de la lutte. C’est ce matériel qui nous a attachés à notre poste de secours à Corbeny et voyant que nous ne pouvions sauver ce matériel, nous avons couru l’ultime chance de la reprise du village par les Français et attendu la dernière minute.[p. 65] Le matin vers 9h quand déjà l’on sentait et l’on […] que la retraite était inévitable, il eût fallu transporter le matériel, toutes les voitures au sud de Corbeny vers la direction de la Ferme du Temple et de la Ville-aux-Bois. Les médecins, infirmiers, brancardiers transportant la majeure partie des blessés auraient pu se replier, non sans danger, vers midi et tout était sauvé. [manque p. 66-67 de la relation sur le JMO en ligne]

[…] [p. 68] il a soigné des blessés allemands transportés en grand nombre au poste de secours tout en continuant à donner des soins aux blessés français. Le soir même du 14 septembre, les médecins du 144e regt d’infanterie tombés comme nous entre les mains des Allemands avec leur matériel viennent se joindre à nous et nous ne formons plus qu’un seul poste de secours. Parmi eux, le médecin major de 1ère classe [p. 69] Rambaud, chef de service, et le médecin aide-major de 1ère classe Sieur. Nous fûmes obligés pour nourrir nos blessés et même les blessés allemands d’acheter au village des moutons et des pommes de terre (**). Le 17 [septembre] au soir le personnel médical français (médecins, infirmiers et brancardiers) étaient dirigés sur Laon d’où le lendemain ils s’embarquaient pour Cassel et Erfurt. » (…)

Le régiment quant à lui se replia, le 14 septembre vers midi, sur la Ville-aux-Bois où se déroulèrent de sérieux combats toute la journée du 15.

FIN

Notes :

(*) le MM2 Sonrier précise dans son rapport (cf. sources) que les blessés allemands se trouvaient dans une salle d’école derrière la mairie.

(**) Sonrier précise aussi que les morts trouvés le 13, furent enterrés dans le jardin du presbytère ; que les couchages et autres matelas de l’église avaient été fournis par la population et qu’en matière d’alimentation, outre les deux moutons et les pommes de terre achetées et payées par le docteur Rambaud (médecin chef du 144e RI), les Allemands fournirent « quelques maigres soupes » ; il signale aussi l’empathie d’un médecin allemand (docteur Ahreiner) d’origine alsacienne qui fit servir un déjeuner…

Sources : Service historique de la défense, Vincennes, 26N 646/10, JMO service médical 57e RI, tome 1, du 02/08/14 au 31/07/15 (relation Tronyo) [lien @].

Cette relation du JMO est à rapprocher du rapport du docteur Jean Tronyo conservé dans les archives du musée du service de santé des armées, Val-de-Grâce à Paris, carton 641, dossier 17 – autres rapports : ceux du médecin chef du régiment, le docteur Sonrier (carton 640, dossier 52), du docteur Bonnefon (carton 634, dossier 11).

Vous pourrez découvrir en détail l’épopée du 57e RI (1914-1918) en consultant le blog incontournable de M. Bernard Labarbe.

Se référer à la carte de situation :

http://www.carto1418.fr/target/19140913.html

Mémoire des Hommes, extrait du JMO du 57e RI (service de santé) 26N646/10, t. 1, p. 52.

Mémoire des Hommes, extrait du JMO du 57e RI (service de santé) 26N646/10, t. 1, p. 52.

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