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JMO des HOPITAUX MILITAIRES (1914-1918) au VAL-DE-GRACE

21 Décembre 2012 , Rédigé par FO Publié dans #recherche archives documentation

JMO des HOPITAUX MILITAIRES (1914-1918) au VAL-DE-GRACE

Les journaux des marches et opérations (JMO) des hôpitaux temporaires (1914-1918) au Val-de-Grâce à Paris.

1ère Partie

Les chercheurs connaissent les 18453 JMO des unités militaires de la Guerre de 1914-1918 mis en ligne depuis 2008 sur internet : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?article59. Dans ce fonds important de la sous-série 26N du service historique de la défense vous y trouverez les services de santé de bataillon, de régiment, les JMO des chefs du service de santé des grandes unités (Armée, corps d’armée, division) ainsi que les groupes sanitaires de niveau division (GBD) et de corps d’armée (GBC). A ce niveau de recherche, l’on y recherchera vainement les JMO des ambulances et des hôpitaux ; ceux-ci sont conservés au Val-de-Grâce, à Paris, au centre de documentation du musée du service de santé des armées qui se situe 1 place Alphonse-Laveran dans le 5e arrondissement. Ceci étant dit, il est nécessaire de préciser les choses.

Qu'est-ce qu'un JMO ?

« Dépourvus de tout commentaire ou appréciation personnelle, en conformité avec l'instruction du 5 décembre 1874 qui les a institués, les JMO devaient servir à la rédaction d'un historique d'ensemble, destiné à maintenir la valeur morale de l'armée. Ils n'en restent pas moins, malgré leur rigueur administrative et leur sécheresse parfois, une source irremplaçable sur la vie et la mort de millions de Français. Une certaine uniformité est visible dans la présentation des journaux, car les cahiers ont souvent un format identique, avec la date portée dans la marge gauche. Quelques cahiers percés d'une balle ou d'un éclat sont là pour rappeler que les journaux étaient rédigés sur le vif et en première ligne, quand ils ne l'étaient pas dans le secret des états-majors. La tenue des JMO, confiée à des officiers qui pouvaient en déléguer la rédaction à des sous-officiers, était en effet prescrite aux états-majors aussi bien qu'aux corps de troupes. Revêtu d'un caractère officiel, répondant à une démarche d'authentification des faits et notamment des actions d'éclat, le journal de marches constitue, en un sobre condensé des événements, un récit aussi objectif et précis que possible des combats. » (Mémoiredeshommes).

Les JMO conservés au Val-de-Grâce…

ne concernent que les formations sanitaires affectées aux armées : ambulances, trains sanitaires, hôpitaux d’évacuation (HOE), hôpitaux complémentaires d’armée… et hormis quelques « exceptions » c’est tout ! Vous n’y trouverez aucun JMO d’hôpital d’infrastructure, de la zone de l’Intérieur : hôpitaux temporaires puis complémentaires, auxiliaires ou bénévoles. Il n’y en a pas… enfin, presque pas.

De rares exceptions

Dans toute règle il existe des exceptions. Le Val de Grâce conserve ces JMO « exceptionnels » entrés par voie « anormale », lesquels ont été classés à la suite des JMO ouverts réglementairement et visés périodiquement dans le cadre de l’instruction de 1874 et de ses modificatifs. Ils sont rédigés sur différents supports : JMO de type 1874 ou cahiers d’écoliers de dimensions diverses. Je me propose de vous en donner une liste la plus exhaustive possible qui sera mise à jour et ultérieurement complétée par les JMO des autres formations hospitalières « réglementaires » de la guerre de 1914-1918 : Hôpitaux complémentaires d’armée (HCA) et hôpitaux d’évacuation (HOE). Ces JMO, non numérisés, sont à consulter sur place, au Val-de-Grâce (accès au centre de documentation du musée sur rendez-vous). http://www.ecole-valdegrace.sante.defense.gouv.fr/organismes-rattaches/musee-du-service-de-sante-des-armees

La recherche sur les hôpitaux de l’arrière en l’absence de JMO.

Cette recherche se fait quasi-exclusivement au Val-de-Grâce pour la période de 1914-1918. Le centre de documentation est en effet d’une richesse inégalée en matière d’Histoire hospitalière de la Grande Guerre. Vous y trouverez la réponse à votre question et bien plus encore… si vous êtes persévérant et… parisien. Ou, comme moi, si vous fréquentez les lieux depuis trente ans.

L’archiviste du musée qui reçoit, de un à quatre chercheurs, dans un cadre accueillant et convivial, effectue la mise à disposition des documents, « sur mesure », à la grande satisfaction des lecteurs qui y sont orientés tout au long de leur recherche.

Les JMO des « hôpitaux » au Val-de-Grâce (1ère partie) : les hôpitaux « temporaires », sédentaires et les centres hospitaliers.

Baccarat (Meurthe-et-Moselle) – Service de santé de la place, 1 vol., 31 juillet – 24 août 1914, cart. n°935.

Bar-le-Duc (Meuse) – Hôpital central, 2 vol., 12 octobre 1914 - 31 mai 1917, cart. n°933.

Chantilly (Oise) – et centre hospitalier d’Ecouen, 1 vol., Chantilly, 25 septembre - 15 novembre 1918, cart. n°934.

Contrexéville (Vosges) – Centre hospitalier, 1 vol., 9 janvier 1915 – 25 novembre 1916, cart. n°934.

Ecouen (Val-d’Oise) - et centre hospitalier de Chantilly, 1 vol. Ecouen, 14 juin - 24 septembre 1918, cart. n°934.

Givet (Ardennes) – hôpital militaire, 1 vol., (5 août 1914 - 18 novembre 1915) et cahier d’enregistrement du courrier (1913-1914), cart. n°933.

Joinville (Val-de-Marne) – hôpital temporaire, 1 vol., 14 août 1916 - 4 août 1917, cart. n°932.

Jussey (Haute-Saône) – hôpital temporaire, 1 vol., 5 janvier - 31 décembre 1916, cart. n°932.

Lutra-Mytilène (Grèce, armée d’Orient) – 1 vol., 1er novembre 1915 – 8 février 1919, cart. n°932.

Mandres (Val-de-Marne) – 1 vol., 7 avril – 24 juin 1915, cart. n°932.

Montevrain (Seine-et-Marne) – Hôpital temporaire d’Alembert, inclus in fine : dépôt d’éclopés de Nogent-le-Perreux, 1 vol., 15 février 1915 – 1er juillet 1916, cart. n°932.

Nogent-le-Perreux – dépôt d’éclopés, 27 juin – 2 août 1916, voir Montévrain, cart. n°932.

Perreux (Val-de-Marne) – Hôpital temporaire, 1 vol., 2 août – 1er novembre 1916, cart. n°932

Poperinghe (Belgique) – Hôpital temporaire, 1 vol., 16 janvier – 7 mai 1915, cart. n° 932.

Salonique (Grèce, armée d’Orient) – Hôpital n°7, 9 vol., 3 mars 1915 - 31 décembre 1918, cart. n°932.

Salonique (Grèce, armée d’Orient) – Hôpital n°12, 1 vol., 6 janvier – 1er juillet 1919, cart. n°932.

Scey-sur-Saône (Haute-Saône) – Hôpital d’armée, centre neuro-psychiatrique du DAL puis centre neuro-psychiatrique, 2 vol., 20 avril 1916 – 15 mai 1917, cart. n°933.

Souilly (Meuse) – Centre hospitalier, 1 vol., 22 août 1916 – 20 avril 1917, cart. n°934.

Steenworde (Belgique) – Hôpital chirurgical, 1 vol., 8 mai – 30 juin 1915, cart. n°933.

Thillot le (Vosges) – Hôpital temporaire, 1 vol., 5 août 1915 – 1er août 1916, cart. n°932.

Toul (Meurthe-et-Moselle) – Hôpital militaire, 1 vol., 1er mars 1918 – 1er janvier 1919, cart. n°933.

Vittel (Vosges) – Centre hospitalier, 1 vol., 1er janvier 1915 – 23 janvier 1918, cart. n°934.

(à suivre)
2e partie : Les hôpitaux complémentaires d'armée (HCA).

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