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Journal de guerre du service de santé - samedi 18 mai 1940

15 Février 2020 , Rédigé par François OLIER Publié dans #GUERRE 1939-1945

 

 

Samedi 18 mai 1940

Les Allemands achèvent l'évacuation des Pays-Bas ; seule la Flandre néerlandaise leur échappe encore. Ils entrent dans Anvers, attaquent la boucle de l'Escaut, ainsi que Cambrai dans la zone de la IXe armée. Au nord, ils passent la Sambre et arrivent à Valenciennes. Plus au sud, Saint-Quentin et Péronne sont pris.

 

 

MANOEUVRE SANITAIRE

 

                        Ière armée -

 

L'armée belge, l'armée britannique et la Ière armée se replient au cours de la nuit du 17 au 18 mai sur la ligne générale: Escaut, Alost, Maubeuge. La droite de la Ière armée est malmenée.

 

 

            La direction du service de santé de la Ière armée quitte Valenciennes pour Douai (Ecole normale de garçons). Arrivée à 03h 00, puis installation de la direction à Coincy, sans liaison téléphonique. L'hôpital d'évacuation primaire n°20 mis à la disposition de la Ière armée, dans le cadre de la manoeuvre "Dyle", attend toujours le 19 mai, des directives pour son déploiement.

 

            Centre hospitalier d’Abbeville - une section de la compagnie sanitaire automobile n°967 quitte Saint-Riquier pour Abbeville (hôpital complémentaire "Collège de filles"). Le 20 mai, à 05h 00, violent bombardement d’Abbeville et évacuation des blessés sur l'hôtel-Dieu, puis poursuite de l'évacuation sur Beauvais via Aumale où l'hôpital est en pleine évacuation. Arrivé à Beauvais, le 21 mai, le détachement est aussitôt dirigé sur l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris : une odyssée de plus de 180 kilomètres...

 

          Centre hospitalier d’Amiens - Une section de la compagnie sanitaire automobile n°972 est en service à la disposition des formations hospitalières de la ville.

 

            Centre hospitalier de Douai - Visite du centre hospitalier par le médecin-général Mahaut, directeur du service de santé de la Ière armée, en vue de l'installation d'un l'hôpital d'évacuation primaire, et des ambulances chirurgicales lourdes n°411 et n°422 au lycée de garçons de la ville.

 

            Centre hospitalier de Dunkerque - Dans la nuit du 18 au 19 mai, bombardement de la ville. L'hôpital militaire se révèle vite insuffisant ; d'autres blessés sont dirigés sur Rosendael.

 

            Centre hospitalier de Cambrai - le centre hospitalier est abandonné par toutes les formations sanitaires tant régionales que de l’armée en campagne.

 

              Centre hospitalier du Quesnoy - la section d'hygiène lavage désinfection n°131 est prisonnière au Quesnoy.

            Centre hospitalier de Valenciennes - (21h 00) le médecin-chef du centre hospitalier rend compte que les trains sanitaires ne montent plus à Marly. Le point d'embarquement voie ferrée est ramené à Beuvry-les-Orchies, sur lequel est poussé un train sanitaire. L'évacuation de l'hospice général de Valenciennes (ambulance chirurgicale légère n°261), qui est en flammes, se fait dans le courant de la nuit. Le centre hospitalier signale la clinique des mines d’Anzin (Saint-Waast-le-Haut) admirablement outillée, abandonnée de son personnel. Evacuation par la voie ferrée des 700 enfants et vieillards de l'hôpital général. Ce train sanitaire improvisé "qui ne réussira jamais à franchir la Somme, échouera finalement près de la côte de la Manche, à Bourbourg, dans des conditions d'inconfort et de famine que l'on devine (plusieurs décédés)." Le repli des formations sanitaires sur Beuvry est ordonné : ambulance chirurgicale légère n°261, la section d'hygiène lavage désinfection n°151. Le nouveau point d'embarquement voie ferrée est installé dans une faïencerie, au moulin de Beuvry (20 kms de Valenciennes). Les blessés de première urgence sont transportés sur l'hôpital mixte de Douai.

 

                        IIe armée

            HoE1 n°5 (Ancemont) - 370 blessés et 100 malades hospitalisés. Nombre total des évacuations au 18 mai : 1 272. Les équipes chirurgicales commencent à manifester des signes de fatigue. La IIe armée demande au GQG un renfort de quatre équipes chirurgicales.

 

            HoE1 n°10 (Vertevoyes) - fonctionne comme hôpital d’évacuation primaire : 714 entrées.

 

            Centre hospitalier de Sainte-Menehould - repli sur Abainville. Un poste chirurgical avancé est maintenu.

 

          Centre hospitalier de Verdun - demande l'autorisation de repli (13h 30) pour les formations hospitalières territoriales de Verdun. Repli sur Abainville (hôpital complémentaire "Anthouard" et à l’hôpital mixte). Une équipe chirurgicale est maintenue sur place pour fonctionner comme poste chirurgical avancé.

 

                       IIIe armée

            L'ambulance chirurgicale légère n°283 (médecin-capitaine Redon) déployée au château de Logne est mise en surnombre à la disposition du 6e corps d'armée.

 

           HoE1 n°15 (Labry) - L'aide-major général informe que l'HoE1 n°15 a été évacué sur Thiaucourt. L'ambulance chirurgicale lourde n°427 qui s'est substituée à l'HoE1 n°15, rend compte que 427 lits pour "gros blessés" et 300 lits de "petits blessés" sont rendus disponibles.

 

            Centre hospitalier de Commercy - L'ambulance chirurgicale lourde n°421 (médecin-lieutenant-colonel Beaudet) détache une équipe chirurgicale à l'hôpital mixte de Commercy.

 

                        VIe armée

            Centre hospitalier d’Epernay - Pour assurer la continuité du service chirurgical, le centre hospitalier demande un groupe chirurgical mobile pour Epernay et cela en raison du repli des moyens chirurgicaux de l'hôpital d'évacuation secondaire n°4 sur Troyes. A 13h 00, l'aide-major général met en mouvement les équipes chirurgicales mobiles n°29 et 37. La direction du service de santé de la 6e région militaire de Châlons-sur-Marne signale à 12h 00 le passage à Epernay des ambulances légères (GACA) du 23e corps d'armée "en bon état". Utilisation de ces éléments disparates à Epernay transformé en poste chirurgical avancé (PCA).

 

            Centre hospitalier de Liesse (ex-HoE1 n°4) - les blessés de Liesse sont évacués en totalité sous la direction du médecin-lieutenant Veysset.

 

            Centre hospitalier de Montmirail - Envoi d'une demi-section de la compagnie sanitaire automobile n°556 de Corfelix à Montmirail. Le centre hospitalier de Montmirail, avec l'appoint de l'ambulance chirurgicale lourde n°406 venant de Pommard aura un rôle mixte de groupement d'ambulances de corps d'armée et d'hôpital d'évacuation primaire. Arrivée à Corfelix (17 kms sud-est de Montmirail) de l'ambulance médicale n°46, Chassagne-Montrachet et de l'ambulance chirurgicale légère n°256 (médecin-capitaine Bertrand) à Puligny-Montrachet. Envoi du groupe chirurgical mobile n°4 à Montmirail.

 

                        Complexe hospitalier militaire de Paris - La 7e direction du ministère de la Guerre informe l'aide-major général, qu'il pourra disposer de 5 à 600 lits chirurgicaux dans la région parisienne. A l'annonce par l'aide-major général de l'envoi de quatre trains sanitaires "rouges" sur le complexe hospitalier parisien, la 7e Direction "attire l'attention sur la difficulté de recevoir à Paris, 1 200 blessés non opérés".

 

                        VIIe armée - L'ensemble des formations sanitaires de la VIIe armée doit être regroupé.

 

            Centre hospitalier de Gand - A 11h 00, enlèvement de l'ambulance chirurgicale légère n°257 et de l'ambulance médicale n°47 de Gand-Zwijnaarde dirigées sur Helfaut. Le repli s'effectue dans de bonnes conditions.

 

            Centre hospitalier de Roulers - regroupement des formations sanitaires de la VIIe armée. Les ambulances chirurgicales lourdes n°407 et n°412, l'ambulance médicale n°57, les sections d'hygiène, lavage, désinfection n°137, n°147 et n°180 doivent sans préavis être prêtes à être enlevées par voies ferrée et routière. Le repli se fait dans l’axe Beauvais via Abbeville. Le mouvement des formations sanitaires commencera le 19 mai à 04h 00.

 

                        IXe armée

            HoE1 n°3 (Marcoing) - fait savoir qu'il n'a pu avoir le train sanitaire demandé. On lui expédie la compagnie sanitaire automobile n°980 qui procède à l'évacuation de 400 (ou 550) blessés sur Le Touquet-Paris-Plage. Par ailleurs, le même jour, l'aide-major général prescrit à la compagnie sanitaire automobile n° 961 de "pousser" ces mêmes blessés sur le centre hospitalier de Cempuis (VIIe armée). Visite à Marcoing du directeur du service de santé de la Ière armée. Le centre hospitalier est "très éprouvé par le bombardement, mais il a tenu : il y reste 25 intransportables". Ordre écrit est donné par le médecin général Mahaut de continuer à travailler « quoiqu'il arrive ». Mention est bien faite de n'avoir à recevoir aucun contre ordre n'émanant pas du directeur lui-même.

 

            Centre hospitalier du Cateau - Le groupe chirurgical mobile n°13 se replie sur Beauvais (HoE2 n°6). Il devra dès le 19 mai, rejoindre Tri-le-Château.

 

                        Corps expéditionnaire français en Scandinavie

            Le centre de convalescents de Krasfjord commence à fonctionner. Après consultation des Britanniques, le médecin-commandant Migayron demande l'envoi immédiat de l'ambulance chirurgicale légère n°271, de l'ambulance médicale n°90 (médecin-capitaine Henri), des réserves de matériels, de médicaments et de personnels sanitaires. Il insiste également sur l'envoi du médecin-commandant Toureng et du personnel de la direction.

HOPITAUX D'EVACUATION SECONDAIRE

 

                        HoE2 n°2 (Bar-le-Duc) -

            signale qu'il fonctionne normalement et qu'il dispose de 1 000 lits. Le personnel replié des armées sera dirigé vers la 8e région militaire (Dijon), à l'exception de l'ambulance médicale n°94 qui restera à Bar-le-Duc. Deux sections de la compagnie sanitaire automobile n°972 assurent le service de l'HoE2 n°2.

 

                        HoE2 n°4 (Epernay) -

            rend compte qu'il est arrivé à Troyes, avec tout son personnel et la plus grande partie de son matériel, à l'exception de deux groupes de buanderie-séchoir "laissées sur place, temporairement".

 

                        HoE2 n°6 (Beauvais) -

            L'HoE2 n°6 est relativement encombré le matin, mais la situation redevient normale en fin d'après-midi. L'aide-major général demande de ne plus envoyer de blessés non opérés sur Paris. A 11h 20, il reste quinze blessés à opérer. Le centre hospitalier disposera le soir de 1 500 lits chirurgicaux et même de 1 900 lits, si l'on peut évacuer 400 malades - ordre est donné par l'aide-major général d'évacuer ces blessés déjà traités, par voie routière sur Paris.  - Le personnel des formations sanitaires repliées sera dirigé sur la 3e région militaire (Rouen), à l'exception du personnel des ambulances chirurgicales légères et lourdes.

            A 14H25, le médecin-commandant Rolling (chargé de mission) informe l'aide-major général de la présence à Beauvais de nombreux fuyards, cause de désordre et de panique, qu'il voudrait regrouper et reprendre en main rapidement (163 médecins, 57 pharmaciens, 15 dentistes, 96 officiers d'administration, 104 infirmières et 900 infirmiers). Regroupement des formations sanitaires dans les localités avoisinantes de Beauvais. Il est important de signaler les défaitistes à la gendarmerie ; d'informer immédiatement le personnel sanitaire que tout officier ou soldat quittant le cantonnement sera considèré comme déserteur. L'aide-major général informe la 7e Direction des mesures prises et demande une ventilation immédiate pour éviter toute panique. A 15h 55, l'aide-major général prévient la direction du service de santé de la 2e région militaire d’Amiens, qu'un grand nombre de médecins repliés de la 2e région sont à Beauvais, où leur attitude risque d'avoir des conséquences graves. Pour accélèrer les évacuations sanitaires, l'aide-major général demande leur situation aux 3e (Rouen), 4e (Le Mans) et 9e région militaires (Tours).

            L'HoE2 n°6 assurera le décongestionnement de sa formation :

            - en procédant à des évacuations massives sur la région parisienne ;

            - par évacuation de trains rouges ;

            - à partir de 12h 00, par évacuation sur le centre hospitalier de Cempuis, pour les blessés non opérés, avec un maximum de 300 par 24 heures. L'HoE2 n°6 utilisera, pour toutes ces évacuations par voie routière, ses moyens organiques, les véhicules repliés sur Beauvais et deux sections de la compagnie sanitaire automobile n°984.

            A 22h 30, l'aide-major général demande le cubage du matériel, en vue d'un repli éventuel sur Bagnoles-de-l’Orne.

 

                        HoE2 n°7 (Compiègne) -

            Le médecin-général inspecteur Plisson, inspecteur général, en mission auprès de l'HoE2, signale que cet hôpital ne reçoit plus de train sanitaire depuis le 17 mai à 20h 00. Le travail chirurgical est terminé. Deux trains sanitaires partiront à 12h 40 et 16h 00, laissant 600 lits disponibles à partir de 18h 00. Les deux hôpitaux auxiliaires travaillent, mais l'hôpital auxiliaire de "Bethléem" s'est évacué spontanément ; trois équipes chirurgicales sont dirigées sur cette formation. Les blessés proviennent jusqu'ici de Laon, Rethel et Soissons. Environ 500 opérations par jour. Blessures de toutes catégories. Quelques cas de gangrène gazeuse. L'HoE2 étant encombré d'éclopés on crée un centre pour les recevoir. "Excellente impression dans l'ensemble". Il serait opportun de faire évacuer 200 blessés civils par train sanitaire.

            Le personnel des formations sanitaires repliées doit être dirigé sur la 3e région militaire (Rouen) à l'exclusion de celui des ambulances chirugicales légères et lourdes, à utiliser sur place.

            L'HoE2 assurera son décongestionnement :

            - par évacuations massives sur les hôpitaux parisiens. La répartition étant assurée par un poste situé à 4 kms au nord de Saint-Denis, à la bifurcation des routes nationales n°1 et 16. Les hôpitaux "Lakanal" de Sceaux et "Foch" de Pontoise sont réservés aux trains sanitaires de blessés à opérer.

Pontoise en juin 1940

            - par l'utilisation de toute marche possible par voie ferrée sur les zones d'hospitalisation affectées (4e région militaire (Le Mans) et 10e région militaire (Rennes).

            - éventuellement pour les blessés à opérer, constituer les trains sanitaires rouges et évacuer sur les centres hospitaliers destinés à les recevoir. L'HoE2 n°7 pourra disposer pour ses évacuations routières de deux sections sanitaires d'autocars de la compagnie sanitaire automobile n°966, éventuellement des compagnies sanitaires automobiles n°968 et 982 et tous les véhicules sanitaires repliées.

EVACUATIONS SANITAIRES

 

                        Voie routière

                        L'aide-major général demande :

            - à la régulatrice générale du Train (RGT, colonel Collot), l'envoi d'urgence d'officiers du Train à Beauvais et Compiègne, pour regrouper les compagnies sanitaires automobiles repliées.

            - à 09h 35, de porter la compagnie sanitaire automobile n°982 d’Epernay à Compiègne. En fait, cette compagnie sera conservée par la IVe armée.

            - à la direction des mouvements et transports routiers (DMTR, colonel Guyot) de diriger d'urgence sur l'HoE2 n°4 de Troyes, deux sections d'autocars sanitaires de la compagnie sanitaire automobile n° 963 (capitaine Aubertin) de Creil.

 

            Départ de deux sections de la compagnie sanitaire automobile n° 968, de Vitry-le-François pour Compiègne (19 mai).

enlightened [Manoeuvre sanitaire, Ière, VIe armées et HoE2]

 

                        Voie ferrée

            L'aide-major général signale à l'état-major général (4e bureau) les difficultés rencontrées pour les évacuations sanitaires de Beauvais et Compiègne, en raison du petit nombre de marches de trains sanitaires dont disposent ces HoE2 ; il demande que quatre marches supplémentaires par 24 heures soient accordées : deux à Beauvais et deux à Compiègne.

 

                        RC n°1 (Amiens) -

            - le train sanitaire n°210 est abandonné.

            - le train sanitaire n°361, quitte Deinze et va à Arras.

enlightened [Evacuations sanitaires, voie ferrée, RC 7]

 

                        RC n°3 (Saint-Dizier) -

            - signale que le train sanitaire n°160, chargé à Reims avec des civils à destination d’Evreux-Caen a été dirigé sur Rouen.

            - le train sanitaire n°105, d’Ancemont sur Bordeaux, puis Biarritz (21 mai).

            - le train sanitaire n°111 (médecin-lieutenant Mathivat), de Sainte-Menehould (312 évacués) sur Bordeaux (21 mai).

            - le train sanitaire n°113, de Bar-le-Duc (293 évacués) sur La Rochelle, via Bordeaux (20 mai).

            - le train sanitaire n°319 (médecin-lieutenant Ballaire), d’Epernay (316 évacués) à Bordeaux (20 mai).

            - le train sanitaire n°565, de Reims (130 évacués) et Epernay (74 évacués) sur Bordeaux (20 mai).

 

                        RC n°4 (Vesoul)

            - le train sanitaire n°528 (médecin-lieutenant Cameda d’Almeida), de Dole (297 évacués) sur Nîmes.

            - le train sanitaire n°561, de Sarrebourg-Lorquin (334 évacués) sur l'HoE2 n°3 de Sathonay.

 

                        RC n°6 (Venissieux) -

            - Deux autorails sanitaires jumelés (59 assis et 10 couchés) de Chambéry sur Lyon.

            - Deux autorails sanitaires (60 assis et 24 couchés) de Cannes sur Marseille.

            - le train sanitaire n°422 (médecin-lieutenant Vérité), de Lourdes sur Blois (19 mai).

 

                        RC n°7 (Creil) -

            Hôpital complémentaire de régulatrice de communications n°7 (Creil) - Bombardement de la gare de Longeuil-Sainte-Marie (10 kms de Compiègne). Les évacuations sanitaires sur l'HoE2 n°7 de Compiègne, gênées, sont dirigées sur l'hôpital civil de Compiègne et sur Pont-Maxence.

            - signale les grosses difficultés d'acheminement des trains sanitaires, la nécessité d'effectuer des détours considérables. Un train sanitaire a été pris au Cateau ; un autre est bloqué à Cambrai (probablement le TS n°210?). On a pu cependant évacuer : le 16 mai, 2 200 blessés ; le 18 mai, 1 800 ; toutefois la régulatrice de communications n°7 rencontre de grandes difficultés, "car le triage entre blessés opérés ou non opérés n'est pas fait la plupart du temps".

                        Ière armée :

 - Un train sanitaire (300 évacués) de Beuvry-les-Orchies, point d'embarquement voie ferrée (25 kms, nord-ouest de Valenciennes) sur une destination inconnue.

            - le train sanitaire n°106 (médecin-lieutenant Atger), d’Epernay (306 évacués) sur Tours (20 mai).

enlightened [Manoeuvre sanitaire, Ière et IXe armées, HoE2]

RAVITAILLEMENT SANITAIRE

 

                        Dépôt régional de matériels (Lille) - ne conserve qu'un volant de sécurité et fonctionnera comme réserve avancée de matériels sanitaires des Ière, VIIe et IXe armées en retraite.

 

                     Station-magasin de Saint-Cyr - doit cesser tout envoi aux régulatrices de communications n°1 (Amiens) et n°7 (Creil).

 

                        Réserve de matériels sanitaires (Rantigny, 8 kms, sud-est de Clermont) - signale qu'elle prépare son repli dans de bonnes conditions.

 

                        Réserve avancée de matériels sanitaires (Chauny) - ex-régulatrice de communications n°2 - (08h 30) signale que Chauny est bloqué et qu'il n'y a plus de moyens de communications. Elle signale, en outre, le repli de fragments de l'HoE1 n°4 de Liesse, de la compagnie sanitaire automobile n°981, du groupe sanitaire divisionnaire n°61, du groupement d'ambulances de corps d'armée n°11. Tous ces éléments sanitaires sont à diriger sur Beauvais. Il est demandé par l'aide-major général aux HoE2 n°6 (Beauvais) et n°7 (Compiègne) et à la direction du service de santé de la 6e région militaire (Châlons-sur-Marne) d'aller s'approvisionner à Chauny.

 

                        RC n°1 (Amiens) - 50 wagons sont dégagés pour les transports des réserves sanitaires de la RC n°1. Le chargement est en cours, mais la voie ferrée est détruite par les bombardements.

 

                        RC n°2 (Gargenville) - On envisage le repli sur Le Mans (4e région militaire).

 

                        RC n°7 (Creil) - Nécessité de dégager 100 wagons pour enlever le matériel des réserves sanitaires.

MEMORIAL

 

Moïse Bibas, né le 15 janvier 1911 à Saint-Denis-du-Sig (Algérie), interne des hôpitaux de Paris (promotion 1937), médecin-lieutenant de groupe sanitaire divisionnaire, mort au combat le 18 mai 1940 à Mariembourg (Belgique).

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