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Journal de guerre du service de santé - dimanche 19 mai 1940

22 Février 2020 , Rédigé par François OLIER Publié dans #GUERRE 1939-1945

 

 

Dimanche 19 mai 1940

 

En remplacement du général Gamelin, le général Weygand est nommé chef d'état-major de la défense nationale, commandant l'ensemble des théâtres d'opérations. Avance générale allemande, au nord de la Somme, entre Cambrai et Saint-Quentin, en direction du nord-ouest. La Ière armée s'accroche dans la région de Valenciennes, tandis que le 5e corps d'armée essaie de se dégager de Maubeuge. Combats locaux dans le secteur de la IIIe armée (prise de l'ouvrage de La Ferté). La VIe armée repousse les tentatives allemandes de franchissement de l'Aisne. La VIIe armée tente de quitter la Belgique. Certaines unités, en cours de débarquement "voie ferrée" sont poussées sur les ponts de la Somme. La IXe armée est submergée. Le général Giraud, son chef, est fait prisonnier; cette armée est virtuellement dissoute.

 

 

MANOEUVRE SANITAIRE

 

                        Ière armée

            HoE1 n°3 (Marcoing) - déjà bombardé par avion le 17 mai est pris par les Allemands après un sérieux mitraillage. Le médecin-chef (médecin-commandant Brion) s'approvisionne, en matériels sanitaires en gare de Masnières (point d'embarqement voie ferrée de l'HoE1 n°3), dans le train transportant l'HoE1 n°13, garé et abandonné. Le personnel de ce train avait fait savoir auparavant, que, compte-tenu de la rupture voie ferrée, il allait rejoindre Amiens par la route.

 

            Centre hospitalier d’Arras - Le médecin-lieutenant-colonel Triqueneaux, médecin-chef de la place, signale la présence de nombreux éléments sanitaires repliés de Maubeuge, Cambrai et de Belgique. Les hopitaux complémentaires du territoire s'évacuent. Trois hôpitaux complémentaires sont en fonctionnement: HC mixte "Collège de jeunes filles", HC du "Grand séminaire", HC mixte "Saint-Jean". Au cours de l'après-midi, un train sanitaire est poussé jusqu'à Arras. Deux trains sanitaires sont garés à proximité. La direction du service de santé prescrit d'utiliser Arras comme centre de triage avant évacuation sur l'Intérieur ou Le Touquet. En gare d’Arras, l'HoE1 n°22 de la VIIe armée, chargé sur voie ferrée, subit un violent bombardement.

 

            Centre hospitalier de Béthune - Toutes les formations sanitaires qui peuvent être rameutées ou dont on trouve des éléments dispersés sont dirigées sur les cantonnements de Bully, Grenay, Mazingarbe et Béthune. C'est le cas de l'ambulance chirurgicale légère n°231 et de l'ambulance médicale n°31, en attente à Arleux (ouest de Douai), des ambulances chirurgicales lourdes n°411 et 422.

 

            Centre hospitalier de Douai - L'hôpital d'évacuation primaire n°1, garé sur roues à Douai, est dirigé sur Lille par voie ferrée. Au cours de la matinée le commandant d'armes de Douai demande des moyens pour évacuer environ 400 blessés "entreposés" dans les hôpitaux de la ville. Envoi à Douai de dix véhicules sanitaires destinés à assurer le transport jusqu'au point d'embarquement voie ferrée de Brevières. Le journal des marches et opérations de la compagnie sanitaire automobile n° 974 précise que 20 véhicules sanitaires furent envoyés sur Douai, pour assurer le transport et les évacuations de l'ambulance chirurgicale lourde n°411 de Bully-Grenay.

 

            Centre hospitalier de Lens - A 09h 20, la direction du service de santé de la Ière armée quitte Coincy pour Lens: installation dans le groupe d'écoles "Berthelot" (sans liaisons téléphoniques). A 18h 00, l'hôpital civil de Lens étant encombré de blessés militaires, huit véhicules sanitaires de la compagnie sanitaire automobile n°974 assurent leur évacuation. Liaison avec le médecin-chef de l'ambulance médicale n°81 (médecin-commandant Loiseau) qui reçoit l'ordre de s'établir à Mouchin (7 kms nord d’Orchies) sur la frontière belge.

 

                        IIe armée -

            La journée a été plus calme: 1 000 entrées au lieu de 1 200 la veille. Le groupement d'ambulances de corps d'armée n°21 est en cours d'installation. Les évacuations sanitaires sont assurées par la compagnie sanitaire automobile n°968 de Chaudefontaine.

 

            HoE1 n°5 (Ancemont) - A minuit, 263 lits sont occupés. Dans la journée: 577 entrées et 406 sorties dont 7 décès.

 

                        IIIe armée

            Centre hospitalier de Commercy - L'ambulance chirurgicale lourde n°421 est mise à la disposition de ce centre hospitalier.

 

                        IVe armée -

            HoE1 n°11 de Saint-Jean-de-Bassel (médecin-lieutenant-colonel Validire) - Le groupe chirurgical mobile n°31 (Jonard) quitte l'HoE1 n°11 pour l'hôpital d'évacuation secondaire n°2 de Bar-le-Duc.

 

                        VIe armée -

            Centre hospitalier d’Epernay - dispose de 1 800 lits, d'une équipe chirurgicale organique, de quatre équipes chirurgicales mobiles venues de Bar-le-Duc. Toute l'organisation chirurgicale est centralisée à l'hôpital complémentaire "Collège de garçons" (460 lits), avec débordement sur l'hôpital mixte "Auban-Moët" (300 lits). Les autres formations sanitaires serviront à accueillir les blessés opérés. Un point d'embarquement voie ferrée doit être reconnu, au-delà de la gare, pour assurer les évacuations voie ferrée sur Troyes. Le personnel replié du centre hospitalier de Reims sera regroupé à l'hôpital complémentaire "Auban-Moët". Le médecin-lieutenant-colonel Noël, médecin-chef du centre hospitalier est muté par la 7e direction à la demande de l'inspecteur général du service de santé Plisson. Epernay signale à l’AMG la présence de l'ambulance médicale n°98 à Boursault. Cette formation sanitaire venant de Fismes stationne du 17 au 21 à Boursault avant de rejoindre, le 23 mai, Langres.

 

            Centre hospitalier de Montmirail - organisé autour de l'ambulance chirurgicale lourde n°406. Arrivée à Montmirail d'un "élément" du groupe chirurgical mobile n°4 venant de Bar-le-Duc. Une section de la compagnie sanitaire automobile n°982 est mise à la disposition du centre hospitalier.

 

            Centre hospitalier de Paris - sur intervention du professeur Gosset, le médecin-capitaine Oster et les médecins-lieutenants Robert et Pautrat sont autorisés à continuer leur mission au "centre de transfusion sanguine d'urgence" (CTSU), "en raison du fonctionnement intensif actuel".

 

              Centre hospitalier de Villers-Cotterets - signale la présence dans sa zone de l'hôpital d'évacuation primaire n°4 (Liesse), des groupes sanitaires divisionnaires n°18 et 61, de la section d'hygiène lavage désinfection n°176. L'aide-major général demande de les replier sur Gisors. La compagnie sanitaire automobile n° 972 procède au déchargement de deux trains sanitaires, au départ de Villers-Cotterets. Evacuation de l'hôpital.

 

            Centre hospitalier de Villers-sur-Marne - Ce centre hospitalier dispose de 1 200 lits occupés pouvant être portés à 2 000 et de six équipes chirurgicales (débit journalier de 150 blessés). Le fonctionnement est intensif. Le centre hospitalier demande :

            - un renforcement tant en personnel qu'en matériel, essentiellement de stérilisation, au gaz ou au pétrole, compte-tenu de fréquentes coupures d'électricité ;

            - d'urgence du sang conservé, du sérum antitétanique, du sérum antigangréneux, des produits anesthésiques. Villers-sur-Marne qui hospitalise 1 200 blessés à des difficultés pour assurer leur évacuation. L'aide-major général demande leur prise en charge par la régulatrice de communications n°3 (Saint-Dizier) et propose Coulommiers comme point d'embarquement voie ferrée. Toutefois, à cette heure, Coulommiers semble déjà être en rupture de circuit d'évacuation.

 

                        VIIe armée -

            La direction du service de santé de la VIIe armée s'installe à Jouy-sur-Thelle (8 kms, sud d’Auneuil, près de Beauvais). Les formations sanitaires doivent rejoindre - période de transition avant l'encerclement du groupe d'armées n°1.

            Mouvement des formations sanitaires de la VIIe armée prévu pour le 19 mai, à 04H00. Toutefois la VIIe armée laissera à la disposition du groupement Falgade (16e corps d'armée), en sus de son groupement d'ambulances de corps d'armée n°16, les formations sanitaires suivantes :

            - hôpital d'évacuation primaire n°16, finalement remplacé par l'hôpital d'évacuation primaire n°14 ;

            - ambulance chirurgicale légère n°267 (médecin-capitaine Chavannaz) ;

            - ambulance médicale n°77 ;

            - section d'hygiène lavage désinfection n°174 ;

            - compagnie sanitaire automobile n°975 (capitaine Muller).

            Le 19 mai, les formations sanitaires de la VIIe armée sont regroupées.

 

            Direction du service de santé de la 2e région militaire (Amiens) - L'aide-major général demande que toutes les dispositions soient prises pour que le personnel sanitaire qui va être replié sur Rouen, soit isolé de la population civile ou militaire de la localité, jusqu'à complète reprise en main. Le médecin-général Pelloquin fait tout le nécessaire et après 24 heures de repos et de réconfort, le personnel exécute correctement les ordres qui lui sont donnés. La 7e direction informe l'aide-major général qu'elle fait diriger de Berck sur Lisieux-Caen des moyens sanitaires belges très importants, tant au point de vue du personnel que du matériel. Leur cantonnement est prévu entre Le Neubourg et Bernay. Le matériel excédentaire sera dirigé sur la station-magasin de Saint-Cyr.

 

            Centre hospitalier d’Amiens - L'hôtel-dieu (hôpital chirurgical de 300 lits) est rendu inutilisable. Il sera incendié dans la nuit et le nouvel hôpital doit être évacué par ses blessés militaires. Il ne reste plus qu'un seul hôpital chirurgical en état de fonctionner: l'hôpital complémentaire de régulatrice n°1 situé à l'école d'institutrices du boulevard de Chateaudun (équipe chirurgicale du médecin-lieutenant Guernez de Lille) - afflux de blessés civils. Le dépôt de matériels sanitaires (DMR) et la pharmacie régionale de la 2e région militaire, atteints par les bombes sont incendiés dans la nuit. L'ordre de repli sur Le Mans émanant de l'aide-major général ne peut être exécuté. Dans la nuit du 19 au 20 mai, le directeur du service de santé de la 2e région militaire ordonne les mouvements de repli sur Beauvais pour toutes les formations sanitaires territoriales inemployées: hôtel-dieu, hôpitaux complémentaires "du Grand séminaire", de "Saint-martin", du "Paraclet", etc... Une section de la compagnie sanitaire automobile n°972 procède à l'évacuation de l'hôpital complémentaire "Chateaudun" sur Beauvais.

 

              Centre hospitalier de Bruges - (prêtes à faire mouvement ou à être chargées sur voie ferrée) :

            - ambulance chirurgicale lourde n°416 ;

            - ambulance chirurgicale légère n°237 ;

            - ambulances médicales n°37 et 89 ;

            - groupe chirurgical mobile n°17 ;

            - hôpital complémentaire d'armée n°317 ;

            - laboratoire d'armée n°337.

Insigne de tradirion de l'ambulance chirurgicale légère de spécialités n°237 (médecin-commandant Ginestet)

            Centre hospitalier de Calais - Bombardement matinal de la gare centrale de Calais. Un train sanitaire est touché et un wagon complètement démoli.

 

               Centre hospitalier d’Helfaut - (prêtes à faire mouvement):

            - ambulance chirurgicale légère n°257;

            - ambulance médicale n°47;

            - groupe chirurgical mobile n°18.

 

              Centre hospitalier d’Hesdin - (prêt à être chargé)

            - hôpital complémentaire d'armée n°327.

 

              Centre hospitalier de Roulers - (sur roues, prêtes à faire mouvement):

            - ambulances chirurgicales lourdes n°407 et 412;

            - ambulance médicale n°57;

            - sections d'hygiène lavage désinfection n°137, 147, 180;

            - laboratoire d'armée "Z" n°347.

 

            Centre hospitalier de Saint-Riquier - Le médecin-chef du secteur hospitalier de la Somme rend compte du repli de l'hôpital complémentaire de Saint-Riquier (550 lits de chirurgie) sur Abbeville ; n'a pas laissé de blessés derrière lui. Les évacuations sont assurées par la compagnie sanitaire automobile n°967.

 

              Centre hospitalier de Wormouth - (en voie de repli)

            - ambulance médicale n°67;

            - section d'hygiène lavage désinfection n°157.

 

            Centre hospitalier de Zuydcoote - (devant être relevé par des formations sanitaires laissées au 16e corps d'armée) :

            - ambulance chirurgicale légère n°247 ;

            - groupe chirurgical mobile n°19 ;

            - hôpital complémentaire d'armée n°307.

 

                        VIIIe armée

            Centre hospitalier de Remiremont - étude de déploiement de l'HoE1 n°8, renforcé par l'ambulance chirurgicale lourde n°414 (médecin-commandant Petit-Dutaillis) et une section d'hygiène lavage désinfection.

 

                        Corps expéditionnaire français en Scandinavie

             Un grand nombre de malades et blessés sont évacués des hôpitaux de Harstad vers l'Angleterre. Après passage sur le vapeur côtier "Salten" faisant fonction de navire-hôpital ils sont transbordés sur le grand navire-hôpital anglais "Atlantis".

 

HOPITAUX D'EVACUATION SECONDAIRE

 

                        HoE2 n°2 (Bar-le-Duc) - Le renforcement de l'HoE2 n°2 est réalisé par l'envoi d'urgence :

            - de quatre équipes chirurgicales, prélevées sur l'HoE2 n°6 de Beauvais (ou des formations sanitaires repliées à Beauvais);

            - des groupes chirurgicaux mobiles n°31 et 32, provenant de la IVe armée.

            L'HoE1 n°2 de Rethel, formation sanitaire organique de la IXe armée signale sa présence à Bar-le-Duc. Deux sections de la compagnie sanitaire automobile n°972 font mouvement sur Stainville. Cinq véhicules sanitaires restent à Bar-le-Duc pour procéder aux évacuations de l'hospice civil de Combles et de l'annexe de Tannois.

 

                    HoE2 n°6 (Beauvais) - L'aide-major général donne l'ordre préparatoire de mouvement sur Lisieux. L'échelon précurseur se compose des ambulances chirurgicales lourdes n°401?, n°428 (Beauvais), n°424 (Grandvilliers), des groupes chirurgicaux mobiles n°13 et 14. A 11h 00, l'aide-major général confirme le choix de Lisieux avec débordement sur Trouville-Deauville, préféré à Caen, site suggéré par la 7e direction. Un train sera mis à la disposition de l'HoE2 pour l'enlèvement du personnel et du matériel technique. A 12h 30, l'aide-major général informe l'HoE2 que son déplacement aura lieu le 21 mai en matinée. L'état-major général (4e bureau) est informé qu'à compter du 21 mai à midi, l'HoE2 n°6 de Beauvais fonctionnera comme HoE1 et le centre hospitalier de Lisieux comme HoE2. Pour assurer la continuité du service chirurgical : deux groupes chirurgicaux mobiles et deux équipes chirurgicales mobiles sont maintenues sur place. Par ailleurs, l'ambulance médicale n°93 (médecin-capitaine Calvet) à Berly-sur-Noye est affectée à Beauvais.

 

                      HoE2 n°7 (Compiègne) - L'aide-major général donne l'ordre préparatoire de mouvement sur Evreux. L'échelon précurseur se compose des ambulances chirurgicales lourdes n°419 et 423, des groupes chirurgicaux mobiles n°2, 37 et 38. L'HoE2 recevra pour ses évacuations, l'aide des compagnies sanitaires automobiles n°968 et 982. A 12h 30, l'HoE2 rend compte de bombardements incessants, de coupures de voies ferrées et signale que l'évacuation par train de l'HoE2 n°7 paraît impossible au départ de Compiègne. Il demande l'organisation d'un point d'embarquement voie ferrée à La Verberie (10 kms sud-ouest de Compiègne) sur une voie secondaire. A 15h 15, l'aide-major général informe l'état-major général qu'à partir du 21 mai à 12h 00, l'HoE2 n°7 (Compiègne) fonctionnera comme HoE1 et le centre hospitalier d’Evreux comme HoE2. Pour assurer la continuité du service, deux groupes chirurgicaux mobiles et deux équipes chirurgicales mobiles sont laissées sur place.

 

Journal de guerre du service de santé - dimanche 19 mai 1940

EVACUATIONS SANITAIRES

 

                        Voie routière

            VIe armée - arrivée dans la région de Broyes-Allemant (nord de Soissons) de la compagnie sanitaire automobile n°977 (capitaine Battu).

 

            VIIe armée - A 14h 45, les compagnies sanitaires automobiles n°968 et 982 sont dirigées sur Compiègne. Toutefois, la compagnie sanitaire automobile n°982 travaillant déjà au profit de la VIe armée à ses sections sanitaires automobiles distribuées entre Montmirail (1 SSA), le 17e corps d'armée (1 SSA) et le 23e corps d'armée (1 SSA). A 16h 30, la compagnie sanitaire automobile n°961 de Beauvais est dirigée sur le centre hospitalier d’Epernay (secteur de la VIe armée). L'aide-major général donne l'ordre à l'HoE2 n°6 de Beauvais de replier rapidement la section sanitaire automobile de l'"American Field" sur le centre hospitalier de Cempuis, en attendant son transfert à l'HoE2 de Lisieux.

 

            Compagnie sanitaire automobile n°963 - les 3e et 4e sections de cette compagnie sont mises à la disposition de la place de Troyes (médecin-lieutenant-colonel Bourgeon). Ces sections cantonnent à l'hôpital "Beurnonville" de Troyes.

enlightened [Manoeuvre sanitaire, Ière, IIe, VIe, VIIe armées et HoE2]

 

                        Voie fluviale

            La direction du service de santé de la 6e région militaire de Châlons-sur-Marne signale que Vitry-le-François a été bombardé et qu'il serait nécessaire de replier le train de péniches sanitaires qui s'y trouve, sur la régulatrice de communications n°3 (Saint-Dizier). Sur dix péniches, seules deux sont munies de moteurs. Ce train de péniches sanitaires dépendait du directeur des voies navigables au GQG (lieutenant-colonel Huet).

 

                        Voie maritime

            Le directeur du service de santé de la Ière armée suggère "l'envoi de bateaux-hôpitaux, soit à Boulogne de préférence, soit à Calais, pour pallier à la carence possible des moyens d'hospitalisation et de la voie ferrée". A 21h 45, l'aide-major général demande à l'Amirauté française la possibilité de faire évacuer, de Boulogne, les blessés du Touquet-Paris-Plage par un navire-hôpital. A 22h 00, l'Amirauté précise qu'elle n'utilisera pas de navire-hôpital, mais des "petits bateaux".

enlightened [Manoeuvre sanitaire, CEFS]

 

                        Voie ferrée

            RC n°1 (Amiens) - A 02h 00, la régulatrice demande des instructions pour l'évacuation de 140 blessés et malades de l'hôpital complémentaire de régulatrice n°1, en raison de l'occupation imminente d’Amiens.

            Ière armée :

            - Un train sanitaire (300 évacués) d’Arras sur ?

            - Un train sanitaire (300 évacués) de Douai sur ?

            - le train sanitaire n°219, d’Arras pour l'Intérieur. Fait prisonnier le 20 mai, à Petit-Hauvin avec à bord 300 blessés civils du bombardement de la gare d’Arras.

            - le train sanitaire n°361, d’Arras vers Le Touquet-Paris-Plage.

 

               RC n°2 (ex-Laon) -

            - le train sanitaire n°101, en désinfection à Bordeaux.

            - le train sanitaire n°307 (médecin-capitaine Coupu), de Villiers (93 évacués) sur Le Mans (20 mai).

 

              RC n°3 (Saint-Dizier) - assure les évacuations de la VIe armée. Bombardement de la gare et des réserves sanitaires de la régulatrice de communications n°3, par bombes incendiaires (40 morts et 180 blessés). Les chirurgiens opèrent sans interruption durant 24 heures, puis évacuation sur l'HoE2 n°2 de Bar-le-Duc. A 13h 25, bombardement de la gare de Château-Thierry. Le train sanitaire n°330 est en gare, à vide. La section de révision sanitaire de Coulommiers se trouve à 22h 15, en raison d'une coupure de la voie ferrée, en dehors du circuit d'évacuation; elle propose son transfert sur Brie-Comte-Robert.

            - le train sanitaire n°109, d’Epernay à Pau et Tarbes (22 mai), via Bordeaux.

 

                 RC n°4 (Vesoul) -

            - le train sanitaire n°503 (325 évacués), d’Autun sur la 13e région militaire (Clermont-Ferrand).

            - le train sanitaire n°520 (232 évacués) de Dijon sur Nîmes (20 mai).

 

                 RC n°5 (Troyes) -

            - le train sanitaire n°164, de Commercy (330 évacués) sur Cahors (21 mai).

 

                 RC n°6 (Venissieux) -

            - le train sanitaire n°568 (médecin-lieutenant Wimphen) est à Limonest.

            - Deux autorails sanitaires jumelés (61 assis et 24 couchés) de Cannes sur Marseille.

 

                RC n°7 (Creil) - rend compte à 10h 15 que la 4e région militaire du Mans ne dispose plus que de 1 200 lits. La RC n°7 demande et reçoit l'accord de l'aide-major général pour assurer la dérivation des évacuations sur la 3e région militaire de Rouen. A 20h 35, l'HoE2 n°6 de Beauvais rend compte qu'il ne peut entrer en communication avec la régulatrice de communications n°7 et demande un train sanitaire. Accord de l'aide-major général.

            - le train sanitaire n°102, du 19 au 23 mai, de Sainte-Menehould (291 évacués) à Poitiers.

            - le train sanitaire n°309, d’Arras (271 évacués) sur Caen (22 mai).

enlightened [Manoeuvre sanitaire, Ière, VIe, VIIe armées et HoE2]

RAVITAILLEMENT SANITAIRE

 

                        Pharmacie régionale de Lille -  est repliée, par ordre de la 7e direction, sur Le Touquet. La direction du service de santé de la Ière armée demande au groupe d'armées n°1 l'envoi "de pansements si possible, et de sérums".

 

                        Station-magasin de SENS - signale avoir reçu un lot d'abris de Marseille.

 

                    Station-magasin de Vierzon - L'aide-major général demande de hâter l'envoi de médicaments récupérés de la station-magasin d’Avord sur Vierzon.

 

                        Réserve de matériels de Vitry-le-François - A 12h 50, la réserve fonctionne normalement mais demande son recomplètement en sérum antigangréneux. A 15h 15, l'aide-major général demande à la pharmacie centrale de l'armée de Malakoff, d'envoyer d'urgence sur Vitry : 8 000 ampoules de sérum antigangréneux. A 17h 10, Vitry rend compte qu'elle a reçu plusieurs bombes incendiaires.

 

                     Régulatrice de communications n°3 (Saint-Dizier) - A 19h 00, rend compte de la destruction complète des services de matériels et de médicaments de la régulatrice de communications n°3, survenu à la suite du bombardement de 18h 00 (Un mort et 8 blessés).

 

                        RC n°7 (Creil) - autorise la VIIe armée à s'approvisionner à la réserve avancée de matériels sanitaires de Chauny. A 11h 25, l'aide-major général donne l'ordre au gestionnaire de la réserve de Chauny de se replier sur Creil "compte tenu que la localité est mise en état de défense par l'infanterie."

 

                        Centre thérapeutique "Z" (Boursault) -  repli du centre de Boursault dans un château à Gurcy-le-Châtel (20 kms sud-ouest de Provins). Parallèlement, la 7e direction envisage le repli de l'institut Pasteur de Garches.

enlightened [Manoeuvre sanitaire, VIIe armée]

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