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Journal de guerre du service de santé - mercredi 15 mai 1940

29 Janvier 2020 , Rédigé par François OLIER Publié dans #GUERRE 1939-1945

 

 

Mercredi 15 mai 1940

 

Capitulation de l'armée hollandaise. La VIIe armée précipite son repli. La 68e division d'infanterie est ramenée de l'île de Walcheren dans la région d’Anvers. La Ière armée reçoit le choc le plus dur sur le plateau de Gembloux. Rupture du front français sur la Meuse. La IIe armée ne parvient pas à colmater la brèche ouverte dans sa partie gauche. La VIe armée dont le chef est Robert Touchon (1878-1960) tente de la combler, puis se rétablit sur l'Aisne. La IXe armée commence, en fin de matinée, son repli sur la ligne générale Charleroi-Rocroi ; son chef, le général André Corap (1878-1953) est relevé de son commandement et remplacé par le chef de la VIIe armée, le général Henri Giraud (1879-1949), celui-ci étant lui-même remplacé à la VIIe armée par le général Aubert Frère (1881-1944). Reflux de l'ensemble du front. Course à la mer des panzers. A 20h 00 les Panzers sont à Montcornet (35 kms de Laon).

 

 

MANOEUVRE SANITAIRE

 

                        Ière armée -

Repli sur le canal de Charleroi à Bruxelles.

 

            Corps de cavalerie - Le directeur du service de santé du Corps de cavalerie (médecin colonel Lambert des Cilleuls) est à Saint-Symphorien. Le groupement d'ambulances du Corps de cavalerie se replie sur Villers-Saint--Ghislain. L'ambulance chirurgicale légère n°229 quitte Fleurus, en raison de la pression de l'ennemi. Les blessés opérés les jours précédents peuvent être évacués sur Maubeuge "dans des conditions satisfaisantes, malgré l'encombrement des routes par les réfugiés". Pendant ces journées de fonctionnement intense, l'ambulance chirurgicale légère n°229 opère 90 blessés de 1ère urgence et donne ses soins à plus de 300 blessés d'autres catégories.

 

            Centre hospitalier de Binche (Belgique) - La compagnie sanitaire automobile n°974 transporte l'ambulance médicale n°31, de Binche sur l'hôpital complémentaire "Notre Dame de Grâce" de Cambrai.

 

             Centre hospitalier de Bonne-Espérance (Belgique) - Les formations sanitaires évacuent le centre hospitalier :

            - l'ambulance chirurgicale légère n°231 se replie sur Beauvois-en-Cambrésis.

            - la section d'hygiène lavage désinfection n°131 (pharmacien-lieutenant Veniez) va au Quesnoy.

            - Un groupe chirurgical mobile non identifié va à Cambrai.

 

            Centre hospitalier de Lille - Devant la pression de l'ennemi, dans le secteur britannique, les blessés hospitalisés de l'hôpital militaire "Scrive" (425 lits) sont évacués sur Le Touquet. Il s’agit d’une mesure préventive, les Allemands sont encore sur un axe Anvers-Charleroi, à plus de 100 kilomètres.

 

            Centre hospitalier de Maubeuge - Embouteillage de la clinique "Saint-Christophe". Les évacuations deviennent difficiles. "Les blessés civils, qui ne cessent d'arriver, sont répartis dans les caves disponibles avoisinant la clinique".

 

            Centre hospitalier de Mons (Belgique) - L'ambulance chirurgicale légère n°251 et trois équipes chirurgicales mobiles de renfort sont maintenues en fonctionnement. Dans la journée, la presque totalité du personnel des formations sanitaires est ramené en arrière et la majeure partie du matériel sanitaire est évacué. Cette opération de repli est assurée par la compagnie sanitaire automobile n°980 (lieutenant Herlein) qui procède à l'évacuation sur Lens, de 250 blessés et de dix-huit tonnes de matériel sanitaire.

"Jusqu'ici, Saint-Quentin et Marcoing (HoE1 n°3) ont procédé tranquillement à l'évacuation de leurs occupants. Maubeuge a demandé un train sanitaire pour le 15 mai. Les blessés commencent à se faire plus nombreux et Valenciennes demandera son premier train sanitaire pour le 16 mai."

 

                        IIe armée -

La IIe armée ne parvient pas à colmater la brèche ouverte dans sa partie gauche.

 

            HoE1 n°5 (Ancemont) - Le personnel de l'ambulance chirurgicale légère n°279 (médecin-capitaine Iselin) de Senoncourt travaille à Ancemont. A minuit, 386 lits sont occupés. Dans la journée : 243 entrées et 386 sorties dont neuf décès.

 

            HoE1 n°10 (Vouziers) - Repli du personnel sur Sainte-Menehould-Vertevoyes ; le matériel est laissé sur place.

 

         Hôpital militaire "Edmond Delorme" (Mourmelon) - Cet hôpital devait servir, conformément au journal de mobilisation, de centre de débordement, dès la période de sureté, aux hôpitaux militaires des régions du nord-est. Le 15 mai, à la suite de bombardements, l'hôpital est rendu inutilisable (dix morts et quinze blessés sur le camp). Une équipe chirurgicale mobile de l'HoE2 n°4 d’Epernay, détachée à Mourmelon, qui ne peut plus opérer est renvoyée à Epernay. Mise en alerte d’Epernay et de Reims.

 

          Centre hospitalier de Bras-sur-Meuse - L'ambulance chirurgicale lourde n°429 (médecin-commandant Gattelier) repliée sur un fort de Verdun est mise à la disposition de l'HoE2 n°2 de Bar-le-Duc.

 

            Centre hospitalier de Maison-Rouge - Violents bombardements exigeant le repli de l'ambulance chirurgicale lourde n°402 (Maison-Rouge), de l'ambulance chirurgicale légère n°242 (Maison-Rouge) non déployée, de l'ambulance médicale n°42 (Tersen) à La Forêt (300 lits). L'ambulance chirurgicale légère (ACl) n°242 reçoit l'ordre de se replier sur Sainte-Menehould. Les blessés classés "extrême urgence" sont laissés sur place avec une équipe chirurgicale. A 03h 00, l'ACl n°242 arrive à Vouziers et trouve l'hôpital d'évacuation primaire n°10 abandonné (cf. supra). A 06h 00 arrivée à Sainte-Menehould ; la formation sanitaire est ensuite dirigée sur Vertevoyes où elle fonctionne jusqu'au 9 juin.

 

                        IIIe armée

             Le point d'embarquement voie ferrée (PEVF) de Longuyon est reporté à Spincourt.

 

            HoE1 n°15 (Labry) - Bombardement aérien : 8 bombes sur l'hôpital ; une seule touche un bâtiment. Repli partiel de l'HoE1 n°15 sur Droitaumont et Thiaucourt où se trouve déjà déployé  l'HoE1 n°7 (formation organique de la IIIe armée). L'ambulance chirurgicale lourde n°427 (Labry) évacue tous ses blessés sur Thiaucourt, de même que l'ambulance médicale n°99 (médecin-capitaine Juillet).

 

                        VIe armée

            La VIe armée (Touchon) qui va venir se placer à gauche de la IIe armée, à cheval sur le dispositif des IIe et IXe armées, pourra utiliser éventuellement Rethel (IXe armée), bien que ce centre hospitalier soit bien diminué, ainsi qu’une ambulance chirurgicale lourde à Montmirail (ACL n°424 ou 425). Départ d'un échelon léger de la direction de cette armée, sans formation sanitaire d’accompagnement, par Dijon (lieu de son stationnement en réserve), Troyes, Châlons-sur-Marne, Reims. Arrivée à Hermonville (12 kms, nord-ouest de Reims) à 01h 00.

 

                        VIIe armée -

la pression allemande s'exerce principalement sur l'aile gauche.

 

            Centre hospitalier de Bruges (Belgique) - Ouverture d'un centre hospitalier d'armée à l'hôpital "Saint-Jean" (400 lits, onze équipes chirurgicales, quatre radiologues) comprenant :

            - un centre de chirurgie générale composé de l’ambulance chirurgicale lourde n°416 et du groupe chirurgical mobile n°17 (Henrion) avec deux salles d'opérations et radiologie ;

            - un centre de neurochirurgie (ambulance chirurgicale légère n°237, médecin-commandant Ginestet), avec salle d'opération et radiologie ;

            - un centre de spécialités chirurgicales avec salles d'opérations pour les diverses spécialités et radiologie (ACl n°237) ;

            - un centre de médecine générale et de spécialités médicales (ambulance médicale n°57).

 

            Centre hospitalier de Gand (Belgique) - Les 3e urgences sont évacuées sur Zuydcoote par autocars sanitaires. Un point d'embarquement voie ferrée (PEVF) est organisé par l'ambulance médicale n°57 en gare de la Pinte.

 

            Centre hospitalier de Roulers (Belgique) - une option est mise sur Roulers, mais nécessite une collaboration franco-belge. Certaines formations sanitaires sont tenues en réserve en Belgique : hôpital complémentaire d'armée n°317, ambulances médicales n°77 et 89 (médecin-capitaine Dutard), section d'hygiène lavage désinfection n°180 (pharmacien-lieutenant Rouanet). L'HoE1 n°14 est partiellement déployé. Le laboratoire d'armée n°337 est prêt à fonctionner. La réserve avancée de médicaments n°357 achève de s'installer, sous la direction du pharmacien-colonel Burollet, inspecteur des services pharmaceutiques de la VIIe armée.

 

            Centre hospitalier du Touquet-Paris-Plage - est organisé en HoE2 (1 500 lits chirurgicaux)  Il est "réservé à l'hospitalisation belge". Le médecin-colonel Bouissou, chef d'état-major de l'aide-major général "est envoyé sur place pour régler les conditions d'hospitalisation." Le secteur hospitalier des côtes-du-nord (4e région militaire) et un crédit hospitalier sur la 2e région (Amiens) sont réservés pour les évacuations sanitaires belges.

 

                        IXe armée

            La IXe armée envisage le repli des 11e et 41e groupements d'ambulances de corps d'armée sur Amiens.

 

            HoE1 n°2 (Rethel) - L'ambulance chirurgicale lourde n°430 (médecin-capitaine R. Bloch) est intégrée dans le centre hospitalier, de même que l'hôpital complémentaire "Mazarin" qui se replie "spontanément" sur Soissons et Amiens ; elle confie ses blessés au groupe chirurgical mobile n°4. Retour des équipes chirurgicales mobiles n°28 et 29. "En raison de ce repli, on prévoit l'installation à La Fère (20 kms nord-ouest de Laon) d'un hôpital complémentaire et le fonctionnement du centre hospitalier de Laon comme HoE1." L'HoE1 n°2 de Rethel évacue ses blessés sur l'HoE1 n°4 de Liesse et sur l'HoE2 n°7 (médecin-colonel Dreneau) de Compiègne. La compagnie sanitaire automobile n°981 procède du 15 au 21 mai, à l'évacuation du centre hospitalier de Rethel. La compagnie sanitaire automobile n°972 poursuit également l'évacuation de Rethel, avec tous ses moyens en direction de Reims et de Liesse (HoE1 n°4). Dans la nuit du 15 au 16 mai, l’on procède à l’évacuation des formations sanitaires d'armée sur Liesse. Une autre section poursuit les évacuations du groupement d'ambulances de corps d'armée n°2. Toutefois les hôpitaux de Fourmies étant pleins, cette section dirige ses évacuations sur ceux de Laon et de Guise. Un train sanitaire parti d’Amagne à 19h 00 quitte Rethel emportant 300 malades et 121 civils.

 

            HoE1 n°4 (Liesse) - Chargement d'un train sanitaire (280 évacués) et de deux autorails sanitaires dont un avec remorque. L'ambulance chirurgicale lourde n°428 et légère n°278 (médecin-capitaine Salmon) fonctionnent à plein rendement. L’ensemble des évacuations sanitaires donne 500 blessés à 18h 00.

 

            Centre hospitalier d'Aubigny-les-Pothées - L'ambulance chirurgicale légère n°276 (médecin-commandant Debrie), entrant dans la composition du groupement d'ambulances de corps d'armée n°41 avec l'ambulance médicale n°95 et la section d'hygiène lavage désinfection n°179, se replient d’Aubigny en abandonnant leur matériel.

 

              Centre hospitalier de Laon - L'ambulance chirurgicale légère n°277 d’Origny-en-Thiérache reçoit l'ordre de se replier sur l'hôpital "Foch" de Laon.

 

                        Armée des Alpes

            En prévision d'une guerre avec l'Italie : "cette armée [doit] vivre sur les formations sanitaires de la 14e région militaire (Lyon), 15e (Marseille), sur l'HoE2 n°3 de Sathonay et la régulatrice de communications n°6 (médecin-colonel Bardon) de Venissieux." Cette armée ne disposera que d'une seule compagnie sanitaire automobile. De plus, il est nécessaire d’ « équiper fortement Grenoble, Lyon, Avignon et Valence".

 

                        Corps expéditionnaire français en Scandinavie

            Le poste de secours central de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère est détruit à Bjerkvik par bombardement aérien. Le médecin-capitaine Blancardi, médecin-chef et le pharmacien-lieutenant Le Mouet sont blessés. Plusieurs tués dans le personnel. Cause de cet accident :

            1) - le poste de secours s'était installé dans une des rares maisons restées debout à Bjerkvik ;

            2) - le poste de secours était signalé par un vaste drapeau à croix rouge.

            Par la suite, les postes de secours de la Légion rechercheront des emplacements non visibles ou non repérables. Ils n'arboreront plus la croix rouge. Le médecin-sous-lieutenant Blanchon, adjoint au médecin-chef de la division est envoyé en renfort à la Légion étrangère.

 

HOPITAUX D'EVACUATION SECONDAIRE

 

            HoE2 n°2 de Bar-le-Duc (médecin-colonel Badies) - 1 400 blessés reçus en trois jours, quatre chantiers opératoires en fonctionnement. L'ambulance chirurgicale lourde n°429 provenant de Bras-sur-Meuse s'installe au quartier "Exelmans", en renfort de l'HoE2 n°2. Un renforcement en infirmières se révèle rapidement nécessaire.

Insigne de tradition de l'Ambulance chirurgicale lourde n°415 (médecin-capitaine Fevre), de la réserve générale, affectée à l'Hôpital d'évacuation secondaire n°2 de Bar-le-Duc.

            HoE2 n°4 (Epernay) - est mis en alerte par l'aide-major général ; toutefois ses ressources en personnels sont très dispersées : Le Touquet, Reims, etc.

 

            HoE2 n°6 (Beauvais) - (suite au rapport de mission du médecin-commandant Wilmoth, adjoint au chef des services chirurgicaux auprès de l'aide-major général). L'HoE2 n°6 dispose de 23 équipes chirurgicales. Demande un renfort en médecins-auxiliaires et en matériels et médicaments. L'HoE2 procède à l'achat direct sur Paris de produits anesthésiques (Narcangil).

 

            HoE2 n°7 (Compiègne) - (suite au rapport Wilmoth, cf. supra) demande un renfort de matériels qui est accordé par l'aide-major général. L'HoE2 signale un retard des trains sanitaires de blessés non opérés en provenance de Rethel (HoE1 n°2, IXe armée) ; demande que ces blessés aient leurs fiches d'évacuation soigneusement libellées, aux fins d'accélérer le triage.

EVACUATIONS SANITAIRES

 

                        Voie routière

            IIe armée - "a pris sur elle" sans en référer à l’Aide major général d'utiliser deux sections de la compagnie sanitaire automobile n°968, en réserve générale à Sainte-Ménéhould.

 

            IIIe armée - a dû prêter au commandement, plusieurs autocars sanitaires pour le transport de troupes...

enlightened [cf. Manoeuvre sanitaire, Ière, VIIe, IXe, Armée des Alpes]

 

                        Voie ferrée

            Trains rouges - envoi aux armées de la note n° 11 501/SS/FT/1 du 15 mai concernant les trains sanitaires de blessés à opérer : "on organise dans chacune des régions de l'Intérieur limitrophe de la zone des armées, après entente entre l'Intérieur et les armées, un certain nombre de centres hospitaliers réunissant les ressources suffisantes pour pouvoir absorber en une fois le chargement d'un train sanitaire de blessés et assurer le traitement chirurgical dans les délais voulus".

enlightened[cf. 14 mai, Evacuations sanitaires, voie ferrée].

 

            Aide aux populations civiles -  Un train de blessés civils est dirigé sur Evreux et Caen (3e région militaire) en provenance de la 6e région militaire (IIe armée). Un autre train sanitaire est parti de Laon, transportant des blessés civils sur la 11e région militaire (Nantes). L'aide-major général adresse la note n°11 535/SS/FT/1 à l'état-major général (4e bureau) "pour l'informer des demandes de trains sanitaires dont il est saisi par les autorités civiles pour l'évacuation des blessés civils". Il décide de l'emploi de trains sanitaires militaires "à titre exceptionnel". En cas de refus, il propose la mise sur pied de trains sanitaires improvisés, à organiser par les autorités civiles.

 

               RC n°1 (Amiens) -

       - le train sanitaire n°219 (médecin-lieutenant Zaeppfel), stationne à Bruges.

 

               RC n°2 (Laon) -

        Hôpital complémentaire de régulatrice de communications n°2 (Laon) - Evacuation de petits blessés: "Des trains sanitaires doivent partir pour Angers, Le Mans. Changements de destination, d'heures de départ. Longue attente, des heures entières de nos "sortants" à la gare.

            L'évacuation se prépare, selon les ordres reçus, mais barré par des difficultés nouvelles qui surgissent sans cesse. Les trains partent avec des retards de quatre à cinq heures, quand ils partent. Les rames sanitaires ne correspondent pas aux chiffres annoncés de couchés et assis (...) Nous sommes néanmoins contraints de remettre au lendemain un lot de départs, derniers malades transportables et paquets de blessés légers (...)

            Les blessés comme convenu, ont été descendus dans les sous-sols aménagés pour les accueillir pendant la nuit. Pas d'autre solution étant donné la fréquence des alertes."

            Vers 23h 00, le médecin-colonel Hauvuy (médecin-chef de la RC n°2) attend toujours des ordres du GQG qui ne viennent pas.

            La IXe armée à un besoin d'évacuation de 450 blessés militaires et de 250 blessés civils. La RC n°2 signale les difficultés d'évacuation en raison de coupures de la voie ferrée. L'aide-major général met à la disposition de la IXe armée: deux sections sanitaires automobiles à base d'autocars sanitaires de la compagnie stationnée à Chauny qui sont dirigées sur Sons près de Marle. Cette section était initialement à la disposition de la IIe armée.

            - le train sanitaire n°218 (médecin-lieutenant Wester), de Fourmies (270 évacués) sur Beauvais (16 mai).

            - le train sanitaire n°268 est signalé comme opérant de Fourmies à Compiègne.

 

                  RC n°3 (Saint-Dizier) -

         La IIe armée évacue sur Sainte-Menehould, sur Ancemont (HoE1 n°5), sur Bar-le-Duc (HoE2 n°2) fonctionnant comme HoE1. En prévision du débordement éventuel de l'HoE2 n°2 de Bar-le-Duc, l'aide-major général prévoit :

            - l'envoi de trains sanitaires "rouges" à Paris ;

            - la dérivation du courant d'évacuation sanitaire sur Troyes (600 lits chirurgicaux) en utilisant les autocars sanitaires et la compagnie sanitaire automobile de Chaumont.

- le train sanitaire n°109, de Bar-le-Duc (321 évacués) sur Bordeaux (17 mai).

            - le train sanitaire n°112 (médecin-lieutenant Arru-Blachette), à trois kilomètres de Sainte-Menehould, le train est bombardé et mitraillé : quatre wagons sont hors service.

            - le train sanitaire n°160, de Reims (257 évacués, embarqués pendant un bombardement) sur Saint-Lô via Caen (16 mai).

            - le train sanitaire n°303, de Sainte-Ménéhould (300 évacués) sur Bar-le-Duc (15 mai).

 

                        RC n°5 (Troyes) -

            - le train sanitaire n°104 est en désinfection à Limoges.

 

                        RC n°6 (Venissieux) -

            - un autorail sanitaire (15 couchés et 25 assis) d’Annecy sur Lyon.

            - un autorail sanitaire (6 couchés et 32 assis) de Chambéry sur Lyon.

            - le train sanitaire n°569 (médecin-lieutenant G. Bloch) avec 330 malades ou blessés, dont 70 couchés, de l'HoE2 n°3 (Sathonay) sur Privas.

 

                        RC n°7 (Creil) -

            - Ière armée : le train sanitaire n°200 (médecin-lieutenant Ayrignac), de 260 évacués, de Maubeuge sur un hôpital d’évacuation secondaire non localisé.

            - Un train sanitaire (n°118?), avec 281 évacués, de Saint-Quentin sur la 4e région militaire (Le Mans).

            - le train sanitaire n°102 est en désinfection à Bordeaux.

            - le train sanitaire n°114 (médecin-lieutenant Verdier), de Reims sur Bordeaux et Mont-de-Marsan.

            - le train sanitaire n°118 (cf. supra), de Saint-Quentin à destination de Compiègne.

            - le train sanitaire n°200, est bombardé à Busigny, un noeud ferroviaire à 26 kms au nord-est de Saint-Quentin. A 17h 00, ce train quitte Maubeuge dont la gare est très touchée par les bombardements.

            - le train sanitaire n°468 est signalé à Essigny-le-Petit (7 kms, nord-est de Saint-Quentin) bloqué par une coupure de voie ferrée.

enlightened [cf. Manoeuvre sanitaire, Ière, IIIe, VIIe, IXe armées]

RAVITAILLEMENT SANITAIRE

 

            7e Direction (ministère de la Guerre) signale toutes les ressources de la réserve ministérielle actuelles concernant certains médicaments :

            - sérum de Normet (10 000 ampoules de 250 cc) ;

            - sérum antigangréneux (130 000 ampoules de 20 cc) ;

            - sérum antitétanique (900 000 ampoules de 10 cc) ;

            - camphosulfonate (commande de 1 000 000 d'ampoules de 2 cc) ;

            Il existe à la pharmacie centrale de l'armée à Malakoff : 15 000 ampoules de 2 cc et 10 ampoules de 5 cc de camphosulphonate.

            - Evipan (stock à zéro, remplacé par du Privénal : 8 000 doses prévues)

            - Ephédrine (250 000 ampoules - en marché : 850 000)

E [Hôpitaux d'évacuation secondaire, HoE2 n°6].

 

            Recomplètement - Commande du 15 mai 1940 de 25 fourgons tolés citroën TAMH de radiologie : "Ces véhicules à prélever sur chaîne, auront une carosserie tolée sans fenêtres, avec une porte à double battant à l'arrière." L'équipement technique est assuré par l'établissement central d'électro-radiologie de l'armée à Malakoff.

 

            Station-magasin (Dole) - coupure de voie ferrée (trafic ferroviaire interrompu pendant quatre jours). La station-magasin de Vesoul est prévenue pour l'enlèvement de son matériel par camions.

 

            Station-magasin (Le Mans) - dirige une section d'hospitalisation sur les régulatrices de communications n°5 (Troyes) et n°7 (Creil).

MEMORIAL

 

Georges Marquet, né le 11 juin 1913 à Sauviat-sur-Vige (Haute-Vienne), diplômé de la faculté de Médecine de Paris (1937), médecin-lieutenant au 32e bataillon de chars, mort au combat le 15 mai 1940 à Rozoy-sur-Serre (Aisne).

 

André Thut, né le 13 octobre 1913 à Rethel (Ardennes), médecin-auxiliaire à la 17e section d’infirmiers militaires, mort au combat le 15 mai 1940 à Montcornet (Aisne).

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