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Journal de guerre du service de santé - jeudi 16 mai 1940

2 Février 2020 , Rédigé par François OLIER Publié dans #GUERRE 1939-1945

 

 

Jeudi 16 mai 1940

Le Grand Quartier Général français donne l'ordre de repli général des troupes qui combattent en Belgique. L'armée belge se replie sur la Lys. La Ière armée bat en retraite sur Bruxelles et le canal de Charleroi. La IXe armée bat en retraite entre la Sambre et la Meuse. Raid allemand sur Avesnes. Regroupement de la IIe armée sur la Stonne. Forts engagements dans la région de Sissonne. Reflux sur Compiègne. Le GQG du général Gamelin "prend conscience" de la situation catastrophique de ses armées du nord…

 

 

MANOEUVRE SANITAIRE

 

                        Ière armée -

est puissamment attaquée et doit flanc-garder son aile sud découverte par le retrait de la IXe armée.

 

            Centre hospitalier de Maubeuge - Bombardements aériens de la ville, l'hôpital est touché. A 14h 00, l'ambulance chirurgicale légère n°241 commence son chargement en vue d'un repli sur Le Cateau. A 15h 00, la clinique "Saint-Christophe" est la proie des flammes. Evacuation des blessés de Maubeuge sur Valenciennes. Le repli général des formations sanitaires est envisagé à 19h 00 sur Le Cateau. Il devient effectif à 23h 30. Les Allemands atteignent les faubourgs de la ville au matin.

 

            Centre hospitalier de Mons - une demi-section de la compagnie sanitaire automobile n°974 est dirigée sur Mons et une autre demi-section sur Saint-Quentin. La compagnie sanitaire automobile n°980 évacue 310 blessés des hôpitaux de Mons sur Douai, plus douze tonnes de matériels.

 

            Centre hospitalier de Péronne - L'ambulance chirurgicale lourde n°419, de la réserve générale (médecin-commandant Peycelon) est dirigée sur Péronne pour y fonctionner accolée à l'hôpital complémentaire d'armée n°301 (médecin-capitaine Pruvost).

 

            Centre hospitalier de Saint-Quentin- L'état d'alerte existe à Saint-Quentin. Les Allemands du XXXIXe corps blindé sont au sud de Maubeuge. Repli du directeur du service de santé des étapes de la Ière armée sur Cambrai. "On apprend que le personnel régional des hôpitaux complémentaires "La Croix saint-Jean", "La Charité", "Henri Martin" ; l'ambulance chirurgicale lourde n°401, le groupe chirurgical mobile n°35 (médecin-capitaine Fabre) ont quitté l'hôpital". Le médecin-commandant Sénèque, chirurgien-consultant de la Ière armée est envoyé d'urgence à Saint-Quentin "pour examiner la situation et prendre toutes décisions". Ces replis sont stoppés par la Ière armée et le directeur du service de santé de la 2e région militaire (Amiens). Retour sur Saint-Quentin:

         - de l'ambulance chirurgicale lourde n°401 (hôpital "Martinet"), aidée par quatre équipes chirurgicales mobiles accolées à l'HoE1 n°1. Cet HoE1 est chargé sur un train à quai qui sera dirigé ultérieurement sur Douai ;

          - de l'ambulance chirurgicale lourde n°422 et de l'ambulance chirurgicale légère n°231 qui s'installent à Beauvois (15 kms ouest de Saint-Quentin) pour y fonctionner.

 

            Centre hospitalier de Valenciennes - L'ambulance chirurgicale légère n°251 rentre de Mons et va s'installer à l'hôtel-dieu d’Anzin et à l'hôpital militaire de Valenciennes où travaille déjà le groupe chirurgical mobile n°15.

 

            Au cours des journées des 15 et 16 mai, tous les transports du service de santé de la Ière armée sont effectués par les camions des sections de commandement des différentes compagnies sanitaires automobiles affectées à l’armée. Ces transports sont terminés le 16 au soir. Seules ont été abandonnées à Bonne-Espérance la chaudière et l'étuve détériorées de la section d'hygiène lavage désinfection n°131?.

 

                        IIe armée -

            Repli des formations sanitaires de campagne de la IIe armée de la zone Etain-Ahatton-châtel. Le matériel intransportable est détruit sur place.

 

            HoE1 n°5 (Ancemont) - A minuit 272 lits sont occupés. Dans la journée : 349 entrées et 322 sorties dont 4 décès. Cet HoE1 possédait en avril 1940 :

            - 520 lits d'hospitalisation et 300 lits d'évacuation

         - ainsi que comme formations sanitaires de renforcement, l'ambulance chirurgicale légère n°252 (médecin-capitaine Padovani), l'ambulance médicale n°52, une section d'hygiène lavage désinfection. Cet HoE1 était installé au nord de la ville d’Ancemont, sous tentes, dans le parc d'environ deux hectares d'une propriété appartenant à la famille Lantenois.

           Bombardement de l'HoE1 n°5 : pas de dégâts, aucune victime. Un bloc de traitement est constitué à Gassicourt (sud d’Ancemont). L'hôpital fonctionne.

 

            HoE1 n°10 (Vertevoyes-Sainte-Menehould) - comprend 1 500 lits d'hospitalisation. Le commandement recherche un autre point d'embarquement par voie ferrée (PEVF), en raison de la destruction en gare d'un train sanitaire. Evacuations assurées, mais repli des ambulances chirurgicales lourdes n°402 et 429 sur l'HoE2 n°2 de Bar-le-Duc.

 

                        IIIe armée

            HoE1 n°7 (Thiaucourt) - bombardement aérien : trois baraques démolies, quatorze voitures sanitaires endommagées ou détruites.

 

                        Ve armée

            Centre hospitalier d’Ingwiller (250 lits) - installé à l'asile de "Neuenberg", subit un violent bombardement. Le point d'embarquement voie ferrée (80 lits) est incendié mais poursuit son fonctionnement. Autres formations sanitaires composant le centre hospitalier et faisant fonction de groupement d'ambulances de corps d'armée n°43 : ambulance médicale n°84 (médecin-capitaine Aaron), équipe chirurgicale mobile n°12 (médecin-capitaine? Steilz), section d'hygiène lavage désinfection n°145 (Pharmacien-lieutenant Bresson).

L'asile de Neuenberg d'Ingwiller.

 

                        VIe armée

            HoE1 n°2 (Rethel) - (09h 50) La totalité du personnel et une partie du matériel technique de l'HoE1 n°2, l'ambulance médicale n°94 (médecin-capitaine Jambon), le laboratoire d'armée n°339 (médecin-capitaine Bernier), l'ambulance chirurgicale lourde n°430 sont repliés dans le voisinage de Reims. La compagnie sanitaire automobile n°972 procède aux évacuations de Rethel (HoE1 n°2) et de Liesse (HoE1 n°4). Deux sections sont en soirée dirigées sur l'hôpital d'évacuation secondaire n°2 de Bar-le-Duc. Une autre section, avec le groupement d'ambulances de corps d'armée n°2, se replie sur Le Cateau.

 

            Etablissement d'un projet d'implantation des formations sanitaires qui doivent arriver à Troyes le 17 mai. Les 1ère et 3e sections de la compagnie sanitaire automobile n°556 sont à Montmirail (ambulance chirurgicale lourde n°406). La 2e section est à Corfelix et Château-Thierry ; la 4e section est à Epernay.

 

            Centre hospitalier de Châlons-sur-Marne - Incendie de l'hôtel-dieu, bombardement intense de la gare et de la ville de Châlons-sur-Marne. L'hôpital est incendié pour la seconde fois le 26 mai à 12h 30.

 

            Centre hospitalier de Laon - L'ambulance chirurgicale légère n°277 évacue le centre hospitalier de Laon et se dirige vers Saint-Quentin (16 mai), puis elle va à Compiègne (HoE2 n°7), avant de recevoir l'ordre de rejoindre l'HoE2 n°6 de Beauvais.

 

            Centre hospitalier de Liesse - Evacuation de Liesse : reste 150 blessés. L'ambulance chirurgicale lourde n°428, l'ambulance chirurgicale légère n°278, l'ambulance médicale n°92, la section d'hygiène lavage désinfection n°176, les réserves avancées de matériels et de médicaments se replient. A l'hospice mixte de Soissons (15h 10), l'ambulance chirurgicale lourde n°428 précise qu'elle a du quitter Liesse à 10h 00, "sans ordre écrit" en raison du manque de liaisons. Elle a apporté son matériel et ses véhicules techniques. Elle a laissé sur place 50 blessés et une équipe de soins. Ceci est contredit par le professeur Milliez qui a trouvé l'hôpital de Liesse "abandonné par ses médecins". L'aide-major général donne l'ordre à l'ambulance chirurgicale lourde n°428 de rejoindre l'HoE2 n°6 de Beauvais.

 

              Centre hospitalier de Reims - signale qu'il a 1 000 malades à évacuer.

 

            Centre hospitalier de Villers-Cotterets - La 2e région militaire (Amiens) signale la nécessité d'évacuer de Villers-Cotterets 300 malades et blessés. L'aide-major général lui précise qu'elle doit s'adresser pour ces mouvements à la régulatrice de communications n°7 de Creil.

 

                        VIIe armée -

les unités de la VIIe armée qui combattent encore dans les îles de Beveland et de Walcheren sont dans une position difficile.

 

            Centre hospitalier de Gand - son évacuation est envisagée pour le 17 mai. Ses formations sanitaires seront regroupées, en réserve, à Roulers.

 

            Centre hospitalier du Touquet - ne pouvant plus recevoir la totalité des évacuations sanitaires belges; une extension est prévue à Berck (hôpital militaire et hôpital complémentaire "Cazin").

 

                        IXe armée

            Dès 03h 30, un message de Compiègne signale le repli hâtif du médecin-général, directeur du service de santé de la IXe armée, accompagné de ses adjoints directs. Repli désordonné de dizaines de milliers de "fuyards".

           Pour suppléer les pertes en formations sanitaires de la IXe armée, l'aide-major général envisage la création d'un centre hospitalier dans la région de Mareuil-Breteuil, lequel deviendrait le centre hospitalier de débordement de l'HoE2 n°7 (Compiègne), pouvant fonctionner comme HoE2. Le médecin-général inspecteur Plisson, étudie sur place, l'implantation de ce centre hospitalier. A 18h 15, le médecin-général inspecteur Plisson propose deux sites :

             - Crevecoeur (7 kms à l'ouest de Breteuil), dans un asile d'enfants handicapés (150 lits sous dur et 400 lits dans le jardin, sous tentes);

              - Cempuis (5 kms de Grandvilliers) dans un orphelinat (330 lits sous dur et 600 lits à terme) avec possibilité d'extension dans un parc de vingt-deux hectares. En vue de l'implantation de ce futur centre hospitalier, les ambulances chirurgicales lourdes n°424 et 425 de Montmirail sont alertées. Des moyens de transport supplémentaires sont demandés à la direction des transports routiers (DMTR). Le transport serait assuré par une section de la compagnie sanitaire automobile n°983. Départ des deux ambulances chirurgicales lourdes à 20h 15 pour Clermont-de-l’Oise. L'aide-major général demande un renforcement en moyens d'abri pour le futur centre hospitalier (30 tentes "santé" et 30 tentes "tortoises") à provenir de Vitry-le-François. L'aide-major général demande également, au préfet de la Seine, l'évacuation de 280 enfants.

            Pour servir de base au centre hospitalier, l'hôpital d'évacuation primaire n°19 (médecin-commandant Alquier) est dirigé par les soins de la régulatrice de communications n°7 (Creil) sur Mareuil-Breteuil en stationnement temporaire avant déploiement.

 

                        Corps expéditionnaire français en Scandinavie

            "Le service de santé de la division commence à souffrir d'une sérieuse crise de matériel. Le matériel des corps commence à s'épuiser; une partie est détruite par les bombardements aériens. Par contre, aucun matériel de remplacement ne nous a été envoyé des bases restées en Ecosse. Cette crise de matériel est aggravée par une crise intérieure de transport, transmissions et communications. Faute de bateaux rapides, la direction du service de santé est dans l'impossibilité de communiquer normalement avec les postes de secours des corps. Le service médical britannique qui doit, de son côté, nous fournir du matériel, ne dispose lui-même que d'approvisionnements restreints. Enfin, chaque fois que le matériel médical adressé au corps n'est pas accompagné il s'égare partiellement ou totalement. »

 

 

HOPITAUX D'EVACUATION SECONDAIRE

 

                        Zones de repli (ouest) des formations sanitaires de campagne: Beauvais - Breteuil - (est): Neufchâteau, Bar-le-Duc, Chaumont.

 

            HoE2 n°4 (Epernay) - rappel de tout le personnel détaché. A 10h 35 reçoit l'ordre de se tenir prêt à être enlevé par camions.

 

            HoE2 n°7 (Compiègne) -  08h 00 - signale le repli des personnels de l'HoE1 n°4 de Liesse et du centre hospitalier de Laon. A 12h 35, il signale le repli du groupement d'ambulances de corps d'armée n°11, des ambulances médicales n°96 et 97, de la section d'hygiène lavage désinfection n°163. Parallèlement, le regroupement à Beauvais de plus de 30 000 "fuyards" est prescrit par le GQG ; le service de la Place de Compiègne doit s’en charger.

EVACUATIONS SANITAIRES

 

                        Voie routière

enlightened[cf. Manoeuvre sanitaire, Ière, VIe et IXe armées]

 

                        Voie ferrée

            Trains sanitaires rouges – Troyes, Dijon et Châlons-sur-Marne pourront fonctionner comme nouveaux centres de réception des trains rouges.

 

                        RC n°2 (Laon) -

            Ordre de repli d'urgence sur la régulatrice de communications n°7 de Creil.

 

            Hôpital complémentaire de régulatrice de communications n°2 - (06h 00) Ordre de départ immédiat. Le gros du détachement part pour Soissons. Reste à Laon, un chirurgien, trois infirmières, une dizaine d'infirmiers. Le médecin-chef (médecin-capitaine Coste) et le gestionnaire (lieutenant Friedmann) se replient sur Soissons en voiture particulière: "Coste part avec moi dans ma petite voiture, bondée. Encore un colis d'instruments chirurgicaux, de pansements : bribes que l'on sauve de cet HC si soigneusement équipé et monté... seize wagons pleins de matériel nous attendaient dès le 27 août 1939 en gare de Laon. Combien d'autres matériels y avons nous reçus et inclus depuis? Le 16 mai 1940 : pas un camion pour permettre de sauver le plus précieux ; et le plus précieux encore, pas une sanitaire pour transporter les blessés (...). Le 16 mai au soir cantonnement à l'hôpital mixte de Soissons."

E[Ravitaillement sanitaire, RC n°2]

          - le train sa nitaire n°101 (médecin-lieutenant Mattern), de Reims (85 couchés et 159 assis) sur Biarritz (18 mai).

            - le train sanitaire n°266 (médecin-lieutenant Breneult), de Cambrai-Marcoing (275 évacués) sur Bagnoles-de-l’Orne (18 mai).

 

                     RC n°3 (Saint-Dizier) - rend compte du bombardement des trains sanitaires n°112, rendu hors d'usage et du n°257?. Bombardement de l'hôpital complémentaire par des bombes incendiaires. Un tiers de la ville est détruit. Evacuation de 90 malades et blessés sur l'HoE2 n°2 (Bar-le-Duc).

            - le train sanitaire n°303, de Sainte-Menehould (249 évacués) sur Biarritz (20 mai).

            - le train sanitaire n°312 (médecin-lieutenant Lacassagne), de Laon (200 évacués) sur Chartres.

            - le train sanitaire n°316 (médecin-lieutenant Cauchy), d’Ancemont (335 évacués) sur Bar-le-Duc, puis de Bar-le-Duc (282 évacués) sur Angers (20 mai).

            - le train sanitaire n°466, de Bar-le-Duc (339 évacués) sur Tarbes (18 mai).

 

                        RC n°4 (Vesoul) -

            - le train sanitaire n°401 (médecin-lieutenant Guyonnet), de 302 évacués, de Sarrebourg sur Sathonay (HoE2 n°3).

 

                        RC n°6 (Vénissieux) -

            - Deux autorails sanitaires jumelés (77 couchés et assis) de Gap sur Valence. Organisation au profit de la 15e région militaire (Marseille), d'une navette quotidienne, par deux autorails sanitaires jumelés de Cannes sur Marseille, à compter du 17 mai.

 

                        RC n°7 (Creil) -

            - Un train sanitaire (275 évacués) de Marcoing (HoE1 n°3) sur la zone de l'Intérieur.

            - deux trains sanitaires (505 évacués), de Saint-Quentin sur une destination inconnue.

           - le train sanitaire n°200, signale à 20h 00 au Cateau : quatre trains sanitaires. A minuit, le 17 mai, quitte Le Cateau pour Valenciennes.

            - le train sanitaire n°206 (médecin-capitaine Emerit), de Valenciennes (206 évacués) sur Dieppe (17 mai).

            - le train sanitaire n°213, de Valenciennes sur une destination inconnue.

            - le train sanitaire n°571, de Compiègne (324 évacués) sur Nogent-le-Rotrou, Rennes et Saint-Brieuc (17 mai).

enlightened [cf. Manoeuvre sanitaire, IIe et Ve armées]

RAVITAILLEMENT SANITAIRE

 

                        RC n°2 (Laon-Chauny) -  (05h 00) reçoit l'ordre de repli d'urgence sur la RC n°7 de Creil. (09h 00) Départ pour Attichies. Une équipe réussit le tour de force de charger des trains sanitaires vides restant en gare de Chauny. - (11h 45) L'aide-major général donne des directives aux HoE2 n°6 (Beauvais) et n°7 (Compiègne) d'envoyer sur Chauny des camions pour enlever le maximum de matériels utilisables par eux. Beauvais expédie un camion et Compiègne, deux. (17h 10) Evacuation partielle du matériel et renvoi du personnel replié sur Chauny pour assurer les opérations de chargement... abandon de l'oxygène.

 

                        Réserve avancée de matériels sanitaires (Laon-Chauny) - assurera dans des conditions difficiles, jusqu'en juin, le ravitaillement avancé des VIe et IXe armées.

 

                       RC n°7 (Creil) - desservira à compter du 17 mai, les Ière et IXe armées ainsi que le détachement d'armée Touchon (VIe armée).

 

                    Dépôt régional de matériels et pharmacie régionale de Mourmelon - Compte-tenu des destructions, ces établissements reçoivent leur ordre de transfert sur Epernay.

 

                     Réserve avancée de médicaments (Vitry-le-François) - La régulatrice de communications n°3 (Saint-Dizier) signale le bombardement et l'incendie d'une partie de Vitry-le-François. La réserve avancée de matériels sanitaires est intacte.

 

                        Centre thérapeutique "Z" de Boursault (8 kms, ouest d’Epernay) - L'aide-major général prescrit le repli du centre Z et demande à son commandant, le médecin-colonel Flandin, de préciser la quantité de matériel à enlever. Ce dernier demande des moyens d'enlèvement pour 175 tonnes de matériel et 100 hommes.

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