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LES AMBULANCES DE LA 40e D.I. A XIVRY-CIRCOURT (22 AOUT 1914) – 1ère Partie

5 Avril 2017 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hommes

LES AMBULANCES DE LA 40e D.I. A XIVRY-CIRCOURT (22 AOUT 1914) – 1ère Partie

d'après le témoignage du docteur Jean Louis Langlet, le fils du "héros rémois".

Je vais me servir pour rédiger ce premier article sur le soutien sanitaire des combats de Xivry-Circourt du 22 août 1914, du témoignage inédit du docteur Jean louis Langlet (1883-1973), le fils du docteur Jean-Baptiste Nicaise Langlet (1841-1927), le « héros rémois », connu pour être resté à Reims, à la tête de son conseil municipal, durant les combats de la Grande Guerre.

Le docteur Jean-Louis Langlet était un médecin réserviste, docteur en médecine de la faculté de Paris (1911), chirurgien des hôpitaux de Reims (1913) qui rejoignit le 6e corps d’armée en qualité de médecin aide-major de 2e classe (sous-lieutenant) pour servir en qualité de chirurgien de carrière à l’ambulance n°5 du 6e corps (amb. n°5/6) dont le médecin chef était le médecin major de 2e classe (capitaine) Paul Corbel (1882-1961).

La 40e division d’infanterie (général Hache) ainsi que les 12e et 42e DI appartenaient au 6e corps d’armée (général Sarrail) qui relevait lui-même de la IIIe armée (général Ruffey). Le service de santé de la 40e DI confié au médecin principal (act.) Baptiste Pailloz (1858-1953) relevait quant à lui de la direction du service de santé du 6e CA (médecin inspecteur Georges Salle).

Formations sanitaires de la 40e DI :

Groupe de brancardiers divisionnaires n°40 (GBD n°40) – médecin major de 2e classe Ferrand (1ère section), médecin aide-major de 1ère classe Legler (2e section).

Ambulance n° 2/6 – médecin major de 1ère classe Dettling.

Ambulance n° 5/6 – médecin major de 2e classe (act.) Corbel.

Unités de la 40e DI (services sanitaires régimentaires) - 79e brigade d’infanterie : 154e RI, 155e RI, 26e bataillon de chasseurs à pied (BCP) ; 80e brigade d’infanterie : 150e RI, 161e RI, 25e BCP, 29e BCP – 3 gr. de 75 (40e régiment d’art. de campagne), compagnie de génie 6/12 (9e régiment du Génie), Groupe d’exploitation de l’Intendance (GE n° 40).

Ordre d’opérations :

Bataille des Ardennes - La 40e DI se porta le 22 août, en flanc-garde du 5e CA, dans la région de Fillières-Mercy-le-Haut, prête à contre-attaquer l’ennemi débouchant de Fentsch. Le 22, le Kronprinz lançait dans son secteur trois divisions du XVI Armee Korp (AK). La 40e DI était fortement engagée.

Le fil conducteur des évènements du 22 août 1914 à Xivry-Circourt du point de vue du service de santé est assuré par le témoignage du docteur Langlet. Des compléments et des précisions seront apportés par les rapports des docteurs Corbel et Kahn (de l’amb. n° 2/6).

L’ambulance 5/6 à Xivry-Circourt

« I - Sur le front - [22 août 1914] L'ambulance 5 du 6e corps d'armée dont je faisais partie comme médecin aide-major avait quitté Amermont [Meurthe-et-Moselle] de très bonne heure en même temps que l'ambulance 2, avec laquelle elle marchait de conserve ; elle était arrivée vers 11 heures du matin à Xivry-Circourt, que les Allemands avaient évacué peu de temps auparavant. La bataille se déroulait déjà depuis plusieurs heures (…)

Cependant vers une heure de l'après-midi, l'ambulance 2 recevait l'ordre de s'installer : des blessés commençaient à arriver, amenés par le groupe de brancardiers divisionnaires. Des lits de paille furent provisoirement aménagés par les soins du personnel de l'ambulance 2. Comme le nombre de blessés devenait de plus en plus important, nous nous sommes mis à l'ouvrage à côté de nos camarades (…). Les voitures arrivaient régulièrement, le ramassage des blessés se faisait sans grandes difficultés malgré la canonnade. Les brouettes brancards rendirent de signalés services. Aussitôt après leur arrivée, les blessés étaient pansés, couchés s'il le fallait.

Tout marchait pour le mieux malgré le bruit du canon et des obus que l'on devinait de plus en plus proches. Une division de cavalerie [7e Division de cavalerie (DC) française] que nous avions vu passer quelques instants auparavant repassait [p. 2] la côte qui domine le village de Xivry et s'éloigna, sans nous donner la moindre indication. Des chasseurs à pied [25e et 29e BCP], engagés depuis le matin dans la bataille, dispersés par le feu d'une artillerie puissante, arrivèrent au village un peu découragés, quelques-uns pour se faire panser, puis ils retournèrent au feu. Les avions ennemis survolaient toute la région.

Vers 4 heures de l'après-midi, nous pouvions entendre la canonnade de trois côtés du village. Un paysan nous dit :

  • "Vous êtes tournés ; je viens de monter dans le clocher de l'église. Si vous voulez leur échapper, il n'est que temps. Peut-être pourrez-vous gagner Spincourt".

Je regarde alors notre médecin chef, le médecin major de 2e classe Corbel. Il n'a pas d'ordre et vient d'envoyer au médecin principal divisionnaire un agent de liaison. Nous continuons à travailler comme si rien ne se passait. Après tout, il y a des blessés ; il est impossible de bouger. L'ambulance 2 fonctionne, il est vrai, mais pour le moment il y a de l'ouvrage. Nous donnons le conseil à ceux qui peuvent marcher de partir par la seule route qui reste libre. Seuls des marcheurs isolés peuvent tenter d'échapper aux balles : un convoi serait repéré trop facilement. Les obus commencent à tomber autour de nous, dans les jardins du village et particulièrement dans celui de la maison du notaire, à quelques mètres de celle que nous occupions. Les habitants de Xivry, affolés, tentent de fuir par la route de Spincourt ; leurs voitures obstruent l'entrée du village, il leur est impossible de déboucher, la route est coupée par l'artillerie et les mitrailleuses ennemies qui ne cessent de la battre. Quelques-uns de nos infirmiers désirant sans doute échapper à une capture possible, prennent la même route. Nous avons retrouvé plus tard leurs cadavres. Quelques collègues, les médecins auxiliaires Wurtz et Turquety, qui avaient jusque-là parcouru inlassablement le champ de bataille, et qui n'avaient reculé qu'avec les éléments de leur régiment, se joignent à nous pour panser les blessés toujours plus nombreux.

[p. 3] Il est environ six heures du soir ; les obus éclatent au-dessus des toits. Alors arrive, je ne sais comment, le cycliste du médecin divisionnaire. Il apporte l'ordre de partir. Comment faire maintenant ? L'ambulance 2, qui a rapidement remballé son matériel, charge tous les blessés qu'elle peut emmener sur ses voitures, et le départ commence. Un sous-officier de chasseurs à cheval a paraît-il, assuré que la traverse qui passe au pied de l'église est encore libre, quoique quelques projectiles y soient déjà tombés. Il est environ sept heures moins un quart. Dans nos voitures, nous chargeons encore des blessés qui s'y entassent sans se plaindre : il vaut mieux mourir en route que d'être fait prisonnier. Un de nous, le plus jeune, demeura s'il le faut avec ce qui restera de blessés si nous ne pouvons charger tout notre monde. Il faut surtout faire vite.

Tout d'un coup, au moment où mes camarades me pressaient de partir avec eux, au moment aussi où j'aidais un lieutenant au bras cassé à grimper dans une de nos voitures, je me retourne pour voir si quelque blessé ne demeure pas près de moi. L'obscurité est venue, presque complète. Tout d'un coup la fusillade éclate en même temps à l'entrée du village (route de Spincourt) et dans les jardins tout autour. Nous sommes cernés. Les balles sifflent près de moi ; une d'elles traverse mon pantalon près du genou. Je monte les marches d'un perron, instinctivement, pour chercher un abri dans le couloir voisin. Mais je me souviens que dans la maison sise en haut du village il y a sans doute encore des blessés, et que ceux-ci sont exposés aux violences possibles de l'ennemi. Au milieu de la fusillade, on entend déjà les coups de crosse dans les portes et les volets des maisons. Dans la nuit noire, je redescends le perron, juste pour reconnaître le médecin major Corbel mon médecin-chef, qui avait eu la même pensée que moi : "Nos voitures ont dû être mitraillées ; allons vers [p. 4] nos blessés." La fusillade continue, un peu moins nourrie cependant. Nous remontons la rue principale du village sous la pétarade. Des soldats allemands sont installés sur la place devant la maison que nous voulons atteindre. Ils tirent, tranquillement, sur les voitures renversées au bas de la rue, d'autant plus tranquillement que personne ne leur répond : il n'y a là que des blessés, des infirmiers et des médecins. "Arzte !" crie le médecin-major Corbel ; et nous montrons nos brassards. Alors un officier allemand fit cesser le feu et nous ordonne de lever les bras en l'air. On fouille nos poches et on nous demande nos armes. Comme je n'en ai pas sur moi, ils me prennent mes ciseaux et une sonde cannelée que j'avais encore à la main. Je me suis toujours demandé comment nous avions pu parvenir jusque-là.

Subitement une grande flamme surgit d'une maison à notre gauche. C'est l'incendie qui commence. C'est sinistre.

  • "Vous avez tiré sur nous" dit l'officier (qui appartenait à un régiment de Metz).

Le médecin-major Corbel, qui parle allemand, nie avec énergie. Je fais remarquer à l'officier que j'avais moi-même pris la précaution de faire réunir toutes les armes sur le perron d'une des maisons servant d'ambulance et qu'il peut les y retrouver. Je lui affirme qu'il n'y en a pas une dans les maisons. Les armes ont été préalablement déchargées.

  • "On a tiré par les fenêtres !" dit l'officier "Vous n'êtes pas des médecins ; vous êtes des espions. Vous serez fusillés."

Pendant ce temps, des scènes analogues se passent dans les maisons où se trouvent quelques-uns de nos collègues qui, croyant comme nous être restés seuls, n'ont pas voulu abandonner les blessés. On me mène dans une grange où je retrouve les médecins aide-major Martz et Chopinet, qui se sont réfugiés là avec quelques infirmiers et blessés.

Pendant quelques minutes nous restons là, nous demandant ce que nous allons devenir, si l'on va nous fusiller ou si nous allons griller avec la maison que le feu peut atteindre facilement d'un moment à l'autre.

[p. 5] Enfin - je ne sais à quelle heure - on vient nous chercher et on nous reconduit dans la maison où ont été réunis les blessés. Machinalement je me suis remis à panser ceux-ci, pendant toute la nuit. La pensée d'avoir perdu la liberté, le souvenir d'avoir vu périr tant de pauvres blessés, mitraillés dans les voitures, m'écrasaient. Tous ces évènements, la bataille autour du village, l'encerclement, le bombardement, la fusillade dans les rues, l'incendie, la tuerie des blessés, s'étaient passés avec une telle rapidité que nous ne comprenions plus. Nous ne songions qu'à soulager nos malheureux soldats. Nous pensions aussi à nos camarades que nous ne retrouvions pas, et qui avait dû périr. (Nous ignorions qu'ils avaient heureusement pu s'échapper. De quelle façon ? Je ne l'ai jamais su. Ils ont dû ramper pour éviter la fusillade, car toutes les voitures où se trouvaient les blessés ont été retrouvées criblées de balles, renversées dans les fossés, et pillées par les soldats allemands).

Le lendemain de ce jour, dont le souvenir est resté pour moi plein d'horreur et où les allemands ont si bien montré qu'ils avaient reçu l'ordre de se montrer impitoyables, nous avons pu voir fusiller deux enfants, appartenant je crois à la famille du maire de Xivry-Circourt**. Qu'avaient-ils fait ? Rien. Ils étaient jeunes. Cela suffisait "pour qu'on fit un exemple".

Le surlendemain, une ambulance allemande est arrivée*, dont les médecins, pleins de superbe, ont visité nos blessés, sans d'ailleurs y toucher. Ils se sont montrés prévenants pour nous, occupés surtout de faire un geste noble et théâtral. Le docteur Corbel était pris tout le jour par les allemands pour faire des rapports dans fin pour visiter le champ de bataille et ramasser les restes épars de notre matériel pillé par la soldatesque barbare, je pris, comme chirurgien professionnel, la direction des opérations, et je ne quittai plus le tablier. Aidé par nos [p. 6] camarades très dévoués. Je n'ai plus cessé d'opérer pendant les sept jours où il nous fut permis - sous la surveillance allemande - de soigner nos blessés. Ceux-ci nous arrivaient toujours plus nombreux avec des mutilations horribles. J'aurais voulu, j'aurais rêvé faire de la chirurgie véritable. J'ai dû faire de la bonne chirurgie de guerre tout simplement. Notre matériel avait disparu presque complètement ; il me fallut mendier près des médecins allemands l'indispensable : scies, bistouris, etc. Je n'avais même pas de bande d'Esmarch. J'ai fait peu d'amputations, d'ailleurs. J'étais conduit par le désir de conserver, le plus possible. Et j'ai bien fait. Les amputations que j'ai faites étaient indispensables (gangrène ou arrachements de membres, de vastes blessures irréparables). J'ai dû tout improviser. Dans une cuisine propre, que j'ai fait désinfecter de mon mieux, j'avais installé la salle d'opérations. J'ai retrouvé la table de notre ambulance, en même temps que celle de l'ambulance 2. Elles nous furent fort utiles. Un étudiant en médecine, nommé Laloux, fut pour moi l'aide de salle, chargé de la stérilisation, le plus précieux et le plus actif. Nous avions installé notre stérilisation le mieux que nous le pouvions, et je crois que nous avons opéré avec une sécurité relativement parfaite. Des personnes dévouées du village nous avaient donné du linge en assez grande quantité. Heureusement une voiture chargée de paniers de pansements avait été retrouvée par le Dr Corbel. Elle nous fut d'un grand secours. Les médecins allemands admirèrent nos paquets de pansements, éminemment pratiques. Nous étions d'ailleurs, en dépit de la simplicité de notre matériel, presque aussi bien organisés qu'eux. Et surtout nous savons appliquer nos pansements et désinfecter les plaies avec plus de jugement. J'ai vu des médecins de l'ambulance allemande (qui savaient que nous employions l'iode comme antiseptique). Tremper un gros tampon de gaze dans la teinture [p. 7] d'iode, le placer dans une plaie, l'y laisser consciencieusement et terminer le pansement par-dessus, sans se soucier des brûlures graves dont ils étaient la cause. Heureusement ils agissaient ainsi sur leurs propres soldats seulement. Au début de la guerre le médecin allemand, le praticien envoyé au front, ne savait pas ce que c'est que la chirurgie. J'ai connu, mais beaucoup plus tard, à Munich, quelques bons chirurgiens allemands : aucun d'eux n'a cependant le brio de nos opérateurs français. Avec les premiers, j'ai dû me disputer énergiquement, en refusant d'amputer certains blessés qui, je l'espère, se seront bien trouvés d'avoir conservé leur membre blessé.

C'est ainsi que je passai sept jours, opérant jour et nuit avec mes camarades. Nous étions harassés de fatigue ; nous n'avions pas mangé. Les allemands nous avaient donné une soupe, du café, du beurre - de temps à autre - ; un peu de pain noir très indigeste, mais aucun aliment qui pût nous aider à supporter nos fatigues. La veille de notre départ seulement, nous avons pu faire un repas convenable grâce à des françaises dévouées chez qui nous avions installé nos officiers blessés. Deux familles de Xivry-Circourt, au risque de s'exposer à des "représailles" nous ont aidé avec courage : les familles Rodrigue et Legendre, de Xivry. D'autres personnes également ont fait preuve de dévouement. J'ai oublié leur nom.

Il faut admirer l'activité dépensée par le Dr Corbel, médecin chef de notre ambulance 5, qui servit de tampon entre les blessés français et les allemands, et put assurer aux premiers et aux habitants du village un peu de nourriture. Sans lui, je ne sais comment les blessés auraient survécu jusqu'à leur évacuation. Je dois avouer cependant que l'organisation des allemands était convenable. Ils s'étaient mis à l'aise d'ailleurs ; vidant les maisons de leurs meubles, éparpillant dans les jardins, les dossiers du notaire et des objets d'art, pour faire [p. 8] de la place, sans se soucier de trouver le moindre abri à tout ce mobilier. Nous leur sommes surtout reconnaissants de nous avoir permis de soigner nous-mêmes la grande majorité de nos blessés. Il est vrai qu'ils avaient tant à faire près des leurs, beaucoup plus nombreux que les nôtres, qu'ils désiraient peu s'occuper de ces derniers. Le médecin-chef de l'ambulance allemande me disait le 24 août 1914 :

  • "Monsieur, cette guerre doit cesser. Nous avons déjà plus de morts et de blessés que pendant toute la guerre de 1870. C'est horrible."

Mais cette horreur trouble si peu leurs princes, et leur orgueil est tellement grand !

Les évacuations de nos blessés se firent normalement. Des camions automobiles, aménagés à la hâte, vinrent chercher les plus atteints. Je ne sais ce qu'ils devinrent par la suite. Le colonel [Brosset-Heckel] du 151e [lire : 161e RI] d'infanterie fut même évacué dans une voiture automobile mise à sa disposition par le général Von Haeseler [feldmarschall Graf Gottlieb Von Haeseler]. Ce dernier, vieille poupée haineuse et simiesque, habitait une maison voisine de l'ambulance allemande. Si bien qu'il couchait sous la protection du drapeau de la Croix-Rouge de Genève. Il y a de ces curieux hasards.(…)

Le 29 août nous quittâmes Xivry-Circuit, avec une lettre du général arzt du 16e corps d'armée qui devait nous servir de sauf-conduit vers la Suisse. Nous traversâmes les villages consumés qui comme Landres ne sont plus que des tas de pierres : Audun-le-Roman, ville florissante, n'existe plus. Tout a été brûlé, méthodiquement. A Thionville, nous retrouvâmes d'autres médecins : nous étions douze. Médecin major Corbel, médecin aide-major Chopinet, Martz, Langlet, Legler, Kahn, Massonnaud ; pharmacien aide-major Ronvel ; médecins auxiliaires Wurtz, Turquety, Blin, Gallot-Lavallée. Nous avons eu là un délire d'espoir : nous allions enfin rentrer en France !

On nous avait indignement trompés.

Par Kaiserlautern, Worms, Mannheim, Spire, Gemersheim, tout pavoisés et hurlant la victoire, où les populations nous montraient le poing et nous crachaient au visage, par Goettingen et Ulm on nous amena jusqu'à Ingolstadt sur le Danube. (…)" Le docteur Langlet arrive à Ingolstadt le 31 août 1914.

A SUIVRELES AMBULANCES DE LA 40e D.I. A XIVRY-CIRCOURT (22 AOUT 1914) – 2e partie.

Nous retrouverons dans un prochain billet le docteur Langlet, en captivité au « Reservelazarett B » (Kriegsschulle) de Munich (Bavière).

Notes :

(*) Il s’agit du feldlazarett n°15 du 16e armeekorps de Metz.

(**) Famille du maire, M. Paquin [Pasquin].

Sources :

Archives nationales, Base Léonore, dossier 19800035/1190/37675 [en ligne].

Arch. musée du service de santé des armées, cart. 637, dos. 13 (Langlet).

SHD Terre, Vincennes, 26N 123/12, JMO, DSS 6e CA, 23 août 1914 [en ligne].

Alfred Mignon, Le service de santé pendant la guerre 1914-1918, Masson, Paris, 1926, t. 1, p. 81-85.

 

LES AMBULANCES DE LA 40e D.I. A XIVRY-CIRCOURT (22 AOUT 1914) – 1ère Partie

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