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LES JMO DES AMBULANCES 1914-1918 AU VAL-DE-GRACE (GROUPES 100 à 105)

8 Mai 2016 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

LES JMO DES AMBULANCES 1914-1918 AU VAL-DE-GRACE (GROUPES 100 à 105)

LES JMO DES AMBULANCES 1914-1918 AU VAL-DE-GRACE (GROUPES 100 à 105)

Voir : les références des JMO des hôpitaux et ambulances au Val-de-Grâce

Communication des Journaux des marches et opérations (JMO) des ambulances :

Les JMO des ambulances sont détenus par le Musée du service de santé des armées au Val-de-Grâce à Paris, 1 place Alphonse Laveran, F-75230 Paris-cedex 05 - Ces JMO ne sont pas numérisés. On peut les consulter sur place à Paris, sur rendez-vous au 01.40.51.44.62. Le musée se situe dans une enceinte militaire avec des mesures de sécurité particulières et régulièrement mises à jour. S’informer avant tout déplacement.

Les JMO des services de santé divisionnaires et des groupes de brancardiers (divisionnaires et de corps d’armée) peuvent être consultés en ligne sur le site MémoiredesHommes.

Classification des ambulances de la Guerre 1914-1918 :

« Les ambulances furent affectées à leur mise sur pied, à raison théoriquement d’une par division de cavalerie ; deux, par division d’infanterie ; seize, par corps d’armée… On identifiait ces ambulances par une fraction dont le numérateur représentait un numéro d’ordre, et le dénominateur, le n° de la grande unité de rattachement. Exemple : 1/137, ambulance n°1 de la 137e DI ; 6/5, ambulance n°6 du 5e CA.

Toutefois cette belle architecture ne prévalait que pour le jour de la mobilisation, de la mise sur pied et pour les quelques jours et semaines qui suivirent. Rapidement, lors de la « bataille des frontières » et d’une manière générale lors des mouvements de la « Course à la mer », le rattachement mécanique aux grandes unités (GU) fut bouleversé. Aussi est-il illusoire – comme on peut le lire encore trop souvent – de vouloir rattacher une ambulance quelconque – à de rares exceptions – à l’épopée d’une grande unité durant toute la Grande Guerre. L’histoire de chaque ambulance doit être singularisée et c’est ce qui fait toute la difficulté du suivi de leurs pérégrinations sur les théâtres de guerre. Ce rattachement évolua rapidement. Il suffit de consulter quelques journaux de marches et opérations (JMO) pour s’en convaincre. Dans un premier temps l’on individualisa l’ambulance en tant que formation sanitaire sans jamais la rattacher à un CA organique qui pouvait se situer à des centaines de kilomètres de l’ambulance déployée au sein d’un nouveau CA. L’on choisit alors de l’identifier par l’appellation générique de « groupe » en lieu et place de CA. Exemple : 10/12, ambulance n°10 du 12e groupe [initialement, en août 1914, 12e CA] » (extrait de : Olier F, Quénec’hdu JL, Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, III, 20-21).

Notes succinctes sur les ambulances affectées aux divisions d’infanterie de réserve des groupes 100 à 105 à la mobilisation (1914).

100e division d’infanterie territoriale (100e DIT) – fonctionne de manière isolée, de février 1915 à janvier 1917 (dissolution). En l’état de la documentation, ne paraît pas avoir disposé d’une ambulance organique, en dépit de ce qui est mentionné dans les volumes des Armées Françaises dans la Grande Guerre (AFGG).

101e division d’infanterie territoriale (101e DIT) – fonctionne de manière isolée, de juin 1915 à novembre 1916 (dissolution). En l’état de la documentation, ne paraît pas avoir disposé d’une ambulance organique en dépit de ce qui est mentionné dans les volumes des Armées Françaises dans la Grande Guerre (AFGG). En janvier 1916, mention du soutien sanitaire de la 101e DIT par l’amb. n° 7/8.

102e division d’infanterie territoriale (102e DIT) – fonctionne de manière isolée, de mai 1915 à mai 1916 (dissolution). En l’état de la documentation, ne paraît pas avoir disposé d’une ambulance organique, en dépit de ce qui est mentionné dans les volumes des Armées Françaises dans la Grande Guerre (AFGG).

103e division d’infanterie territoriale (103e DIT) - fonctionne de manière isolée, d’août 1915 à mai 1916 (dissolution). En l’état de la documentation, ne paraît pas avoir disposé d’une ambulance organique, en dépit de ce qui est mentionné dans les volumes des Armées Françaises dans la Grande Guerre (AFGG). Le 5 octobre 1915 commence à percevoir des dotations « santé » déficitaires puis le 26 novembre 1915 un groupe de brancardiers divisionnaires (n° 103) constitué à Limoges rejoint le 8 mars 1916 la 46e DI à la dissolution de la 103e DIT.

104e division d’infanterie territoriale (104e DIT) - fonctionne de manière isolée, d’août 1915 à novembre 1916 (dissolution). En l’état de la documentation, ne paraît pas avoir disposé d’une ambulance organique, en dépit de ce qui est mentionné dans les volumes des Armées Françaises dans la Grande Guerre (AFGG). La 104e DIT est dotée le 1er décembre 1915 d’un groupe de brancardiers divisionnaires (n° 104) constitué à Limoges.

105e division d’infanterie territoriale (105e DIT) – A l’origine fonctionne comme « groupement sud » de la défense de la place forte de Belfort (14 octobre 1914-9 août 1915), devenu 105e DIT (9 août 1915-3 mars 1916).

Ambulance n° [1/105] – 1 vol. (1er janvier 1917-31 décembre 1917) ; 1 vol. (1er janvier 1918-31 décembre 1918) ; 1 vol. (1er janvier 1919-1er mars 1919).

Ambulance n° 2/105 – 1 vol. (15 octobre 1914-21 décembre 1915) ; 1 vol. (22 décembre 1915-31 décembre 1916) ; 1 vol. (26 mai 1917-31 décembre 1918).

Note : A Belfort mentionnées comme ambulances n° 1/B et n° 2/B. Au 1er janvier 1916, trois ambulances sont affectées à la 105e DIT : les ambulances n° 1/105, n° 2/105 et n° 5/63 ; en mars 1916 : les ambulances n° 215, n° 223 et n° 224. A la dissolution de la 105e DIT (mars 1916) ses formations sanitaires du moment passent à la 133e DI.

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