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LES JMO DES AMBULANCES 1914-1918 AU VAL-DE-GRACE (GROUPES 80 à 89)

13 Avril 2016 , Rédigé par François OLIER Publié dans #recherche archives documentation

LES JMO DES AMBULANCES 1914-1918 AU VAL-DE-GRACE (GROUPES 80 à 89)

LES JMO DES AMBULANCES 1914-1918 AU VAL-DE-GRACE (GROUPES 80 à 89)

Voir : les références des JMO des hôpitaux et ambulances au Val-de-Grâce

Communication des Journaux des marches et opérations (JMO) des ambulances :

Les JMO des ambulances sont détenus par le Musée du service de santé des armées au Val-de-Grâce à Paris, 1 place Alphonse Laveran, F-75230 Paris-cedex 05 - Ces JMO ne sont pas numérisés. On peut les consulter sur place à Paris, sur rendez-vous au 01.40.51.44.62. Le musée se situe dans une enceinte militaire avec des mesures de sécurité particulières et régulièrement mises à jour. S’informer avant tout déplacement.

Les JMO des services de santé divisionnaires et des groupes de brancardiers (divisionnaires et de corps d’armée) peuvent être consultés en ligne sur le site MémoiredesHommes.

Classification des ambulances de la Guerre 1914-1918 :

« Les ambulances furent affectées à leur mise sur pied, à raison théoriquement d’une par division de cavalerie ; deux, par division d’infanterie ; seize, par corps d’armée… On identifiait ces ambulances par une fraction dont le numérateur représentait un numéro d’ordre, et le dénominateur, le n° de la grande unité de rattachement. Exemple : 1/137, ambulance n°1 de la 137e DI ; 6/5, ambulance n°6 du 5e CA.

Toutefois cette belle architecture ne prévalait que pour le jour de la mobilisation, de la mise sur pied et pour les quelques jours et semaines qui suivirent. Rapidement, lors de la « bataille des frontières » et d’une manière générale lors des mouvements de la « Course à la mer », le rattachement mécanique aux grandes unités (GU) fut bouleversé. Aussi est-il illusoire – comme on peut le lire encore trop souvent – de vouloir rattacher une ambulance quelconque – à de rares exceptions – à l’épopée d’une grande unité durant toute la Grande Guerre. L’histoire de chaque ambulance doit être singularisée et c’est ce qui fait toute la difficulté du suivi de leurs pérégrinations sur les théâtres de guerre. Ce rattachement évolua rapidement. Il suffit de consulter quelques journaux de marches et opérations (JMO) pour s’en convaincre. Dans un premier temps l’on individualisa l’ambulance en tant que formation sanitaire sans jamais la rattacher à un CA organique qui pouvait se situer à des centaines de kilomètres de l’ambulance déployée au sein d’un nouveau CA. L’on choisit alors de l’identifier par l’appellation générique de « groupe » en lieu et place de CA. Exemple : 10/12, ambulance n°10 du 12e groupe [initialement, en août 1914, 12e CA] » (extrait de : Olier F, Quénec’hdu JL, Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918, III, 20-21).

Notes succinctes sur les ambulances affectées aux divisions de réserve des "groupes 80 à 89" à leur constitution à la mobilisation (1914).

80e division d’infanterie – sans objet, non constituée.

81e division d’infanterie territoriale (81e DIT) – mise sur pied pour fonctionner isolément puis appartient au groupe de divisions territoriales (2/08/14-8/04/17) ; devient 87e DI active (8/04/17-10/01/18), puis 1ère DC-P [division de cavalerie à pied](10/01/18-10/02/19).

Ambulance n° 1/81 – 1 vol. (10/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (01/01/17-16/02/19).

Note : Pour trouver des informations sur le service de santé divisionnaire de la 81e DIT suivre dans Mémoire des Hommes, le lien vers le JMO du service de santé de la 1ère DC-P (02/08/14-10/01/18), SHD-Terre 26N 494-4.

82e division d’infanterie territoriale (82e DIT) – mise sur pied pour fonctionner isolément puis appartient au groupe de divisions territoriales (9/08/14-01/07/15). Les formations sanitaires organiques seront ensuite réparties entre de nouvelles grandes unités et/ou éléments organiques d’étapes ou d’armée.

Ambulance n° 1/82 – 1 vol. (10/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (01/01/17-17/01/19).

Ambulance n° 2/82 – 1 vol. (10/11/14-17/02/19).

Ambulance n° 3/82 – 1 vol. (10/11/14-01/12/18) ; 1 vol. copie (10/11/14-31/12/16).

Note : Pour trouver des informations sur le service de santé divisionnaire de la 82e DIT suivre dans Mémoire des Hommes, le lien vers le JMO du service de santé de la 16e DIC (09/08/14-01/07/15), SHD-Terre 26N 477-8.

83e division d’infanterie territoriale (83e DIT) – mise sur pied pour fonctionner comme « division territoriale de place » (août 1914-novembre 1918).

Ambulance n° 1/83 – Manque au Val-de-Grâce, à Paris.

Note : Au 30 septembre 1914, constitution d’un « groupe mixte d’ambulance et d’un corps de brancardiers divisionnaires, cantonné au 10 quai de la Rapée à Paris) ; d’une « ambulance » attachée à la 166e brigade. Le 25 février 1915 ces éléments seront fusionnés et deviendront : ambulance divisionnaire et groupe de brancardiers divisionnaires. Pour retrouver des traces du service de santé à Paris (1914-1918), le chercheur consultera le JMO du service de santé de la 83e division dans Mémoire des hommes, SHD Terre 26N 409/12 (02/08/14-22/10/15) et par le JMO de la 166e brigade dans Mémoire des hommes, SHD Terre 26N538/3 à 538/8 (journal de siège, camp retranché de Paris, 1914-1918), etc. Voir ci-après sur le camp retranché de Paris : 85e, 86e et 89e DIT.

84e division d’infanterie territoriale (84e DIT) – mise sur pied pour fonctionner isolément puis appartient au groupe de divisions territoriales (2/08/14-08/07/15).

Ambulance n° 1/84 – 1 vol. (14/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (01/01/17-19/11/17).

Note : Pour trouver des informations sur le service de santé de la 84e DIT, suivre dans Mémoire des Hommes, le lien vers le JMO du service de santé de la 130e  DI (02/08/14-07/07/15), SHD-Terre 26N 435-14.

85e division d’infanterie territoriale (85e DIT) – mise sur pied à la Mobilisation pour fonctionner dans le camp retranché de Paris puis, à compter de décembre 1914, fonctionne isolément comme grande unité.

Ambulance n° 1/85 – 1 vol. (01/01/17-31/12/18) ; 1 vol. (01/01/18-28/02/19).

Ambulance n° 2/85 – 1 vol. (14/01/15-01/03/19).

Note : Les JMO conservés au Val-de-Grâce ne traitent que de la période où la 85e DIT a fonctionné comme formation sanitaire de campagne de GU (ap. janvier 1915). Pour la période du camp retranché de Paris, cf. notes supra 83e DIT. Au 15 janvier 1915, la GU dispose de 3 ambulances : amb. 1/85, 2/85 et 5/53 (cette dernière a rejoint le 5 janvier 1915).

86e division d’infanterie territoriale (86e DIT) – mise sur pied à la Mobilisation pour fonctionner dans le camp retranché de Paris puis, à compter de décembre 1914, fonctionne isolément comme grande unité.

Ambulance n° 1/86 – Manque au Val-de-Grâce, à Paris.

Note : Au 4 septembre 1914 l’on signale dans le camp retranché de Paris : une ambulance de la 166e brigade d’infanterie territoriale (cf. 83e DIT) et une ambulance n° 1/86. Pour trouver des informations sur le service de santé de la 86e DIT, suivre dans Mémoire des Hommes, le lien vers le JMO du service de santé divisionnaire de la 120e  DI (02/09/14-14/06/15), SHD-Terre 26N 420-10.

87e division d’infanterie territoriale (87e DIT) – mise sur pied pour fonctionner isolément (août 1914 à avril 1917).

Ambulance n° 1/87 – 1 vol. (6/08/14-31/12/16) ; 1 vol. (01/01/17-31/12/17) ; 1 vol. (01/01/18-31/12/18) ; 1 vol. (01/01/19-10/03/19).

88e division d’infanterie territoriale (88e DIT) – mise sur pied pour fonctionner isolément puis affecté, dès août 1914, au Groupe des divisions territoriales.

Ambulance n° 1/88 – Manque au Val-de-Grâce, à Paris.

89e division d’infanterie territoriale (89e DIT) – mise sur pied à la Mobilisation pour fonctionner au profit du camp retranché de Paris, puis en octobre 1914 fonctionne dans le cadre du groupe de divisions territoriales.

Ambulance n° 1/89 – 1 vol. (01/01/15-01/01/19).

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