Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com

SIERRE 1916, EDMOND-BILLE ET L'HISTOIRE

27 Janvier 2016 , Rédigé par François OLIER Publié dans #varia

SIERRE 1916, EDMOND-BILLE ET L'HISTOIRE

Exposition-Centenaire à Sierre, Suisse (1916-2016)

A la marge de la connaissance du monde "interné" en Suisse (1914-1918) une belle exposition à dominante "artistique" est organisée à Sierre par l'association Edmond-Bille, du 6 février au 6 mars 2016, dans les caves de la Maison de Courten, 30 rue du Bourg. Ouvert du mercredi au dimanche, de 14 à 18 heures.

DOSSIER DE PRESSE :

« Une exposition pas comme les autres Sierre 1916 : Edmond Bille et l’histoire est une manifestation qui sort des chemins battus et veut évoquer autant une page méconnue de l’histoire de Sierre que l’implication d’un artiste - peintre dans ces mêmes événements tragiques, en lien avec la Première Guerre mondiale.

Cette commémoration s’ouvre sur une série d’agrandissements de documents (photos et cartes postales d’époque) qui donnent à voir l’arrivée et le séjour des soldats français et belges blessés sur les champs de bataille du Nord de la France et accueillis dans les sanatoriums de Montana dans l’espoir d’une guérison. Pour nombre d’entre eux, leur existence s’arrêtera en Valais ; en témoignent, aujourd’hui encore, deux secteurs du cimetière de la Ville du Soleil.

Un prix Nobel à Sierre

Les hasards de l’histoire et les trajectoires de certains de ses protagonistes les ont conduit, dès 1916, à Sierre. Ainsi, Romain Rolland le fameux écrivain français et l’ardent défenseur de la paix fut-il l’hôte à plusieurs reprises d’Edmond Bille, artiste neuchâtelois, devenu Sierrois. Romain Rolland, prix Nobel de littérature en 1915, épris de musique, interpréta même du Beethoven dans le château néo-Renaissance du peintre. De même, le jeune Pierre Jean Jouve fait partie du cercle (avec également René Arcos) des invités d’Edmond Bille.

Un engagement citoyen

Tous ces intellectuels, auxquels vont se joindre quelques artistes rassemblés autour d’Edmond Bille vont participer à une aventure éditoriale courageuse, en pleine guerre mondiale : l’édition d’un bimensuel critique L’Arbalète. Textes et (surtout) dessins commentent d’une manière libre, souvent à la limite de ce que la censure tolère, la tragique actualité de ce temps et ses implications dans le quotidien des Suisses.

Le bilan : une Danse macabre

A la fin du conflit, Edmond Bille crée une suite d’images dans la veine des évocations moyenâgeuses des danses macabres, tout en actualisant les diverses rencontres avec la Mort, représentée par un squelette actif dans tous les domaines de l’existence humaine. Ces vingt compositions présentées ici pour la première fois dans leur intégralité, sont d’une force graphique et d’une inventivité sans égales et constituent une sorte de testament visuel de la Première Guerre mondiale.

La fascination de l’Histoire

L’exposition se termine par une sorte de flash back. Sont présentés : le travail de diplôme du jeune Bille à l’école des beaux-arts de Genève (L’arrestation d’un traître durant la guerre franco-allemande de 1870), ainsi que deux affiches, l’une avec un lansquenet pour le tir fédéral de 1898 et l’autre avec un chevalier en armures pour une exposition de peinture à Neuchâtel en 1901. Complètent cette illustration de l’intérêt du peintre pour l’histoire, trois esquisses réalisées au Musée de l’Armée à Paris, où Bille perfectionne son art et enrichit son répertoire".

Le commissaire en est l’historien de l’art Bernard Wyder.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Sly 01/07/2017 18:20

Les "soldats français et belges blessés sur les champs de bataille du Nord de la France et accueillis dans les sanatoriums de Montana dans l’espoir d’une guérison" sont des internés de guerre. Le Grand Hôtel Bellevue de Sierre, où Romain Rolland séjourna en 1916-1917, fut en partie transformé en centre de soins pour prisonniers de guerre victimes des gazes ou atteints de "neurasthénie". L'hôtel et les sanatoriums formaient un genre de "complexe" médical géré par le CICR. 430 internés s'y trouvaient encore le 10 novembre 1918 (Favre III, p. 306).

Sly 01/07/2017 19:34

...victimes des gazes, neurasthéniques et tuberculeux (évidemment).