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LE SERVICE DE SANTE DE LA 35e DI A CORBENY (AISNE) EN SEPTEMBRE 1914 (1ère Partie).

7 Septembre 2015 , Rédigé par François OLIER Publié dans #les hopitaux

La gendarmerie de Corbény où était installé le poste de secours du 144e régiment d'infanterie (14 septembre 1914).
La gendarmerie de Corbény où était installé le poste de secours du 144e régiment d'infanterie (14 septembre 1914).

Le service médical du 144e RI à Corbény (14-17 septembre 1914).

Je vous propose aujourd’hui de suivre la 35e DI dans sa poursuite des Allemands après la Marne ; cette poursuite se termina pour la « 35e » dans le secteur de Craonne où se déroulèrent des combats d’une grande intensité. Cet article est le quatrième sur le service de santé dans les combats entre Aisne et Oise, après ceux intéressant Carlepont, Cuts et Noyon.

Cet article se présente en deux parties et intéressera les 144e (1ère partie) et 57e RI (2e partie) de la 70e brigade, 35e division, 18e corps d’armée, 5e armée.

Parmi les témoignages à ma disposition (voir les sources) j’ai préféré utiliser celui du médecin aide-major de 1ère classe de l’armée active Pierre-Marie-Marcel Sieur (1888-1974) qui n'est pas pour moi un inconnu. Le docteur Sieur est le fils du médecin inspecteur général Célestin Sieur (1860-1955), en 1914, directeur du service de santé du 20e CA et qui sera en 1918 conseiller « santé » du général Foch. Il existe sur Célestin Sieur – qui n’est pas mon sujet - une riche bibliographie à laquelle je renvoie le lecteur. L’on connaît beaucoup moins son fils Marcel Sieur qui fut un éminent radiologue (non officier général, bien que "fils à papa") et qui s'est fait un nom (et nombre d’ennemis) Entre-les-deux-guerres dans son combat pour le dépistage systématique des tuberculeux militaires et civils – des collectivités, en général -, notamment en Bretagne (hôpital militaire Ambroise Paré de Rennes).

Situation des formations sanitaires de la 35e DI autour de Corbény (13-19 septembre 1914) - sur l’axe marchant de la division : Roucy, Pontavert, Ferme-du-Temple - Lors de la poursuite, les formations sanitaires de la 35e DI ne dépassèrent pas Ferme-du-Temple qu’elles atteignirent le 13 septembre : amb. n° 2/18 et 5/18. Sous la pression des combats, elles se replièrent sur Pontavert où elles fonctionnèrent tout en procédant à l’évacuation systématique de leurs blessés sur Fismes (100, le 13 et 220 le 14) par les soins des GBC 18 et GBD 35. Le 15 septembre, elles poursuivirent leur repli sur Roucy en raison du bombardement de Pontavert : 680 blessés furent accueillis. A Roucy le médecin principal de 2e classe Octave Félix Bich (né en 1858), médecin divisionnaire, souhaita s’installer au château qui fut en définitive occupé par le QG de la 35e DI ; il se rabattit alors sur « le couvent des sœurs » autrement appelé « orphelinat ». Le 16 septembre, les amb. n° 2/18 et 5/18 étaient en fonctionnement (300 blessés) ; ils étaient 200 à 300 le 17 et le personnel y était signalé comme épuisé. Déjà, le 15, le médecin inspecteur Pauzat (DSS 18e CA) avait pu constater lui aussi l’épuisement complet des personnels et des animaux du GBC 18 sollicité pour les évacuations sanitaires des ambulances de l’avant vers Fismes et avait donné l’ordre formel d’un repos de 24 heures. Toujours le 17 septembre, le docteur Bich obtînt l’envoi en renfort à Roucy de l’amb. n° 8/18. Le 18 septembre 1914, les trois ambulances (2/18, 5/18 et 8/18) étaient en fonctionnement à Roucy (350 blessés) tandis que les évacuations sanitaires s’accélérèrent sur la gare de Fismes où s’était installée l’amb. n° 1/38 qui faisait fonction d’hôpital d'évacuation (HoE) depuis le 14 septembre. Le 19 septembre le 18e CA fut relevé par le 1er CA dont les formations sanitaires devaient se substituer à celles du 18e CA. Les amb. n° 2/18 et 8/18 se libérèrent tandis que l’amb. n° 5/18 installait ses 60 blessés intransportables à l’orphelinat de Roucy en lieu et place du château que l’état-major du 1er CA se réserva.

Etat d’encadrement du service de santé du 144e RI (5/08/1914)

Médecin chef : Médecin major de 1ère classe Louis Rambaud – 1er bataillon : Médecin aide-major de 1ère classe (MaM1) Sieur ; médecin auxiliaire (Maux.) Dubourg – 2e bataillon : MaM1 Plantier ; Maux. Darrieux – 3e bataillon : MaM1 Monteilh ; Maux. Germain.

A la prise de Corbény sont également signalés au 144e RI les médecins auxiliaires Fouassier (Foissier) et Proux.

Témoignage du médecin aide-major de 1ère classe Sieur, médecin du 1er bataillon

« Prise et Séjour à Corbeny (Aisne) du poste de secours du 144e d'Infanterie – 14-17 septembre [1914]

[page 2] (…)

1)-Les circonstances de la prise

Le 13 à midi le 144e franchissait l'Aisne à Pontavert et prenait ses positions de combat en face des villages de Craonnette et Craonne au pied du plateau de même nom. Dans l'après-midi, deux postes de secours étaient ins­tallés, le premier par les soins du [2e] bataillon en avant de Pontavert, le second par le personnel du 1er Bataillon et le médecin chef de service à Pontavert même. A 2 heures du matin l'évacuation de l'un sur l'autre était achevée grâce à une petite automobile. Ce soir là le 3e Bataillon et ses médecins [page 3] bivouaquaient au village de Corbény (3K au Nord) qui venait d'être enlevé à la baïonnette. Le 14 [septembre] - nous gagnions Corbény. Vers midi le convoi médical régimentaire nous rejoignait sans encombre bien qu'ayant été canonné. Le personnel du 2e Bataillon avec une voiture médicale restait à Pontavert. A ce moment la situation était donc la suivante : le 57e d'Infanterie, la moitié de notre régiment [144e RI] sous les ordres du colonel et l'état major de la 70e brigade tenaient Corbény. A l'extrémité Sud du village le poste de secours du 144e s'installait dans la gendarmerie. A l'autre bout du village celui du 57e occu­pait depuis la veille l'église, édifice moderne assez vaste. Au centre la mairie et l'école restaient libres après le départ dans la matinée d'un ”Feld Lazareth" évacué sur l'arrière, avec ses malades au nombre de dix environ, ses 5 infirmiers et son médecin, tous appartenaient à un régiment de hussards. Aux environs de 2 heures le bombardement allemand devenait plus violent et la brigade se repliait. Les premiers blessés arrivaient à notre poste de secours. Peu après les shrapnells français se croisaient sur nos têtes avec les obus allemands puis remplaçaient ceux-ci jusqu'au soir.

2)-Les conditions de notre prise

Vers 3 heures le premier casque à pointe se montrait à la porte de la gendarmerie. Les deux postes de secours étaient faits prisonniers avec 11 médecins, 71 infirmiers ou brancardiers, 3 voitures médi­cales (dont une fut incendiée par un obus) une petite auto­mobile à deux places et 5 voitures de réquisition. Le poste de secours [page 4] du 144e abritait une douzaine de blessés et M. le capitaine Bisset atteint à l'épaule droite, deux d'entre eux succombèrent dans la nuit.

A-Attitude des allemands envers les officiers - Le sergent major commandant la patrouille qui nous prit fut correct. Deux brutes armées de révolvers nous crièrent de rendre nos armes mais personne ne fut molesté ou même menacé. Dans la soirée, à notre insu, on vint prendre nos chevaux et selles. Toutefois on me remit scrupuleusement tout ce que contenaient les fontes, à part une montre en or et l'on me rendit mon épée ainsi qu'à M. le médecin major Rambaud en remerciement des soins qu'avait reçus un lieutenant allemand.

B-Attitude des Allemands envers la troupe - La patrouille reconnut nos blessés. Aucun de nos soldats ne fut fouillé mais ils durent rendre leurs armes et même leurs couteaux. Les combattants valides furent emmenés immédiatement sous escorte. Plusieurs avaient pu s'échapper avant l'arrivée des Allemands mais il en restait encore une vingtaine (conducteurs auxiliaires, cyclistes, éclopés) Ceci fait, trois sentinelles furent placées dans la gendarmerie.

C-Attitude des Allemands envers le matériel - Toutes les armes furent immédiatement mises hors d'usage, les fusils brisés, les baïonnettes tordues. Le matériel sanitaire fut momentanément respecté, mais une voiture de réquisition où se trouvaient les vivres de nos infirmiers et éclopés fut rapidement vidée. Depuis trois jours en effet nos adversaires devaient se contenter de leurs vivres de réserve ; petits biscuits ou conserves. Le pays précédemment pillé ne pouvait plus les faire vivre. [page 5]

D-Attitude des Allemands dans le village - Je pus me rendre à deux reprises sans être inquiété au poste de secours du 57e, une fois entre autres pour accompagner le capitaine Bisset. Nous vîmes ainsi les Allemands divisés en patrouilles en ordre et en silence visiter les maisons ; méthodiquement ils brisaient à coups de hache les portes fermées et les fenêtres closes, et coupaient les fils télégraphiques. Je ne fus le témoin ou n'entendis parler d'aucun acte de brutalité commis sur les habitants restés en petit nombre dans le village. En somme nous ne fûmes ni molestés ni insultés mais insuffisamment protégés. C’est que d'une part le village n'avait pas été pris d'assaut et que d'autre part le bataillon qui nous fit prisonniers appartenait à un régiment alsacien (n° 39 - Colmar).

3)-Séjour à Corbény

A 8 heures du soir nous recevions l'ordre de transférer notre poste de secours dans l' église pour qu'on put enfermer des prisonniers dans la gendarmerie. Réunis dès lors au 57e nous devions subir un sort commun. Pendant 4 jours le bombardement français ne cessa pas ; un drapeau de la Croix Rouge était hissé au clocher et de fait l'église demeura indemne, mais le mardi matin (15) une salve d'obus explosifs l'encadra brisant les vitraux, écornant la porte, fauchant devant elle deux infirmiers allemands.

A-Nombre des blessés - A la date du 16 les blessés des deux régiments étaient les suivants :

Intransportables : 57e, Gaudin, Vilaine ;

Transportables couchés : 144e, cap. Bisset, soldats Castaguère, Daudieu ; [page 6] - Entron, Laporte, Porchet, Tiriet ; 57e Bougues, Coudein, Hilaret, Hospital, Sure, Talon.

Transportables assis : 144e, Benay, Castera, Fazempat, Guirle, Lafitte, Pelot, Philippot ; 57e, Charou, Chevalier, Dardezou, Dieu-Xyssies, Florentin, Girard, Subrou, Sudre, Videau.

Marchant : 144e, Logei;

soit en tout 32 hommes. PIusieurs étaient partis la veille ou l’avant-veille, deux seulement furent découverts sur le champ de bataille du 14. Jusqu'au mardi matin les nôtres dominaient, mais la bataille de l'Aisne se poursuivant, les blessés allemands affluèrent. L'église à notre départ en contenait près de cent.

B-Répartition des blessés - La nef de l'église fut réservée aux blessés ; quatre rangées de matelas et de litières, de la paille garnissaient dans sa largeur. Les blessés étaient mélangés sans distinction de nationalité et sans que la gravité de la blessure entrât en jeu.

C-Alimentation des blessés - Notre poste de secours ne fut ravitaillé pendant notre séjour ni en pain ni en vivres pas plus d'ailleurs que la population civile. Les troupiers allemands continuèrent à vivre sur leurs réserves.

Dans la nuit du 15 au 16 une cuisine roulante put distribuer un quart de soupe à quelques blessés. La nuit suivante il en fût de même. 0n ne fut que le jeudi matin qu'une cuisine put fournir à chaque malade et à chaque infirmier une soupe aux pâtes et un petit morceau de viande. Grâce à l'initiative de M. le médecin major Rambaud des boites de conserves sauvées du pillage, furent partagées [page 7] entre les blessés et les infirmiers à raison de 1 pour 3 têtes. Le mercredi 16 cette ressource n'existant plus, on put encore acheter deux moutons et distribuer ainsi à chaque homme une mince tranche de viande accompagnés d'une pomme de terre bouillie. On put également préparer un peu de café. Un fait me frappa durant le séjour à Corbény comme durant notre voyage ; les hommes de garde et les hommes valides en général, se servaient copieusement les premiers sans songer aux blessés ou aux prisonniers.

D-Pansement des blessés - Chaque jour les pansements de tous les blessés français et allemands étaient renouvelés par nos soins. On confectionna également quelques appareils d'immobilisation. Certaines voitures médicales ayant été pillées, tous les paniers furent descendus dès le mardi soir et transportés dans l'église. Ni les pansements ni la teinture d'iode ne firent défaut mais la provision de morphine fut insuffisante. Les allemands nous empruntèrent des gouttières et des pansements car ils paraissaient à juste titre apprécier notre matériel.

E-Evacuation des malades - Elle s'opéra sans ordre au petit bonheur. Tous les jours quelques blessés plus ou moins ingambes étaient emmenés à pied par petits groupes jusqu'à Laon (22 Km). Le mercredi soir nous aperçûmes quelques "Sanitatsbute" assimilables à nos brancardiers divisionnaires. Ils emmenèrent dans une voiture de réquisition une demi-douzaine d'allemands. Enfin le jeudi matin trois automobiles arrivèrent. Elles appartenaient à une clinique chirurgicale de Marburg ; très confortables elles pouvaient charger trois blessés couchés. Quand nous quittions l'église le 17 au soir nous y laissions encore tous nos blessés [page 8] dont M. le capitaine Bisset.

F-Part du personnel médical - M. le médecin major Rambaud réserva le choeur et les bas-côtés à nos infirmiers et brancardiers. Nous mêmes couchions au hasard qui sur des bancs qui entre des stalles. Les fonts baptismaux constituaient notre buffet. Nous vivions comme nos infirmiers et nos malades, bien heureux de faire cueillir quelques poires vertes pour améliorer notre ordinaire. Nous étions en effet strictement cantonnés dans l'église. Le sergent du poste, alsacien d'origine s'employa du mieux qu’il put avec quelques autres de ses compatriotes à atténuer les rigueurs de notre sort.

G-Rapports avec le personnel médical - Dans la soirée du 15 un médecin d'artillerie parut sur le porche de l'église. Il se contenta de me demander ma carte d'état-major de prendre la liste de nos noms et de nous parler avec véhémence des balles dum-dum. En outre il donna l'ordre au sergent de garde de rendre compte au général qu'un étui de signaleur avait été trouvé près d'une voiture médicale et ce faisant il soupçonnait mes infirmiers ou moi-même de s'en être servi. Le 16 au matin deux médecins d'infanterie lui succèdent. Nous leur offrions nos services, Ils nous ignorent et disparaissent comme le premier après avoir fait le pansement d'un des leurs. Le soir les premiers brancardiers faisaient leur apparition et dans la nuit une ambulance s'installait au voisinage. Le 17 un médecin allemand se permet en passant de critiquer un de nos camarades qui pansait [page 9] un blessé allemand mais il refuse l'offre de lui succéder dans sa besogne.

Enfin apparut un médecin alsacien le docteur Threiner, d'éducation et de mentalité françaises. Bien que simple "unterarzt" il fut appelé à opérer aussitôt dans le presbytère. Il trépane aussitôt un de nos soldats, pratique chez un autre une trachéotomie, achève enfin cette séance opératoire par une désarticulation de l'épaule, trop tardive pour empêcher une gangrène gazeuse de se développer chez un allemand. Bien plus il nous procure quelque nourriture ainsi qu'à nos infirmiers ; enfin il nous apprend notre départ pour Laon.

Voyage d'Aller - Corbény-Erfurt, 17-23 septembre

1-De Corbény à Laon - Le Jeudi soir nous partions quatre par quatre pour Laon (26 Km) encadrés par un piquet, baïonnette au canon, commandé par un sergent. M. le médecin major Rambaud dut abandonner ses bagages et nous ne pûmes rien sauver du matériel. Je pris dans ma trousse tous les instruments de la boîte n°23 et distribuai des médicaments aux blessés. Le temps était affreux, la boue épaisse, mais tout cela n'était rien en regard des insultes des convoyeurs que nous croisions. En cours de route le Généralarzt du 15e Corps se contenta de nous contrôler. Nous n'aperçûmes aucune formation [page 10] sanitaire ; à plusieurs reprises nous avons rencontré des automobiles du service de santé mais en petit nombre. A 9 heures du soir nous arrivions à destination devant la préfecture de l'Aisne transformée en Kommandatur. Après un quart d'heure d'attente notre personnel subalterne fut dirigé sur la caserne d’artillerie où il devait être [fusillé ( ?)] Nous mêmes solidement encadrés nous gagnions le Palais de Justice. On nous chambra dans la salle des témoins où l'on nous servit une maigre soupe. Nous dûmes pour reposer nous contenter d'un sommier de 5 fauteuils, de 2 banquettes et du plancher. Cependant le lendemain on nous permit de faire venir de la ville quelques objets des victuailles on nous distribua des paillasses et l'on nous permit de sortir une heure dans la cour du Palais. Pour nous distraire nous contemplions la cathédrale toute proche et ses tours dans lesquelles les officiers allemands ne se gênaient point pour monter.

2-De Laon à Erfurt

A-Transport du personnel - Le samedi 29 septembre nous étions dirigés sur la gare de Laon où nous retrouvions deux officiers français non blessés MM. le commandant Communal du 34e d'Infanterie, le sous-lieutenant Fayolle du 18e Chasseurs à cheval. Sous la garde d'un sous-officier et de deux soldats rapatriés en Allemagne nous partagions tout d'abord de Laon à St Quentin le wagon mortuaire du colonel Mathis du 136e d'Infanterie de Strasbourg tué à Corbény le 17 septembre.

A St Quentin nous fûmes transférés dans un grand wagon (…) »

Le docteur Sieur enfermé au camp de prisonniers de guerre d'Erfurt fut libéré via la Suisse et rejoignit la France le 9 novembre 1914.

A SUIVRE : LE SERVICE DE SANTE DE LA 35e DI A CORBENY (AISNE) EN SEPTEMBRE 1914 (2e Partie). Cette deuxième partie sera consacrée au service médical du 57e RI.

Carte de situation : http://www.carto1418.fr/target/19140913.html

Historique du 144e RI

Sources : Service Historique de la Défense, journal des marches et opérations, 144e RI, 26N 694/7, 5/08/14-21/05/15, état d’encadrement du régiment à la date du 5/08/1914 ; service de santé de la 35e DI, 26N 327/10 ; service de santé du 18e CA, 26N 192/9.

Musée du service de santé des armées, Val-de-Grâce, à Paris, carton 640, dossier 46 (Sieur) ; carton 640, dossier 3 (Rambaud) ; carton 638, dossier 24 (Monteilh).

Base Léonore : Célestin Sieur (1860-1955).

Le dossier de Pierre-Marie-Marcel Sieur (1888-1974) ne figure pas dans la base Léonore en dépit de son grade d'officier de la Légion d'honneur (1940).

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